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	<title>Le blog des collectionsLe blog des collections</title>
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		<title>De l’administration préfectorale à l’Afrique-Equatoriale française : la tunique du gouverneur général des colonies Edouard Renard</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 08:53:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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		<description><![CDATA[Riches et diversifiées, les collections d’uniformes du musée de l’Armée se distinguent aussi par la présence de nombreuses pièces remarquables, témoins matériels de parcours individuels, tantôt brillants, parfois tragiques. C&rsquo;est le cas de cette tunique de gouverneur général des colonies ayant appartenu à Edouard Renard. N° d&rsquo;inventaire : 2019.0.189 Photo (C) Paris &#8211; Musée de [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Riches et diversifiées, les collections d’uniformes du musée de l’Armée se distinguent aussi par la présence de nombreuses pièces remarquables, témoins matériels de parcours individuels, tantôt brillants, parfois tragiques. C&rsquo;est le cas de cette tunique de gouverneur général des colonies ayant appartenu à Edouard Renard.</strong></p>
<p><img loading="lazy" class="size-medium wp-image-3583 aligncenter" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2021/08/20-506408-203x300.jpg" alt="" width="203" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2021/08/20-506408-203x300.jpg 203w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2021/08/20-506408-81x120.jpg 81w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2021/08/20-506408-768x1135.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2021/08/20-506408-693x1024.jpg 693w" sizes="(max-width: 203px) 100vw, 203px" /></p>
<p style="text-align: left">N° d&rsquo;inventaire : 2019.0.189</p>
<p style="text-align: left">Photo (C) Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier</p>
<p>Edouard Renard, de son nom de baptême Georges, Edouard, Alexandre Renard, naît le 3 août 1883 à Oran, en Algérie. Fils de Jules-Edouard Renard, instituteur puis directeur d&rsquo;école, vétéran de la guerre de 1870 et ancien communard déporté en Nouvelle-Calédonie, Edouard Renard suit sa scolarité en Algérie puis en métropole où il intègre le lycée Louis-le-Grand, à Paris. Il étudie les lettres, devenant doctorant, et le droit à l’Université de Toulouse. Le jeune Edouard Renard enchaîne ensuite différents emplois. En 1904, il est ainsi surveillant d’internat au lycée Michelet de Vanves. L’année suivante, en 1905, il entame ce qui sera une longue et brillante carrière au service de l’État. Il rejoint, en effet, en tant qu’attaché, le cabinet du ministre de l’Intérieur puis celui du Président du Conseil en 1906.</p>
<div style="text-align: center">
<div><div id="attachment_3599" style="width: 222px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53178424j"><img aria-describedby="caption-attachment-3599" loading="lazy" class="size-medium wp-image-3599" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2021/08/Edouard-Renard-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2021/08/Edouard-Renard-212x300.jpg 212w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2021/08/Edouard-Renard-85x120.jpg 85w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2021/08/Edouard-Renard.jpg 434w" sizes="(max-width: 212px) 100vw, 212px" /></a><p id="caption-attachment-3599" class="wp-caption-text">[Édouard] Renard (police) [nommé directeur de la Sûreté générale en avril 1927] : [photographie de presse] / [Agence Rol] Agence Rol. Agence photographique</p></div></div>
</div>
<p style="text-align: left">Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France</p>
<p>La carrière d’Edouard Renard prend un nouveau tournant en 1909. Le 21 juillet, il intègre l’administration préfectorale, devenant sous-préfet du Blanc, dans l’Indre. Il est ensuite nommé dans l’Aude, comme sous-préfet de Limoux le 3 mars 1914, puis de Narbonne le 26 septembre 1918. En 1923, il poursuit son action dans ce même département, devenant préfet le 12 avril. Après trois ans à la tête du département de l’Aude, Edouard Renard, fait chevalier de la Légion d’honneur en 1925, prend, en août 1926, la direction du cabinet du ministre de l’Intérieur, Albert Sarraut. En décembre, il devient directeur du personnel et de l’administration générale du ministère de l’Intérieur, puis directeur de la Sûreté générale le 14 avril 1927. Le 19 février 1929, il est nommé préfet de la Seine (note 1). A la tête de cette préfecture, Edouard Renard s’illustre notamment dans l’aménagement de la capitale, poursuivant le démantèlement de l’ancienne enceinte permettant l’édification d’habitations dites « à bon marché », l’extension du réseau de métro ou encore la construction d’équipements publics. Surnommé par certains « le nouveau Haussmann » (note 2), le préfet de la Seine agit également en faveur de l’assistance médicale et s’investit dans la préparation de l’Exposition coloniale de 1931. Cette même année, son action est de nouveau honorée. En effet, par décret du 10 janvier 1931, Edouard Renard est élevé au grade d&rsquo;officier de la Légion d’honneur. C’est son ami et proche collaborateur, le préfet de police de Paris, Jean Chiappe, qui le décore le 4 mai. C’est d’ailleurs au lendemain de la révocation de ce dernier le 3 février 1934, qu’Edouard Renard, mécontent de cette décision, démissionne de son poste.</p>
<p><strong>Le départ pour l&rsquo;Afrique-Equatoriale française</strong></p>
<p>Au cours de cette même année 1934, l’ancien préfet s’embarque dans une nouvelle aventure, loin de Paris et de la métropole. Le 17 juillet, Edouard Renard est en effet nommé gouverneur général de l’Afrique-Equatoriale française (A.-E.F.). Créée en 1910, elle rassemble, sur 2 500 000 kilomètres carrés – plus de quatre fois la superficie de la métropole –, les quatre colonies du Gabon, du Moyen-Congo, de l’Oubangui-Chari et du Tchad. A la tête de l&rsquo;Afrique-Equatoriale française, le gouverneur général, basé à Brazzaville, représente l’État et administre le territoire en son nom.</p>
<p>Le 11 septembre 1934, peu de temps avant son départ pour l’A.-E.F., Edouard Renard fait fabriquer son nouvel uniforme, dont fait partie la tunique conservée au musée de l’Armée. Il s’agit d’une tunique de tenue de service d’hiver, conforme à la description succincte faite en décembre 1933 dans le Bulletin officiel du ministère des Colonies. Confectionnée par le tailleur parisien H. Martin, cette tunique en drap de laine dit « bleu national » se ferme par neuf boutons en métal doré arborant les armes de la République française. Elle comporte, au collet, cinq fixations métalliques pour faux col, ainsi que trois agrafes de fermeture en métal. Les parements de manches, tout comme le collet, sont ornés de broderies en cannetille dorée figurant des feuilles de pensées, surmontées d’une baguette dentelée entre deux câbles. Ils comportent trois rangs de broderies, identifiant un gouverneur général. Deux épaulettes, ornées elles aussi de cannetille, arborant l’insigne propre aux colonies adopté en 1922 – une ancre surmontant un croissant – sont fixées sur la tunique. L’étiquette nominative cousue dans la poche intérieure droite permet d’identifier Edouard Renard comme son ancien propriétaire.</p>
<p>Edouard Renard, qui, le 25 septembre 1934, quitte Paris au milieu de la foule venue le saluer (note 3), est attendu par la population d’Afrique-Equatoriale française. Celle-ci garde en effet un sombre souvenir de son prédécesseur, Raphaël Antonetti, qui dirigeait la colonie depuis 1924. Antonetti est, dans l&rsquo;esprit des populations locales, le responsable des recrutements forcés pour la construction du chemin de fer Congo-Océan de 1923 à 1934, mais aussi de la lutte contre André Matswa et ses partisans anticolonialistes. Ce dernier, ancien tirailleur dans l&rsquo;armée française, est le fondateur, en 1926, de l&rsquo;Amicale des originaires de l&rsquo;Afrique-Equatoriale française, société d’entraide au profit des anciens combattants de l’A.-E.F. L&rsquo;Amicale devient cependant rapidement un groupe politique anticolonial et est dissoute, alors que Matswa est jugé en 1930, dans un climat de contestations, de grèves et d&rsquo;émeutes en A.-E.F. Arrivé à Brazzaville le 18 octobre 1934, Edouard Renard se montre visiblement plus souple que son prédécesseur, allant même jusqu&rsquo;à tolérer l&rsquo;Amicale. A la tête de la colonie, il agit également en faveur de l’instruction et de la santé, faisant notamment construire plusieurs écoles et des dispensaires à Brazzaville. Si ces mesures ont des retombées positives pour les populations autochtones et la colonie, elles profitent avant tout à la puissance impériale française.</p>
<p><strong>Une fin tragique</strong></p>
<p>L’action d’Edouard Renard en A.-E.F. n’est cependant que de courte durée et prend fin tragiquement. Depuis son arrivée à Brazzaville, le gouverneur général s’attache à parcourir le territoire de l’A.-E.F. pour mieux le connaître. Ainsi, au matin du 15 mars 1935, accompagné de son épouse, du chef de bataillon Alfred Bonningue, chef de sa Maison militaire, et de quatre membres d’équipage, Edouard Renard prend place à bord de l’avion trimoteur Bloch 120 mis à sa disposition un mois plus tôt. L’avion décolle de Brazzaville pour une tournée d’inspection en direction du Tchad. Mais alors que l’appareil suit le fleuve Congo vers le nord, les opérateurs radio perdent le contact avec l’avion, pris dans une tornade, environ 1h30 après son décollage.</p>
<p>Bien que des recherches soient lancées au soir du 15 mars, ce n’est que le 19 qu’un avion belge repère les débris du trimoteur qui s’est écrasé près de Bolobo, au Congo belge (aujourd’hui République démocratique du Congo). Alors que la France cite le gouverneur général, le chef de bataillon Bonningue et les quatre membres d’équipage à l’ordre de la Nation, les premières équipes franco-belges se rendent sur les lieux du crash le 22 mars 1935. Les sept corps sont rapatriés à Brazzaville, où des premières obsèques ont lieu, puis en métropole. Un hommage est ensuite rendu aux défunts dans la cour d&rsquo;honneur du ministère des Colonies, à Paris. Le 20 avril 1935, la France salue une dernière fois la mémoire du gouverneur général Renard et des victimes du crash du 15 mars sur l’esplanade des Invalides, où défilent les troupes militaires, sous les yeux du ministre des Colonies, Louis Rollin. Le corps du gouverneur général est enfin inhumé à Somme-Suippe, dans la Marne.</p>
<p>Cette tunique conservée au musée de l’Armée aura ainsi été l’un des derniers uniformes portés par Edouard Renard, dont la brillante carrière au service de l’Etat s’achève brutalement en mars 1935. Si elles s’inscrivent en partie dans la période sombre de la colonisation française, les actions du gouverneur général sont saluées par la presse suite à son décès, qui souligne sa simplicité et son implication. Pour perpétuer sa mémoire, le nom d’Edouard Renard est notamment donné à une place du XIIe arrondissement de Paris dès 1935, mais aussi, à Brazzaville, dans l’ancienne capitale de l’Afrique-Equatoriale française, à une école et à une avenue, toujours dénommée ainsi.</p>
<p>Romain Poudray<br />
Département inventaire, diffusion et histoire des collections</p>
<p>Bibliographie indicative :<br />
&#8211; DEBOFLE P., <em>Un grand commis de l&rsquo;État : Edouard Renard (1883-1935), préfet de la Seine et gouverneur général de l&rsquo;Afrique équatoriale française, In Bulletin de la Société de l&rsquo;histoire de Paris et de l&rsquo;Ile-de-France</em>, Paris, 1983, pp. 317-341.</p>
<p>&#8211; MINISTERE DES COLONIES, <em>Rapport au Président de la République française suivi d’un décret fixant l’uniforme des Gouverneurs généraux, des Gouverneurs des Colonies et des Résidents supérieurs, Paris, 17 décembre 1933</em>, In Bulletin officiel du Ministère des Colonies, 47e année, 1934, pp. 1736-1740.</p>
<p>&#8211; RIOU J.-P. (dir.), <em>Dictionnaire de la France coloniale</em>, Paris, Flammarion, 2007.</p>
<p>&#8211; La <a href="https://basedescollections.musee-armee.fr/ark:/66008/20190189.locale=fr">notice d&rsquo;œuvre de la tunique</a></p>
<p style="text-align: center">&#8212;</p>
<p>Note 1 : Jusqu’en 1968, le département de la Seine rassemble les actuels départements de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Le préfet de la Seine, qui administre cet ensemble ainsi que la Ville de Paris (celle-ci n’ayant plus de maire de 1871 à 1977), a une importance considérable. En 1926, le département rassemble plus de 4 millions d’habitants.</p>
<p>Note 2 : <em>Le Journal</em> n° 15399 du 15 décembre 1934, p. 6b ; <em>Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris</em> n° 30 du 7 février 1934, p. 808.</p>
<p>Note 3 : <em>Le Journal</em> n° 15319 du 26 septembre 1934, p. 2.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/tunique-renard-administration/">De l’administration préfectorale à l’Afrique-Equatoriale française : la tunique du gouverneur général des colonies Edouard Renard</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>« Für den Schutz der Arbeiter-und-Bauern-Macht* » : le casque modèle 56/66 de la Nationale Volksarmee</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Nov 2020 11:25:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les collections du musée permettent de retracer l’histoire d’armées parfois séculaires, mais aussi de forces presque éphémères et aujourd’hui disparues, comme celles de la République démocratique allemande. Trente ans après le démantèlement de la Nationale Volksarmee en 1990, retour sur l’histoire du casque modèle 56, symbole du soldat de la RDA. &nbsp; À l’été 1945, [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><strong>Les collections du musée permettent de retracer l’histoire d’armées parfois séculaires, mais aussi de forces presque éphémères et aujourd’hui disparues, comme celles de la République démocratique allemande. Trente ans après le démantèlement de la <em>Nationale Volksarmee </em>en 1990, retour sur l’histoire du casque modèle 56, symbole du soldat de la RDA.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À l’été 1945, à l’issue de la capitulation allemande, l’accord de Potsdam entérine la division de l’Allemagne vaincue et de Berlin en quatre zones d’occupation attribuées à l’Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS) et aux trois puissances dites occidentales que sont les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France. Rapidement, les relations entre les anciens alliés de l’est et de l’ouest se dégradent, malgré des tentatives de conciliation lors de différentes conférences les réunissant. L’Allemagne occupée est – géographiquement mais surtout politiquement – au cœur de l’opposition entre les deux blocs qui se dessinent. La tension <em>latente</em> entre Occidentaux et Soviétiques se manifeste par différentes crises, notamment par le blocus de Berlin par l’URSS entre juin 1948 et mai 1949. Cette opération est mise en place à la suite de l’introduction, par les Occidentaux d’une nouvelle monnaie, le Deutschmark, à laquelle les Soviétiques s’opposent.</p>
<p>S’il est un échec pour l’Est, le blocus de Berlin contribue à accélérer le processus de division de l’Europe et en particulier de l’Allemagne. En effet, conformément aux discussions de la conférence de Londres de 1948, une assemblée constituante allemande réunie dans la Trizone occidentale adopte une constitution, fondant, le 23 mai 1949, la <em>Bundesrepublik Deutschland</em> (BRD) ou République fédérale d’Allemagne (RFA). Dans la zone soviétique, le même processus s’opère, donnant naissance, le 7 octobre 1949, à la <em>Deutsche Demokratische Republik</em> (DDR) ou République démocratique allemande (RDA). Dans un système d’Etat-parti, le parti socialiste unifié, le SED, met en place en RDA un régime communiste, satellite de l’URSS, dans lequel le contrôle de la population donne aux forces armées une place importante.</p>
<p><strong>Une armée pour la République démocratique allemande</strong></p>
<p>Dès le mois d’octobre 1948, l’URSS lance en effet une remilitarisation de sa zone d’occupation en Allemagne avec la création d’unités d’intervention de la police du peuple (<em>Bereitschaften der Volkspolizei</em>), équipées de matériel soviétique. Le 1er juillet 1952, suivant les directives du Kremlin, le ministre de l’Intérieur de la RDA, Willi Stoph, transforme ces unités en « police du peuple encasernée » ou <em>Kasernierte Volkspolizei</em> (KVP). Bien que la RDA ne dispose pas encore d’armée régulière à proprement parler, elle signe, le 14 mai 1955, avec l’Albanie, la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie, la Tchécoslovaquie et l’URSS une alliance militaire, le Pacte de Varsovie. Celui-ci est conclu comme une réaction à l’intégration de la nouvelle armée de la RFA, la <em>Bundeswehr</em>, dans l’Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord (OTAN), alliance militaire des puissances occidentales. Quelques mois plus tard, la RDA décide de se doter de sa propre armée. Ainsi, le 18 janvier 1956, la loi sur la création de la <em>Nationale Volksarmee</em> (NVA) et du ministère de la Défense lui permet d’acquérir sa propre souveraineté militaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3549" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-3549" loading="lazy" class="size-medium wp-image-3549" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/11/Bundesarchiv_Bild_183-1983-1027-042_DDR_Versetzung_in_die_Reserve-300x215.jpg" alt="" width="300" height="215" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/11/Bundesarchiv_Bild_183-1983-1027-042_DDR_Versetzung_in_die_Reserve-300x215.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/11/Bundesarchiv_Bild_183-1983-1027-042_DDR_Versetzung_in_die_Reserve-168x120.jpg 168w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/11/Bundesarchiv_Bild_183-1983-1027-042_DDR_Versetzung_in_die_Reserve-768x550.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/11/Bundesarchiv_Bild_183-1983-1027-042_DDR_Versetzung_in_die_Reserve.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><p id="caption-attachment-3549" class="wp-caption-text">Soldats est-allemands du Nachrichtenregiment 14 “Harro Schulze-Boysen” rejoignant l&rsquo;armée de réserve après leur service militaire obligatoire à Rotes Luch, Waldsieverdorf (RDA), le 27 octobre 1983. Chacun d’entre eux porte un casque modèle 56/66.<br />Attribution: Bundesarchiv, Bild 183-1983-1027-042 / <a href="https://creativecommons.org/share-your-work/licensing-considerations/compatible-licenses">CC-BY-SA 3.0</a></p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dès sa création, pour ne plus être assimilée à l’armée soviétique, la NVA adopte de nouveaux uniformes et équipements pour ses soldats. Le casque est aussi concerné par ces modifications. Il s&rsquo;agit précisément de remplacer le casque modèle 54, utilisé jusqu&rsquo;alors par « l&rsquo;ancêtre » de la NVA, la KVP, qui rappelle, dans sa forme, les modèles portés dans la Wehrmacht au cours de la Seconde Guerre mondiale. Les regards se tournent rapidement vers des prototypes mis au point à la fin de la guerre mais non adoptés par la Wehrmacht, en particulier les modèles dénommés B et B/II. C&rsquo;est justement Erich Kiesen, employé au sein de la VEB Eisen und Hüttenwerke Thale, entreprise ayant produit les modèles d&rsquo;étude B et B/II, qui est chargé du programme par la NVA. Ces prototypes, qu&rsquo;Erich Kiesen connaît donc parfaitement, ont aussi l&rsquo;avantage d&rsquo;avoir été déjà conçus et testés. En outre, ceux-ci avaient été refusés par l&rsquo;<em>Oberkommando</em> des Heeres et le Führer Adolf Hitler en 1944. Aussi, ces prototypes ne sont, aux yeux des cadres du régime, aucunement liés au IIIe Reich. Ils s’accordent donc avec la doctrine antifasciste défendue par la RDA.</p>
<p><strong>L’adoption d’un nouveau casque</strong></p>
<p>C&rsquo;est ainsi le modèle B/II qui est choisi pour équiper les soldats de la NVA, lancé en fabrication en janvier 1956 sous le nom de <em>Stahlhelm Modell 56</em> – en français « casque d’acier modèle 56 ». Ce nouveau casque, qui reprend la forme du modèle B/II aux parois très inclinées, s&rsquo;en distingue par une taille plus importante et par un bord extérieur évasé. La bombe en acier embouti reçoit une coiffe en cuir copiée sur les modèles 44 mis au point à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette coiffe est montée sur un cerclage métallique, lui-même fixé par trois rivets sur la bombe. Quatre tampons en mousse néoprène, insérés entre le cerclage et la bombe permettent d&rsquo;amortir les chocs. Une jugulaire de cuir en deux parties en forme de Y et se fermant par une boucle métallique assure le maintien du casque sur la tête. Le casque modèle 56 reçoit une peinture de teinte dite « gris pierre » (<em>Steingrau</em>) et porte, jusque dans les années 1960, sur le côté gauche, un blason aux couleurs du drapeau national est-allemand. Également produit avec une bombe en plastique porté lors de parades, le casque modèle 56 équipe progressivement tous les soldats de la NVA.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3548" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-3548" loading="lazy" class="wp-image-3548 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/11/19-556348_1-300x280.jpg" alt="" width="300" height="280" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/11/19-556348_1-300x280.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/11/19-556348_1-129x120.jpg 129w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/11/19-556348_1.jpg 488w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><p id="caption-attachment-3548" class="wp-caption-text">Casque modèle 56/66, n° d’inventaire 997.749 ; Photo (C) Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier.</p></div>
<p>Si ce nouveau casque modèle 56 répond aux attentes de l’armée est-allemande, notamment par ses très bons résultats balistiques, la NVA lance, à la fin des années 1960, des études visant à améliorer sa fabrication. C&rsquo;est le général Willi Stoph, ancien ministre de l&rsquo;Intérieur puis ministre de la Défense nationale de la RDA qui est chargé du projet. Quelques modifications sont ainsi apportées, aboutissant à un nouveau modèle dit 56/66, adopté en 1966. C&rsquo;est l&rsquo;un de ces nouveaux modèles que le musée de l&rsquo;Armée conserve dans ses collections. Il a été donné en 1997 par un lieutenant de vaisseau français du Service d’informations et de relations publiques des armées (SIRPA), en poste à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine).</p>
<p>Ce casque se distingue principalement du modèle 56 initial par sa nouvelle coiffe. En effet, une coiffe réglable montée sur un support en plastique est adoptée. La bombe en acier reçoit ainsi six ergots intérieurs soudés qui permettent de fixer le support en plastique translucide en forme d&rsquo;étoile à six branches. Celui-ci accueille la coiffe en cuir de porc monté sur un cerclage en plastique réglable. Deux tampons amortisseurs en mousse polyuréthane sont placés, à l’avant et à l’arrière, entre le cerclage et la bombe. La jugulaire reste quant à elle identique à celle utilisée pour le modèle 56 initial.  À partir de 1968, la NVA, probablement pour des raisons de confidentialité, décide d&rsquo;adopter une datation de ses effets utilisant seulement un chiffre romain et une lettre. Sur cet exemplaire conservé au musée de l&rsquo;Armée, seuls ces marquages apposés sur la coiffe permettent de connaître précisément la date de fabrication. Le chiffre III et la lettre O indiquent ainsi une production du troisième trimestre de l&rsquo;année 1974.</p>
<p style="text-align: center">&#8212;</p>
<p>Le casque modèle 56 a équipé les soldats de l’armée est-allemande durant toute son existence, de sa création en janvier 1956 à son démantèlement en 1990. Avec sa forme caractéristique, il devient le symbole d’une armée nouvelle qui cherche à affirmer sa singularité et son indépendance, qui n’est en réalité que très relative. Jamais engagée dans un conflit armé durant ses 34 ans d’existence, la <em>Nationale Volksarmee</em> aura été une force de dissuasion importante dans une RDA aux avant-postes d’un éventuel affrontement physique entre les blocs de l’Est et de l’Ouest qui n’aura jamais lieu. À l’issue de la dissolution de la NVA, une grande partie de ses équipements est revendue à des puissances étrangères, à l&rsquo;instar du casque modèle 1956 qui poursuivra une carrière dans des troupes d’ex-Yougoslavie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left">Romain Poudray, département Inventaire, diffusion et histoire des collections</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>*Devise de la Nationale Volksarmee : « Pour la protection du pouvoir des travailleurs et des paysans »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><u>Bibliographie indicative :</u></p>
<p>-WATTIN A., <em>L’armée de la RDA, Die Nationale Volksarmee : l’autre pilier du Pacte de Varsovie</em>, Paris, éditions SPM, 2019.</p>
<p>-BERRAFATO L., <em>Les casques de la N.V.A.</em>, <em>In</em> La Gazette des Uniformes, n° 187, janvier 2001, pp 25-28.</p>
<p>-X. MADIOT, <em>Casque modèle 56/66 </em>In World-war-helmets.com. [En ligne] <a href="https://www.world-war-helmets.com/fiche/Casque-Est-Allemand-Mle-56-66"><u>https://www.world-war-helmets.com/fiche/Casque-Est-Allemand-Mle-56-66</u></a></p>
<p>Notice d&rsquo;œuvre : <a href="https://basedescollections.musee-armee.fr/ark:/66008/997749.locale=fr">https://basedescollections.musee-armee.fr/ark:/66008/997749.locale=fr</a></p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-casque-modele-56-66-de-la-nationale-volksarmee/">« Für den Schutz der Arbeiter-und-Bauern-Macht* » : le casque modèle 56/66 de la Nationale Volksarmee</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>[MuseumWeek] Quand le chien est le meilleur ami du soldat #TogetherMW</title>
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		<pubDate>Tue, 12 May 2020 14:32:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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		<description><![CDATA[A l&rsquo;occasion de la Museum Week, attardons-nous sur les liens fraternels voire fusionnels qui se tissent entre le soldat et le chien. Plus qu&rsquo;un simple animal de compagnie, le chien a souvent joué un rôle vital pour le bien-être de nos soldats. La preuve en images à partir de ces photos et de ces œuvres [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>A l&rsquo;occasion de la Museum Week, attardons-nous sur les liens fraternels voire fusionnels qui se tissent entre le soldat et le chien.</h3>
<p>Plus qu&rsquo;un simple animal de compagnie, le chien a souvent joué un rôle vital pour le bien-être de nos soldats.</p>
<p>La preuve en images à partir de ces photos et de ces œuvres issues des collections du musée de l&rsquo;Armée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>1) Quand le chien accompagne les soldats décorés</h2>
<h4><strong>14 juillet 1916. Revue des troupes Alliées. Cliché identité judiciaire</strong></h4>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sur l’esplanade des Invalides, le 14 juillet 1916, des soldats français vont être décorés pour leurs actions au service de la France.</p>
<p>Les animaux qui les aident à accomplir leurs missions, comme le chien sanitaire ou le cheval, sont présents à leurs côtés, comme toujours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>2) Quand l&rsquo;affection du chien sert à réconforter le soldat</h2>
<h4><strong>Soldats assis à une table avec leurs animaux de compagnie photographiés par Jacques Philibert Pierre d&rsquo;Harcourt (1891-1941)</strong></h4>
<div id="attachment_3510" style="width: 460px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-3510" loading="lazy" class="wp-image-3510" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/19-513274_1-300x167.jpg" alt="" width="450" height="250" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/19-513274_1-300x167.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/19-513274_1-216x120.jpg 216w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/19-513274_1.jpg 500w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /><p id="caption-attachment-3510" class="wp-caption-text">(C) Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / image musée de l&rsquo;Armée</p></div>
<p><em>Être ensemble, même dans les situations difficiles</em>. C’est un des thèmes évoqués par cette photographie datant de la Première Guerre mondiale. Combattre, nourrir, servir, mais aussi réconforter.</p>
<p>Le rôle des animaux n’est pas exclusivement utilitaire en période de guerre. L’affection d’un chien (et d&rsquo;un chat en l’occurrence ici) pour son maître peut être une source de joie et de distraction pour des soldats confrontés à la faim, au froid, à la peur et à la perspective d’une mort prochaine&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong>Soldats tenant un chien et un oiseau dans leurs bras photographiés par Jacques Philibert Pierre d&rsquo;Harcourt (1891-1941)</strong></h4>
<div id="attachment_3514" style="width: 460px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-3514" loading="lazy" class="wp-image-3514" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/19-513343_1-171x300.jpg" alt="" width="450" height="788" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/19-513343_1-171x300.jpg 171w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/19-513343_1-68x120.jpg 68w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/19-513343_1.jpg 500w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /><p id="caption-attachment-3514" class="wp-caption-text">(C) Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / image musée de l&rsquo;Armée</p></div>
<p>Cette photo prise pendant la Première Guerre mondiale souligne le besoin impérieux de chercher du réconfort auprès des animaux, eux-mêmes éprouvés par cette guerre.</p>
<p>A gauche, le chien, habituellement dominé par ses instincts de chasseur reste placide face à un oiseau tout aussi serein.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>3) Quand la présence du chien dans les tranchées remonte le moral des soldats</h2>
<h4><strong>Soldat du 117e régiment d&rsquo;infanterie avec son chien</strong></h4>
<div id="attachment_3521" style="width: 460px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-3521" loading="lazy" class="wp-image-3521" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/06-519383_1-300x184.jpg" alt="" width="450" height="275" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/06-519383_1-300x184.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/06-519383_1-196x120.jpg 196w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/06-519383_1.jpg 500w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /><p id="caption-attachment-3521" class="wp-caption-text">(C) Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Christian Moutarde</p></div>
<p>Georges Bertin Scott (1873-1942) a peint ce soldat du 117e régiment d’infanterie avec son chien entre 1915 et 1918.</p>
<p>L’artiste est témoin de l’attachement et de l’importance du lien entre l’homme et l’animal. Le chien est très attentif, à l’écoute, car son maître semble fatigué et triste… Il y a aussi l’espoir, pour le petit canidé, d’obtenir un peu du pain que le soldat découpe avec son couteau. A noter que pendant la Première Guerre mondiale, la présence d’animaux domestiques est officiellement interdite par l’armée française.</p>
<p>Mais les chefs militaires ferment souvent les yeux car ces animaux contribuent à maintenir le moral des hommes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>4) Quand le chien aide à réduire le stress post-traumatique des soldats</h2>
<h4><strong>Philippe de Poulpiquet, Pour la France, Xavier Peters, Grenoble, 18 novembre 2012</strong></h4>
<div id="attachment_3523" style="width: 460px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-3523" loading="lazy" class="wp-image-3523" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/16-559028_1-300x200.jpg" alt="" width="450" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/16-559028_1-300x200.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/16-559028_1-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/16-559028_1.jpg 500w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /><p id="caption-attachment-3523" class="wp-caption-text">(C) Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe de Poulpiquet</p></div>
<p>Le brigadier Xavier Peters souffre d&rsquo;un mal invisible, qui touche au moins un tiers des blessés français du conflit afghan, le « syndrome de stress post-traumatique ».</p>
<p>Son <a href="https://basedescollections.musee-armee.fr/ark:/66008/20133361.locale=fr">chien</a> lui est sans doute d’un réconfort précieux. La zoothérapie, ou thérapie assistée par l’animal, n’est pas nouvelle mais tend à se développer. Elle part notamment du constat que l’animal peut avoir le pouvoir de diminuer l&rsquo;anxiété de l&rsquo;homme.</p>
<h2></h2>
<p>&nbsp;</p>
<h2>5) Quand le chien&#8230; se tient au garde à vous !</h2>
<h4><strong>Planche 9 d&rsquo;une série sur les troupes françaises éditée à Paris chez Martinet, 1807</strong></h4>
<div id="attachment_3524" style="width: 460px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-3524" loading="lazy" class="wp-image-3524" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/08-500002_1-211x300.jpg" alt="" width="450" height="640" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/08-500002_1-211x300.jpg 211w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/08-500002_1-84x120.jpg 84w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/05/08-500002_1.jpg 500w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /><p id="caption-attachment-3524" class="wp-caption-text">(C) Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette</p></div>
<p>Ce vieux soldat de l’armée napoléonienne, bien installé sous la tonnelle, habite l’Hôtel des Invalides dont on distingue le Dôme. Cet hôpital accueille en effet, depuis l’époque de Louis XIV, des soldats grièvement blessés (les invalides) ou les vétérans de guerre.</p>
<p>L’artiste représente un moment de complicité : le vieil homme apprend à son caniche, une espèce connue pour son intelligence, à se tenir au garde à vous comme un soldat. Ce qui est sûr, c’est qu’il a l’attention de l’animal et une oreille attentive pour ses vieux souvenirs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>En savoir plus :</h2>
<ul>
<li><a href="http://pour en savoir plus exposition Animaux &amp; guerres : https://actualites.musee-armee.fr/feuilletons/animaux-guerres/page/3/">Exposition Animaux &amp; Guerres</a></li>
<li><a href="https://www.musee-armee.fr/fileadmin/user_upload/Livrets_Jeux/animal-jeux-chien-light.pdf">Livret-jeux « Jeune Public</a></li>
</ul><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/museumweek-quand-le-chien-est-le-meilleur-ami-du-soldat-togethermw/">[MuseumWeek] Quand le chien est le meilleur ami du soldat #TogetherMW</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>[L’œuvre de la semaine] Le carnet du déporté Joseph Blanchot</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/loeuvre-de-la-semaine-le-carnet-du-deporte-joseph-blanchot/</link>
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		<pubDate>Fri, 17 Apr 2020 07:24:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[collections]]></category>
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		<description><![CDATA[15 avril&#8230; Dans ce petit carnet, Joseph Blanchot, résistant français déporté en 1944, raconte ses derniers jours de déportation. Des notes écrites au jour le jour, un poème, des noms font le récit de cette période, symbolisée sur la couverture par une silhouette de V2 accompagnée de la mention « Dora 1944 &#8211; 45 ». [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>15 avril&#8230; Dans ce petit carnet, Joseph Blanchot, résistant français déporté en 1944, raconte ses derniers jours de déportation. Des notes écrites au jour le jour, un poème, des noms font le récit de cette période, symbolisée sur la couverture par une silhouette de V2 accompagnée de la mention « Dora 1944 &#8211; 45 ».</h3>
<p><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3498" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/04/ark__66008_29019_v0001-300x220.jpg" alt="" width="400" height="293" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/04/ark__66008_29019_v0001-300x220.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/04/ark__66008_29019_v0001-164x120.jpg 164w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/04/ark__66008_29019_v0001-768x562.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/04/ark__66008_29019_v0001-1024x750.jpg 1024w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2020/04/ark__66008_29019_v0001.jpg 1399w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></p>
<p>« <em>Ravensbrück 15 avril : Mon tout petit je n’ai pu te souhaiter ton anniversaire le 12. J’étais en pleine horreur. Je viens de vivre 8 jours épouvantables dont j&rsquo;ai failli en mourir et comme en sont morts beaucoup de mes camarades.</em></p>
<p><em>J’ai beaucoup pensé à toi dont je ne sais toujours rien mais mon espoir de te revoir n’est pas mort et c’est surtout pour cela que j’ai lutté car il a fallu lutter dans ce train nous emportant vers l’inconnu. 135 dans un wagon fermé.</em></p>
<p><em>Très peu d’air. Pas à manger. Rarement à boire. Un enfer. Tout le monde se battait pour avoir une place ou ne pas étouffer. Les Allemands, les Polonais, les Russes, les Tchèques tapant à tour de bras sur les Français à leur portée. Assassinat en série. 35 morts dans un wagon dont 4 bons camarades. 1 ou 2 jours de voyage de plus et moi aussi je disais adieu à la vie et à ceux que j’aime. </em></p>
<p><em>Il y a des moments où meurtri, fatigué, j’ai souhaité mourir à mon tour pour ne plus souffrir et puis je pensais à vous, je voulais vivre encore et je reprenais la lutte. Je pense qu’ici nous ne serons pas trop mal pour attendre la fin. Je ne sais pas ce que l’on va faire de nous. Mais je suis vivant. Je t’aime de toutes mes pauvres forces</em> ».</p>
<p>Dépendant à l’origine du camp de Buchenwald, le camp de concentration de Dora-Mittelbau devient autonome en octobre 1944. Il est notamment connu pour avoir abrité l’usine souterraine d’assemblage des « armes de représailles » (fusées V1 et V2) de janvier 1944 à la fin de la guerre. Sur les 60 000 prisonniers qui y sont internés, plus de 20 000 y trouvent la mort. Environ 200 d’entre eux sont pendus pour sabotage.</p>
<p>Le camp de Ravensbrück, vers lequel Joseph Blanchot raconte son transfert dans l’extrait ci-dessus, était à l’origine réservé aux femmes et aux enfants. On estime à plus de 130 000 le nombre de déporté(e)s à Ravensbrück, dont environ 90 000 sont exterminé(e)s. Des hommes y sont internés dès 1941 mais dans un camp annexe. Le camp de Malchow, où se trouvait Joseph Blanchot lors de sa libération, est en effet une dépendance du camp de Ravensbrück.</p>
<h3>Il délivrait de fausses cartes d&rsquo;identité à certains ouvriers désignés pour le Service de Travail Obligatoire</h3>
<p>Né en 1912 à Batz-sur-Mer, Joseph Blanchot participe à la campagne de France en tant que second maître à l&rsquo;escadrille de torpillage T2 (Latécoère 298).</p>
<p>Suite au repli de cette dernière sur la base aéronavale de Bizerte Karouba (Tunisie), il est démobilisé le 30 août 1940 et rapatrié en France métropolitaine. Il devient alors chef de service aux Messageries Hachette, poste qu’il occupe jusqu&rsquo;en janvier 1943. Il adhère dans le même temps au mouvement Armée des Volontaires comme agent P1 sous le pseudonyme Georges ou l&rsquo;Aviateur. À cette occasion, il participe à des opérations de sabotage sur le chantier de construction du terrain d’aviation de Cormeilles-en-Vexin, où il travaille comme terrassier (destruction de matériels de construction, de grues de déchargement), et délivre de fausses cartes d’identité à certains ouvriers désignés pour le Service de Travail Obligatoire.</p>
<p>Le 5 novembre 1943, il est arrêté puis interné rue Bassano, au Cherche-Midi et à Compiègne avant d&rsquo;être déporté le 24 janvier 1944 à Buchenwald. Il est transféré au camp de Dora le 17 février, où il prend part à des actions de sabotage sur les lignes de production de fusées V1 et V2. En avril 1945, il est transféré à Ravensbrück et intègre le camp de Malchow, libéré par les Russes le 2 mai 1945.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/loeuvre-de-la-semaine-le-carnet-du-deporte-joseph-blanchot/">[L’œuvre de la semaine] Le carnet du déporté Joseph Blanchot</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le mystérieux tableau retrouve son identité</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/le-mysterieux-tableau-retrouve-son-identite/</link>
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		<pubDate>Thu, 19 Dec 2019 16:16:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
				<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Fradelle]]></category>
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		<description><![CDATA[Un tableau du musée de l’Armée présenté dans l’exposition temporaire Les Canons de l’élégance retrouve une identité grâce à sa restauration. Lors de la préparation d’une exposition temporaire au musée de l’Armée, il arrive fréquemment que les commissaires exhument des réserves des « trésors » qui ne sont habituellement pas présentés au public. Pour Les Canons de l’élégance, [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un tableau du musée de l’Armée présenté dans l’exposition temporaire <a href="https://www.musee-armee.fr/au-programme/expositions/detail/les-canons-de-lelegance.html" target="_blank" rel="noopener"><em>Les Canons de l’élégance</em></a> retrouve une identité grâce à sa restauration.</strong></p>
<p>Lors de la préparation d’une exposition temporaire au musée de l’Armée, il arrive fréquemment que les commissaires exhument des réserves des « trésors » qui ne sont habituellement pas présentés au public. Pour <em>Les Canons de l’élégance,</em> l’équipe du commissariat a redécouvert et voulu exposer un tableau représentant un officier de la Garde nationale. Ce dernier présentait de réelles qualités stylistiques mais ne pouvait être présenté au public sans avoir été restauré.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle4.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3485 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle4-256x300.jpg" alt="" width="256" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle4-256x300.jpg 256w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle4-102x120.jpg 102w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle4-768x900.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle4.jpg 800w" sizes="(max-width: 256px) 100vw, 256px" /></a></p>
<p style="text-align: center;font-size: 10px"><b>L&rsquo;œuvre avant restauration</b></p>
<p>Cette opération a été confiée à Elodie Delaruelle, restauratrice du patrimoine, qui a commencé par un examen soigneux de l’oeuvre. Cette étude a révélé que cette dernière avait été, à une époque, roulée ou pliée, ce qui avait entraîné plusieurs dégradations de son support et sa couche picturale. Le tableau avait en conséquence subi des interventions de restaurations anciennes, dont notamment plusieurs repeints discordants et débordants qui nécessitaient un nettoyage poussé de la toile, afin de rendre à la couche picturale son aspect originel et son unité esthétique.</p>
<p>Ce traitement a permis de mettre au jour une signature partielle alors que l’œuvre était considérée jusqu’à maintenant comme anonyme. Quelques lettres se devinent maintenant sur la toile : H. Frade… Une recherche dans le <em>Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs </em>nous a mis sur la piste d’un certain Henri Jean-Baptiste Victoire Fradelle.</p>
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<tbody>
<tr>
<td><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle1.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3164 noopener"><img loading="lazy" class="alignleft wp-image-3482" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle1-211x120.jpg" alt="" width="194" height="110" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle1-211x120.jpg 211w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle1-300x170.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle1-768x436.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle1.jpg 800w" sizes="(max-width: 194px) 100vw, 194px" /></a></td>
<td><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle2.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3163 noopener"><img loading="lazy" class="alignleft wp-image-3483" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle2-221x120.jpg" alt="" width="202" height="110" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle2-221x120.jpg 221w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle2-300x163.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle2-768x418.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle2.jpg 800w" sizes="(max-width: 202px) 100vw, 202px" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle3.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3484" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle3-209x120.jpg" alt="" width="191" height="110" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle3-209x120.jpg 209w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle3-300x173.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle3-768x442.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle3.jpg 800w" sizes="(max-width: 191px) 100vw, 191px" /></a></p>
<p style="text-align: center;font-size: 10px"><b>La signature partielle se dévoile</b></p>
<p>Cet artiste est né à Lille en 1778. Il a été l’élève de Joseph-Benoit Suée aux Beaux-arts de Paris avant de partir  en Angleterre en 1808. Il a exercé en Grande-Bretagne une grande partie de sa vie et plusieurs de ses œuvres sont aujourd’hui visibles dans des institutions publiques du pays comme la Royal Shakespeare Company Collection et la Petworth House. Même s’il a passé la majorité de sa carrière à l’étranger, il a été actif à Paris entre 1830 et 1837.</p>
<p>La vérification systématique des catalogues des Salons de peinture de cette période a révélé que Fradelle a peint en 1831 une œuvre intitulée <em>Portrait de M.L., Capitaine de la Garde nationale à cheval</em>. Le thème de cette toile étant totalement cohérent avec la représentation de notre officier anonyme, il existe de fortes chances pour que celui-ci soit le fameux capitaine M.L.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle5.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3486 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle5-238x300.jpg" alt="" width="238" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle5-238x300.jpg 238w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle5-95x120.jpg 95w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle5-768x969.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/12/MA_Collections_Fradelle5.jpg 800w" sizes="(max-width: 238px) 100vw, 238px" /></a></p>
<p style="text-align: center;font-size: 10px"><b>L&rsquo;œuvre après restauration</b></p>
<p>La consultation en ligne des archives de l’Institut National de l’Histoire de l’Art a conforté la validité de cette hypothèse. La correspondance manuscrite de Fradelle conservée au sein de cette institution, a permis la comparaison de sa signature avec celle du tableau du musée de l’Armée. La similitude des deux écritures indique une nouvelle fois que le tableau est bien de la main du peintre.</p>
<p>Les expositions temporaires sont non seulement l’occasion pour le musée de l’Armée de présenter au public des œuvres parfois méconnues de ses collections mais également de faire avancer la recherche sur ces dernières. L’exposition<em> Les Canons de l’élégance</em> a permis de retrouver l’auteur de la toile, il nous reste aujourd’hui à découvrir l’identité de l’officier présent dans le tableau, le mystérieux capitaine M. L.</p>
<p>Hélène Boudou-Reuzé<br />
Chargée d’études documentaires<br />
Département des peintures, sculptures, dessins, estampes et photographies</p>
<hr />
<p><strong>Bibliographie : </strong></p>
<p>&#8211; Benezit, <em>Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays par un groupe d&rsquo;écrivains spécialistes français et étrangers</em>, Volume 5, Paris Gründ Editions, 1976.<br />
&#8211; François Grosjean, <em>Fradelle : The artist who was given his son’s name</em>, Art of England. 51: 14–15, 2008<br />
&#8211; P. Sanchez et X. Seydoux, <em>Les catalogues des salons II (1819-1834)</em>, Paris 1999, p 231<br />
&#8211; Bibliothèque numérique de l’INHA, Autographe carton 13 Fer-Gai, <a href="https://bibliotheque-numerique.inha.fr" target="_blank" rel="noopener">https://bibliotheque-numerique.inha.fr</a></p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-mysterieux-tableau-retrouve-son-identite/">Le mystérieux tableau retrouve son identité</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Le Lys et le Croissant : le don Abd ül-Aziz au musée de l’Armée</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Jun 2019 09:59:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 3 juin 1862, Abd ül-Aziz Ier (1861-1876), trente-deuxième sultan de l’Empire ottoman, fait don d’une série de douze canons anciens à l’empereur Napoléon III, lui-même ancien officier d’artillerie et féru d’antiquités. Ces canons sont aujourd’hui conservés dans les collections du musée de l’Armée, pour la plupart visibles sous les galeries de la cour d’honneur [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 3 juin 1862, Abd ül-Aziz I<sup>er</sup> (1861-1876), trente-deuxième sultan de l’Empire ottoman, fait don d’une série de douze canons anciens à l’empereur Napoléon III, lui-même ancien officier d’artillerie et féru d’antiquités. Ces canons sont aujourd’hui conservés dans les collections du musée de l’Armée, pour la plupart visibles sous les galeries de la cour d’honneur et dans des salles des Armes et armures anciennes (galerie de l’Arsenal).</strong></p>
<p>Après la perte de Saint-Jean-d’Acre en 1291, les Hospitaliers – ou chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem – quittent les États latins d’Orient pour rejoindre Chypre, puis Rhodes en 1310. C’est dans cette île que l’Ordre s’établit et fonde son nouvel Hôpital. Les douze pièces offertes par le sultan (couleuvrines, canons et bombardes) constituent une partie de l’artillerie qui armait les remparts de Rhodes, la protégeant face à l’Empire ottoman pour qui la prise de cette île aurait assuré une suprématie maritime en Méditerranée orientale. Coulées par l’Ordre lui-même ou envoyées par les monarques européens pour défendre les Hospitaliers, elles portent les emblèmes de leurs donateurs (Louis XI, Louis XII, François I<sup>er</sup>, Sigismond d’Autriche) ou des Grands-maîtres commanditaires (Pierre d’Aubusson, Émery d’Amboise, Philippe de Villiers de l’Isle-Adam).</p>
<p>Après avoir résisté aux premiers assauts en 1480, les Hospitaliers doivent se rendre à l’armée de Soliman le Magnifique après un siège de six mois en 1522. L’Ordre se replie alors vers Malte où, lors du Grand Siège de 1565, il met en échec le sultan et assène le premier coup d’arrêt à l’expansion ottomane en Méditerranée.</p>
<p>De même que les murailles de Rhodes furent conservées et entretenues par les Turcs après leur victoire, les douze bouches à feu offertes en 1862 ont été laissées sur place pour la défense de l’île. Des inscriptions en caractères arabes sur les fûts en indiquent d’ailleurs le poids et la quantité de poudre nécessaire à leur mise en œuvre. La conservation de pièces anciennes en Orient est en effet courante, grâce à l’abondance des mines d’étain et de cuivre à l’est et au sud de la Méditerranée, éléments constitutifs du bronze de ces canons. En Europe occidentale, la rareté de ces matériaux induit une tradition inverse et les pièces auraient probablement été fondues pour réaliser de nouvelles armes. Il est ainsi exceptionnel de pouvoir encore les admirer aujourd’hui : ce sont douze pièces d’origine prestigieuse, ayant servi pour l’un des évènements majeurs de l’histoire du monde méditerranéen, arrivées jusqu’à nous dans un état de conservation remarquable. Il en va de même pour un treizième canon en provenance de Famagouste (Chypre), lui aussi donné par le sultan Abd ül-Aziz I<sup>er</sup> à Napoléon III et intégré aux collections du musée en 1868, même si le manque d’informations précises au sujet de son origine empêche d’affirmer qu’il a pu être utilisé pour un siège ou une bataille en particulier.</p>
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<tbody>
<tr>
<td><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/12-551986.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3164 noopener"><img loading="lazy" class="alignleft wp-image-3472" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/12-551986-224x300.jpg" alt="" width="179" height="240" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/12-551986-224x300.jpg 224w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/12-551986-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/12-551986.jpg 485w" sizes="(max-width: 179px) 100vw, 179px" /></a></td>
<td><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/06-510171.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3163 noopener"><img loading="lazy" class="alignleft wp-image-3471" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/06-510171-214x300.jpg" alt="" width="171" height="240" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/06-510171-214x300.jpg 214w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/06-510171-85x120.jpg 85w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/06-510171.jpg 463w" sizes="(max-width: 171px) 100vw, 171px" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: center;font-size: 10px"><b>Les armoiries du roi Louis XI et la salamandre de François I<sup>er</sup> sur deux canons rhodiens (N.58 et N.78, galerie de l’Arsenal)</b></p>
<p>Ce don entre dans le cadre d’une longue tradition diplomatique entretenue entre la France et l’Empire ottoman, depuis leur alliance contre l’Espagne de Charles Quint en 1536. L’union de la fleur de lys et du croissant est en effet toujours vive au XIX<sup>e</sup> siècle : Napoléon III prend position aux côtés des Ottomans contre l’expansion de l’Empire russe lors de la guerre de Crimée (1853-1856) et Abd ül-Mecid I<sup>er</sup> favorise l’intervention française lors de l’expédition de Syrie à l’été 1860. Abd ül-Aziz hérite le trône de son frère le 25 juin 1861 et ne tarde pas à s’inscrire dans la lignée de ses prédécesseurs. Au don de 1862 succèdent d’ailleurs trois dates clés de l’alliance franco-turque : le sultan est invité à l’Exposition universelle de Paris en 1867, le lycée français de Galatasaray est inauguré en 1868 à Constantinople, enfin l’impératrice Eugénie rend visite à la Sublime Porte en 1869.</p>
<p>Cet ensemble unique, témoin de l’artillerie de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance et souvenir de l’épopée des ordres militaires en Méditerranée, est aussi aujourd’hui la marque d’une histoire politique et diplomatique particulière entre Istanbul et Paris.</p>
<p>Louis-Marie Brulé, département Artillerie</p>
<hr />
<p><strong>Liste des pièces :</strong></p>
<p>2013.0.43 (N.58) ; 2013.0.44 (N.59) ; 2012.0.445 (N.66) ; 2013.0.48 (N.67) ; 2012.0.460 (N.68) ; 2013.0.49 (N.69) ; 2013.0.50 (N.70) ; 2012.0.459 (N.71) ; 2013.0.52 (N.74) ; 2013.0.53 (N.75) ; 2018.0.98 (N.76) ; 834 I (N.78, don Famagouste 1868) ; 2012.0.458 (N.500)</p>
<p><strong>Bibliographie :</strong></p>
<p><em>&#8211; </em>Lucie Bonato, « Tiburce Colonna Ceccaldi à Chypre (1866-1869) », in <em>Cahiers du Centre d’études chypriotes</em>, à paraître<em><br />
&#8211; Entre le glaive et la croix, chefs-d’oeuvre de l’armurerie de Malte</em>, cat. exp., Paris, Musée de l’Armée, 21 octobre 2008 – 11 janvier 2009, Paris, Gallimard/Musée de l’Armée, 2008<br />
&#8211; Catherine Granger, <em>L’empereur et les arts : la liste civile de Napoléon III</em>, Mémoires et documents de l’Ecole des chartes, t. 79, Paris, École des chartes, 2005<br />
&#8211; Antoine Leduc, « L’artillerie de la Renaissance au musée de l’Armée, aperçu sur les recherches en cours », in <em>Revue de la Société des Amis du Musée de l’Armée</em>, n°138, Paris, SAMA, 2009<br />
&#8211; Jean Tulard, <em>Dictionnaire du Second Empire</em>, Paris, Fayard, 1995</p>
<p>Photos © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Fuzeau / Pierre Mérat</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-lys-et-le-croissant-le-don-abd-ul-aziz-au-musee-de-larmee/">Le Lys et le Croissant : le don Abd ül-Aziz au musée de l’Armée</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Max Barel, par Janine Portal</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Jun 2019 13:14:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Récemment acquise par la bibliothèque du musée de l’Armée, la biographie de Max Barel par Janine Portal dresse le portrait d’un homme tôt engagé dans la Résistance, qui connut une fin tragique entre les mains de la Gestapo en 1944. Le portrait de Barel illustrant la couverture de l’ouvrage est l’œuvre de Pablo Picasso. Né [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Récemment acquise par la bibliothèque du musée de l’Armée, la biographie de <em>Max Barel</em> par Janine Portal dresse le portrait d’un homme tôt engagé dans la Résistance, qui connut une fin tragique entre les mains de la Gestapo en 1944. Le portrait de Barel illustrant la couverture de l’ouvrage est l’œuvre de Pablo Picasso.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/18-502536.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3464 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/18-502536-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/18-502536-200x300.jpg 200w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/18-502536-80x120.jpg 80w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/18-502536.jpg 434w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a></p>
<p>Né à Menton le 4 juillet 1913 de parents instituteurs, Max Barel est tôt sensibilisé aux idées socialistes. Proche de son père Virgile (1889-1979), député communiste des Alpes-Maritimes, à qui une « camaraderie étonnante »<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> l’unit, il suit celui-ci dans les déplacements que son militantisme l’amène à faire. A Polytechnique, où il est reçu en 1933, on le perçoit comme « ‘le communiste’ de l’Ecole – une espèce d’anomalie monstrueuse »<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>. La « promotion 33 » se signale en effet par un engagement politique marqué à gauche. En 1935 Barel entre à l’Ecole d’application d’artillerie de Fontainebleau. En 1939 il publie (sous anonymat) dans la revue marxiste <em>La Pensée</em>, une courte étude : « Le char de combat », dans laquelle il analyse les usages modernes des chars, à la lumière notamment de la récente guerre civile espagnole<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>. Lieutenant d’artillerie en 1940, Max Barel combat durant la bataille de France. Fait prisonnier, il s’évade par trois fois et obtient la croix de guerre avec citation. A la signature de l’armistice, il demande son congé de l’armée (mais pas d’être rayé des cadres), refusant de « rester dans l’armée de l’armistice, armée sous contrôle étranger… »<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>. En 1941, reversé dans le civil, Max Barel est nommé chef de la plate-forme d’essais des Ateliers de constructions électriques de Delle. Responsable au sein de l’U.C.I.F.C. (Union des Cadres Industriels de la France Combattante, créée en juillet 1943), il s’emploie à mobiliser les cadres de l’industrie afin de ralentir la production mise au service des allemands. En mars 1944, recherché par la police française, Barel doit vivre dans la clandestinité. Arrêté le 6 juillet à la sortie de la gare de Perrache à Lyon, conduit au siège de la Gestapo, place Bellecour, il sera torturé par Klaus Barbie et ses deux assistants français, Max Payot et Marcel Moyne. On sait par les aveux que fit ce dernier à la Libération que Barel tenta de se suicider, aussi, qu’il ne livra aucun nom. Max Barel meurt, probablement le 11 juillet, à 31 ans. Moyne, condamné à mort le 9 juillet 1946, se voit gracié le 15 novembre de la même année, provoquant l’indignation des anciens résistants. Virgile Barel, qui fut arrêté dès 1939 et connut 13 prisons jusqu’à sa libération en 1943, pourra dire à l’Assemblée nationale : « peut-être quelque haineux et vil personnage dira-t-il ou écrira-t-il que nous faisons du battage avec nos morts. Nous, nous disons avec force qu’il ne faut pas qu’ait été vain le sacrifice de nos martyrs et de nos héros »<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>. C’est dans ce contexte que germe l’idée d’une publication à la mémoire de Max Barel.</p>
<h1>Une plaquette pour témoigner</h1>
<p>La plaquette est éditée aux Editions de la colombe blanche en 1951 à l’initiative des anciens condisciples de Max Barel à Polytechnique. L’un d’eux, Maurice Rousselier, chef régional paramilitaire en région R4 puis en région R5 sous le nom (et grade) de « colonel Rivier », demande à son épouse Janine, récente auteure d’un roman policier<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a>, de rédiger la biographie de Max. Les anciens X souhaiteraient illustrer leur hommage d’un portrait par Picasso. Virgile Barel, ami du peintre, lui transmet leur demande (le 20 décembre 1950) : « Mon cher camarade Picasso. Des ingénieurs et officiers anciens élèves de Polytechnique camarades de promotion de mon grand fils Max torturé et tué par la gestapo et les miliciens vont éditer une brochure, dont le texte est magnifique, sur la vie de mon garçon. Ils voudraient l’illustrer avec un dessin de toi. Je viens te le demander »<a href="#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a>.  Virgile Barel n’aura de cesse de faire connaître la vie de son fils, et partant de faire juger ses tortionnaires, au premier chef desquels Klaus Barbie, alors exfiltré en Bolivie. La publication répond à ce double objectif, qui lui permet de « réveiller les consciences et d&rsquo;éloigner l&rsquo;esprit d&rsquo;amnistie : il la distribue autour de lui à toutes occasions, non seulement pour sauvegarder la mémoire de son fils, mais pour stimuler la chasse aux criminels qu&rsquo;il appelle de ses voeux »<a href="#_ftn8" name="_ftnref8">[8]</a>.  Virgile Barel meurt en 1979, le procès de Klaus Barbie ne s’ouvrira à Lyon qu’en mai 1987.</p>
<p>Picasso fait de Max Barel un portrait à la fois épuré et stylisé, sans doute réalisé d’après photographie. Virgile, à la réception de l’œuvre en avril 1951, pouvait écrire à Picasso : « je suis sûr que notre petit livre poursuivra le combat de mon fils »<a href="#_ftn9" name="_ftnref9">[9]</a>. Ces mots encadraient ceux précédemment écrits par Elo, sa seconde épouse : « C’est beau : le visage de Max. Volonté – Intelligence – Pureté – Douceur »<a href="#_ftn10" name="_ftnref10">[10]</a>.</p>
<p>L&rsquo;ouvrage est par ailleurs présenté dans l&rsquo;exposition <span style="text-decoration: underline"><a href="https://www.musee-armee.fr/au-programme/expositions/detail/picasso-et-la-guerre.html" target="_blank" rel="noopener"><em>Picasso et la guerre</em></a></span>, au musée de l&rsquo;Armée jusqu&rsquo;au 28 juillet 2019.</p>
<p>Jean-François Charcot<br />
Bibliothécaire</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> PORTAL, Janine, <em>Max Barel</em>, Editions de la colombe blanche, p. 31.<br />
<a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> CARDON, Charles-Marie, <em>La courte vie, la longue mort de Max Barel, héros de France</em>, Paris, Editions Sociales, 1973, p. 72.<br />
<a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> « Le char de combat », <em>in La Pensée. Revue du rationalisme moderne</em>, « Etudes militaires »<em>, </em>n° 2, juillet-août-septembre 1939.<br />
<a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> CARDON, <em>ibid.</em>, p. 112.<br />
<a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Assemblée nationale. 2<sup>e</sup> séance du 16 novembre 1950.<br />
<a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> ROUSSELIER, Janine, <em>L’assassin ne tue pas les femmes</em>, Paris, La nouvelle édition, 1947.<br />
<a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> Archives du Musée national Picasso-Paris, 515 AP/C/9/40.<br />
<a href="#_ftnref8" name="_ftn8">[8]</a> Charvin Robert, « Un Virgile Barel », in : <em>Cahiers de la Méditerranée</em>, n° 55, 1, 1997 : « Destins niçois » [actes du colloque de Nice, 13-14 décembre 1996], p. 54.<br />
<a href="#_ftnref9" name="_ftn9">[9]</a> Archives du Musée national Picasso-Paris, 515 AP/C/9/40.<br />
<a href="#_ftnref10" name="_ftn10">[10]</a> Archives du Musée national Picasso-Paris, 515 AP/C/9/40.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/max-barel-par-janine-portal/">Max Barel, par Janine Portal</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>La vivandière et la cantinière dans les collections du musée de l&#8217;Armée</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Mar 2019 15:38:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
				<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
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		<category><![CDATA[vivandières]]></category>
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		<description><![CDATA[On les appelle vivandière, cantinière, blanchisseuse… Ce sont elles qui procurent aux soldats de quoi améliorer l’ordinaire, mais aussi du papier à lettre, du tabac, des lacets… Elles tiennent la buvette ambulante où l’on dépense la solde en jeux et alcools. Elles entretiennent le linge, qui doit être impeccable à la revue. En France, ces [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>On les appelle vivandière, cantinière, blanchisseuse… Ce sont elles qui procurent aux soldats de quoi améliorer l’ordinaire, mais aussi du papier à lettre, du tabac, des lacets… Elles tiennent la buvette ambulante où l’on dépense la solde en jeux et alcools. Elles entretiennent le linge, qui doit être impeccable à la revue.</strong></p>
<p>En France, ces métiers très proches sont longtemps confondus. Dans les pays anglophones, elles sont englobées dans le vaste groupe des « camp followers », ceux qui suivent les armées. Ces civils sont des femmes, des hommes, des enfants ; ils marchent, bivouaquent et meurent avec les soldats, mais l’histoire et les historiens, concentrés sur le récit de l’action et ses causes politiques, leur ont rarement prêté attention. Aussi les témoignages de leur existence se trouvent-ils plutôt entre les lignes de règlements dont l’objet principal est tout autre, ou à l’arrière-plan de quelque scènes de la vie militaire.</p>
<p>La plupart des « camp followers » sont des prestataires privés, qui remplissent des fonctions que l’administration militaire n’est pas organisée pour assurer, bien que des tentatives pour encadrer la fourniture aux armées aient eu lieu à plusieurs reprises dans les armées françaises. En 1653, le roi Louis XIV inscrit les vivandiers sur les registres des effectifs par régiment ; il les soumet au contrôle de police militaire assurée par le prévôt des gendarmes et tente de limiter leur nombre. Ces dispositions ne sont pas toujours suivies d’effet, sauf dans quelques unités d’élite comme les Gardes françaises, et les règlements sont souvent répétés, signe de leur relative efficacité. Il faut dire que l’État se préoccupe surtout de la survie et de l’efficacité immédiate de ses instruments de guerre, et que le temps du service empiète largement sur le temps libre. C’est pourquoi les règlements militaires ne s’attachent surtout qu’au premier, laissant à d’autres le soin d’offrir aux hommes les rares loisirs que leur laisse leur occupation.</p>
<p>Sans emploi officiel ni serment à honorer, <em>ceux qui suivent l’armée </em>doivent eux-mêmes assurer leur survie. Leur métier n’a pas sa place au regard des normes sociales et morales ; aussi sont-ils accusés des pires maux, tels que cupidité, tromperie, usure, paresse, luxure… vers lesquels ils entraîneraient les soldats. En termes de stratégie, par ailleurs, cette population mal encadrée constitue un maillon faible : leurs convois sont une cible privilégiée et leurs allers et venues fragilisent le secret militaire. Vecteur d’épidémies, ils menacent la santé des troupes. Source de distractions, ils émoussent leur combativité. Le commandement ferme pourtant les yeux sur ce mal nécessaire, car les régiments ne sont pas structurés pour prendre soin de la part d’humanité des soldats.</p>
<p>À la Révolution, afin de limiter et d’encadrer le nombre de femmes qui suivent les armées, les militaires sont autorisés à se marier sans la permission d’un supérieur, mais le succès de cette mesure fait que la situation devient rapidement hors de contrôle. Le 30 avril 1793, un décret congédie les très nombreuses femmes considérées comme « inutiles » aux armées et crée officiellement des positions de « vivandières-blanchisseuses » patentées. Quelques années plus tard, sous l’Empire, à mesure que le soldat se distingue du civil, le statut de ceux qui suivent l’armée se militarise ; les métiers se réglementent et se spécialisent. Ainsi « régularisées », les femmes aux armées peuvent prendre la place qui leur revient, dans tous les aspects de la vie militaire, dans les règlements, les cérémonies et même dans les œuvres d’art.</p>
<p>Les estampes du XIX<sup>e</sup> siècle se sont naturellement fait l’écho de la présence des vivandières au sein de l’armée. Mais, plutôt que de s’attacher à dépeindre des situations réelles, telles qu’elles ont pu être décrites dans les journaux de soldats, l’imagerie populaire a, le plus souvent, représenté les vivandières selon des stéréotypes issus de pièces de théâtre et de chansons. Les collections du musée de l’Armée contiennent un échantillon intéressant des productions de l’époque, au sein desquelles on peut discerner trois modèles féminins principaux : la vivandière, qui malgré ses conditions de vie atypiques, reste dans son rôle « naturel » de mère et d’épouse, celle qui, à l’inverse, a acquis des mœurs légères à cause de sa proximité avec les soldats et enfin, la cantinière du second empire, qui, devenue beaucoup plus présentable, est mise en avant en tant que mascotte officieuse du régiment.</p>
<h1>La mère</h1>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/03/N°-Inv.-07249-9.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3449 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/03/N°-Inv.-07249-9-300x213.jpg" alt="" width="300" height="213" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/03/N°-Inv.-07249-9-300x213.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/03/N°-Inv.-07249-9-169x120.jpg 169w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/03/N°-Inv.-07249-9-768x545.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/03/N°-Inv.-07249-9.jpg 1000w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
<em>L&rsquo;enfant de giberne, enfance du jeune Maurice</em>, Dembourg et Gangel, 1844 © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël</p>
<p>La chromolithographie de Dembourg et Gangel intitulée <em>L’enfant de giberne, enfance du jeune Maurice </em>(N° Inv. 07249-9) représente une vivandière, perçue avant tout comme une mère et une épouse. Il s’agit de Madeleine, à la fois compagne de Rigault, conscrit des guerres révolutionnaires et mère du jeune Maurice. Ces personnages ont été créés en 1838 par Tournemine et Poujol dans la pièce de théâtre <em>L’enfant de giberne</em>. En 1844<em>, </em>Dembourg et Gangel réalisent une série d’estampes, inspirée de la pièce, qui illustre la vie de Maurice, né et élevé au sein de l’armée, qui connait un parcours militaire exemplaire jusqu’à devenir, une fois adulte, lieutenant au premier régiment de fusiliers de la Garde impériale napoléonienne.</p>
<p>Cette histoire s’inspire de faits réels. Il existe plusieurs témoignages attestant de l’existence de « ménages militaires », comme par exemple celui de Girault, clarinettiste de la Grande Armée. Afin de vivre une véritable vie maritale, certaines femmes, plutôt que de rester chez elle, suivaient leurs époux soldats au gré des campagnes, en subsistant grâce à leurs commerces de vivandières. Ces couples donnaient parfois naissance à des enfants qui, élevés au sein de la troupe, ne connaissaient rien du monde civil. Une fois adulte, les garçons devenaient à leur tour soldats et les filles vivandières.</p>
<h1>La femme « légère »</h1>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/03/N°Inv.724914.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3450 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/03/N°Inv.724914-300x269.jpg" alt="" width="300" height="269" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/03/N°Inv.724914-300x269.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/03/N°Inv.724914-134x120.jpg 134w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/03/N°Inv.724914-768x688.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/03/N°Inv.724914.jpg 900w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
<em>La vivandière</em>, Jean-Henri Marlet et Charles Philibert de Lasteyrie, XIX<sup>e</sup> siècle © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël</p>
<p>A la même époque, les graveurs prennent parfois le contre-pied de ce modèle féminin idéalisé, en dépeignant la vivandière sous les traits d’une femme légère. Cette figure équivoque est notamment représentée dans l’estampe <em>La vivandière </em>(N°Inv.7249/14) de Jean-Henri Marlet et de Charles Philibert de Lasteyrie, qui se réfèrent ici au personnage de Catin. Ce dernier a été inventé en 1817 par Pierre-Jean de Béranger dans sa chanson <em>La vivandière du régiment</em>. Cette femme, aussi courageuse que familière avec les soldats, est présente dans plusieurs chansons et vaudevilles comme <em>Catin la vivandière et son grenadier. L&rsquo;Arbre de mai et la branche gauloise, ou la Colonne et l&rsquo;Arc de triomphe, dialogue entre la Grenade et Catin la vivandière </em>écrit par Pierre Gémin en 1831.</p>
<p>La figure de Catin est moins une représentation de la réalité que le reflet de la méfiance qu’éprouve une partie de  la population devant des femmes ayant des relations quotidiennes et conviviales avec les soldats. Les militaires sont eux-mêmes, à l’époque, considérés comme des marginaux. Ils forment avec les vivandières une communauté aux usages mal connus du profane, qui ne peut qu’alimenter de nombreux fantasmes.</p>
<h1>La mascotte</h1>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/03/N°Inv.-2019.0.9.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3448 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/03/N°Inv.-2019.0.9-222x300.jpg" alt="" width="222" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/03/N°Inv.-2019.0.9-222x300.jpg 222w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/03/N°Inv.-2019.0.9-89x120.jpg 89w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/03/N°Inv.-2019.0.9.jpg 666w" sizes="(max-width: 222px) 100vw, 222px" /></a><br />
<em>L&rsquo;armée française et ses cantinières. Guides</em>, Hyppolyte Lalaisse, Frédéric Sorrieu, G. Orengo © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël</p>
<p>Un troisième modèle émerge au Second Empire. Il s’agit de la vivandière, appelée désormais cantinière, perçue comme la mascotte du régiment. Cette représentation témoigne de la clarification progressive du statut des cantinières dans l’armée, symbolisée notamment par l’invention d’un uniforme dédié à la fonction. Loin de la vivandière dépenaillée du Premier Empire, sous Napoléon III, la cantinière apparaît jeune, apprêtée et coquette. Son uniforme est une déclinaison de celui des soldats de son régiment d’appartenance, comme le montre la lithographie intitulée <em>L&rsquo;armée française et ses cantinière, Guides</em> (N°Inv. 2019.0.9) tirée de l’ouvrage d’Hyppolyte Lalaisse <em>L’armée française et ses cantinières</em> paru en 1861. L’uniforme de la cantinière, appartenant ici aux guides de la Garde Impériale, reprend la silhouette caractéristique des soldats du Second Empire, avec sa taille très marquée et ses épaules larges, mais il est agrémenté d’attributs typiquement féminins tels que le tablier et le col de dentelle. Beaucoup plus présentable que par le passé, la cantinière est alors mise en avant dans les parades.</p>
<p>En s’attachant à représenter des caricatures de vivandières plus que des personnes réelles, les graveurs de l’époque passent sous silence les autres rôles tenus par les femmes dans l’armée. Les collections d’estampes françaises du XIX<sup>e</sup> siècle du musée de l’Armée ne présentent par exemple aucune femme combattante, bien que la présence de ces dernières, notamment dans les rangs de la Grande Armée, ait été avérée par plusieurs sources écrites.</p>
<p>Emilie Robbe, département moderne<br />
Hélène Boudou-Reuzé, département iconographie</p>
<p>————————————————–</p>
<p>Bibliographie :</p>
<ul>
<li>Jean Baechler (Sous la direction de), Marion Trévisi  (Sous la direction de) « La guerre et les femmes », Edition Hermann, Paris, 2018</li>
<li>Mihaely Gil, « <span style="text-decoration: underline"><a href="https://www.cairn.info/revue-d-histoire-du-dix-neuvieme-siecle-2005-1-page-3.htm" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;effacement de la cantinière ou la virilisation de l&rsquo;armée française au XIX<em><sup>e</sup></em> siècle</a></span> », <em>Revue d’histoire du XIX<sup>e</sup> siècle</em>, 2005/1 (n° 30), p. 3-3</li>
<li>Elodie Jauneau, « <span style="text-decoration: underline"><a href="http://journals.openedition.org/genrehistoire/1395" target="_blank" rel="noopener">Thomas Cardoza, <em>Intrepid Women. </em><em>Cantinières and Vivandières of the French Army</em>, Bloomington, Indiana University Press, 2010, 312 p.</a></span> », <em>Genre &amp; Histoire</em> [En ligne], 9 | Automne 2011, mis en ligne le 21 mai 2012</li>
</ul><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/la-vivandiere-et-la-cantiniere-dans-les-collections-du-musee-de-larmee/">La vivandière et la cantinière dans les collections du musée de l’Armée</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>1914-1918, Paris bombardée… par l&#8217;artillerie [3/3]</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 10:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<category><![CDATA[artillerie]]></category>
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		<category><![CDATA[Grande Guerre]]></category>
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		<description><![CDATA[Les riches, et parfois insolites, collections du musée de l’Armée comprennent différents vestiges des bombardements qu’a subis la ville de Paris et son agglomération durant la Première Guerre mondiale. Le récolement décennal en cours a permis de (re)découvrir ces collections, dont les petites dimensions sont inversement proportionnelles à leur dimension symbolique. Le dernier épisode de [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les riches, et parfois insolites, collections du musée de l’Armée comprennent différents vestiges des bombardements qu’a subis la ville de Paris et son agglomération durant la Première Guerre mondiale. Le récolement décennal en cours a permis d</strong><strong>e (re)découvrir ces collections, dont </strong><strong>les petites dimensions sont inversement proportionnelles à leur dimension symbolique.</strong></p>
<p><strong>Le dernier épisode de cette trilogie est consacré aux vestiges des bombardements effectués par les <em>Pariser Kanonen </em>(canons de Paris) en 1918. Relisez également le <span style="text-decoration: underline"><a href="https://collections.musee-armee.fr/1914-1918-paris-bombardee-par-avions-13/">premier</a></span> et le <span style="text-decoration: underline"><a href="https://collections.musee-armee.fr/1914-1918-paris-bombardee-par-les-zeppelins-23/" target="_blank" rel="noopener">deuxième</a></span> épisode de ce feuilleton.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/Carte.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3437 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/Carte-300x244.jpg" alt="" width="300" height="244" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/Carte-300x244.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/Carte-148x120.jpg 148w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/Carte-768x624.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/Carte.jpg 945w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Carte de Paris indiquant les impacts des tirs des <em>Pariser Kanonen</em> © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël</p>
<p>D’août 1914 à septembre 1918, 511 avions sont signalés dans le ciel francilien lors des 44 journées de bombardements recensées. Ils lâchent près d’un millier de projectiles, tuant 255 personnes et en blessant 593 autres.</p>
<p>Au printemps 1918, la supériorité numérique momentanée de l’armée allemande – due au rapatriement des divisions victorieuses à l’Est – lui permet de lancer des offensives à l’Ouest et d’obtenir l’enfoncement du front. Outre ces offensives, les Allemands bombardent Paris à partir du 23 mars 1918 à l’aide de pièces d’artillerie à très longue portée, les <em>Pariser Kanonen</em>.</p>
<p>Comme lors de la guerre de 1870-1871, les Allemands tentent de briser le moral des Français en frappant Paris – qui connait depuis bientôt quatre ans l’inquiétude et les dommages des bombardements aériens. Les ingénieurs de Krupp, sous la direction de Rausenberger, créent une arme capable de tirer à 120 km, distance qui sépare Paris du front en 1917. Les <em>Pariser Kanonen</em> sont conçus à partir des tubes de 35 cm de calibre destinés à armer les croiseurs de bataille de la classe Mackensen. Les tubes sont ramenés au calibre de 21 cm et prolongés de 15 à 34 m pour augmenter leur portée.</p>
<p>Les obus, de 21 cm de calibre et de 98 cm de longueur, pèsent 125 kg et contiennent environ 8 kg de charge explosive. Ils sont numérotés de 1 à 65 et doivent être tirés dans cet ordre : du fait de l’importante usure du tube provoquée par les tirs, les ceintures des obus s’épaississent pour atteindre 24 cm de diamètre tandis que le tube doit être remplacé tous les 65 coups.</p>
<p>Quatre campagnes de tirs (23 mars-1<sup>er</sup> mai, 27 mai-11 juin, 15-16 juillet et 5-9 août 1918) sont effectuées contre Paris : environ 400 obus auraient été tirés et 367 ont touché Paris et sa banlieue. Le décompte officiel de la préfecture de Police fait état de 256 morts et 620 blessés. Le 61<sup>e</sup> tir est le plus meurtrier : le 29 mars, jour du Vendredi-Saint, l’église Saint-Gervais, dans le 4<sup>e</sup> arrondissement, est touchée en plein office religieux, faisant 91 morts et 68 blessés.</p>
<p>Au début du mois d’août 1918, le succès des contre-offensives alliées obligent les Allemands à quitter leurs positions. Le canon et les installations sont démontés et renvoyés outre-Rhin.</p>
<p>Malgré leurs prouesses techniques, les <em>Pariser Kanonen</em> n’ont pas influé sur le cours de la guerre. Passés les premiers tirs, les Parisiens s’habituent aux bombardements, d’autant plus que les tirs s’espacent avec le temps.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/18-500598.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3441 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/18-500598-300x231.jpg" alt="" width="300" height="231" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/18-500598-300x231.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/18-500598-156x120.jpg 156w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/18-500598.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Éclat d’un obus tiré par les <em>Pariser Kanonen</em> © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Émilie Cambier</p>
<p>Cet éclat a été donné au musée de l’Armée le 31 mars 1955 par Jean Guittard. Son historique est indiqué par le donateur : « J’étais réceptionneur d’avions au Blanc-Mesnil à côté du Bourget et j’ai ramassé cet éclat pendant que le directeur du laboratoire faisait déterrer des éclats et une ogive dont j’avais indiqué l’emplacement. » L’étude des points de chute des obus des <em>Pariser Kanonen</em> et la présence du directeur du laboratoire municipal indiquent que cet éclat provient vraisemblablement de l’un des coups tirés le 24 mars : soit celui tombé à Drancy à proximité de la route du Bourget à 8h, soit l’un des trois tombés en fin d’après-midi près de la voie ferrée au Blanc-Mesnil.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/08-520547.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3438 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/08-520547-240x300.jpg" alt="" width="240" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/08-520547-240x300.jpg 240w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/08-520547-96x120.jpg 96w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/08-520547.jpg 521w" sizes="(max-width: 240px) 100vw, 240px" /></a><br />
Montage souvenir des dégâts occasionnés à la fabrique Bariquand &amp; Marre, le 24 mars 1918 © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette</p>
<p>Ce montage sur carton se compose d’un cartel mentionnant « Bombardements de Paris par pièce à longue portée. Éclats d’obus trouvés dans la fab<sup>que</sup> Bariquand &amp; Marre. 127 Rue Oberkampf, le 24 mars 1918 » surmonté d’une photographie des dégâts visibles dans ces ateliers où sont fabriquées, entre autres, des pièces pour l’industrie militaire. Quatre éclats d’obus, maintenus par du fil de fer, encadraient cette composition. Seuls deux sont encore aujourd’hui conservés, dont un seul sur son support d’origine. L’impact initial a eu lieu à 7h45 au 125 rue Oberkampf. Il s’agit du 27<sup>e</sup> obus tiré : les dégâts sont importants, mais seulement matériels. Cet objet a été donné au Musée par Jean Guittard, sans plus de précisions, en même temps que le n<sup>o</sup>12130 C1.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548487.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3440 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548487-300x206.jpg" alt="" width="300" height="206" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548487-300x206.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548487-175x120.jpg 175w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548487.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Cinq éclats d’obus ramassés au 166 rue de la Chapelle, à Paris, le 12 avril 1918 © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Thierry Ollivier</p>
<p>Ces cinq éclats d’obus, dont l’un comporte une étiquette indiquant « 166 rue de la Chapelle, Paris. 12 avril 1918 », proviennent de l’impact ayant eu lieu à 8h06 le jour cité, qui blessa deux personnes. Ils ont été donnés au Musée le 10 juin 1981 par Pierre Laurent, âgé de 12-13 ans en 1918 et qui accompagnait parfois son père – ouvrier dans une entreprise de protection des bâtiments – sur des chantiers où il a ramassé ces éclats.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548449.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3439 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548449-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548449-300x200.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548449-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548449.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Éclat d’un obus tiré par les <em>Pariser Kanonen</em> © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Thierry Ollivier</p>
<p>L’étiquette de cet éclat mentionne « Éclat d’obus de la Bertha. Dernier projectile tiré sur Paris le 2 août 1918 à 2h10 après-midi. Tombé rue Mathieu à Saint-Ouen, Seine. ». En réalité, l’impact a lieu le 8 août à 14h06 au 17 rue Mathieu à Saint-Ouen, sans faire de victime. Outre cette coquille, l’auteur de l’étiquette a enjolivé l’historique de l’éclat : le dernier obus tiré par les <em>Pariser Kanonen</em> tombe rue Saint-Denis, à Aubervilliers, le vendredi 9 août à 14h04, 14 coups après celui de la rue Mathieu. La provenance de cet éclat n’est pas connue.</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p>————————————————–</p>
<p>Pour en savoir plus :</p>
<ul>
<li>Christophe DUTRÔNE, <em>Feu sur Paris ! : L’histoire vraie de la grosse Bertha</em>, Paris, Éditions Pierre de Taillac, 2012.</li>
<li>Christophe POMMIER, « 1918 : Paris sous le feu de l’artillerie allemande », <em>Carnet de la Sabretache</em>, n<sup>o</sup> 215, juin 2018, p. 2-5.</li>
<li>Jules POIRIER, <em>Les bombardements de Paris (1914-1918). Avions, Gothas, Zeppelins, Berthas</em>, Paris, Payot, 1930.</li>
</ul><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/1914-1918-paris-bombardee-par-lartillerie-33/">1914-1918, Paris bombardée… par l’artillerie [3/3]</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>1914-1918, Paris bombardée… par les zeppelins [2/3]</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Feb 2019 13:07:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les riches, et parfois insolites, collections du musée de l’Armée comprennent différents vestiges des bombardements qu’a subis la ville de Paris et son agglomération durant la Première Guerre mondiale. Le récolement décennal en cours a permis de (re)découvrir ces collections. Ce deuxième article s’intéresse aux vestiges des bombardements de Paris par les zeppelins. Relisez également [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les riches, et parfois insolites, collections du musée de l’Armée comprennent différents vestiges des bombardements qu’a subis la ville de Paris et son agglomération durant la Première Guerre mondiale. Le récolement décennal en cours a permis de (re)découvrir ces collections.</strong></p>
<p><strong>Ce deuxième article s’intéresse aux vestiges des bombardements de Paris par les zeppelins. Relisez également le <span style="text-decoration: underline"><span style="color: #b02c21"><a href="https://collections.musee-armee.fr/1914-1918-paris-bombardee-par-avions-13/">premier épisode</a></span></span>.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/06-527220.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3424 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/06-527220-300x207.jpg" alt="" width="300" height="207" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/06-527220-300x207.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/06-527220-174x120.jpg 174w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/06-527220.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: center">Raymond Poincaré, président de la République, visite les dégâts occasionnés par une bombe de zeppelin au 87 de la rue Haxo (Paris), le 29 janvier 1916 © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette</p>
<p>Conçu par le comte allemand Ferdinand von Zeppelin (1838-1917), le zeppelin est un ballon dirigeable à structure rigide dont le premier vol a lieu le 2 juillet 1900. Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, les armées allemandes possèdent quinze zeppelins, dont neuf de très grande taille (plus de 20 000 m<sup>3</sup>), qu’elle destine à des missions d’observation ou de bombardement. Au même moment, en France, dix-sept dirigeables militaires (de 3 à 9000 m<sup>3</sup>) sont en service grâce aux travaux du colonel Renard (1847-1905) et du centre aérostatique militaire de Chalais-Meudon. En 1914, comparativement aux avions, les zeppelins sont presque aussi rapides, sont mieux armés, ont un emport de bombes bien plus important et un rayon d’action supérieur.</p>
<p>La zone de bombardement de prédilection des zeppelins a été le Royaume-Uni : 51 raids ont été menés – essentiellement dans un objectif psychologique – tuant 577 personnes et en blessant 1 358 autres. Des trois types de vecteurs qui ont permis de bombarder Paris (avions, artillerie et zeppelins), ces derniers ont été – et de loin – les moins employés. En effet, seuls deux raids sont menés. Le premier, par quatre zeppelins, a lieu dans la nuit du 20 au 21 mars 1915. Sept bombes sont lâchées sur les 17<sup>e</sup> et 18<sup>e</sup> arrondissements de Paris, puis, pris à partie par la DCA, les zeppelins rebroussent chemin en se délestant de 58 bombes sur la banlieue (Neuilly-sur-Seine, Levallois-Perret, Asnières-sur-Seine, Gennevilliers, Courbevoie, La Garenne-Colombes, Saint-Gratien, Colombes, Bois-Colombes, Enghien, Argenteuil et Saint-Germain-en-Laye), blessant trois personnes. Lors du second raid, dans la nuit du 29 au 30 janvier 1916, un zeppelin (le second zeppelin initialement prévu a dû rebrousser chemin avant d’atteindre l’Île-de-France) lâche dix-huit bombes sur le 20<sup>e</sup> arrondissement de Paris, tuant 23 personnes et en blessant 31 autres. Lors de son retour, il se déleste de 30 bombes au-dessus des communes de La Courneuve, Stains, Pierrefitte, Villetaneuse, Deuil et Montmorency, sans grands dégâts.</p>
<p>Les propagandes française et allemande exploitent différemment ces raids : « Le raid des zeppelins sur Paris a complètement échoué. La population parisienne a été, comme toujours, parfaitement calme. » s’opposant à « [L’]attaque contre le centre des fabrications de guerre française s’était terminée par un succès. »</p>
<p>Par la suite, l’amélioration des défenses contre aéronefs du camp retranché de Paris, l’augmentation des escadrilles de chasse et l’éloignement de Paris par rapport aux bases allemandes font qu’aucun autre raid de zeppelins n’est mené au-dessus de la capitale.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-526797.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3425 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-526797-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-526797-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-526797-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-526797.jpg 487w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p style="text-align: center">Bombe tronconique incendiaire pour zeppelin © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Émilie Cambier</p>
<p>Cette bombe incendiaire tronconique de 8 kg pour zeppelins, en partie consumée, a été lâchée par l’un des quatre zeppelins du raid du 20-21 mars 1915. Elle a frappé, avec une seconde bombe qui a entièrement fonctionné, le pavillon situé au n°11 de la rue Amélie, à Asnières-sur-Seine. Conçues et fabriquées par la firme Carbonit A. G., ces bombes sont constituées d’une cuvette de tôle emboutie recouverte d’un cordage de chanvre goudronné. À l’intérieur se trouvaient de l’étoupe imprégnée de bitume – hautement inflammable – et un compartiment en tôle cylindro-conique contenant une composition aluminothermique dont la mise à feu est assurée par une fusée à inertie. Après expertise, cette bombe a été cédée au Musée par le laboratoire municipal de la Ville de Paris le 15 avril 1915.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548512.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3423 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548512-300x201.jpg" alt="" width="300" height="201" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548512-300x201.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548512-179x120.jpg 179w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548512.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: center">Fragments d&rsquo;une bombe de zeppelin © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Thierry Ollivier</p>
<p>Ces deux fragments sont ceux d’une bombe explosive sphérique de 60 kg, lâchée par l’un des quatre zeppelins du raid du 20-21 mars 1915. Ils ont été trouvés à Asnières-sur-Seine, au niveau du n° 24 de la rue du Ménil, où la bombe a explosé, causant une profonde excavation sur la chaussée. Ces éclats ont été cédés au Musée par le laboratoire municipal de la Ville de Paris, après étude, le 15 avril 1915.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-528551.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3421 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-528551-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-528551-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-528551-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-528551.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: center">Bombe sphérique explosive de 60 kg du zeppelin LZ 79 © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Émilie Cambier</p>
<p>Cette bombe sphérique en fonte de 60 kg a été larguée par le zeppelin LZ 79 lors du raid mené sur Paris le 29 janvier 1916. Parmi les 48 bombes lâchées, trois de ce type n’éclatent pas et sont récupérées par André Kling, directeur du laboratoire municipal de la Ville de Paris. Dès le 31 janvier, Kling écrit au directeur du musée de l’Armée pour l’informer qu’« ayant eu la bonne fortune de retrouver quelques bombes de zeppelin non éclatées, et provenant du raid de samedi dernier [le 29 janvier], j’aurai le plaisir, dès que j’aurai pu les faire vider et mettre en état, de vous en faire envoyer un exemplaire pour le musée de l’Armée. » Il tient parole et fait don de l’une d’entre elles le 11 février suivant.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/09-576017.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3422 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/09-576017-300x216.jpg" alt="" width="300" height="216" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/09-576017-300x216.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/09-576017-167x120.jpg 167w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/09-576017.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: center">Débris du zeppelin n° 8 abattu le 22 août 1914 à Badonvilliers, exposé aux Invalides © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / image musée de l’Armée</p>
<p>Seules subsistent des photographies des débris du zeppelin LZ 8, abattu par l’artillerie française à Badonviller (Meurthe-et-Moselle) le 22 août 1914, exposés dans la cour d’honneur des Invalides à partir de février 1915. Les débris – une nacelle, deux fragments de passerelle de l’observateur, deux longerons de la carcasse, un longeron inférieur de support de nacelle, un pot d’échappement, une commande d’hélice et une hélice à quatre pales – ont été cédés par l’établissement de Chalais-Meudon, après étude, le 17 février 1916. Réformés le 11 mai 1924, vraisemblablement pour destruction, ils ne figurent plus dans les collections du musée de l’Armée.</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p>————————————————–</p>
<p>Pour en savoir plus :</p>
<ul>
<li>Jordan GASPIN, <em>Souvenirs et destins de Poilus</em>, Paris, Éditions Ouest-France, p. 98-99.</li>
<li>Jules POIRIER, <em>Les bombardements de Paris (1914-1918). Avions, Gothas, Zeppelins, Berthas</em>, Paris, Payot, 1930.</li>
</ul><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/1914-1918-paris-bombardee-par-les-zeppelins-23/">1914-1918, Paris bombardée… par les zeppelins [2/3]</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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