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	<title>Le blog des collectionsNon classé - Le blog des collections</title>
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		<title>De l’administration préfectorale à l’Afrique-Equatoriale française : la tunique du gouverneur général des colonies Edouard Renard</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 08:53:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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		<description><![CDATA[Riches et diversifiées, les collections d’uniformes du musée de l’Armée se distinguent aussi par la présence de nombreuses pièces remarquables, témoins matériels de parcours individuels, tantôt brillants, parfois tragiques. C&rsquo;est le cas de cette tunique de gouverneur général des colonies ayant appartenu à Edouard Renard. N° d&rsquo;inventaire : 2019.0.189 Photo (C) Paris &#8211; Musée de [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Riches et diversifiées, les collections d’uniformes du musée de l’Armée se distinguent aussi par la présence de nombreuses pièces remarquables, témoins matériels de parcours individuels, tantôt brillants, parfois tragiques. C&rsquo;est le cas de cette tunique de gouverneur général des colonies ayant appartenu à Edouard Renard.</strong></p>
<p><img loading="lazy" class="size-medium wp-image-3583 aligncenter" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2021/08/20-506408-203x300.jpg" alt="" width="203" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2021/08/20-506408-203x300.jpg 203w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2021/08/20-506408-81x120.jpg 81w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2021/08/20-506408-768x1135.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2021/08/20-506408-693x1024.jpg 693w" sizes="(max-width: 203px) 100vw, 203px" /></p>
<p style="text-align: left">N° d&rsquo;inventaire : 2019.0.189</p>
<p style="text-align: left">Photo (C) Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier</p>
<p>Edouard Renard, de son nom de baptême Georges, Edouard, Alexandre Renard, naît le 3 août 1883 à Oran, en Algérie. Fils de Jules-Edouard Renard, instituteur puis directeur d&rsquo;école, vétéran de la guerre de 1870 et ancien communard déporté en Nouvelle-Calédonie, Edouard Renard suit sa scolarité en Algérie puis en métropole où il intègre le lycée Louis-le-Grand, à Paris. Il étudie les lettres, devenant doctorant, et le droit à l’Université de Toulouse. Le jeune Edouard Renard enchaîne ensuite différents emplois. En 1904, il est ainsi surveillant d’internat au lycée Michelet de Vanves. L’année suivante, en 1905, il entame ce qui sera une longue et brillante carrière au service de l’État. Il rejoint, en effet, en tant qu’attaché, le cabinet du ministre de l’Intérieur puis celui du Président du Conseil en 1906.</p>
<div style="text-align: center">
<div><div id="attachment_3599" style="width: 222px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53178424j"><img aria-describedby="caption-attachment-3599" loading="lazy" class="size-medium wp-image-3599" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2021/08/Edouard-Renard-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2021/08/Edouard-Renard-212x300.jpg 212w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2021/08/Edouard-Renard-85x120.jpg 85w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2021/08/Edouard-Renard.jpg 434w" sizes="(max-width: 212px) 100vw, 212px" /></a><p id="caption-attachment-3599" class="wp-caption-text">[Édouard] Renard (police) [nommé directeur de la Sûreté générale en avril 1927] : [photographie de presse] / [Agence Rol] Agence Rol. Agence photographique</p></div></div>
</div>
<p style="text-align: left">Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France</p>
<p>La carrière d’Edouard Renard prend un nouveau tournant en 1909. Le 21 juillet, il intègre l’administration préfectorale, devenant sous-préfet du Blanc, dans l’Indre. Il est ensuite nommé dans l’Aude, comme sous-préfet de Limoux le 3 mars 1914, puis de Narbonne le 26 septembre 1918. En 1923, il poursuit son action dans ce même département, devenant préfet le 12 avril. Après trois ans à la tête du département de l’Aude, Edouard Renard, fait chevalier de la Légion d’honneur en 1925, prend, en août 1926, la direction du cabinet du ministre de l’Intérieur, Albert Sarraut. En décembre, il devient directeur du personnel et de l’administration générale du ministère de l’Intérieur, puis directeur de la Sûreté générale le 14 avril 1927. Le 19 février 1929, il est nommé préfet de la Seine (note 1). A la tête de cette préfecture, Edouard Renard s’illustre notamment dans l’aménagement de la capitale, poursuivant le démantèlement de l’ancienne enceinte permettant l’édification d’habitations dites « à bon marché », l’extension du réseau de métro ou encore la construction d’équipements publics. Surnommé par certains « le nouveau Haussmann » (note 2), le préfet de la Seine agit également en faveur de l’assistance médicale et s’investit dans la préparation de l’Exposition coloniale de 1931. Cette même année, son action est de nouveau honorée. En effet, par décret du 10 janvier 1931, Edouard Renard est élevé au grade d&rsquo;officier de la Légion d’honneur. C’est son ami et proche collaborateur, le préfet de police de Paris, Jean Chiappe, qui le décore le 4 mai. C’est d’ailleurs au lendemain de la révocation de ce dernier le 3 février 1934, qu’Edouard Renard, mécontent de cette décision, démissionne de son poste.</p>
<p><strong>Le départ pour l&rsquo;Afrique-Equatoriale française</strong></p>
<p>Au cours de cette même année 1934, l’ancien préfet s’embarque dans une nouvelle aventure, loin de Paris et de la métropole. Le 17 juillet, Edouard Renard est en effet nommé gouverneur général de l’Afrique-Equatoriale française (A.-E.F.). Créée en 1910, elle rassemble, sur 2 500 000 kilomètres carrés – plus de quatre fois la superficie de la métropole –, les quatre colonies du Gabon, du Moyen-Congo, de l’Oubangui-Chari et du Tchad. A la tête de l&rsquo;Afrique-Equatoriale française, le gouverneur général, basé à Brazzaville, représente l’État et administre le territoire en son nom.</p>
<p>Le 11 septembre 1934, peu de temps avant son départ pour l’A.-E.F., Edouard Renard fait fabriquer son nouvel uniforme, dont fait partie la tunique conservée au musée de l’Armée. Il s’agit d’une tunique de tenue de service d’hiver, conforme à la description succincte faite en décembre 1933 dans le Bulletin officiel du ministère des Colonies. Confectionnée par le tailleur parisien H. Martin, cette tunique en drap de laine dit « bleu national » se ferme par neuf boutons en métal doré arborant les armes de la République française. Elle comporte, au collet, cinq fixations métalliques pour faux col, ainsi que trois agrafes de fermeture en métal. Les parements de manches, tout comme le collet, sont ornés de broderies en cannetille dorée figurant des feuilles de pensées, surmontées d’une baguette dentelée entre deux câbles. Ils comportent trois rangs de broderies, identifiant un gouverneur général. Deux épaulettes, ornées elles aussi de cannetille, arborant l’insigne propre aux colonies adopté en 1922 – une ancre surmontant un croissant – sont fixées sur la tunique. L’étiquette nominative cousue dans la poche intérieure droite permet d’identifier Edouard Renard comme son ancien propriétaire.</p>
<p>Edouard Renard, qui, le 25 septembre 1934, quitte Paris au milieu de la foule venue le saluer (note 3), est attendu par la population d’Afrique-Equatoriale française. Celle-ci garde en effet un sombre souvenir de son prédécesseur, Raphaël Antonetti, qui dirigeait la colonie depuis 1924. Antonetti est, dans l&rsquo;esprit des populations locales, le responsable des recrutements forcés pour la construction du chemin de fer Congo-Océan de 1923 à 1934, mais aussi de la lutte contre André Matswa et ses partisans anticolonialistes. Ce dernier, ancien tirailleur dans l&rsquo;armée française, est le fondateur, en 1926, de l&rsquo;Amicale des originaires de l&rsquo;Afrique-Equatoriale française, société d’entraide au profit des anciens combattants de l’A.-E.F. L&rsquo;Amicale devient cependant rapidement un groupe politique anticolonial et est dissoute, alors que Matswa est jugé en 1930, dans un climat de contestations, de grèves et d&rsquo;émeutes en A.-E.F. Arrivé à Brazzaville le 18 octobre 1934, Edouard Renard se montre visiblement plus souple que son prédécesseur, allant même jusqu&rsquo;à tolérer l&rsquo;Amicale. A la tête de la colonie, il agit également en faveur de l’instruction et de la santé, faisant notamment construire plusieurs écoles et des dispensaires à Brazzaville. Si ces mesures ont des retombées positives pour les populations autochtones et la colonie, elles profitent avant tout à la puissance impériale française.</p>
<p><strong>Une fin tragique</strong></p>
<p>L’action d’Edouard Renard en A.-E.F. n’est cependant que de courte durée et prend fin tragiquement. Depuis son arrivée à Brazzaville, le gouverneur général s’attache à parcourir le territoire de l’A.-E.F. pour mieux le connaître. Ainsi, au matin du 15 mars 1935, accompagné de son épouse, du chef de bataillon Alfred Bonningue, chef de sa Maison militaire, et de quatre membres d’équipage, Edouard Renard prend place à bord de l’avion trimoteur Bloch 120 mis à sa disposition un mois plus tôt. L’avion décolle de Brazzaville pour une tournée d’inspection en direction du Tchad. Mais alors que l’appareil suit le fleuve Congo vers le nord, les opérateurs radio perdent le contact avec l’avion, pris dans une tornade, environ 1h30 après son décollage.</p>
<p>Bien que des recherches soient lancées au soir du 15 mars, ce n’est que le 19 qu’un avion belge repère les débris du trimoteur qui s’est écrasé près de Bolobo, au Congo belge (aujourd’hui République démocratique du Congo). Alors que la France cite le gouverneur général, le chef de bataillon Bonningue et les quatre membres d’équipage à l’ordre de la Nation, les premières équipes franco-belges se rendent sur les lieux du crash le 22 mars 1935. Les sept corps sont rapatriés à Brazzaville, où des premières obsèques ont lieu, puis en métropole. Un hommage est ensuite rendu aux défunts dans la cour d&rsquo;honneur du ministère des Colonies, à Paris. Le 20 avril 1935, la France salue une dernière fois la mémoire du gouverneur général Renard et des victimes du crash du 15 mars sur l’esplanade des Invalides, où défilent les troupes militaires, sous les yeux du ministre des Colonies, Louis Rollin. Le corps du gouverneur général est enfin inhumé à Somme-Suippe, dans la Marne.</p>
<p>Cette tunique conservée au musée de l’Armée aura ainsi été l’un des derniers uniformes portés par Edouard Renard, dont la brillante carrière au service de l’Etat s’achève brutalement en mars 1935. Si elles s’inscrivent en partie dans la période sombre de la colonisation française, les actions du gouverneur général sont saluées par la presse suite à son décès, qui souligne sa simplicité et son implication. Pour perpétuer sa mémoire, le nom d’Edouard Renard est notamment donné à une place du XIIe arrondissement de Paris dès 1935, mais aussi, à Brazzaville, dans l’ancienne capitale de l’Afrique-Equatoriale française, à une école et à une avenue, toujours dénommée ainsi.</p>
<p>Romain Poudray<br />
Département inventaire, diffusion et histoire des collections</p>
<p>Bibliographie indicative :<br />
&#8211; DEBOFLE P., <em>Un grand commis de l&rsquo;État : Edouard Renard (1883-1935), préfet de la Seine et gouverneur général de l&rsquo;Afrique équatoriale française, In Bulletin de la Société de l&rsquo;histoire de Paris et de l&rsquo;Ile-de-France</em>, Paris, 1983, pp. 317-341.</p>
<p>&#8211; MINISTERE DES COLONIES, <em>Rapport au Président de la République française suivi d’un décret fixant l’uniforme des Gouverneurs généraux, des Gouverneurs des Colonies et des Résidents supérieurs, Paris, 17 décembre 1933</em>, In Bulletin officiel du Ministère des Colonies, 47e année, 1934, pp. 1736-1740.</p>
<p>&#8211; RIOU J.-P. (dir.), <em>Dictionnaire de la France coloniale</em>, Paris, Flammarion, 2007.</p>
<p>&#8211; La <a href="https://basedescollections.musee-armee.fr/ark:/66008/20190189.locale=fr">notice d&rsquo;œuvre de la tunique</a></p>
<p style="text-align: center">&#8212;</p>
<p>Note 1 : Jusqu’en 1968, le département de la Seine rassemble les actuels départements de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Le préfet de la Seine, qui administre cet ensemble ainsi que la Ville de Paris (celle-ci n’ayant plus de maire de 1871 à 1977), a une importance considérable. En 1926, le département rassemble plus de 4 millions d’habitants.</p>
<p>Note 2 : <em>Le Journal</em> n° 15399 du 15 décembre 1934, p. 6b ; <em>Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris</em> n° 30 du 7 février 1934, p. 808.</p>
<p>Note 3 : <em>Le Journal</em> n° 15319 du 26 septembre 1934, p. 2.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/tunique-renard-administration/">De l’administration préfectorale à l’Afrique-Equatoriale française : la tunique du gouverneur général des colonies Edouard Renard</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>« Für den Schutz der Arbeiter-und-Bauern-Macht* » : le casque modèle 56/66 de la Nationale Volksarmee</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Nov 2020 11:25:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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		<description><![CDATA[Les collections du musée permettent de retracer l’histoire d’armées parfois séculaires, mais aussi de forces presque éphémères et aujourd’hui disparues, comme celles de la République démocratique allemande. Trente ans après le démantèlement de la Nationale Volksarmee en 1990, retour sur l’histoire du casque modèle 56, symbole du soldat de la RDA. &nbsp; À l’été 1945, [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><strong>Les collections du musée permettent de retracer l’histoire d’armées parfois séculaires, mais aussi de forces presque éphémères et aujourd’hui disparues, comme celles de la République démocratique allemande. Trente ans après le démantèlement de la <em>Nationale Volksarmee </em>en 1990, retour sur l’histoire du casque modèle 56, symbole du soldat de la RDA.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À l’été 1945, à l’issue de la capitulation allemande, l’accord de Potsdam entérine la division de l’Allemagne vaincue et de Berlin en quatre zones d’occupation attribuées à l’Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS) et aux trois puissances dites occidentales que sont les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France. Rapidement, les relations entre les anciens alliés de l’est et de l’ouest se dégradent, malgré des tentatives de conciliation lors de différentes conférences les réunissant. L’Allemagne occupée est – géographiquement mais surtout politiquement – au cœur de l’opposition entre les deux blocs qui se dessinent. La tension <em>latente</em> entre Occidentaux et Soviétiques se manifeste par différentes crises, notamment par le blocus de Berlin par l’URSS entre juin 1948 et mai 1949. Cette opération est mise en place à la suite de l’introduction, par les Occidentaux d’une nouvelle monnaie, le Deutschmark, à laquelle les Soviétiques s’opposent.</p>
<p>S’il est un échec pour l’Est, le blocus de Berlin contribue à accélérer le processus de division de l’Europe et en particulier de l’Allemagne. En effet, conformément aux discussions de la conférence de Londres de 1948, une assemblée constituante allemande réunie dans la Trizone occidentale adopte une constitution, fondant, le 23 mai 1949, la <em>Bundesrepublik Deutschland</em> (BRD) ou République fédérale d’Allemagne (RFA). Dans la zone soviétique, le même processus s’opère, donnant naissance, le 7 octobre 1949, à la <em>Deutsche Demokratische Republik</em> (DDR) ou République démocratique allemande (RDA). Dans un système d’Etat-parti, le parti socialiste unifié, le SED, met en place en RDA un régime communiste, satellite de l’URSS, dans lequel le contrôle de la population donne aux forces armées une place importante.</p>
<p><strong>Une armée pour la République démocratique allemande</strong></p>
<p>Dès le mois d’octobre 1948, l’URSS lance en effet une remilitarisation de sa zone d’occupation en Allemagne avec la création d’unités d’intervention de la police du peuple (<em>Bereitschaften der Volkspolizei</em>), équipées de matériel soviétique. Le 1er juillet 1952, suivant les directives du Kremlin, le ministre de l’Intérieur de la RDA, Willi Stoph, transforme ces unités en « police du peuple encasernée » ou <em>Kasernierte Volkspolizei</em> (KVP). Bien que la RDA ne dispose pas encore d’armée régulière à proprement parler, elle signe, le 14 mai 1955, avec l’Albanie, la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie, la Tchécoslovaquie et l’URSS une alliance militaire, le Pacte de Varsovie. Celui-ci est conclu comme une réaction à l’intégration de la nouvelle armée de la RFA, la <em>Bundeswehr</em>, dans l’Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord (OTAN), alliance militaire des puissances occidentales. Quelques mois plus tard, la RDA décide de se doter de sa propre armée. Ainsi, le 18 janvier 1956, la loi sur la création de la <em>Nationale Volksarmee</em> (NVA) et du ministère de la Défense lui permet d’acquérir sa propre souveraineté militaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3549" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-3549" loading="lazy" class="size-medium wp-image-3549" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/11/Bundesarchiv_Bild_183-1983-1027-042_DDR_Versetzung_in_die_Reserve-300x215.jpg" alt="" width="300" height="215" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/11/Bundesarchiv_Bild_183-1983-1027-042_DDR_Versetzung_in_die_Reserve-300x215.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/11/Bundesarchiv_Bild_183-1983-1027-042_DDR_Versetzung_in_die_Reserve-168x120.jpg 168w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/11/Bundesarchiv_Bild_183-1983-1027-042_DDR_Versetzung_in_die_Reserve-768x550.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/11/Bundesarchiv_Bild_183-1983-1027-042_DDR_Versetzung_in_die_Reserve.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><p id="caption-attachment-3549" class="wp-caption-text">Soldats est-allemands du Nachrichtenregiment 14 “Harro Schulze-Boysen” rejoignant l&rsquo;armée de réserve après leur service militaire obligatoire à Rotes Luch, Waldsieverdorf (RDA), le 27 octobre 1983. Chacun d’entre eux porte un casque modèle 56/66.<br />Attribution: Bundesarchiv, Bild 183-1983-1027-042 / <a href="https://creativecommons.org/share-your-work/licensing-considerations/compatible-licenses">CC-BY-SA 3.0</a></p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dès sa création, pour ne plus être assimilée à l’armée soviétique, la NVA adopte de nouveaux uniformes et équipements pour ses soldats. Le casque est aussi concerné par ces modifications. Il s&rsquo;agit précisément de remplacer le casque modèle 54, utilisé jusqu&rsquo;alors par « l&rsquo;ancêtre » de la NVA, la KVP, qui rappelle, dans sa forme, les modèles portés dans la Wehrmacht au cours de la Seconde Guerre mondiale. Les regards se tournent rapidement vers des prototypes mis au point à la fin de la guerre mais non adoptés par la Wehrmacht, en particulier les modèles dénommés B et B/II. C&rsquo;est justement Erich Kiesen, employé au sein de la VEB Eisen und Hüttenwerke Thale, entreprise ayant produit les modèles d&rsquo;étude B et B/II, qui est chargé du programme par la NVA. Ces prototypes, qu&rsquo;Erich Kiesen connaît donc parfaitement, ont aussi l&rsquo;avantage d&rsquo;avoir été déjà conçus et testés. En outre, ceux-ci avaient été refusés par l&rsquo;<em>Oberkommando</em> des Heeres et le Führer Adolf Hitler en 1944. Aussi, ces prototypes ne sont, aux yeux des cadres du régime, aucunement liés au IIIe Reich. Ils s’accordent donc avec la doctrine antifasciste défendue par la RDA.</p>
<p><strong>L’adoption d’un nouveau casque</strong></p>
<p>C&rsquo;est ainsi le modèle B/II qui est choisi pour équiper les soldats de la NVA, lancé en fabrication en janvier 1956 sous le nom de <em>Stahlhelm Modell 56</em> – en français « casque d’acier modèle 56 ». Ce nouveau casque, qui reprend la forme du modèle B/II aux parois très inclinées, s&rsquo;en distingue par une taille plus importante et par un bord extérieur évasé. La bombe en acier embouti reçoit une coiffe en cuir copiée sur les modèles 44 mis au point à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette coiffe est montée sur un cerclage métallique, lui-même fixé par trois rivets sur la bombe. Quatre tampons en mousse néoprène, insérés entre le cerclage et la bombe permettent d&rsquo;amortir les chocs. Une jugulaire de cuir en deux parties en forme de Y et se fermant par une boucle métallique assure le maintien du casque sur la tête. Le casque modèle 56 reçoit une peinture de teinte dite « gris pierre » (<em>Steingrau</em>) et porte, jusque dans les années 1960, sur le côté gauche, un blason aux couleurs du drapeau national est-allemand. Également produit avec une bombe en plastique porté lors de parades, le casque modèle 56 équipe progressivement tous les soldats de la NVA.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3548" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-3548" loading="lazy" class="wp-image-3548 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/11/19-556348_1-300x280.jpg" alt="" width="300" height="280" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/11/19-556348_1-300x280.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/11/19-556348_1-129x120.jpg 129w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/11/19-556348_1.jpg 488w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><p id="caption-attachment-3548" class="wp-caption-text">Casque modèle 56/66, n° d’inventaire 997.749 ; Photo (C) Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier.</p></div>
<p>Si ce nouveau casque modèle 56 répond aux attentes de l’armée est-allemande, notamment par ses très bons résultats balistiques, la NVA lance, à la fin des années 1960, des études visant à améliorer sa fabrication. C&rsquo;est le général Willi Stoph, ancien ministre de l&rsquo;Intérieur puis ministre de la Défense nationale de la RDA qui est chargé du projet. Quelques modifications sont ainsi apportées, aboutissant à un nouveau modèle dit 56/66, adopté en 1966. C&rsquo;est l&rsquo;un de ces nouveaux modèles que le musée de l&rsquo;Armée conserve dans ses collections. Il a été donné en 1997 par un lieutenant de vaisseau français du Service d’informations et de relations publiques des armées (SIRPA), en poste à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine).</p>
<p>Ce casque se distingue principalement du modèle 56 initial par sa nouvelle coiffe. En effet, une coiffe réglable montée sur un support en plastique est adoptée. La bombe en acier reçoit ainsi six ergots intérieurs soudés qui permettent de fixer le support en plastique translucide en forme d&rsquo;étoile à six branches. Celui-ci accueille la coiffe en cuir de porc monté sur un cerclage en plastique réglable. Deux tampons amortisseurs en mousse polyuréthane sont placés, à l’avant et à l’arrière, entre le cerclage et la bombe. La jugulaire reste quant à elle identique à celle utilisée pour le modèle 56 initial.  À partir de 1968, la NVA, probablement pour des raisons de confidentialité, décide d&rsquo;adopter une datation de ses effets utilisant seulement un chiffre romain et une lettre. Sur cet exemplaire conservé au musée de l&rsquo;Armée, seuls ces marquages apposés sur la coiffe permettent de connaître précisément la date de fabrication. Le chiffre III et la lettre O indiquent ainsi une production du troisième trimestre de l&rsquo;année 1974.</p>
<p style="text-align: center">&#8212;</p>
<p>Le casque modèle 56 a équipé les soldats de l’armée est-allemande durant toute son existence, de sa création en janvier 1956 à son démantèlement en 1990. Avec sa forme caractéristique, il devient le symbole d’une armée nouvelle qui cherche à affirmer sa singularité et son indépendance, qui n’est en réalité que très relative. Jamais engagée dans un conflit armé durant ses 34 ans d’existence, la <em>Nationale Volksarmee</em> aura été une force de dissuasion importante dans une RDA aux avant-postes d’un éventuel affrontement physique entre les blocs de l’Est et de l’Ouest qui n’aura jamais lieu. À l’issue de la dissolution de la NVA, une grande partie de ses équipements est revendue à des puissances étrangères, à l&rsquo;instar du casque modèle 1956 qui poursuivra une carrière dans des troupes d’ex-Yougoslavie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left">Romain Poudray, département Inventaire, diffusion et histoire des collections</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>*Devise de la Nationale Volksarmee : « Pour la protection du pouvoir des travailleurs et des paysans »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><u>Bibliographie indicative :</u></p>
<p>-WATTIN A., <em>L’armée de la RDA, Die Nationale Volksarmee : l’autre pilier du Pacte de Varsovie</em>, Paris, éditions SPM, 2019.</p>
<p>-BERRAFATO L., <em>Les casques de la N.V.A.</em>, <em>In</em> La Gazette des Uniformes, n° 187, janvier 2001, pp 25-28.</p>
<p>-X. MADIOT, <em>Casque modèle 56/66 </em>In World-war-helmets.com. [En ligne] <a href="https://www.world-war-helmets.com/fiche/Casque-Est-Allemand-Mle-56-66"><u>https://www.world-war-helmets.com/fiche/Casque-Est-Allemand-Mle-56-66</u></a></p>
<p>Notice d&rsquo;œuvre : <a href="https://basedescollections.musee-armee.fr/ark:/66008/997749.locale=fr">https://basedescollections.musee-armee.fr/ark:/66008/997749.locale=fr</a></p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-casque-modele-56-66-de-la-nationale-volksarmee/">« Für den Schutz der Arbeiter-und-Bauern-Macht* » : le casque modèle 56/66 de la Nationale Volksarmee</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>[MuseumWeek] Quand le chien est le meilleur ami du soldat #TogetherMW</title>
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		<pubDate>Tue, 12 May 2020 14:32:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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		<description><![CDATA[A l&rsquo;occasion de la Museum Week, attardons-nous sur les liens fraternels voire fusionnels qui se tissent entre le soldat et le chien. Plus qu&rsquo;un simple animal de compagnie, le chien a souvent joué un rôle vital pour le bien-être de nos soldats. La preuve en images à partir de ces photos et de ces œuvres [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>A l&rsquo;occasion de la Museum Week, attardons-nous sur les liens fraternels voire fusionnels qui se tissent entre le soldat et le chien.</h3>
<p>Plus qu&rsquo;un simple animal de compagnie, le chien a souvent joué un rôle vital pour le bien-être de nos soldats.</p>
<p>La preuve en images à partir de ces photos et de ces œuvres issues des collections du musée de l&rsquo;Armée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>1) Quand le chien accompagne les soldats décorés</h2>
<h4><strong>14 juillet 1916. Revue des troupes Alliées. Cliché identité judiciaire</strong></h4>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sur l’esplanade des Invalides, le 14 juillet 1916, des soldats français vont être décorés pour leurs actions au service de la France.</p>
<p>Les animaux qui les aident à accomplir leurs missions, comme le chien sanitaire ou le cheval, sont présents à leurs côtés, comme toujours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>2) Quand l&rsquo;affection du chien sert à réconforter le soldat</h2>
<h4><strong>Soldats assis à une table avec leurs animaux de compagnie photographiés par Jacques Philibert Pierre d&rsquo;Harcourt (1891-1941)</strong></h4>
<div id="attachment_3510" style="width: 460px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-3510" loading="lazy" class="wp-image-3510" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/19-513274_1-300x167.jpg" alt="" width="450" height="250" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/19-513274_1-300x167.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/19-513274_1-216x120.jpg 216w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/19-513274_1.jpg 500w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /><p id="caption-attachment-3510" class="wp-caption-text">(C) Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / image musée de l&rsquo;Armée</p></div>
<p><em>Être ensemble, même dans les situations difficiles</em>. C’est un des thèmes évoqués par cette photographie datant de la Première Guerre mondiale. Combattre, nourrir, servir, mais aussi réconforter.</p>
<p>Le rôle des animaux n’est pas exclusivement utilitaire en période de guerre. L’affection d’un chien (et d&rsquo;un chat en l’occurrence ici) pour son maître peut être une source de joie et de distraction pour des soldats confrontés à la faim, au froid, à la peur et à la perspective d’une mort prochaine&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong>Soldats tenant un chien et un oiseau dans leurs bras photographiés par Jacques Philibert Pierre d&rsquo;Harcourt (1891-1941)</strong></h4>
<div id="attachment_3514" style="width: 460px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-3514" loading="lazy" class="wp-image-3514" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/19-513343_1-171x300.jpg" alt="" width="450" height="788" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/19-513343_1-171x300.jpg 171w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/19-513343_1-68x120.jpg 68w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/19-513343_1.jpg 500w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /><p id="caption-attachment-3514" class="wp-caption-text">(C) Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / image musée de l&rsquo;Armée</p></div>
<p>Cette photo prise pendant la Première Guerre mondiale souligne le besoin impérieux de chercher du réconfort auprès des animaux, eux-mêmes éprouvés par cette guerre.</p>
<p>A gauche, le chien, habituellement dominé par ses instincts de chasseur reste placide face à un oiseau tout aussi serein.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>3) Quand la présence du chien dans les tranchées remonte le moral des soldats</h2>
<h4><strong>Soldat du 117e régiment d&rsquo;infanterie avec son chien</strong></h4>
<div id="attachment_3521" style="width: 460px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-3521" loading="lazy" class="wp-image-3521" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/06-519383_1-300x184.jpg" alt="" width="450" height="275" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/06-519383_1-300x184.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/06-519383_1-196x120.jpg 196w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/06-519383_1.jpg 500w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /><p id="caption-attachment-3521" class="wp-caption-text">(C) Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Christian Moutarde</p></div>
<p>Georges Bertin Scott (1873-1942) a peint ce soldat du 117e régiment d’infanterie avec son chien entre 1915 et 1918.</p>
<p>L’artiste est témoin de l’attachement et de l’importance du lien entre l’homme et l’animal. Le chien est très attentif, à l’écoute, car son maître semble fatigué et triste… Il y a aussi l’espoir, pour le petit canidé, d’obtenir un peu du pain que le soldat découpe avec son couteau. A noter que pendant la Première Guerre mondiale, la présence d’animaux domestiques est officiellement interdite par l’armée française.</p>
<p>Mais les chefs militaires ferment souvent les yeux car ces animaux contribuent à maintenir le moral des hommes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>4) Quand le chien aide à réduire le stress post-traumatique des soldats</h2>
<h4><strong>Philippe de Poulpiquet, Pour la France, Xavier Peters, Grenoble, 18 novembre 2012</strong></h4>
<div id="attachment_3523" style="width: 460px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-3523" loading="lazy" class="wp-image-3523" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/16-559028_1-300x200.jpg" alt="" width="450" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/16-559028_1-300x200.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/16-559028_1-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/16-559028_1.jpg 500w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /><p id="caption-attachment-3523" class="wp-caption-text">(C) Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe de Poulpiquet</p></div>
<p>Le brigadier Xavier Peters souffre d&rsquo;un mal invisible, qui touche au moins un tiers des blessés français du conflit afghan, le « syndrome de stress post-traumatique ».</p>
<p>Son <a href="https://basedescollections.musee-armee.fr/ark:/66008/20133361.locale=fr">chien</a> lui est sans doute d’un réconfort précieux. La zoothérapie, ou thérapie assistée par l’animal, n’est pas nouvelle mais tend à se développer. Elle part notamment du constat que l’animal peut avoir le pouvoir de diminuer l&rsquo;anxiété de l&rsquo;homme.</p>
<h2></h2>
<p>&nbsp;</p>
<h2>5) Quand le chien&#8230; se tient au garde à vous !</h2>
<h4><strong>Planche 9 d&rsquo;une série sur les troupes françaises éditée à Paris chez Martinet, 1807</strong></h4>
<div id="attachment_3524" style="width: 460px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-3524" loading="lazy" class="wp-image-3524" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/08-500002_1-211x300.jpg" alt="" width="450" height="640" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/08-500002_1-211x300.jpg 211w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/08-500002_1-84x120.jpg 84w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/08-500002_1.jpg 500w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /><p id="caption-attachment-3524" class="wp-caption-text">(C) Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette</p></div>
<p>Ce vieux soldat de l’armée napoléonienne, bien installé sous la tonnelle, habite l’Hôtel des Invalides dont on distingue le Dôme. Cet hôpital accueille en effet, depuis l’époque de Louis XIV, des soldats grièvement blessés (les invalides) ou les vétérans de guerre.</p>
<p>L’artiste représente un moment de complicité : le vieil homme apprend à son caniche, une espèce connue pour son intelligence, à se tenir au garde à vous comme un soldat. Ce qui est sûr, c’est qu’il a l’attention de l’animal et une oreille attentive pour ses vieux souvenirs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>En savoir plus :</h2>
<ul>
<li><a href="http://pour en savoir plus exposition Animaux &amp; guerres : https://actualites.musee-armee.fr/feuilletons/animaux-guerres/page/3/">Exposition Animaux &amp; Guerres</a></li>
<li><a href="https://www.musee-armee.fr/fileadmin/user_upload/Livrets_Jeux/animal-jeux-chien-light.pdf">Livret-jeux « Jeune Public</a></li>
</ul><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/museumweek-quand-le-chien-est-le-meilleur-ami-du-soldat-togethermw/">[MuseumWeek] Quand le chien est le meilleur ami du soldat #TogetherMW</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Récolement aux musées militaires de Saumur</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/recolement-aux-musees-militaires-de-saumur/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Dec 2015 09:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Blindés]]></category>
		<category><![CDATA[Cavalerie]]></category>
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		<category><![CDATA[recolement]]></category>
		<category><![CDATA[Saumur]]></category>
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		<description><![CDATA[L’histoire militaire de la France est riche de plusieurs siècles de tradition mais aussi d’évolution des techniques et des savoir-faire. Cet exceptionnel patrimoine est présenté en l’Hôtel National des Invalides par le musée de l’Armée qui partage avec l’ensemble des formations de l’Armée de Terre la volonté de le mettre en valeur. C’est ainsi que, [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>L’histoire militaire de la France est riche de plusieurs siècles de tradition mais aussi d’évolution des techniques et des savoir-faire. Cet exceptionnel patrimoine est présenté en l’Hôtel National des Invalides par le musée de l’Armée qui partage avec l’ensemble des formations de l’Armée de Terre la volonté de le mettre en valeur. C’est ainsi que, à l’instar des autres armes composant les forces armées terrestres françaises et sous l’égide de la Délégation au Patrimoine de l’Armée de Terre du ministère de la Défense (DELPAT), l’arme blindée cavalerie s’expose, à travers deux musées distincts, dans son berceau de Saumur, dans le Maine-et-Loire.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/12/Musée-de-la-Cavalerie-1.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="alignleft wp-image-2468 size-medium" title="Vitrine du musée de la Cavalerie de Saumur" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/12/Musée-de-la-Cavalerie-1-200x300.jpg" alt="Musée de la Cavalerie 1" width="200" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/12/Musée-de-la-Cavalerie-1-200x300.jpg 200w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/12/Musée-de-la-Cavalerie-1-80x120.jpg 80w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/12/Musée-de-la-Cavalerie-1-685x1024.jpg 685w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/12/Musée-de-la-Cavalerie-1.jpg 1296w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a> <a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/12/2015_12-Saumur-Musee-Cavalerie-2.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="alignnone wp-image-2429 size-medium" title="Vitrine du musée de la Cavalerie de Saumur" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/12/2015_12-Saumur-Musee-Cavalerie-2-200x300.jpg" alt="Vitrine du musée de la Cavalerie de Saumur" width="200" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/12/2015_12-Saumur-Musee-Cavalerie-2-200x300.jpg 200w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/12/2015_12-Saumur-Musee-Cavalerie-2-80x120.jpg 80w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/12/2015_12-Saumur-Musee-Cavalerie-2.jpg 685w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Installé dans les écuries du manège de Saumur, <span style="color: #0000ff"><a title="Le musée de la Cavalerie de Saumur" href="http://www.musee-cavalerie.fr/" target="_blank"><span style="color: #0000ff">le musée de la Cavalerie</span></a></span> présente l’histoire de cette arme depuis 1445 jusqu’à nos jours, incarnée par les collections nombreuses et diverses qu’il conserve. Pour enrichir et compléter le parcours proposé aux visiteurs, le musée de l’Armée a procédé, au fil des années, au dépôt de plus de 170 objets, peintures, pièces d’équipement ou encore armement, provenant de ses collections.</p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #0000ff"><a title="Le musée des Blindés de Saumur" href="http://www.museedesblindes.fr/" target="_blank"><span style="color: #0000ff">Le musée des Blindés</span></a></span> présente quant à lui l’histoire bientôt centenaire de l’arme blindée, fer de lance des armées contemporaines. Ce musée, dont l’une des nombreuses compétences et la spécificité majeure, est la conservation de matériel lourd présente aux visiteurs et met en valeur 12 objets déposés par le musée de l’Armée, de la voiturette légère Simca 5 au char de combat moyen russe T34-85 en passant par le GMC caravane du général Leclerc de Hautecloque, commandant la 2e Division Blindée de sa création, le 25 mai 1943 jusqu’au 21 juin 1945.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/12/2015_12-Saumur-Char-moyen-T34-85.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="wp-image-2427" title="Char-moyen-T34-85 du musée des Blindés de Saumur" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/12/2015_12-Saumur-Char-moyen-T34-85.jpg" alt="Char-moyen-T34-85 du musée des Blindés de Saumur" width="430" height="288" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/12/2015_12-Saumur-Char-moyen-T34-85.jpg 1024w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/12/2015_12-Saumur-Char-moyen-T34-85-179x120.jpg 179w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/12/2015_12-Saumur-Char-moyen-T34-85-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 430px) 100vw, 430px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Les dépôts du musée de l’Armée auprès de ces institutions, qui dépendent l’une et l’autre des Ecoles Militaires de Saumur, ont fait l’objet d’une campagne de récolement au cours de l’année 2015. Après une visite préalable, destinée à déterminer l’organisation la plus rationnelle et efficace possible du chantier, une équipe s’est rendue à Saumur pendant plusieurs jours, afin de traiter chacune des pièces déposées, d’en établir la présence, la conformité à l’inventaire du musée de l’Armée, la localisation, ou encore d’en constater l’état de conservation et d’en réaliser une couverture photographique documentaire.</p>
<p style="text-align: justify">Outre le récolement en lui-même, qui répond à une obligation inscrite dans la loi relative aux musées de France et dans le Code du Patrimoine, cette mission a permis de renforcer les liens étroits, tant professionnels que personnels, qui unissent le musée de l’Armée aux musées des Blindés et de la Cavalerie et plus généralement aux musées représentant, à travers tout le territoire, les nombreuses formations de l’Armée de Terre.</p>
<p style="text-align: justify">Ronan Trucas Documentaliste, Département Experts et Inventaire</p>
<p>Liens Internet :</p>
<ul>
<li>Musée de la Cavalerie : <span style="color: #0000ff"><a title="Le musée de la Cavalerie de Saumur" href="http://www.musee-cavalerie.fr/" target="_blank"><span style="color: #0000ff">http://www.musee-cavalerie.fr/</span></a></span></li>
<li>Musée des Blindés : <span style="color: #0000ff"><a title="Le musée des Blindés de Saumur" href="http://www.museedesblindes.fr/" target="_blank"><span style="color: #0000ff">http://www.museedesblindes.fr/</span></a></span></li>
</ul>
<pre>Crédits photos :
Musée de la Cavalerie : 2 vues de vitrine : © Saumur
Musées militaires de Saumur
Musée des Blindés : Char moyen soviétique T34-85 : © Saumur
Musées militaires de Saumur / José Duquesne</pre><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/recolement-aux-musees-militaires-de-saumur/">Récolement aux musées militaires de Saumur</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Le képi-polo du capitaine Louis Frélaut : une coiffe caractéristique des officiers en août 1914</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Oct 2014 08:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au début de la Première Guerre mondiale, en août 1914, le 140e régiment d’infanterie est envoyé dans les Vosges. Régiment semi-alpin basé à Grenoble, il se compose de quatre bataillons comptant de nombreux montagnards spécialisés dans la reconnaissance en haute-montagne. Dès le 8 août 1914, le régiment se concentre au col des Bas-Genelles, tandis que [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Au début de la Première Guerre mondiale, en août 1914, le 140e régiment d’infanterie est envoyé dans les Vosges. Régiment semi-alpin basé à Grenoble, il se compose de quatre bataillons comptant de nombreux montagnards spécialisés dans la reconnaissance en haute-montagne.</strong></p>
<p style="text-align: center"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1748" title="Képi &quot;polo&quot; de capitaine du 140 régiment d'infanterie Porté par le capitaine Louis Frélaut lorsqu'il a été blessé par un éclat d'obus le 15 août 1914 à Sainte-Marie-aux Mines ©Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais/Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/10/14-552139-300x225.jpg" alt="Képi &quot;polo&quot; de capitaine du 140 régiment d'infanterie Porté par le capitaine Louis Frélaut lorsqu'il a été blessé par un éclat d'obus le 15 août 1914 à Sainte-Marie-aux Mines ©Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais/Emilie Cambier" width="200" height="150" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/14-552139-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/14-552139-159x120.jpg 159w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/14-552139.jpg 758w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></p>
<p style="text-align: justify">Dès le 8 août 1914, le régiment se concentre au col des Bas-Genelles, tandis que le 1er bataillon se positionne, dès le 13 août, au col de Sainte-Marie-aux-Mines, à la frontière franco-allemande. Le capitaine Louis Frélaut, affecté à ce bataillon, est atteint d’un éclat d’obus le 15 août et décède le lendemain à l’âge de 42 ans. Il est le premier officier du 140e régiment d’infanterie mort pour la France.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/10/14-553480.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1749 size-medium" title="Détail du képi &quot;polo&quot; de capitaine du 140 régiment d'infanterie. Porté par le capitaine Louis Frélaut lorsqu'il a été blessé par un éclat d'obus le 15 août 1914 à Sainte-Marie-aux Mines détail © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais/Pierre-Luc Baron-Moreau" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/10/14-553480-225x300.jpg" alt="Détail du képi &quot;polo&quot; de capitaine du 140 régiment d'infanterie. Porté par le capitaine Louis Frélaut lorsqu'il a été blessé par un éclat d'obus le 15 août 1914 à Sainte-Marie-aux Mines détail © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais/Pierre-Luc Baron-Moreau" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/14-553480-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/14-553480-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/14-553480.jpg 488w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Son képi, dit képi-polo, conservé dans les réserves du musée de l’Armée, est caractéristique de la coiffe des officiers en août 1914. Le terme « polo » désigne, au début du XXe siècle, les chapeaux des joueurs de polo ainsi qu’ une coiffe de femme qui ne comporte pas de bords. Ce terme a vraisemblablement été repris pour le képi dit « polo », contemporain de ces coiffures et présentant les mêmes caractéristiques. Son emploi apparaît dans l’armée au milieu du XIXe siècle. Considéré comme pratique et léger, ce modèle se généralise à partir de 1880 et, à la déclaration de la guerre en 1914, fait partie de l’uniforme de l’infanterie de ligne.</p>
<p style="text-align: justify">Malgré les tentatives, restées infructueuses, d’adopter des couleurs moins voyantes, le képi d’officier d’infanterie se compose de deux bandeaux de draps : l’un bleu marine renvoyant à la couleur de la veste, l’autre de ton garance en référence au pantalon. Le corps d’officier est symbolisé par le nœud hongrois apposé sur le calot et les galons dorés marquent le grade, ici trois pour le capitaine Frélaut. Le numéro du régiment, réalisé en cannetille, est brodé sur le devant.</p>
<p style="text-align: justify">Cette coiffe se distingue du képi-foulard, utilisé entre 1885 et 1910, dont le calot était plus ample que celui du képi-polo, lequel présente une forme plus cylindrique et rigide. Le trou provoqué par l’éclat d’obus qui a coûté la vie au capitaine Frélaut, est bien visible et symbolise la violence des premiers mois du conflit, qui sont parmi les plus meurtriers. Cela conduit à adapter l’équipement militaire en général, la défense de tête en particulier. Ainsi, dès 1915, le képi n’est plus utilisé pour le combat au profit du casque en métal Adrian qui assure une meilleure protection.<br />
Clotilde Forest<br />
Documentaliste<br />
Département expert et inventaire</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-kepi-polo-du-capitaine-louis-frelaut-une-coiffe-caracteristique-des-officiers-en-aout-1914/">Le képi-polo du capitaine Louis Frélaut : une coiffe caractéristique des officiers en août 1914</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Récentes acquisitions au musée de l&#8217;Armée</title>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 14:13:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au cours des années 2011 et 2012 le musée de l&rsquo;Armée s&rsquo;est porté acquéreur de plusieurs objets, képi, fanions, albums photographiques, dessins, épée&#8230; qui viennent enrichir ses collections. Voici un aperçu de ses acquisitions : Képi modèle 1914 (2e type). Don du général Tesbot Remplaçant l&rsquo;ancien képi modèle 1884 à bandeau bleu fonce et turban [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au cours des années 2011 et 2012 le musée de l&rsquo;Armée s&rsquo;est porté acquéreur de plusieurs objets, képi, fanions, albums photographiques, dessins, épée&#8230; qui viennent enrichir ses collections. Voici un aperçu de ses acquisitions :</strong></p>
<p><b><i>Képi modèle 1914 (2e type). </i></b><b>Don du général Tesbot<br />
</b><b><i><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Képi-modèle-1914-2e-type.jpg"><img loading="lazy" class="alignleft wp-image-505" style="float: left;margin-right: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Képi-modèle-1914-2e-type-300x224.jpg" alt="Képi modèle 1914 (2e type)" width="240" height="179" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Képi-modèle-1914-2e-type-300x224.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Képi-modèle-1914-2e-type-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Képi-modèle-1914-2e-type.jpg 758w" sizes="(max-width: 240px) 100vw, 240px" /></a></i></b>Remplaçant l&rsquo;ancien képi modèle 1884 à bandeau bleu fonce et turban garance, ce képi modèle 1914 (2e type), en drap bleu horizon, a appartenu au sergent Alexandre Tessot, né le 21 juillet 1875 à La Ricamarie (Loire). Mobilisé à la 10e compagnie du 103e régiment territorial d&rsquo;infanterie le 3 août 1914, il est ensuite affecté au 38<sup>e</sup> régiment d&rsquo;infanterie en garnison à Saint Étienne le 22 septembre. Puis il rejoint le front avec la 19e compagnie du 3391e régiment d&rsquo;infanterie et combat dans les Hauts-de-Meuse et en Lorraine. Comme plusieurs milliers d&rsquo;autres ouvriers mobilisés en 1914, en application de la loi du 26 juin 1915 dite «loi Dalbiez», le sergent Tesbot est évacué du front le 30 juillet 1915 comme «affecté spécial» en qualité de fraiseur dans une usine d&rsquo;outillage de précision à Saint Etienne.</p>
<p><b><i>Fanion personnel du colonel Marcel Bigeard « Croire et Oser». </i></b><b>Don de Marie-France Bigeard.<a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Fanion-perso-colonel-Marcel-Bigeard-Croire-et-Oser.jpg"><img loading="lazy" class="alignright size-medium wp-image-504" style="float: right;margin-left: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Fanion-perso-colonel-Marcel-Bigeard-Croire-et-Oser-300x140.jpg" alt="Fanion perso colonel Marcel Bigeard Croire et Oser" width="300" height="140" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Fanion-perso-colonel-Marcel-Bigeard-Croire-et-Oser-300x140.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Fanion-perso-colonel-Marcel-Bigeard-Croire-et-Oser-256x120.jpg 256w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Fanion-perso-colonel-Marcel-Bigeard-Croire-et-Oser.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
</b>Ce fanion personnel du colonel Bigeard reprend la devise du 6e bataillon colonial de commandos parachutistes forme à Quimper en 1948, qui devient le 6e BPC, dont Bigeard prend le commandement en Indochine en juillet 1952 et avec lequel il combat a Dien Bien Phu jusqu’à la chute du camp retranché, le 7 mai 1954. Plus tard, lors des opérations qu’il mène pendant la guerre d’Algérie, son fanion est hissé sur le lieu de son poste de commandement, comme l’attestent des photographies de l’époque Une fois sa carrière terminée, le fanion restera dans son bureau.</p>
<p><b><i>Fanion du commando Georges</i></b><b><i></i></b><b>(</b><b>1959). Don de Marie-France Bigeard.<br />
</b><b><i><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Fanion-du-Commando-Georges-1959-1962.jpg"><img loading="lazy" class="alignleft wp-image-503" style="float: left;margin-right: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Fanion-du-Commando-Georges-1959-1962-300x224.jpg" alt="Fanion du Commando Georges (1959-1962)" width="240" height="179" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Fanion-du-Commando-Georges-1959-1962-300x224.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Fanion-du-Commando-Georges-1959-1962-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Fanion-du-Commando-Georges-1959-1962.jpg 758w" sizes="(max-width: 240px) 100vw, 240px" /></a></i></b>Créés à partir de 1959, les commandos de chasse sont des unités destinées à poursuivre les <i>katibas </i>de l’ALN dans les djebels. Le Commando 135, rattaché au 1er bataillon du 8e régiment d&rsquo;infanterie motorisé, est créé en février 1959 par le lieutenant Georges Grillot, ancien sous-officier qui s&rsquo;est illustre en Indochine. Formé d&rsquo;anciens fellaghas, le commando « Georges », qui porte sa devise « Chasser la misère » au revers de son fanion, combat dans le secteur de Saida (zone sud-oranais) jusqu&rsquo;en 1962.</p>
<p><b><i>Album comprenant treize tirages photographiques représentant des sapeurs de la Garde impériale </i></b><b>(v</b><b>ers 1860).<a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Sapeur-du-régiment-des-lanciers-de-la-Garde-Impériale.jpg"><img loading="lazy" class="alignright wp-image-507" style="float: right;margin-left: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Sapeur-du-régiment-des-lanciers-de-la-Garde-Impériale-218x300.jpg" alt="Sapeur du régiment des lanciers de la Garde Impériale" width="187" height="257" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Sapeur-du-régiment-des-lanciers-de-la-Garde-Impériale-218x300.jpg 218w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Sapeur-du-régiment-des-lanciers-de-la-Garde-Impériale-87x120.jpg 87w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Sapeur-du-régiment-des-lanciers-de-la-Garde-Impériale.jpg 473w" sizes="(max-width: 187px) 100vw, 187px" /></a><br />
</b>Épreuves sur papier albuminé provenant de l’ancienne collection Georges Sirot, cet album regroupe treize portraits de sapeurs du régiment des lanciers de la Garde impériale de Napoléon III. Ces photographies ont peut-être été prises à Paris ou en région parisienne par un photographe encore non identifié malgré la signature. La plupart des modèles portent l&rsquo;uniforme de grande tenue orné de la médaille d’Italie et de la médaille militaire. Corps d’élite, le plus prestigieux de l’armée du Second Empire, la Garde impériale est instituée par un décret du 1er mai 1854 et s’inspire largement de son aïeule créée sous le Premier Empire. Cette série de portraits montre des hommes d&rsquo;âge mur, probablement rengagés, emblématiques de cette armée professionnelle ou beaucoup de soldats comptent entre dix et quinze ans de service Les traits marqués des visages, soulignés par une barbe abondante, renvoient à la figure du grognard de la vieille Garde de Napoléon Ier.</p>
<p><b>Octave Penguilly L&rsquo;Haridon (1811-1870), <i>Catalogue des collections du musée</i> <i>d&rsquo;Artillerie </i>(vers 1863).<br />
</b><b><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Catalogue-collections-composant-le-musée-dArtillerie-part1-armes-antiques.jpg"><img loading="lazy" class="wp-image-502 alignleft" style="float: left;margin-right: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Catalogue-collections-composant-le-musée-dArtillerie-part1-armes-antiques-300x199.jpg" alt="Catalogue collections composant le musée d'Artillerie, part1 armes antiques" width="240" height="159" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Catalogue-collections-composant-le-musée-dArtillerie-part1-armes-antiques-300x199.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Catalogue-collections-composant-le-musée-dArtillerie-part1-armes-antiques-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Catalogue-collections-composant-le-musée-dArtillerie-part1-armes-antiques.jpg 758w" sizes="(max-width: 240px) 100vw, 240px" /></a></b>Officier, mais également peintre et conservateur du musée d’Artillerie Octave Penguilly L’Haridon est l’auteur d’un catalogue des collections paru en 1862. II en avait envisagé une édition illustrée consacrée aux armes préhistoriques et antiques dont ce manuscrit constitue la maquette. Autour des notices imprimées de 1862, collées au centre des pages blanches du cahier utilisé pour composer son volume, Penguilly L’Haridon a complété ou modifié les textes d’introduction de certains chapitres, mais il a surtout finement dessine de sa main, dans les marges ou sur des feuilles de papier Japon contrecollées les silex tailles, poignards de l’âge du bronze ou fers de hache qui faisaient l’objet de son commentaire. Le talent de paysagiste de Penguilly L’Haridon s’exprime également dans le croquis à la plume illustrant un village lacustre qui ouvre ce manuscrit.</p>
<p><b>Album comprenant cinquante-deux épreuves sur papier baryté</b><b>.<br />
</b>C’est un soldat français qui a collecté et, peut-être, réalisé pour partie cet album, lors de l’expédition internationale contre les Boxers en Chine à partir de 1900. Cette expédition de huit nations alliées prend place dans le contexte de la révolte des Boxers contre les réformes en cours, plus largement contre la dynastie Qing et la présence étrangère. L&rsquo;épisode du siège des légations étrangères, connu sous le nom des 55 jours de Pékin, amène les huit nations à s&rsquo;allier pour la libération des légations, la protection de leurs populations et de leurs intérêts commerciaux en Chine. Ces photographies ont été réalisées après le siège de Pékin et documentent l’importante présence étrangère ainsi que les nombreuses exécutions conduites en représailles contre les Boxers. Le fait qu’elles soient dues à un amateur illustre la démocratisation du procédé et l’apparition d&rsquo;un nouveau mode de représentation de la guerre par les acteurs eux-mêmes qui se développera lors de la Première Guerre mondiale.</p>
<p><b>Guillaume Apollinaire (Rome 1880- Paris 1918), <i>Autoportrait en </i></b><b>canonnier </b><b>(aquarelle sur papier) et <i>Autoportrait en cavalier masqué décapité</i> (aquarelle et traits préparatoires à la mine<i> </i>de plomb sur papier).<br />
</b>Sujet polonais de l’empire russe Apollinaire sollicite sa naturalisation et milite aux cotés de Riciotto Canudo pour l’engagement des volontaires <b><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Autoportrait-en-canonnier-Autoportrait-en-cavalier-masqué-décapité.jpg"><img loading="lazy" class="wp-image-523 alignright" style="float: right;margin-left: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Autoportrait-en-canonnier-Autoportrait-en-cavalier-masqué-décapité-300x222.jpg" alt="Autoportrait en canonnier et Autoportrait en cavalier masqué décapité G. Apollinaire" width="270" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Autoportrait-en-canonnier-Autoportrait-en-cavalier-masqué-décapité-300x222.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Autoportrait-en-canonnier-Autoportrait-en-cavalier-masqué-décapité-161x120.jpg 161w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Autoportrait-en-canonnier-Autoportrait-en-cavalier-masqué-décapité.jpg 1024w" sizes="(max-width: 270px) 100vw, 270px" /></a></b>étrangers. Soldat puis officier de décembre 1914 à mars 1916 le poète se nourrit du spectacle et de l’atmosphère transgressive de la guerre jusqu’à la blessure à la tête due à un éclat d’obus qui le menace de paralysie avant qu’une trépanation ne lui permette de reprendre son activité créatrice. II réalise durant son hospitalisation, l’<i>Autoportrait en canonnier </i>qui renvoie à son expérience du front tandis que l’<i>Autoportrait en cavalier masqué décapité</i> semble illustrer la scène finale du <i>Poète</i> <i>assassiné </i>dont il pourrait constituer un projet de frontispice.</p>
<p><b><i>Parachute T7<br />
<a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Parachute-americain-type-T7.jpg"><img loading="lazy" class="alignleft wp-image-506" style="float: left;margin-right: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Parachute-americain-type-T7-224x300.jpg" alt="Parachute americain type T7" width="179" height="240" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Parachute-americain-type-T7-224x300.jpg 224w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Parachute-americain-type-T7-89x120.jpg 89w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Parachute-americain-type-T7.jpg 487w" sizes="(max-width: 179px) 100vw, 179px" /></a></i></b>Le parachute T7 est la dernière évolution du parachute T5 utilisé par les parachutistes américains lors du jour J, le 6 juin 1944. Plus pratique, le T7 adopte une boucle d&rsquo;ouverture rapide du harnais, copiée sur celle du parachute anglais type <i>X quick release box, </i>pour simplifier le dégrafage de celui-ci à l&rsquo;arrivée au sol. Mis en service à la fin de la Seconde Guerre mondiale, lors de l&rsquo;opération aéroportée Varsity en 1945 en Allemagne, il est ensuite très utilisé par les parachutistes français durant la guerre d&rsquo;Indochine. Cet exemplaire, fabriqué par la firme RELIANCE MFG CO en 1944 aux États-Unis, est complet, avec sa voilure camouflée, ainsi que son carnet d&rsquo;entretien <i>(log</i> <i>record) </i>qui porte le même numéro que le parachute et indique qu&rsquo;il a été visé pour la dernière fois le 7 mai 1945</p>
<p>Crédits photos : © musée de l&rsquo;Armée (Dist. RMN-Grand Palais) photos Émilie Cambier et Christophe Chavan</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/recentes-acquisitions-au-musee-de-larmee/">Récentes acquisitions au musée de l’Armée</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Les instruments monstrueux du musée de l’Armée.</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Dec 2012 10:31:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le musée de l’Armée a entrepris, en 2011, le récolement de sa collection d’instruments de musique. Beaucoup sont conservés dans les salles de Satory, et réservent au non initié quelques surprises. Certains ont une forme des plus étranges et le visiteur privilégié mais insouciant qui déambule entre les rayonnages peut parfois, au détour d’une étagère, se [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2012/12/instrument-illu0.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-223" title="Instrument bandeau" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2012/12/instrument-illu0.jpg" alt="Instrument de musique en forme dérivé de serpent" width="440" height="250" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2012/12/instrument-illu0.jpg 440w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2012/12/instrument-illu0-211x120.jpg 211w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2012/12/instrument-illu0-300x170.jpg 300w" sizes="(max-width: 440px) 100vw, 440px" /></a></p>
<p><strong>Le musée de l’Armée a entrepris, en 2011, le récolement de sa collection d’instruments de musique. Beaucoup sont conservés dans les salles de Satory, et réservent au non initié quelques surprises. Certains ont une forme des plus étranges et le visiteur privilégié mais insouciant qui déambule entre les rayonnages peut parfois, au détour d’une étagère, se retrouver nez à nez avec des monstres effrayants, qui ouvrent une large gueule aux dents pointues et acérées.<br />
</strong></p>
<p>Il apparaît que ces abominables dragons inanimés ornent de beaux instruments à vent. On en trouve trois de ce type au Musée de l’Armée : deux sont des buccins, le dernier un basson russe. Celui-ci est une variante de l’ophicléide, qui dérive elle-même du serpent. Ces instruments sont aujourd’hui beaucoup moins utilisés. Jusqu’au XIX<sup>e</sup> on en jouait dans les ensembles religieux, comme dans les fanfares militaires, où ils avaient le rôle de la basse. Le serpent, par exemple, fut joué jusque dans les années 1850 et c’est à sa forme en S qu’il doit son nom. On le redressa vite, notamment pour plus de maniabilité<a title="" href="#_ftn1">[1]</a>. Différentes versions firent leur apparition au XIXe siècle, telle que l’ophicléide, ou le basson russe. Celui-ci se rencontre entre autres dans les « orchestres militaires, dont il a longtemps fait partie, et pour lesquels on fabriquait parfois des modèles décoratifs, dont le pavillon affecte la forme d’une tête d’animal fantastique, à la gueule entr’ouverte et garnie de crocs » comme le mentionne Michel Brennet<a title="" href="#_ftn2">[2]</a>.</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2012/12/instrument-illu1.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-224" title="Instrument détail" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2012/12/instrument-illu1.jpg" alt="détail du pavillon de l'instrument sculpté en forme de tête de serpent" width="440" height="290" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2012/12/instrument-illu1.jpg 440w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2012/12/instrument-illu1-182x120.jpg 182w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2012/12/instrument-illu1-300x197.jpg 300w" sizes="(max-width: 440px) 100vw, 440px" /></a></p>
<p>Le terme buccin est plus ancien, puisqu’il est d’origine étrusque, et désigne un instrument qui fut adopté par les légions romaines. De forme plus arrondie et fine à l’origine, il est aujourd’hui une sorte de trombone auquel on a ajouté une tête monstrueuse en guise de pavillon.</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2012/12/instrument-illu3.jpg"><img loading="lazy" class="size-full wp-image-239 alignleft" style="margin-right: 10px;float: left" title="Instrument Basson russe" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2012/12/instrument-illu3.jpg" alt="Instrument à vent (Basson russe) en forme de dragon" width="170" height="280" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2012/12/instrument-illu3.jpg 170w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2012/12/instrument-illu3-72x120.jpg 72w" sizes="(max-width: 170px) 100vw, 170px" /></a>Rendre l’instrument de musique effrayant en lui ajoutant ce type d’ornement est coutume ancienne, puisque les celtes le faisaient dès l’âge du fer (VIIIe-1<sup>er</sup> siècle avant JC) avec le carnyx, longue trompe au bout de laquelle on ajoutait souvent une étonnante hure de sanglier, emblème des druides. Cette sorte de pavillon, en fait, n’améliore en rien la qualité et les performances sonores de l’instrument, qu’elle tend même à altérer<a title="" href="#_ftn3">[3]</a>. Henri Castil-Blaze, dans son <em>Dictionnaire de la musique</em>, le souligne d’ailleurs en parlant du buccin : « Cette forme pittoresque pour l’œil nuit essentiellement aux résultats de l’instrument, dont elle arrête et raccourci les vibrations. »<a title="" href="#_ftn4">[4]<br />
</a>Pour le reste, continue H. Castil-Blaze, « le son du buccin est plus sourd, plus dur, plus sec que celui du trombone. » De fait, plus que pour le son, on ajoute ce genre de parure afin d’impressionner l’ennemi. Mais celui-ci n’est pas le seul à être troublé par ces surprenantes faces dentées. J. A. Kappey – chef d’orchestre de la division de Chatham de 1857 à 1892 –, raconte dans son livre sur la musique militaire avoir vu, encore enfant, une fanfare autrichienne dotée de plusieurs instruments de ce type au premier rang : « Je n’ai jamais oublié cela. Quant à savoir ce que jouait la fanfare, ou comment elle le jouait, je ne me rappelle rien d’autre que ces terribles mâchoires ouvertes ! »<a title="" href="#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p><img loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-226" title="Instrument buccin" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2012/12/instrument-illu2.jpg" alt="Instrument de musique en forme dérivé de serpent" width="440" height="250" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2012/12/instrument-illu2.jpg 440w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2012/12/instrument-illu2-211x120.jpg 211w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2012/12/instrument-illu2-300x170.jpg 300w" sizes="(max-width: 440px) 100vw, 440px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Charlotte Labbe, documentaliste, département inventaire.</p>
<div>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref1">[1]</a> “A century ago, a French musician conceived the idea of making the serpent in a straight tube, […]. Being much handier in this shape, it was quickly adopted as the Bass instrument of military bands.” J.A. Kappey, <em>Military Music, a history of wind-instrumental bands</em>, Boosey and Co., London, 1894, p. 45.</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref2">[2]</a> Michel Brennet, <em>Dictionnaire pratique et historique de la musique</em>, Librairie Armand Colin, Paris, 1926, p. 36.</p>
<p><a title="" href="#_ftnref3">[3]</a> On entend par là le son des instruments actuels. Celui du carnyx, en effet, n’est pas bien connu.</p>
<p><a title="" href="#_ftnref4">[4]</a> Henri CASTIL-BLAZE, <em>Dictionnaire de musique moderne</em>, vol. 1, Académie de musique, Bruxelles, 1828, p. 30.</p>
<p><a title="" href="#_ftnref5">[5]</a> J.A. Kappey, <em>Ibid.</em></p>
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		<title>Restauration du modello de l’Apothéose de Saint-Louis par Charles de la Fosse</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Dec 2012 08:50:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[peinture]]></category>
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		<description><![CDATA[A l’occasion de l’exposition « Les Couleurs du ciel. Peintures des églises de Paris au XVIIème siècle» (musée Carnavalet, en collaboration avec la Conservation des Œuvres d’Art Religieuses et Civiles de la Ville de Paris, du 4 octobre 2012 au 24 février 2013), le musée de l’Armée a consenti le prêt du modello du décor [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2012/12/modello-illu0.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-191" title="Restauration Modello" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2012/12/modello-illu0.jpg" alt="Restauration du Modello de l'apothéose de Saint-Louis" width="440" height="250" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2012/12/modello-illu0.jpg 440w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2012/12/modello-illu0-211x120.jpg 211w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2012/12/modello-illu0-300x170.jpg 300w" sizes="(max-width: 440px) 100vw, 440px" /></a></p>
<p><strong>A l’occasion de l’exposition « Les Couleurs du ciel. Peintures des églises de Paris au XVIIème siècle» (musée Carnavalet, en collaboration avec la Conservation des Œuvres d’Art Religieuses et Civiles de la Ville de Paris, du 4 octobre 2012 au 24 février 2013), le musée de l’Armée a consenti le prêt du <em>modello</em> du décor de la coupole de l’église du Dôme, chef d’œuvre de la maturité du peintre Charles de La Fosse (Paris, 1636 – Paris, 1716).</strong></p>
<p>Étape intermédiaire entre les esquisses autographes et les agrandissements réalisés par des praticiens, il constitue la maquette de présentation du décor mural avant sa mise en œuvre, de 1703 à 1706, sous la supervision de La Fosse. Préalablement à son prêt, le <em>modello</em> a bénéficié d’une restauration fondamentale, prise en charge conjointement par le musée de l’Armée et Paris Musées. Entrée sous l’Ancien régime dans les collections de l’Hôtel des Invalides et présentée au plafond de l’ancienne salle du Conseil, l’œuvre porte les stigmates de lacérations volontaires remontant à la Révolution française, son sujet &#8211; affirmation de la nature divine de la Monarchie française -, l’ayant désignée pour cible aux vandales.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2012/12/modello-illu1.jpg"><img loading="lazy" class="size-full wp-image-202 aligncenter" title="Restauration modello avant/apres" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2012/12/modello-illu1.jpg" alt="Modello de l'apothéose de Saint-Louis avant et après restauration" width="400" height="394" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2012/12/modello-illu1.jpg 400w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2012/12/modello-illu1-121x120.jpg 121w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2012/12/modello-illu1-300x295.jpg 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/restauration-du-modello-de-lapotheose-de-saint-louis-par-charles-de-la-fosse/">Restauration du modello de l’Apothéose de Saint-Louis par Charles de la Fosse</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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