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	<title>Le blog des collectionsAlsace - Le blog des collections</title>
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		<title>Les femmes de Colmar et de Strasbourg honorent Marie-Antoinette Lix</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Apr 2017 08:12:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le récolement des collections a évidemment révélé un certain nombre de pièces remarquables dont certaines font écho à la programmation culturelle du musée. L’épée d’honneur offerte à Marie-Antoinette Lix (1839-1909) apporte ainsi un éclairage complémentaire à certaines pièces dévoilées dans le parcours de l’exposition France-Allemagne(s) 1870-1871, La Guerre, la Commune, les Mémoires. Marie-Antoinette Lix, nait à [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le récolement des collections a évidemment révélé un certain nombre de pièces remarquables dont certaines font écho à la programmation culturelle du musée. L’épée d’honneur offerte à Marie-Antoinette Lix (1839-1909) apporte ainsi un éclairage complémentaire à certaines pièces dévoilées dans le parcours de l’exposition <em>France-Allemagne(s) 1870-1871, La Guerre, la Commune, les Mémoires</em>.</strong></p>
<div id="attachment_2994" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/04/17-545032.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-2994"><img aria-describedby="caption-attachment-2994" loading="lazy" class="wp-image-2994 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/04/17-545032-300x226.jpg" alt="Epée offerte à Mlle Lix" width="300" height="226" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/17-545032-300x226.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/17-545032-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/17-545032.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><p id="caption-attachment-2994" class="wp-caption-text">Epée offerte à Mlle Lix en souvenir de la guerre de 1870-1871</p></div>
<p>Marie-Antoinette Lix, nait à Colmar le 31 mai 1839. Elle reçoit une éducation militaire de son père, ancien grenadier à cheval dans l’armée de Napoléon I<sup>er</sup>. Il lui enseigne l’équitation et le maniement des armes. Par la suite, il l’envoie à l’institution des Sœurs de la Divine Providence à Ribeauvillé (Haut-Rhin) afin qu’elle y reçoive un enseignement plus conventionnel. Elle obtient son diplôme d’institutrice et entre au service d’une famille polonaise à Szycz. L’insurrection polonaise contre la domination russe en 1863, est pour Marie-Antoinette la première occasion de mettre en pratique son savoir-faire militaire. Capturée par les Russes puis libérée, elle revient en France en 1866.</p>
<p>La guerre est déclarée contre la Prusse le 19 juillet 1870. À la suite de la défaite de Sedan le 2 septembre, Marie-Antoinette Lix souhaite prendre les armes pour défendre son pays. Elle se rend dans un premier temps chez le général de Failly pour intégrer les troupes régulières mais la loi s’y oppose. Elle intègre alors les francs-tireurs<a href="#_edn1" name="_ednref1">[1]</a> de Lamarche en qualité de lieutenant. Elle rejoint avec ses hommes le général Cambriels, chargé de constituer l’Armée de l’Est. Elle participe à la défense du département des Vosges et de la ville de Langres, et s’illustre lors de la bataille de Nompatelize (Vosges) le 6 octobre 1870. Toutefois, son engagement ne peut empêcher la défaites des troupes françaises.</p>
<div id="attachment_2993" style="width: 194px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/04/16-561005.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-2993"><img aria-describedby="caption-attachment-2993" loading="lazy" class="wp-image-2993 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/04/16-561005-184x300.jpg" alt="Marie-Antoinette Lix" width="184" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/16-561005-184x300.jpg 184w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/16-561005-74x120.jpg 74w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/16-561005.jpg 399w" sizes="(max-width: 184px) 100vw, 184px" /></a><p id="caption-attachment-2993" class="wp-caption-text">Marie-Antoinette Lix (1839-1909), lieutenant des francs-tireurs de Lamarche</p></div>
<p>En reconnaissance de son engagement pendant la guerre de 1870-1871, les Dames de Strasbourg et de Colmar offrent à Marie-Antoinette Lix une épée d’honneur, donnée en 1910, peu après sa mort, au musée de l’Armée.</p>
<p>Les épées d’honneur, symboles de reconnaissance et de remerciement pour des actions menées, sont des armes luxueuses et raffinées. Issues de commandes privées, elles ne correspondent pas aux usages des armes réglementaires. L’épée offerte à Marie Antoinette Lix en est un exemple. La monture en argent massif, finement travaillée, représente une femme couronnée, debout sur une forteresse portant les armoiries de Strasbourg. La branche principale, soignée, porte les initiales « A » et « L », le tout entouré de feuillages. La lame droite est évidée de chaque côté sur la moitié de la longueur. Sur un côté est inscrit « Les Alsaciens à leur Vaillante compatriote Mlle Antoinette Lix en Souvenir de la Guerre de 1870-1871 ». Sur l’autre côté est porté la mention « Pro deo et patria ». Le fourreau témoigne du même raffinement. En bois gainé de galuchat, il est muni de garnitures de vieil argent ciselé.</p>
<p>Clémence Douadi</p>
<div id="attachment_2996" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/04/17-545036.jpg" rel="attachment wp-att-2996"><img aria-describedby="caption-attachment-2996" loading="lazy" class="size-medium wp-image-2996" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/04/17-545036-300x300.jpg" alt="Epée offerte à Mlle Lix" width="300" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/17-545036-300x300.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/17-545036-120x120.jpg 120w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/17-545036.jpg 650w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><p id="caption-attachment-2996" class="wp-caption-text">Epée offerte à Mlle Lix en souvenir de la guerre de 1870-1871</p></div>
<div id="attachment_2995" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/04/17-545033-e1493280468665.jpg" rel="attachment wp-att-2995"><img aria-describedby="caption-attachment-2995" loading="lazy" class="size-medium wp-image-2995" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/04/17-545033-e1493280468665-300x213.jpg" alt="Epée offerte à Mlle Lix" width="300" height="213" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/17-545033-e1493280468665-300x213.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/17-545033-e1493280468665-169x120.jpg 169w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/17-545033-e1493280468665.jpg 650w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><p id="caption-attachment-2995" class="wp-caption-text">Epée offerte à Mlle Lix en souvenir de la guerre de 1870-1871</p></div>
<p><a href="#_ednref1" name="_edn1">[1]</a> Troupe irrégulière constituée de volontaires</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/les-femmes-de-colmar-et-de-strasbourg-honorent-marie-antoinette-lix/">Les femmes de Colmar et de Strasbourg honorent Marie-Antoinette Lix</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Hansi et le souvenir de la guerre de 70</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Apr 2017 13:14:39 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le « dessinateur &#8211; publiciste » [1] Jean-Jacques Waltz, plus connu sous le nom de Hansi (pseudonyme issu de Jean-Jacques, devenu Hans-Jacob puis Hansi), a publié ses premiers albums dans le contexte, particulièrement douloureux pour lui, du souvenir de la guerre franco-allemande de 1870-1871, de la défaite et de l’Annexion de l’Alsace par les Allemands. « Nous étions [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le « dessinateur &#8211; publiciste » [1] Jean-Jacques Waltz, plus connu sous le nom de Hansi (pseudonyme issu de Jean-Jacques, devenu Hans-Jacob puis Hansi), a publié ses premiers albums dans le contexte, particulièrement douloureux pour lui, du souvenir de la guerre franco-allemande de 1870-1871, de la défaite et de l’Annexion de l’Alsace par les Allemands. « Nous étions les vaincus : on nous le fit bien voir » [2]. Pour Hansi, le sentiment de la « Revanche » passait par l’école et l’éducation [3]. C’est tout le propos de l’album <em>L’histoire d’Alsace racontée aux petits enfants, par l’oncle Hansi</em>, publié en collaboration avec Victor Huen en 1912, et présenté dans l’exposition <em>France-Allemagne(s) 1870-1871 : la guerre, la Commune, les mémoires</em>, au musée de l’Armée, du 13 avril au 30 juillet 2017.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/04/16-568054.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2985 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/04/16-568054-242x300.jpg" alt="16-568054" width="242" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/16-568054-242x300.jpg 242w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/16-568054-97x120.jpg 97w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/16-568054.jpg 525w" sizes="(max-width: 242px) 100vw, 242px" /></a></p>
<p>Né le 23 février 1873 à Colmar, Hansi garde le souvenir de l’enseignement partisan que dispensait son <em>Professor</em> (ainsi se plaît-il à le nommer) allemand. L’Alsace récemment annexée voit le nouvel occupant tenter d’imposer non seulement sa langue mais aussi son histoire, où l’apport de la France est minoré, et la victoire allemande de 1870, au contraire, mise en avant. Dans son avant-propos à <em>L’histoire d’Alsace</em>, il relate : « je m’étais promis de me venger plus tard et d’écrire, quand je serai un homme, le livre que nous aurions tous aimé avoir, l’histoire de l’Alsace pour les petits enfants ». Hansi entend donc rétablir l’équilibre, et à la propagande originelle opposer une contre-propagande où les barbares « Germains » (« Prussiens », « Badiens » ou « Bavarois »…) s’opposeraient aux Alsaciens ou Français civilisés et libres. Une « haine instinctive » anime les Alsaciens, haine « telle que même les atrocités de la dernière guerre [de 1870-1871] ne suffisent pas pour l’expliquer » écrit-il.</p>
<p>Remontant le temps avec une foule d’anachronismes volontaires qui tous ramènent en filigrane à l’époque de l’Annexion, Hansi relit l’histoire. Si Napoléon Ier, «<em>Napala</em>, comme disent sans façon nos vieux soldats, garde encore dans nos pays une popularité surprenante » (sur la couverture de l’ouvrage un des enfants tient un Napoléon à cheval miniature, monté sur des roulettes), Napoléon III « ne fut jamais aimé ». Les Alsaciens, dont Hansi présente les multiples actes d’héroïsme durant l’année terrible, se voient contraints à l’issue du conflit de quitter leur pays ou bien de se soumettre à « l’envahisseur, bruyant et plein de morgue, cherchant sous prétexte de germanisation à accaparer toutes les ressources du pays, à imposer ses mœurs, sa langue et tout ce qui constitue sa ‛Kultur’. » Hansi n’a pas de mots assez durs pour railler les prétentions artistiques des occupants, « les naïves et enfantines restaurations qu’ils font subir aux monuments anciens ! », et les touristes aux « lunettes d’or germaniques » qui fleurissent à leur suite.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/04/Hansi.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2986 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/04/Hansi-300x180.jpg" alt="Hansi" width="300" height="180" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/Hansi-300x180.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/Hansi-200x120.jpg 200w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/Hansi.jpg 722w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>La parution de <em>L’histoire d’Alsace </em>vaut à Hansi une condamnation devant les tribunaux allemands, le 9 mai 1913. Ceux-ci goûtent peu l’humour un peu vif dont est parsemé le livre, et condamnent Hansi à une forte amende lors du « procès des faméliques » [4]. Le livre, malgré le procès (ou bien conforté par lui) eut beaucoup de succès. En 1914, Hansi est de nouveau condamné, cette fois à de la prison ferme [5]. Il gagne la France où il s’engage, à 41 ans, dans l’armée ; il y sera interprète. En 1918, il publie <em>Le paradis tricolore</em>. Le paradis dure peu : la guerre s’annonce et en 1939 il doit à nouveau s’exiler, à 66 ans. Il ne rentre à Colmar qu’en 1946. C’est là qu’il meurt le 10 juin 1951, au terme d’une vie tout entière marquée par un antagonisme qui a fait s’affronter par trois fois la France et l’Allemagne.</p>
<p>Jean-François Charcot, bibliothécaire</p>
<p>[1] Ainsi est-il présenté dans son dossier pour la Légion d’honneur (Pierrefitte-sur-Seine, Archives nationales LH/2746/11).<br />
[2] Toutes les citations, sauf mention contraire, sont tirées de <em>L&rsquo;Histoire d&rsquo;Alsace racontée aux petits enfants d&rsquo;Alsace et de France, par l&rsquo;oncle Hansi, avec beaucoup de jolies images de Hansi et de Huen</em>, Paris, H. Floury, 1912 pour l’édition originale.<br />
[3] Voir l’essai de François Robichon « La guerre de 1870 expliquée aux enfants (1871-1914) » dans le catalogue de l’exposition <em>France-Allemagne(s) 1870-1871 : la guerre, la Commune, les mémoires</em>, sous la direction de Mathilde Benoistel, Sylvie Le Ray-Burimi et Christophe Pommier, Paris, Gallimard, musée de l&rsquo;Armée, 2017, p. 111-113.<br />
[4] En lien avec le texte qui évoquait la « horde innombrable d’êtres faméliques, hirsutes » qui s’abattit sur l’Alsace après la défaite de 1871.<br />
[5] Pour motif d’« excitation à la révolte et d’insultes envers les instituteurs et les gendarmes » (Robert Perreau, <em>Hansi ou l’Alsace révélée</em>, Colmar, Alsatia, 1975, p. 96), et, plus généralement, pour l’ensemble de son œuvre.</p>
<p>Photo (C) RMN-Grand Palais / Pascal Segrette</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/hansi-et-le-souvenir-de-la-guerre-de-70/">Hansi et le souvenir de la guerre de 70</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Thann, ville martyre en Alsace</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Jan 2015 10:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans le cadre des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, l’exposition présentée au musée de l’Armée, produite en partenariat avec la Bibliothèque de Documentation Internationale, montre la manière dont les artistes contemporains ont perçu le front à travers leurs œuvres. La ville de Thann, en Alsace, a été représentée par François Flameng, Charles [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans le cadre des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, l’exposition présentée au musée de l’Armée, produite en partenariat avec la Bibliothèque de Documentation Internationale, montre la manière dont les artistes contemporains ont perçu le front à travers leurs œuvres. La ville de Thann, en Alsace, a été représentée par François Flameng, Charles Duvent ou encore Georges Scott, des artistes dont certaines œuvres sont exposées dans <em>Vu du front. Représenter la Grande Guerre</em>, ouverte encore pour quelques jours.</strong></p>
<p>La commune alsacienne de Thann, devenue allemande en 1870, est restée très attachée à la France [1]. Au moment de la déclaration de guerre en 1914, toute l’Alsace est allemande. Une semaine seulement après le début la guerre, les troupes françaises entrent à Thann et occupent la ville. Malgré une contre-attaque allemande, la commune est défendue par les chasseurs alpins et, à partir du 14 août 1914, revient dans le giron de la France. Dès lors capitale de l’Alsace française, elle reçoit à ce titre plusieurs fois la visite du maréchal Joffre.<br />
En janvier 1915, les combats pour la possession de la ville s’intensifient et Thann subit plusieurs bombardements successifs. Dès le début de la guerre, la ville compte déjà beaucoup de destructions : maisons, gare, usine de produits chimiques, rues bombardées ne forment plus qu’un amas de ruines. Située à 730 mètres de la ligne ennemie, l’église Saint-Thiébault reçoit quant à elle plusieurs obus qui n’endommagent que très peu sa façade.</p>
<p>Le musée de l’Armée conserve plusieurs œuvres représentant ou évoquant cette ville martyre pendant la Grande Guerre.<br />
Dans une aquarelle datée d’octobre 1915, le peintre officiel Charles Duvent (1867-1940) réalise un <em>Portrait de sœur Basiline</em>, « l’héroïne de Thann » [2]. Pendant le premier bombardement du village, cette sœur de Saint Vincent de Paul transfère les blessés de l’hôpital de Thann pour les mettre à l’abri dans une cave. Pour son action, elle se voit décerner la croix de la Légion d’Honneur ainsi que la croix de guerre par le gouvernement français (voir portrait ci-dessous).</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/01/14-518207.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1844 size-thumbnail" title="Soeur Basiline, dessin de Charles Duvent" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/01/14-518207-84x120.jpg" alt="14-518207" width="84" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/01/14-518207-84x120.jpg 84w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/01/14-518207-211x300.jpg 211w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/01/14-518207.jpg 459w" sizes="(max-width: 84px) 100vw, 84px" /></a></p>
<p>Quelques mois plus tard, François Flameng (1856-1923) immortalise à son tour le conflit à Thann en montrant un bombardement sur la ville [3].</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/01/14-524369.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1845 size-thumbnail" title="Thann le 16 janvier 1916, dessin de François Flameng" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/01/14-524369-184x120.jpg" alt="14-524369" width="184" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/01/14-524369-184x120.jpg 184w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/01/14-524369-300x195.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/01/14-524369.jpg 758w" sizes="(max-width: 184px) 100vw, 184px" /></a></p>
<p>Georges Scott (1873-1942) de son côté représente l’<em>Eglise de Thann</em> en août 1917 [4]. Un poilu affecté sur le front de l’Argonne à cette époque témoigne : « Toujours le même train de vie plutôt agréable : on ne se croirait pas en guerre. Cependant dans la direction de Thann, on entend des éclatements de bombes. Thann charmante petite ville qui comptait bien 800 habitants avant la guerre, en a conservé à peu près la moitié. […] L’église, ancienne collégiale, vraie petite cathédrale, est intacte, très belle. Les visiteurs n’y manquent pas. » [5]</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/01/14-517908.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1843 size-thumbnail" title="L'église de Thann en août 1917, dessin de Georges Scott" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/01/14-517908-82x120.jpg" alt="14-517908" width="82" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/01/14-517908-82x120.jpg 82w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/01/14-517908-206x300.jpg 206w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/01/14-517908.jpg 447w" sizes="(max-width: 82px) 100vw, 82px" /></a></p>
<p>L’armistice du 11 novembre 1918 met fin au martyre de la première ville française en Alsace. La reconstruction est rapide et, dès 1925, les traces laissées par les bombardements ont en grande partie disparu. Le 18 août 1919 Thann reçoit la croix de guerre.</p>
<p>Fanny Lefaure, département Iconographie</p>
<p>[1] A titre d’exemple, lors des élections du conseil municipal en 1871, sur 1800 électeurs seuls 15 votants – Allemands émigrés – votèrent.<br />
[2] <em>L’Œuvre de Charles Duvent, peintre en mission du ministère des Affaires étrangères aux armées</em>, catalogue d’exposition, paris, musée des Arts Décoratifs, 1916. Paris, musée de l’Armée, inv. 09054 C1 ; Ea 467.<br />
[3] François Flameng, <em>Thann, 16 janvier 1916</em>. Inv. 1068 C1 ; Eb 1227.<br />
[4] Inv. 05439 C1 ; Eb 606.<br />
[5] <em>Carnets de route 1915-1918 d’Ernest Olivié, prêtre brancardier</em>, samedi 20 octobre 1917.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/thann-ville-martyre/">Thann, ville martyre en Alsace</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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