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	<title>Le blog des collectionspièce insolite - Le blog des collections</title>
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		<title>Une épée attribuée à Louis XVI</title>
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		<pubDate>Fri, 04 May 2018 11:49:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3279" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/05/08-534217.jpg" rel="attachment wp-att-3279"><img aria-describedby="caption-attachment-3279" loading="lazy" class="size-medium wp-image-3279" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/05/08-534217-300x236.jpg" alt="Ouverture des états généraux par Louis XVI à Versailles le 5 mai 1789" width="300" height="236" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/08-534217-300x236.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/08-534217-152x120.jpg 152w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/08-534217.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><p id="caption-attachment-3279" class="wp-caption-text">Ouverture des états généraux par Louis XVI à Versailles le 5 mai 1789</p></div>
<p>Le 5 mai 1789 s’ouvrent les États généraux, dans une salle provisoire située derrière l’Hôtel des Menus Plaisirs. Cette assemblée extraordinaire, destinée à donner au royaume les moyens de remédier à la crise qui le frappe, débute la veille par la procession de ses députés entre l’église Notre-Dame de Versailles et l’église Saint-Louis. Le roi préside à ces cérémonies dans une tenue des plus riches : il est vêtu d’un habit d’or rehaussé de boucles de diamant, orné des insignes des ordres du Saint-Esprit et de la Toison d’Or, avec au chapeau une ganse de diamants au centre de laquelle trône le Régent, célèbre diamant de 140 carats. Le souverain aurait également porté à cette occasion une épée garnie de diamants. Sa fabrication a été proposée en 1784 par Thierry de Ville d’Avray (1732-1792),  Intendant Général du Garde-Meubles de la Couronne. Une partie des pierres utilisées appartenait à la collection royale mais, devant la richesse du projet, un certain nombre de gemmes complémentaires sont achetées en Hollande et il faut attendre 1788 pour qu’elles soient rassemblées. La conception de l’ensemble est confiée à l’orfèvre Pierre Alexandre Bretet et sa réalisation à Georges Frédéric Bapst (1756-1826). La monture de l’arme est entièrement recouverte de pierres et l’intérieur du plateau de garde est ciselé du monogramme royal frappé d’un seize romain et souligné de palmes. Entreposée au Garde-Meuble, elle disparaît lors du vol des joyaux de la couronne en 1792. Les pierres furent retrouvées l’année suivante mais l’épée proprement dite était réputée perdue. On la connait néanmoins par un ensemble de dessins et gravures dont l&rsquo;une est publiée en 1889 par Germain Bapst (1853-1921), un descendant de l’orfèvre qui la représente dans un état daté du 30 novembre 1789. Ce document semble révéler que l’épée attribuée à Louis XVI conservée au musée de l’Armée (inv. 995 I) est celle qui fut volée durant la Révolution.</p>
<div id="attachment_3273" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/05/16-514052.jpg" rel="attachment wp-att-3273"><img aria-describedby="caption-attachment-3273" loading="lazy" class="size-medium wp-image-3273" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/05/16-514052-300x226.jpg" alt="Epée attribuée à Louis XVI" width="300" height="226" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/16-514052-300x226.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/16-514052-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/16-514052.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><p id="caption-attachment-3273" class="wp-caption-text">Epée attribuée à Louis XVI, inv. 995 I</p></div>
<p>Il s’agit en fait une lame démunie de garde, accompagnée d’un fourreau qui correspond en tous points à la représentation qui en est faite sur la gravure de Bapst. En bois recouvert de galuchat blanc, il est muni d’une chape en fer doré, ornée des armes de France, émaillées et soulignées de pierres blanches (des diamants de Hollande ?). Le bracelet porte une rosace de pierreries et la bouterolle est ciselée de trois fleurs de lys dorées ponctuées de petits brillants. La lame est en acier, entièrement bleuie et gravée d’un semis de fleurs de lys dorées, un type de décor correspondant à d’autres armes provenant de la cour de France (MA, Inv. 6710). Celle de Louis XVI est signée au talon de la lame par Simon Devisme. Elle porte en outre sur la soie, la tige qui recevait à l’origine la poignée, le M symbolique du signe astrologique du scorpion, une marque de fabricant non identifiée.</p>
<div id="attachment_3274" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/05/16-514053.jpg" rel="attachment wp-att-3274"><img aria-describedby="caption-attachment-3274" loading="lazy" class="size-medium wp-image-3274" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/05/16-514053-300x300.jpg" alt="Epée attribuée à Louis XVI (détail du fourreau)" width="300" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/16-514053-300x300.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/16-514053-120x120.jpg 120w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/16-514053.jpg 650w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><p id="caption-attachment-3274" class="wp-caption-text">Epée attribuée à Louis XVI (détail du fourreau)</p></div>
<div id="attachment_3275" style="width: 235px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/05/16-560795.jpg" rel="attachment wp-att-3275"><img aria-describedby="caption-attachment-3275" loading="lazy" class="size-medium wp-image-3275" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/05/16-560795-225x300.jpg" alt="Epée de récompense royale, 1789" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/16-560795-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/16-560795-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/16-560795.jpg 488w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><p id="caption-attachment-3275" class="wp-caption-text">Epée de récompense royale, 1789, inv. 6710</p></div>
<p>Cette hypothèse d’identification est le fruit des recherches menées pour préparer l’édition du catalogue des collections des XVIIe et XVIIIe siècles du département moderne. Cet ouvrage présentera l’évolution de l’armée française du règne de Louis XIV à la Révolution en s’appuyant sur une sélection des objets du musée de l’Armée. Il sera publié au mois de septembre prochain.</p>
<p>Ismaël Ben Youssef<br />
Dominique Prévôt</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/une-epee-attribuee-a-louis-xvi/">Une épée attribuée à Louis XVI</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>« Et ça tournait… ». Une maquette de la danse du Pilou (Nouvelle Calédonie) au musée de l’Armée</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/et-ca-tournait-une-maquette-de-la-danse-du-pilou-nouvelle-caledonie-au-musee-de-larmee/</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Jun 2017 15:02:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<category><![CDATA[guerre de 1870-1871]]></category>
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		<description><![CDATA[L’exposition France-Allemagne(s) 1870-1871. La guerre, la Commune, les mémoires présente actuellement au musée de l’Armée une œuvre redécouverte et restaurée lors du récolement des sculptures en 2016. Il s’agit d’une maquette représentant une danse dite du Pilou, originaire de Nouvelle-Calédonie (Inv. 24589). Le mot pilou semble être issu de philu signifiant, dans l’une des langues [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’exposition <em>France-Allemagne(s) 1870-1871. La guerre, la Commune, les mémoires</em> présente actuellement au musée de l’Armée une œuvre redécouverte et restaurée lors du récolement des sculptures en 2016. Il s’agit d’une maquette représentant une danse dite du Pilou, originaire de Nouvelle-Calédonie (Inv. 24589). </strong></p>
<p>Le mot pilou semble être issu de <em>philu</em> signifiant, dans l’une des langues de Nouvelle-Calédonie, « <em>danser en tapant des pieds </em>» [1]. Il fait référence à des cérémonies de propitiation kanak, auxquelles chants, incantations et danses participaient de consort. Il existait des petits pilous, destinés à des évènements familiaux ou privés, comme des naissances ou des mariages, et des grands pilous à portée clanique, impliquant l’ensemble de la communauté dans des fêtes à caractère rituel ou politique. Demandant parfois plusieurs années de préparation, et impliquant des milliers de participants, ces cérémonies se déroulent alors sur plusieurs semaines, avec des phases de repos de 3 à 5 jours. Elles se terminent généralement par une danse se formant en rond autour d’un mât cérémoniel : c’est cette danse que les Européens renommeront le pilou<em>, </em>à la façon d’un <em>pars pro toto</em>.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/06/17-501937.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="wp-image-3038 size-medium aligncenter" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/06/17-501937-225x300.jpg" alt="17-501937" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/17-501937-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/17-501937-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/17-501937.jpg 488w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p>La maquette du musée de l’Armée semble représenter ici cette danse de clôture du pilou : un plateau central est surmonté d’un poteau anthropomorphe autour duquel des danseurs tournent et des musiciennes assises marquent la cadence.</p>
<p>Le poteau central, souvent réalisé dans le bois massif d’un arbre mort, représente le défunt parmi les vivants. Il est selon Maurice Leenhardt le « <em>corps de danse </em>» [2], et n’intervient dans les pilous que lors de cette ultime étape de clôture. Généralement orné de coquillages et de banderoles, il est ici représenté sans ces éléments, peint et anthropomorphe. Il se rapproche formellement des appliques de portes de cases, qui auraient pu inspirer l’artiste ici.</p>
<p>Les protagonistes de la scène ont été modelés à la main en terre crue autour de petits bâtonnets en bois léger, puis peints de couleurs vives. Tous sont ornés de colliers de perles en coquillage blanc et liens de laine rouge, vêtus de jupes en <em>tapa </em>(étoffe d’écorce battue) pour les femmes, et de pagnes-ceintures pour les hommes. Les femmes tiennent dans les mains des battoirs en écorce ou de bambou qui, frappés l’un contre l’autre et couplés à des chants et des sifflements aigus, rythment les pas des danseurs [3]. Ces derniers brandissent des armes de guerre, tout en tournant autour du poteau : il s’agit de massues dites « bec d’oiseau » ou « bec de tortue », et de massues-sagaies dont la partie distale est en forme de losange. Des armes de parade plutôt que de combat, qui indiquent ici la valeur guerrière de la danse effectuée.</p>
<p style="text-align: center"><img loading="lazy" class="aligncenter size-medium wp-image-3037" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/06/17-501928-200x300.jpg" alt="17-501928" width="200" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/17-501928-200x300.jpg 200w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/17-501928-80x120.jpg 80w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/17-501928.jpg 434w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Deux pièces à la facture et au style proches sont aujourd’hui conservées au musée du Quai Branly – Jacques Chirac [4] montrant des scènes similaires, au nombre de protagonistes et aux choix de représentation toutefois libres. Si elles démontrent la pluralité des danses du pilou, elles permettent également de s’interroger sur l’origine de ces maquettes.</p>
<p style="text-align: center"><img loading="lazy" class="aligncenter size-medium wp-image-3036" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/06/17-501923-200x300.jpg" alt="17-501923" width="200" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/17-501923-200x300.jpg 200w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/17-501923-80x120.jpg 80w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/17-501923.jpg 434w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></p>
<p>Le registre d’entrée de la maquette du musée de l’Armée en 1982 nous apporte en cela un indice précieux : la donatrice nous informe notamment qu’elle aurait été réalisée par un déporté de la Commune. En effet, de 1872 à 1880, la Nouvelle-Calédonie est un territoire de déportation politique pour le gouvernement français, et plusieurs milliers d’insurgés de la Commune y purgent leur peine. Particulièrement impressionnants, et dotés d’une forte connotation socio-politique, les pilous font partie des scènes ayant marqué l’imaginaire des Européens. Ils seront, de fait, interdits en 1878 par l’administration à la suite de la révolte kanak menée contre l’expropriation de leurs terres la même année. Ceux pratiqués alors en France durant les deux décennies suivantes, bercés par l’image du guerrier cannibale véhiculée dans l’exposition universelle de 1889, seront alors dénués de tout contexte cérémoniel.</p>
<p>Métisse tant par sa facture que par le sujet qu’elle met en lumière, cette maquette constituerait ainsi un rare témoignage visuel d’une danse de clôture de pilou, avant l’interdiction de sa pratique. Probablement créée d’une main européenne, la part de mystère qui l’accompagne subsiste, mais sa redécouverte permet d’ouvrir un regard nouveau sur les collections du musée de l’Armée.</p>
<p>Enora Gault, assistante au département Iconographie</p>
<p>[1] <em>Kanak, L’art est une parole</em>, Musée du Quai Branly, 2013, p.210.<br />
[2] LEENHARDT Maurice, <em>Le pilou, moment culminant de la société</em>, Ed. Grain de Sable, Paris, 1999, p. 65.<br />
[3] AMMANN Raymond, « Le rythme kanak », <em>Cahiers d’ethnomusicologie</em>, 10 | 1997, 237-272.<br />
[4] Inv. 71.1975.126.1.1-15 et 72.2012.0.26.1-16.</p>
<p>Photo © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/et-ca-tournait-une-maquette-de-la-danse-du-pilou-nouvelle-caledonie-au-musee-de-larmee/">« Et ça tournait… ». Une maquette de la danse du Pilou (Nouvelle Calédonie) au musée de l’Armée</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>La restauration d&#8217;une pièce rare : une grenade à fusil du XVIIIe siècle</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/la-restauration-dune-piece-rare-une-grenade-a-fusil-du-xviiie-siecle/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Jun 2017 13:08:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accrochages et présentation]]></category>
		<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[pièce insolite]]></category>
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		<description><![CDATA[Les collections d’un musée consacré aux armes peuvent réserver de désagréables surprises. Le cas s’est présenté il y a quelques années, lorsqu’une inspection des spécialistes de la Sécurité Civile avait révélé qu’une grenade à fusil datant du XVIIIe siècle, conservée dans une réserve sécurisée, était toujours porteuse de sa charge explosive. Celle-ci, composée de poudre [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les collections d’un musée consacré aux armes peuvent réserver de désagréables surprises. Le cas s’est présenté il y a quelques années, lorsqu’une inspection des spécialistes de la Sécurité Civile avait révélé qu’une grenade à fusil datant du XVIIIe siècle, conservée dans une réserve sécurisée, était toujours porteuse de sa charge explosive. Celle-ci, composée de poudre noire ancienne, ne présentait pas de risque majeur mais nécessitait néanmoins une intervention.</strong></p>
<p>Ce type de grenade destinée à être propulsée par un « fusil-obusier », était utilisé notamment pour la guerre de siège et fonctionnait comme les obus d’artillerie de l’époque. Au départ du coup, la charge propulsive contenue dans le canon du fusil-obusier expulsait la grenade et mettait le feu à la poudre contenue dans le tube de bois qui rejoint la grenade à travers le sabot en bois, lui aussi. Cette poudre se consumait dans le tube durant le vol du projectile. Après quelques secondes, la flamme atteignait la sphère contenant la charge de la grenade et provoquait son explosion.</p>
<div id="attachment_3020" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/06/12-578481.jpg" target="_blank"><img aria-describedby="caption-attachment-3020" loading="lazy" class="wp-image-3020 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/06/12-578481-300x224.jpg" alt="Fusil lance grenade ou fusil obusier, France, 1747" width="300" height="224" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/12-578481-300x224.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/12-578481-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/12-578481.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><p id="caption-attachment-3020" class="wp-caption-text">Fusil lance grenade ou fusil obusier, France, 1747</p></div>
<div id="attachment_3022" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/06/12-573468-e1496320558884.jpg" target="_blank"><img aria-describedby="caption-attachment-3022" loading="lazy" class="wp-image-3022 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/06/12-573468-e1496320558884-300x237.jpg" alt="Grenade à fusil explosée, XVIIIe siècle" width="300" height="237" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/12-573468-e1496320558884-300x237.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/12-573468-e1496320558884-152x120.jpg 152w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/12-573468-e1496320558884.jpg 523w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><p id="caption-attachment-3022" class="wp-caption-text">Grenade à fusil explosée, XVIIIe siècle</p></div>
<p>Un exemplaire de ces grenades, rares, était déjà présenté dans les salles, sans risque puisqu’il avait déjà explosé. Le second exemplaire, chargé, était, quant à lui, muni d’une bonnette de toile collée destinée à solidariser l’ensemble sphère/tube métallique et le sabot de bois, détail tout à fait exceptionnel. Malheureusement, la neutralisation de l’engin a détérioré la partie textile de l’objet qui, pour d’évidentes raison de sécurité, n’a pu faire l’objet d’un démontage « scientifique ».</p>
<div id="attachment_3021" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/06/15-534795.jpg" target="_blank"><img aria-describedby="caption-attachment-3021" loading="lazy" class="wp-image-3021 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/06/15-534795-300x229.jpg" alt="Grenade à fusil avant restauration" width="300" height="229" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/15-534795-300x229.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/15-534795-157x120.jpg 157w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/15-534795.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><p id="caption-attachment-3021" class="wp-caption-text">Grenade à fusil avant restauration</p></div>
<p>Après cette neutralisation, Isabelle Grisolia, restauratrice textile au musée de l’Armée a donc entamé une restauration qui s’est avérée complexe. Le textile qui permet de maintenir ensemble les pièces de bois et de métal de la grenade, vient en effet s’enrouler en spirale autour de l’objet auquel il est maintenu par un lien serré sur le bois. Un deuxième lien, aujourd’hui disparu, resserrait la partie supérieure. La difficulté de la restauration venait de la fragilité du textile mais aussi de son montage en spirale, enfin du fait qu’il fallait intervenir sans procéder au démontage. C’est donc une crêpeline de soie, préalablement teinte, placée au revers du tissu et maintenue par des points de restauration, qui a permis sa consolidation. Pour restituer à la grenade son aspect initial, une pièce de coton a été introduite dans la partie supérieure et pour protéger l’ensemble une seconde crêpeline est venue recouvrir le textile. L’objet a  désormais rejoint les salles du département moderne, où il est exposé dans la vitrine consacrée à la guerre de siège au XVIIIe siècle.</p>
<div id="attachment_3019" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/06/17-550389-e1496322270924.jpg" target="_blank"><img aria-describedby="caption-attachment-3019" loading="lazy" class="wp-image-3019 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/06/17-550389-e1496322270924-300x223.jpg" alt="Grenade à fusil après restauration" width="300" height="223" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/17-550389-e1496322270924-300x223.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/17-550389-e1496322270924-162x120.jpg 162w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/06/17-550389-e1496322270924.jpg 485w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><p id="caption-attachment-3019" class="wp-caption-text">Grenade à fusil après restauration</p></div>
<p>Isabelle Grisolia, Dominique Prévôt</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/la-restauration-dune-piece-rare-une-grenade-a-fusil-du-xviiie-siecle/">La restauration d’une pièce rare : une grenade à fusil du XVIIIe siècle</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Angélique, femme-soldat</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Aug 2016 09:29:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En uniforme et légèrement de trois-quarts, un vétéran des guerres révolutionnaires arbore sur sa poitrine la médaille de Sainte-Hélène et la croix de la Légion d’honneur. Il s’agit d’un portrait d’officier subalterne, de petites dimensions et peint sur un fond uni, comme tant d’autres au XIXe siècle. Rien d’exceptionnel si ce n’est que ce vieux [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>En uniforme et légèrement de trois-quarts, un vétéran des guerres révolutionnaires arbore sur sa poitrine la médaille de Sainte-Hélène et la croix de la Légion d’honneur. Il s’agit d’un portrait d’officier subalterne, de petites dimensions et peint sur un fond uni, comme tant d’autres au XIXe siècle. Rien d’exceptionnel si ce n’est que ce vieux sous-lieutenant est… une femme !</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/07/Angelique-Duchemin-Portrait-reduit.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="wp-image-2761 size-medium aligncenter" title="Angélique Duchemin, femme-soldat" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/07/Angelique-Duchemin-Portrait-reduit-221x300.jpg" alt="Angélique Duchemin, femme-soldat" width="221" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/07/Angelique-Duchemin-Portrait-reduit-221x300.jpg 221w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/07/Angelique-Duchemin-Portrait-reduit-88x120.jpg 88w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/07/Angelique-Duchemin-Portrait-reduit.jpg 755w" sizes="(max-width: 221px) 100vw, 221px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Angélique Marie Josèphe Duchemin, veuve Brulon (1772-1859), nous fait face [1]. Première femme nommée Chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur le 15 août 1851, elle nous toise d’un œil sévère.</p>
<p style="text-align: justify">Née en 1772 à Dinan, petite-fille, fille, sœur puis épouse de militaire, elle est cantinière dans le 42e régiment d’infanterie avant de prendre les armes à la mort de son mari en 1792. Les guerres révolutionnaires font rage. La jeune République doit affronter les troupes de la Première Coalition [2] décidées à entraver ses ambitions expansionnistes. En ces temps agités, Angélique Duchemin se distingue en Corse contre les Anglais, notamment lors de la défense du fort de Gesco puis au cours du siège de Calvi en 1794. Gravement blessée, elle demande à se retirer aux Invalides, privilège qui lui est accordé en 1802. Elle est d’ailleurs la première femme à y être acceptée. Elle y meurt en 1859 à l’âge de 88 ans.</p>
<p style="text-align: justify">Si les femmes appartiennent pleinement à la société militaire sous l’Ancien Régime, les rôles sont clairement répartis : l’homme est au front, la femme au camp. Les bouleversements sociaux et politiques impliqués par la Révolution française facilitent toutefois des comportements transgressifs [3] : quelques femmes se travestissent et prennent les armes [4]. La République endigue le phénomène par décret dès le 30 avril 1793 : « Toutes les femmes inutiles au service des armées » doivent quitter les camps et cantonnements (Art.I). En d’autres termes, les blanchisseuses, les cantinières et les vivandières peuvent rester (Art.II) mais les combattantes sont congédiées (Art.XI). Retour à l’ordre oblige, toute confusion des genres est proscrite. Cas rare, Angélique Duchemin n’est pas inquiétée. Citée par ses supérieurs pour sa bravoure au combat, elle ne quitte le service actif qu’un an après la promulgation du décret.</p>
<p style="text-align: justify">Sa valeur n’est pourtant reconnue par les plus hautes autorités que bien plus tard. Elle est nommée sous-lieutenant invalide en 1822 sous le règne restauré des Bourbons, puis Chevalier de la Légion d’honneur en 1851 sous la présidence de Louis-Napoléon, futur Napoléon III. La médaille de Sainte Hélène, destinée aux vétérans des guerres de la République et de l’Empire, lui est remise l’année même de sa création, en 1857. C’est donc en tant qu’officier subalterne, et reconnue comme tel par l’armée, qu’elle est représentée. Ce portrait, vraisemblablement posthume et idéalisé [5], fait d’Angélique Duchemin une figure digne de rejoindre la galerie des héros de temps glorieux. Le tableautin a d’ailleurs été un temps accroché à la vue de tous dans le réfectoire des Invalides, parmi d’autres images guerrières.</p>
<p style="text-align: justify">Comme dans le décret  de sa nomination au grade de Chevalier publié dans <em>Le Moniteur</em>, tout inclinerait à croire que le sous-lieutenant Brulon est un homme [6], si ce n’est l’inscription en lettres rouges capitales qui lève toute ambiguïté sur son sexe. Le peintre craignait-il que cela nous échappe ? Il s’agit, après tout, d’une femme peu commune qui s’est affranchie des codes établis. Elle a manié des armes, usé de la violence et certainement ôté la vie, des prérogatives pourtant « naturellement » masculines [7] ou considérées comme telles en son temps. Sa condition de femme est finalement transcendée par son statut de héros. Ce portrait-souvenir lui rend hommage.</p>
<p>Clémence Laurent<br />
Département Experts et Inventaire</p>
<p style="text-align: justify">[1] Verlynde, <em>Angélique Duchemin, veuve Brulon</em>, 2e moitié du XIXe siècle, huile sur bois, 0,326 x 0,240 m (Inv.9167).<br />
[2] Les royaumes de Grande-Bretagne, d’Espagne, de Prusse, de Bohême et de Hongrie, du Portugal, de Sardaigne, des Deux-Siciles, les Provinces Unies et le Saint-Empire.<br />
[3] Dominique Godineau, « De la guerrière à la citoyenne. Porter les armes pendant l’Ancien Régime et la Révolution française »,<em> Clio. Histoire‚ femmes et sociétés</em>, 20 | 2004.<br />
[4] <em>L’inventaire des femmes soldats de la Révolution et de l&rsquo;Empire</em>, réalisé par l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (disponible en ligne <span style="color: #0000ff"><a style="color: #0000ff" href="https://ihrf.univ-paris1.fr/enseignement/outils-et-materiaux-pedagogiques/textes-et-sources-sur-la-revolution-francaise/jean-clement-martin-femmes-soldats-de-la-revolution-et-de-lempire/" target="_blank">ici</a></span>) en recense 74 au minimum.<br />
[5] Son âge (plus de 80 ans, tout de même !) ne transparaît aucunement, ce qui n’est pas le cas d’un portrait lithographié de 1832 par Alfred-François Lemoine, certainement « d’après nature » et qui a pu inspirer Verlynde.<br />
[6] « Brulon (Angélique-Marie-Joseph [sic]), sous-lieutenant invalide : compte 7 années de service effectif, 7 campagnes et 3 blessures. S’est distingué [sic] plusieurs fois notamment en Corse en défendant un poste contre les Anglais, le 5 prairial an II [juin 1794] », <em>Le Moniteur</em>, 19 août 1851. L’erreur est corrigée deux jours plus tard.<br />
[7] « Gardons-nous d’intervertir l’ordre de la nature ; elle n’a point destiné les femmes à donner la mort ; leurs mains délicates ne furent point faites pour manier le fer, ni pour agiter des piques homicides. », propos du député Dehaussy-Robecourt devant l’Assemblée législative le 6 mars 1792.</p>
<p style="text-align: justify">© Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais image musée de l&rsquo;Armée</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/angelique-femme-soldat/">Angélique, femme-soldat</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Acquisition : Le collier du chien du baron de Helldorf</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jun 2016 10:12:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les collections du département moderne viennent de s’enrichir d’un objet d’une typologie un peu particulière, un collier de chien. Comme l’indique une inscription gravée sur ce collier, il était destiné à un chien ayant appartenu au baron Maurice de Helldorf (1748- ?), capitaine au régiment de cavalerie Royal-Allemand. Cet imposant collier de 14 cm de diamètre [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les collections du département moderne viennent de s’enrichir d’un objet d’une typologie un peu particulière, un collier de chien. Comme l’indique une inscription gravée sur ce collier, il était destiné à un chien ayant appartenu au baron Maurice de Helldorf (1748- ?), capitaine au régiment de cavalerie Royal-Allemand.</strong></p>
<div id="attachment_2738" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-2738" loading="lazy" class="size-medium wp-image-2738" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/06/16-523625-300x200.jpg" alt="Collier de chien, vers 1772, France" width="300" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/06/16-523625-300x200.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/06/16-523625-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/06/16-523625.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><p id="caption-attachment-2738" class="wp-caption-text">Collier d&rsquo;un chien ayant appartenu au baron de Helldorf, vers 1772, France</p></div>
<p>Cet imposant collier de 14 cm de diamètre est fait de deux pièces de laiton reliées par une charnière et fermant, à l’origine, par une pièce mobile formant boucle. Il est souligné par une bordure ourlée dessinant un cadre que longe une ligne de trous laissant penser que la pièce était doublée d’une bande de cuir ou de tissu. L’une des pièces est gravée de l’inscription : <em>J&rsquo;appartiens à Mr le baron de Helldorf rue du Jardinet &#8211; Capitaine de Royal Almand Cavalerie</em> et porte les armoiries d’alliance des familles de Helldorf et de Creil. L’autre pièce porte un fort piton de fer forgé servant d’accroche à la laisse.</p>
<p>La famille de Helldorf fait partie de la haute noblesse saxonne. Charles Auguste ( ?- ?) de Helldorf, père de Maurice, est capitaine d’une des compagnies du régiment de Saxe dans les années 1740. Proche de Maurice de Saxe (1696-1750), il porte le cœur du maréchal lors de ses funérailles. Maurice se forme au métier des armes lors de son passage dans la deuxième compagnie des Mousquetaires, compagnie à laquelle il appartient encore en 1764, lorsqu’il épouse Louise-Félicité Emilie de Creil ( ?- ?). La présence du chevalier de Helldorf est par la suite attestée au sein du régiment Royal-Allemand en 1772.</p>
<p>Le musée de l’Armée conserve déjà un collier de cette nature (Inv. 5831) mais il est très lacunaire et la personnalité de l’officier dont le nom est gravé dessus, monsieur de Chenelette, est encore imprécise.</p>
<div id="attachment_2732" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><img aria-describedby="caption-attachment-2732" loading="lazy" class="size-medium wp-image-2732" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/06/16-529983-300x200.jpg" alt="fragment de collier de Chien" width="300" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/06/16-529983-300x200.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/06/16-529983-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/06/16-529983.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><p id="caption-attachment-2732" class="wp-caption-text">Fragment de collier de Chien, fin du 18e siècle</p></div>
<p>Un dernier exemplaire comparable est conservé au musée de la Chasse et de la Nature. Le chien qui le portait appartenait à M. de Martigny, aide-major au régiment de cavalerie de Penthièvre entre 1766 et 1771. La proximité chronologique ainsi que la similitude formelle de ces objets semblent suggérer une pratique, chez certains officiers, consistant à faire de leur animal de compagnie un marqueur social indiquant leur qualité et leur niveau hiérarchique.</p>
<p>On ne sait malheureusement rien du chien qui a porté ce collier. Les chiens dont on s’entoure à l’époque sont de petite taille, bichon, cocker spaniel ou des chiens de taille moyenne comme les épagneuls et certaines variétés de lévriers. La taille de l’objet évoque un chien de forte carrure, du type dogue qui est, lui, plus souvent utilisé pour la chasse, un usage qu’on s’explique mal dans un contexte citadin, la rue du Jardinet se situant dans l’actuel sixième arrondissement de Paris.</p>
<p>Cet objet, témoignant du mode de vie aristocratique de certains officiers contraste avec le quotidien plus austère de la troupe. II fait aussi écho à d&rsquo;autres objets des collections du musée de l&rsquo;armée : le tableau <em>Soldats d&rsquo;infanterie au camp de Châlons</em> peint en 1864 par Alexandre Eugène Bellangé, la <em>Valiant dog decoration</em> décernée à Bacchus mascotte du sous-marin le Rubis, concourant ainsi à retracer les relations entre monde militaire et monde animal sur le temps long.</p>
<p>Dominique Prévôt, C.E.D., Département Moderne</p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/acquisition-le-collier-du-chien-du-baron-de-helldorf/">Acquisition : Le collier du chien du baron de Helldorf</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>La guerre de Succession d’Autriche dans les salles du département moderne</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jun 2016 09:02:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accrochages et présentation]]></category>
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		<category><![CDATA[Marie-Thérèse d'Autriche]]></category>
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		<description><![CDATA[Si la bataille de Fontenoy domine l&rsquo;évocation qui est faite de guerre de Succession d’Autriche (1740-1748) dans les salles du département moderne, une vitrine évoque néanmoins les origines de ce conflit et le contexte politique au sein du Saint-Empire romain germanique. A l&rsquo;origine y était présentée une pertuisane aux armes de l’Empereur Charles VI qui avait promulgué [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Si la bataille de Fontenoy domine l&rsquo;évocation qui est faite de guerre de Succession d’Autriche (1740-1748) dans les salles du département moderne, une vitrine évoque néanmoins les origines de ce conflit et le contexte politique au sein du Saint-Empire romain germanique. A l&rsquo;origine y était présentée une pertuisane aux armes de l’Empereur Charles VI qui avait promulgué en 1713 la Pragmatique Sanction, un édit qui assurerait à sa fille Marie-Thérèse (1717-1780) le titre d’Archiduchesse d’Autriche, de reine de Bohème, de « roi » de Hongrie ainsi que la possession des Pays-Bas et de territoires italiens.</strong></p>
<div id="attachment_2628" style="width: 271px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/04/08-520532.jpg"><img aria-describedby="caption-attachment-2628" loading="lazy" class="wp-image-2628 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/04/08-520532-261x300.jpg" alt="L'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche en reine de Hongrie" width="261" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/08-520532-261x300.jpg 261w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/08-520532-104x120.jpg 104w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/08-520532.jpg 567w" sizes="(max-width: 261px) 100vw, 261px" /></a><p id="caption-attachment-2628" class="wp-caption-text">Marie-Thérèse d&rsquo;Autriche en reine de Hongrie.</p></div>
<p>Par une intense activité diplomatique l&rsquo;Empereur avait réussit à imposer ce texte aux états européens mais lorsqu&rsquo;il meurt en 1740, Charles-Albert de Bavière (1697-1745) dénonce la Pragmatique Sanction et prétend à l&rsquo;héritage de Marie-Thérèse. Un  jeu d’alliances complexe fait alors basculer l’Europe dans la guerre à la faveur de laquelle Charles devient l’empereur Charles VII, en 1742. Un drapeau bavarois et un sabre portant son chiffre impérial illustraient cette période.</p>
<p>En 2012, le récolement des collections du XVIIIe siècle conservées dans l’Arsenal avait permis de distinguer certaines pièces pertinentes pour étayer ce propos. Pour des raisons de conservation, le drapeau a donc été mis en réserve et remplacé par des armes permettant d&rsquo;évoquer ce contexte politique. Parmi cet ensemble, deux pièces méritent une attention particulière.</p>
<div id="attachment_2630" style="width: 236px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/04/16-518052.jpg"><img aria-describedby="caption-attachment-2630" loading="lazy" class="size-medium wp-image-2630" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/04/16-518052-226x300.jpg" alt="Pertuisane au chiffre de Charles-Albert, électeur de Bavière, 1741" width="226" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518052-226x300.jpg 226w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518052-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518052.jpg 490w" sizes="(max-width: 226px) 100vw, 226px" /></a><p id="caption-attachment-2630" class="wp-caption-text">Pertuisane aux armes de l&rsquo;électeur de Bavière, 1677-1741.</p></div>
<p>La première est une pertuisane bavaroise de la fin du XVIIe siècle dont le fer, entièrement gravé et rehaussé de dorures, porte les armes de l’électeur de Bavière ainsi que l’inscription <em>ANNO 1677</em>, indiquant que l’objet a été réalisé sous le règne de l’électeur Ferdinand Marie (1636-1679). Cette date a ensuite été martelée et remplacée par une autre, grossièrement gravée : <em>CACHIB 1741,</em> une inscription qui signifie <em>Carl Albrecht Curfürst Herzog In Bayern</em> (Charles Albert électeur-duc en Bavière).</p>
<div id="attachment_2632" style="width: 223px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/04/16-518052détail.jpg"><img aria-describedby="caption-attachment-2632" loading="lazy" class="size-medium wp-image-2632" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/04/16-518052détail-213x300.jpg" alt="Pertuisane au chiffre de Charles-Albert, électeur de Bavière, 1741. Détail." width="213" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518052détail-213x300.jpg 213w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518052détail-85x120.jpg 85w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518052détail.jpg 365w" sizes="(max-width: 213px) 100vw, 213px" /></a><p id="caption-attachment-2632" class="wp-caption-text">Pertuisane aux armes de l&rsquo;électeur de Bavière, 1677-1741. Détail.</p></div>
<p>Elle indique que Charles Albert, encore duc de Bavière et membre du collège chargé d’élire l’Empereur a équipé ses gardes d’une arme ancienne remise au goût du jour, selon une pratique courante au XVIIIe siècle, semble-t-il.</p>
<div id="attachment_2629" style="width: 236px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/04/16-518049.jpg"><img aria-describedby="caption-attachment-2629" loading="lazy" class="size-medium wp-image-2629" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/04/16-518049-226x300.jpg" alt="Pertuisane du régiment Grafen von Seckerdorff, vers 1742" width="226" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518049-226x300.jpg 226w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518049-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518049.jpg 490w" sizes="(max-width: 226px) 100vw, 226px" /></a><p id="caption-attachment-2629" class="wp-caption-text">Pertuisane du régiment Grafen von Seckendorff, vers 1742.</p></div>
<p>La deuxième pièce est une pertuisane de sergent du régiment <em>Grafen von Seckendorff</em>. Friedrich Heinrich von Seckendorff (1673-1763),  originaire de Bavière, entre au service de l’Empire en 1717 avec le grade de <em>Feldmarschallleutnant</em>.  Il est en outre chargé de missions diplomatiques, contribuant à faire accepter la Pragmatique Sanction par certains états d’Europe du Nord. En 1737, après un revers subi lors de la guerre contre les turcs (1735-1739), le maréchal von Seckendorff est emprisonné. Libéré en 1740 par l’archiduchesse Marie-Thérèse et convaincu que cette sanction était imméritée, il demande pour la période de son emprisonnement des arriérés de solde qui lui sont refusés. Il se met alors au service de Charles VII qui le nomme Feld-maréchal. Durant la guerre , il reprend Munich passée sous domination autrichienne en 1742 et, par une série de victoires en 1743 et 1744 repousse l’ennemi jusqu’en Bohème. Il négocie l’année suivante la paix de Füssen (22 avril 1745) qui met un terme aux hostilités entre la Bavière et l’Autriche. En effet, Charles VII meurt en janvier et son successeur Maximilien-Joseph (1727-1777) renonce au titre d&rsquo;Empereur et à l&rsquo;héritage autrichien.  Cette pertuisane, portant l&rsquo;inscription <em>Grafen von Seckendorff </em>dans un phylactère ainsi que le chiffre de l&rsquo;Empereur, deux C entrelacés autour d&rsquo;un sept en chiffres romains, date donc de la période 1742-1745.</p>
<div id="attachment_2631" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/04/16-518049detail.jpg"><img aria-describedby="caption-attachment-2631" loading="lazy" class="wp-image-2631 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/04/16-518049detail-300x243.jpg" alt="Pertuisane du régiment Grafen von Seckerdorff, vers 1742. Détail " width="300" height="243" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518049detail-300x243.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518049detail-147x120.jpg 147w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518049detail.jpg 640w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><p id="caption-attachment-2631" class="wp-caption-text">Pertuisane du régiment Grafen von Seckendorff, vers 1742. Détail.</p></div>
<div id="attachment_2745" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/06/1505_departement-moderne_PS_008.jpg" target="_blank"><img aria-describedby="caption-attachment-2745" loading="lazy" class="wp-image-2745 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/06/1505_departement-moderne_PS_008-300x212.jpg" alt="Vitrine CIRCAR14, salles du département Moderne." width="300" height="212" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/06/1505_departement-moderne_PS_008-300x212.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/06/1505_departement-moderne_PS_008-170x120.jpg 170w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/06/1505_departement-moderne_PS_008-768x542.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/06/1505_departement-moderne_PS_008.jpg 1000w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><p id="caption-attachment-2745" class="wp-caption-text">Vitrine CIRCAR14, salles du département Moderne.</p></div>
<p>Objets composant la vitrine :</p>
<ul>
<li>Sabre d’officier de hussards, vers 1742, Bavière (Inv. 2710 Po)</li>
<li>Quatre couteaux de brèche aux armes de l’Empire, vers 1730, par Johannes Philipp Kirschbaum à Solingen (Inv. 2012.0.229, 2012.0.231, 2012.0.232, 2012.0.233)</li>
<li>Épieu d’officier, vers 1720-1730, Bavière (Inv. 182 Po)</li>
<li>Pertuisane aux armes de l’électeur de Bavière, 1677-1741 (2012.0.190)</li>
<li>Deux pertuisanes d’officier aux armes de l’empereur Charles VI, vers 1730 (Inv. 20564, 2012.0.161)</li>
<li>Hallebarde d’officier, vers 1730-1740, État du Saint-Empire (Inv. 759 I)</li>
<li>Pertuisane de Trabant des Cent-Suisses de la garde de l’électeur de Saxe, vers 1725 (Inv. 2012.0.280)</li>
<li>Pertuisane de sergent du régiment d’infanterie Von Seckendorf, vers 1742, Bavière (Inv. 2012.0.160)</li>
<li>Sabre d’officier de la garde de l’électeur de Saxe, vers 1740 (Inv. J 321)</li>
</ul>
<p>Dominique Prévôt, C.E.D, département Moderne</p>
<p>Crédits photos : ©Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais</p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/la-guerre-de-succession-dautriche-dans-les-salles-du-departement-moderne/">La guerre de Succession d’Autriche dans les salles du département moderne</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Les emblèmes du régiment de cavalerie de Penthièvre</title>
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		<pubDate>Wed, 25 May 2016 07:34:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[pièce insolite]]></category>
		<category><![CDATA[Etendard Guidon Cavalerie Penthièvre Persée]]></category>
		<category><![CDATA[Louis XIV]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2677" style="width: 235px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-2677" loading="lazy" class="size-medium wp-image-2677" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/05/10-525673L-e1463070678146-225x300.jpg" alt="Hampe d'étendard du régiment Penthièvre-cavalerie." width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/10-525673L-e1463070678146-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/10-525673L-e1463070678146-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/10-525673L-e1463070678146-768x1026.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/10-525673L-e1463070678146-767x1024.jpg 767w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/10-525673L-e1463070678146.jpg 1123w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /><p id="caption-attachment-2677" class="wp-caption-text">Hampe d&rsquo;étendard du régiment Penthièvre-cavalerie. Inv. 2010.21.1.</p></div>
<p>En 2010, le musée de l’Armée a acquis en vente publique une hampe d’étendard du régiment <em>Penthièvre-Cavalerie</em> (Inv. 2010.21.1). Celle-ci avait rejoint les salles du département moderne, dans la partie consacrée aux emblèmes et à la musique (vitrine 10AR3) et fait l’objet d’une notice dans le portfolio intitulé « <a href="http://www.musee-armee.fr/collections/portfolios/figures-de-soldats.html" target="_blank">Figures de soldats </a>».</p>
<p>Grâce à la Société des Amis du Musée de l’Armée, il a été possible, le temps d’une séance de prises de vues, de rapprocher cette hampe de l&rsquo;étendard qui lui correspond. Cette séance a donc été l’occasion de réunir un moment les deux éléments d’un ensemble exceptionnel puisque l’examen des deux objets laisse à penser qu’ils étaient à l’origine associés. En effet, les stigmates laissés par le clouage de l’étendard à la hampe se superposent parfaitement.</p>
<p>Cet étendard se présente comme un carré de soie rouge cramoisi de 52 centimètres de côté. Les deux faces sont décorées d’une bordure de rinceaux brodés en fils d’or et d’argent, cantonnés aux angles de fleurs de lys. L’avers représente Persée portant le bouclier sur lequel il a fixé la tête de Méduse et chevauchant le cheval Pégase. Le revers est, lui, orné du traditionnel soleil radié surmonté de la devise royale <em>NEC PLURIBUS IMPAR</em>. Les deux faces se répondent puisque Persée est un héros solaire combattant les forces du mal. Pégase, lui, évoque évidemment la vocation équestre du régiment.</p>
<div id="attachment_2704" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><img aria-describedby="caption-attachment-2704" loading="lazy" class="size-medium wp-image-2704" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/05/11-527665-detail-300x265.jpg" alt="Etendard du régiment Penthièvre-cavalerie, avers. Collection privée." width="300" height="265" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/11-527665-detail-300x265.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/11-527665-detail-136x120.jpg 136w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/11-527665-detail-768x679.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/11-527665-detail.jpg 1000w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><p id="caption-attachment-2704" class="wp-caption-text">Etendard du régiment Penthièvre-cavalerie, avers. Collection privée.</p></div>
<div id="attachment_2705" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><img aria-describedby="caption-attachment-2705" loading="lazy" class="size-medium wp-image-2705" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/05/11-527666-detail-300x270.jpg" alt="Etendard du régiment Penthièvre-cavalerie, revers. Collection privée." width="300" height="270" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/11-527666-detail-300x270.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/11-527666-detail-133x120.jpg 133w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/11-527666-detail-768x690.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/11-527666-detail.jpg 1000w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><p id="caption-attachment-2705" class="wp-caption-text">Etendard du régiment Penthièvre-cavalerie, revers. Collection privée.</p></div>
<p>Le régiment de cavalerie des ducs de Penthièvre trouve son origine dans le régiment levé 1674 par le marquis d’Heudicourt ( ?-1720) qui lui donne son nom. Réformé à la paix de Nimègue (1678), il est reconstitué en 1682 sous le nom de <em>Praslin</em>. En 1693, le régiment prend le nom de <em>Toulouse</em>, lorsqu’il devient la propriété du fils naturel de Louis XIV, Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse  (1678-1737). C’est à lui que l’on attribue généralement la paternité du motif de l&rsquo;étendard ainsi que de la devise <em>TERRA.QUE.MARI.QUE</em> (et par terre, et par mer) que celui-ci adopte lorsqu&rsquo;il est élevé à la dignité de Grand-Amiral de France en 1697. A sa mort, en 1737, le régiment est légué à son fils, Louis-Jean-Marie de Bourbon (1725-1793), et prend le nom de <em>Penthièvre.</em></p>
<p>Enfin, en 1776, le régiment devient <em>Penthièvre-dragons</em>. A cette époque, les emblèmes attribués aux régiments de dragons consistent en deux guidons, des drapeaux se terminant par deux pointes, à l&rsquo;image du guidon du régiment <em>La Reine-dragons </em>(Inv. 997.900) conservé dans les collections du musée de l&rsquo;Armée.</p>
<div id="attachment_2680" style="width: 283px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-2680" loading="lazy" class="size-medium wp-image-2680" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/05/06-532322-273x300.jpg" alt="Guidon du régiment la Reine-Dragons" width="273" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/06-532322-273x300.jpg 273w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/06-532322-109x120.jpg 109w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/06-532322.jpg 591w" sizes="(max-width: 273px) 100vw, 273px" /><p id="caption-attachment-2680" class="wp-caption-text">Guidon du régiment la Reine-Dragons, vers 1749. Inv. 997.900</p></div>
<p>Les anciens étendards du régiment de cavalerie de Penthièvre sont alors donnés à Marie-Antoine-Sérapion Reynaud de Monts (?-?), alors colonel en second du régiment. Ces deux ensembles étendards-hampe, conservés dans la famille, sont finalement séparés et les hampes apparaissent ainsi en vente publique.</p>
<p>Dominique Prévôt, C.E.D, département Moderne.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/les-emblemes-du-regiment-de-cavalerie-de-penthievre/">Les emblèmes du régiment de cavalerie de Penthièvre</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Une pièce insolite : la hachette d&#8217;apparat</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2016 08:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
				<category><![CDATA[pièce insolite]]></category>
		<category><![CDATA[hache]]></category>
		<category><![CDATA[hachette]]></category>
		<category><![CDATA[officier]]></category>
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		<description><![CDATA[En qualité d’établissement de référence dans le domaine de l’armement, le musée de l’Armée est régulièrement mis à contribution par des institutions ou/et des particuliers afin d’établir une provenance, une utilisation ou une datation sur des pièces variées. En revanche, il ne peut procéder à aucune expertise chiffrée. C’est ainsi que le département Ancien a [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En qualité d’établissement de référence dans le domaine de l’armement, le musée de l’Armée est régulièrement mis à contribution par des institutions ou/et des particuliers afin d’établir une provenance, une utilisation ou une datation sur des pièces variées. En revanche, il ne peut procéder à aucune expertise chiffrée.</strong></p>
<p>C’est ainsi que le département Ancien a été sollicité à propos d’un fer de hache par un collectionneur. Après examen, un diagnostic a été rédigé et envoyé au collectionneur. La pièce correspondait à une réplique de fer de hachette vraisemblablement utilisée comme bâton de commandement naval par les amiraux italiens au XVIIe siècle et que l’on retrouve notamment sur une nature morte de Peter Boel, artiste flamand actif à Naples vers 1650.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/02/MA_BC_hachette_201602.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2522 size-medium" title="Hachette d'apparat © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Fuzeau" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/02/MA_BC_hachette_201602-300x139.jpg" alt="MA_BC_hachette_201602" width="300" height="139" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/02/MA_BC_hachette_201602-300x139.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/02/MA_BC_hachette_201602-258x120.jpg 258w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/02/MA_BC_hachette_201602.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Le musée de l’Armée possède deux exemplaires de ces armes d’apparat. Comme on le distingue sur l’image ci-dessus, le fer est ajouré, ciselé en haut relief de motifs floraux, de personnages et autres animaux fantastiques. Le fût, en bois de noyer, est lui aussi travaillé et possède comme la plupart des autres spécimens plusieurs trous dans la partie inférieure de la hampe. Un aménagement qui laisse à penser que la hachette pouvait également servir de sifflet, toujours utile à bord d’un vaisseau notamment au moment des manœuvres.</p>
<p>Mais notre exemplaire possède une autre caractéristique. En effet, l’extrémité inférieure de la hampe se dévisse pour laisser apparaître un poinçon doté d’une lame en carrelé très effilée . Poinçon qui devait très efficace dans les combats au corps à corps…</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/02/MA_BC_hachette-ouvert_201602.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2525 size-medium" title="Hachette d'apparat avec un poignard caché dans le manche © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Fuzeau" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/02/MA_BC_hachette-ouvert_201602-300x139.jpg" alt="Hachette, avec un poignard caché dans le manche © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Fuzeau" width="300" height="139" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/02/MA_BC_hachette-ouvert_201602-300x139.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/02/MA_BC_hachette-ouvert_201602-258x120.jpg 258w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/02/MA_BC_hachette-ouvert_201602.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Michaël CESARATTO<br />
Assistant de conservation<br />
Département Ancien du musée de l&rsquo;Armée</p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/armes-insolites-une-hachette-dapparat/">Une pièce insolite : la hachette d’apparat</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Une récompense royale</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Nov 2015 09:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<category><![CDATA[pièce insolite]]></category>
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		<description><![CDATA[L’ouverture prochaine (décembre 2015) des Cabinets insolites, où une salle sera dédiée aux modèles d’artillerie, permettra de réexposer des œuvres que les récents aménagements du musée de l’Armée avaient contraints à une période de repos en réserve. C’est le cas de ce très beau modèle d’artillerie, offert par le roi Louis XV à l’un de [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’ouverture prochaine (décembre 2015) des Cabinets insolites, où une salle sera dédiée aux modèles d’artillerie, permettra de réexposer des œuvres que les récents aménagements du musée de l’Armée avaient contraints à une période de repos en réserve. C’est le cas de ce très beau modèle d’artillerie, offert par le roi Louis XV à l’un de ses officiers, le marquis de Galliffet.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608285.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2355 size-medium" style="margin: auto" title="Canon de marine de 12 livres aux armes de la famille de Galliffet © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608285-225x300.jpg" alt="15-608285" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608285-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608285-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608285.jpg 488w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p>En 1733, à la mort d’Auguste II de Pologne, une guerre éclate entre les partisans des deux candidats au trône : Stanislas Leszczynski, ancien roi de Pologne (1704-1709) soutenu par la France, l’Espagne et la Sardaigne, et Frédéric-Auguste II de Saxe, fils d’Auguste II, soutenu par la Russie et le Saint-Empire.<br />
Les opérations militaires ont principalement lieu en Pologne, dans les États allemands et en Italie. Cependant, des combats navals ont lieu tout au long de la guerre [1]. C’est dans ce contexte que s’illustre Nicolas de Galliffet (1677-1745).</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/06-528042.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2354 size-medium" title="Portrait du roi Louis XV en campagne © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / image musée de l'Armée" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/06-528042-248x300.jpg" alt="06-528042" width="248" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/06-528042-248x300.jpg 248w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/06-528042-99x120.jpg 99w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/06-528042.jpg 538w" sizes="(max-width: 248px) 100vw, 248px" /></a></p>
<p>Au début de la guerre, cet officier d’expérience est capitaine de vaisseau et commande la frégate La Flore, un navire de guerre de 20 canons avec lequel il a déjà mené des combats en mer Méditerranée. En 1735, au large de Cythère, une île grecque située entre le Péloponnèse et la Crète, il affronte un vaisseau du Saint-Empire armé de 40 canons. Le combat dure près de quatre heures et voit le marquis de Galliffet en sortir vainqueur.<br />
En récompense de cette victoire, Nicolas de Galliffet est fait Chevalier de l’Ordre de Saint-Louis, un ordre honorifique créé par Louis XIV pour récompenser les officiers les plus valeureux.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608287.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2352 size-medium" title="Modèle de canon aux armes de la famille de Galliffet (détail du premier renfort) © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608287-300x300.jpg" alt="Modèle de canon aux armes de la famille de Galliffet (détail du premier renfort)" width="300" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608287-300x300.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608287-120x120.jpg 120w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608287.jpg 650w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Louis XV lui offre également un modèle d’artillerie. Au 18e et au 19e siècle, les modèles d’artillerie pouvaient constituer des récompenses remise après un glorieux fait d’arme ou au terme d’une carrière militaire exemplaire. Ce modèle en bronze en est le parfait exemple. Intégralement ciselé, il reprend à l’échelle du 1/6e les proportions d’une pièce de marine de 12 livres.<br />
Au premier renfort se trouvent les armes de Galliffet – de gueules, au chevron d&rsquo;argent, accompagné de trois trèfles d&rsquo;or – surmontées d’une couronne marquisale, tandis que le chiffre du marquis – les lettres N et G en miroir en anglaises entrelacées, également surmontées de la couronne marquisale – se situe sur la volée, finement ciselée et parsemée de fleur de lys. Cependant, ce magnifique objet n’est ni daté, ni signé.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608286.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2356 size-medium" title="Modèle de canon aux armes de la famille de Galliffet (détail de la volée) © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608286-225x300.jpg" alt="Modèle de canon aux armes de la famille de Galliffet (détail de la volée)" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608286-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608286-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608286.jpg 488w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608286.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2353 size-medium" title="Modèle de canon aux armes de la famille de Galliffet (détail de la culasse) © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608288-300x300.jpg" alt="Modèle de canon aux armes de la famille de Galliffet (détail de la culasse)" width="300" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608288-300x300.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608288-120x120.jpg 120w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608288.jpg 650w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Peu après sa victoire, Nicolas de Galliffet est nommé major du port de Toulon, puis, le 15 décembre 1744, chef d&rsquo;escadre des Armées Navales. Selon le Dictionnaire de la noblesse, il avait la « réputation d&rsquo;un des plus braves et meilleurs Officiers de Sa Majesté par la quantité de campagnes qu&rsquo;il a faites et de combats qu&rsquo;il a livrés aux ennemis de l&rsquo;État d&rsquo;où il est sorti toujours victorieux avec des prises considérables et souvent avec des vaisseaux inférieurs » [2].</p>
<p>En 1920, la comtesse de Galliffet fait don de ce modèle – ainsi que des registres d’ordre de la contre-guérilla française du Mexique des années 1865-1867 et d’une lettre autographe de Napoléon III au marquis de Gallifet – au musée de l’Armée, conformément au testament de son défunt mari, le maréchal Gaston de Galliffet (1831-1909).</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>[1] : Cette guerre, appelée guerre de Succession de Pologne, voit les opérations militaires durer jusqu’à la fin de 1735, mais le traité de paix de Vienne – négocié en secret dès cette date – n’est ratifié par les belligérants que le 18 novembre 1738.</p>
<p>[2] : M. de la Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, t. 7, Paris, Antoine Boudet, 1774, p. 54.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/une-recompense-royale/">Une récompense royale</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Un sabre provenant de la bataille de Navarin</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Oct 2015 13:14:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[“Mais autour de nous, quelle scène de dévastation ! une mer chargée de débris et de cadavres, des navires désemparés, criblés de boulets, à moitié brûlés, des embarcations chargées de blessés et de mourants qui imploraient du secours&#8230;” C&rsquo;est en ces termes qu&rsquo;Eugène Sue décrit la baie de Navarin, au lendemain de la bataille du [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>“Mais autour de nous, quelle scène de dévastation ! une mer chargée de débris et de cadavres, des navires désemparés, criblés de boulets, à moitié brûlés, des embarcations chargées de blessés et de mourants qui imploraient du secours&#8230;”</strong></p>
<p><strong>C&rsquo;est en ces termes qu&rsquo;Eugène Sue décrit la baie de Navarin, au lendemain de la bataille du 20 octobre 1827.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-531333.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="alignnone wp-image-2299 size-medium" title="Sabre d'officier (Turquie) ayant appartenu à Eugène Sue © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-531333-300x211.jpg" alt="Sabre ayant appartenu à Eugène Sue" width="300" height="211" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531333-300x211.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531333-170x120.jpg 170w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531333.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Émues par le sort des grecs qui luttent pour leur indépendance depuis 1821, la France, la Grande-Bretagne et la Russie dépêchent une flotte en Grèce pour faire pression sur l&rsquo;Empire Ottoman et imposer un cessez-le-feu. Cette flotte, constituée de 28 navires modernes manœuvrés par des équipages bien entraînés, rejoint l&rsquo;armada turco-égyptienne dans la baie de Navarin, à l&rsquo;ouest du Péloponnèse, au matin du 20. Celle-ci est constituée d&rsquo;environ 80 navires de combat, de transports armés et de brûlots, des bateaux chargés d&rsquo;explosifs que l&rsquo;on lançait sur l&rsquo;ennemi.<br />
La flotte coalisée se déploie pour se livrer à des manœuvres d&rsquo;intimidation. Mais, à la suite de plusieurs méprises, le combat s&rsquo;engage en début d&rsquo;après-midi alors que les navires russes n&rsquo;ont pas pris complètement position. A la nuit tombée, selon l&rsquo;amiral Codrington, commandant la marine anglaise, les ottomans ont perdu une soixantaine de navires et 6000 hommes, les coalisés environ 200 marins.<br />
Cette bataille, premier exemple d&rsquo;ingérence humanitaire de puissances européennes, puis l&rsquo;expédition française de Morée poussent le sultan Mahmoud II à reconnaître l&rsquo;indépendance grecque par le traité d&rsquo;Andrinople, le 14 septembre 1829.<br />
Ce sabre aurait été donné à Marie-Joseph Sue (1804-1857), dit Eugène Sue, par un officier de la marine ottomane au lendemain de cette journée. L&rsquo;auteur bien connu des romans feuilletons <em>Les Mystères de Paris</em> (1842-1843) et <em>Le Juif errant</em> (1844-1845) a commencé sa carrière comme médecin militaire. En effet, élève peu assidu, il abandonne ses études en 1821. Son père, médecin-chef de la maison militaire du roi, l&rsquo;y fait admettre en qualité de médecin stagiaire. En 1823, il participe à la prise du Trocadéro. De retour à Paris en 1825, il reprend contact avec la vie parisienne et mène grand train avec son cousin Ferdinand Langlé. Accablé de dettes, Eugène se rengage comme l&rsquo;y incite son père . Il choisit alors la marine et assiste donc à la bataille de Navarin.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-531334.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2300 size-medium" title="Détail de la garde du sabre d'officier (Turquie) ayant appartenu à Eugène Sue © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-531334-300x300.jpg" alt="Détail de la garde" width="300" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531334-300x300.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531334-120x120.jpg 120w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531334.jpg 650w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Cette arme est constituée d&rsquo;une lame ancienne, de type Kilidj, datant peut-être de la fin du XVIIIe siècle et d&rsquo;une garde dite « à la Blücher » qui équipe le plus souvent  les cavaleries germanique ou anglaise. Ce type de panachage témoigne de la période de réforme que traverse l&rsquo;armée ottomane sous le règne de Mahmoud II qui essaie de créer une nouvelle armée.<br />
Ce sabre, donné au musée de l&rsquo;Armée par un descendant de Ferdinand Langlé devait compléter le costume de velours brodé qu&rsquo;Eugène Sue aurait ramené comme « dépouilles opimes », suivant le portrait que dresse de lui Alexandre Dumas.</p>
<p>Dominique Prévôt, C.E.D, département Moderne</p>
<pre>Crédits photos : © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier</pre><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/un-sabre-provenant-de-la-bataille-de-navarin/">Un sabre provenant de la bataille de Navarin</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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