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	<title>Le blog des collectionsartillerie - Le blog des collections</title>
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		<title>Le Lys et le Croissant : le don Abd ül-Aziz au musée de l’Armée</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Jun 2019 09:59:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 3 juin 1862, Abd ül-Aziz Ier (1861-1876), trente-deuxième sultan de l’Empire ottoman, fait don d’une série de douze canons anciens à l’empereur Napoléon III, lui-même ancien officier d’artillerie et féru d’antiquités. Ces canons sont aujourd’hui conservés dans les collections du musée de l’Armée, pour la plupart visibles sous les galeries de la cour d’honneur [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 3 juin 1862, Abd ül-Aziz I<sup>er</sup> (1861-1876), trente-deuxième sultan de l’Empire ottoman, fait don d’une série de douze canons anciens à l’empereur Napoléon III, lui-même ancien officier d’artillerie et féru d’antiquités. Ces canons sont aujourd’hui conservés dans les collections du musée de l’Armée, pour la plupart visibles sous les galeries de la cour d’honneur et dans des salles des Armes et armures anciennes (galerie de l’Arsenal).</strong></p>
<p>Après la perte de Saint-Jean-d’Acre en 1291, les Hospitaliers – ou chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem – quittent les États latins d’Orient pour rejoindre Chypre, puis Rhodes en 1310. C’est dans cette île que l’Ordre s’établit et fonde son nouvel Hôpital. Les douze pièces offertes par le sultan (couleuvrines, canons et bombardes) constituent une partie de l’artillerie qui armait les remparts de Rhodes, la protégeant face à l’Empire ottoman pour qui la prise de cette île aurait assuré une suprématie maritime en Méditerranée orientale. Coulées par l’Ordre lui-même ou envoyées par les monarques européens pour défendre les Hospitaliers, elles portent les emblèmes de leurs donateurs (Louis XI, Louis XII, François I<sup>er</sup>, Sigismond d’Autriche) ou des Grands-maîtres commanditaires (Pierre d’Aubusson, Émery d’Amboise, Philippe de Villiers de l’Isle-Adam).</p>
<p>Après avoir résisté aux premiers assauts en 1480, les Hospitaliers doivent se rendre à l’armée de Soliman le Magnifique après un siège de six mois en 1522. L’Ordre se replie alors vers Malte où, lors du Grand Siège de 1565, il met en échec le sultan et assène le premier coup d’arrêt à l’expansion ottomane en Méditerranée.</p>
<p>De même que les murailles de Rhodes furent conservées et entretenues par les Turcs après leur victoire, les douze bouches à feu offertes en 1862 ont été laissées sur place pour la défense de l’île. Des inscriptions en caractères arabes sur les fûts en indiquent d’ailleurs le poids et la quantité de poudre nécessaire à leur mise en œuvre. La conservation de pièces anciennes en Orient est en effet courante, grâce à l’abondance des mines d’étain et de cuivre à l’est et au sud de la Méditerranée, éléments constitutifs du bronze de ces canons. En Europe occidentale, la rareté de ces matériaux induit une tradition inverse et les pièces auraient probablement été fondues pour réaliser de nouvelles armes. Il est ainsi exceptionnel de pouvoir encore les admirer aujourd’hui : ce sont douze pièces d’origine prestigieuse, ayant servi pour l’un des évènements majeurs de l’histoire du monde méditerranéen, arrivées jusqu’à nous dans un état de conservation remarquable. Il en va de même pour un treizième canon en provenance de Famagouste (Chypre), lui aussi donné par le sultan Abd ül-Aziz I<sup>er</sup> à Napoléon III et intégré aux collections du musée en 1868, même si le manque d’informations précises au sujet de son origine empêche d’affirmer qu’il a pu être utilisé pour un siège ou une bataille en particulier.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
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<td><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/06-510171.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3163 noopener"><img loading="lazy" class="alignleft wp-image-3471" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/06-510171-214x300.jpg" alt="" width="171" height="240" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/06-510171-214x300.jpg 214w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/06-510171-85x120.jpg 85w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/06-510171.jpg 463w" sizes="(max-width: 171px) 100vw, 171px" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: center;font-size: 10px"><b>Les armoiries du roi Louis XI et la salamandre de François I<sup>er</sup> sur deux canons rhodiens (N.58 et N.78, galerie de l’Arsenal)</b></p>
<p>Ce don entre dans le cadre d’une longue tradition diplomatique entretenue entre la France et l’Empire ottoman, depuis leur alliance contre l’Espagne de Charles Quint en 1536. L’union de la fleur de lys et du croissant est en effet toujours vive au XIX<sup>e</sup> siècle : Napoléon III prend position aux côtés des Ottomans contre l’expansion de l’Empire russe lors de la guerre de Crimée (1853-1856) et Abd ül-Mecid I<sup>er</sup> favorise l’intervention française lors de l’expédition de Syrie à l’été 1860. Abd ül-Aziz hérite le trône de son frère le 25 juin 1861 et ne tarde pas à s’inscrire dans la lignée de ses prédécesseurs. Au don de 1862 succèdent d’ailleurs trois dates clés de l’alliance franco-turque : le sultan est invité à l’Exposition universelle de Paris en 1867, le lycée français de Galatasaray est inauguré en 1868 à Constantinople, enfin l’impératrice Eugénie rend visite à la Sublime Porte en 1869.</p>
<p>Cet ensemble unique, témoin de l’artillerie de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance et souvenir de l’épopée des ordres militaires en Méditerranée, est aussi aujourd’hui la marque d’une histoire politique et diplomatique particulière entre Istanbul et Paris.</p>
<p>Louis-Marie Brulé, département Artillerie</p>
<hr />
<p><strong>Liste des pièces :</strong></p>
<p>2013.0.43 (N.58) ; 2013.0.44 (N.59) ; 2012.0.445 (N.66) ; 2013.0.48 (N.67) ; 2012.0.460 (N.68) ; 2013.0.49 (N.69) ; 2013.0.50 (N.70) ; 2012.0.459 (N.71) ; 2013.0.52 (N.74) ; 2013.0.53 (N.75) ; 2018.0.98 (N.76) ; 834 I (N.78, don Famagouste 1868) ; 2012.0.458 (N.500)</p>
<p><strong>Bibliographie :</strong></p>
<p><em>&#8211; </em>Lucie Bonato, « Tiburce Colonna Ceccaldi à Chypre (1866-1869) », in <em>Cahiers du Centre d’études chypriotes</em>, à paraître<em><br />
&#8211; Entre le glaive et la croix, chefs-d’oeuvre de l’armurerie de Malte</em>, cat. exp., Paris, Musée de l’Armée, 21 octobre 2008 – 11 janvier 2009, Paris, Gallimard/Musée de l’Armée, 2008<br />
&#8211; Catherine Granger, <em>L’empereur et les arts : la liste civile de Napoléon III</em>, Mémoires et documents de l’Ecole des chartes, t. 79, Paris, École des chartes, 2005<br />
&#8211; Antoine Leduc, « L’artillerie de la Renaissance au musée de l’Armée, aperçu sur les recherches en cours », in <em>Revue de la Société des Amis du Musée de l’Armée</em>, n°138, Paris, SAMA, 2009<br />
&#8211; Jean Tulard, <em>Dictionnaire du Second Empire</em>, Paris, Fayard, 1995</p>
<p>Photos © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Fuzeau / Pierre Mérat</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-lys-et-le-croissant-le-don-abd-ul-aziz-au-musee-de-larmee/">Le Lys et le Croissant : le don Abd ül-Aziz au musée de l’Armée</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>1914-1918, Paris bombardée… par l&#8217;artillerie [3/3]</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/1914-1918-paris-bombardee-par-lartillerie-33/</link>
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		<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 10:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les riches, et parfois insolites, collections du musée de l’Armée comprennent différents vestiges des bombardements qu’a subis la ville de Paris et son agglomération durant la Première Guerre mondiale. Le récolement décennal en cours a permis de (re)découvrir ces collections, dont les petites dimensions sont inversement proportionnelles à leur dimension symbolique. Le dernier épisode de [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les riches, et parfois insolites, collections du musée de l’Armée comprennent différents vestiges des bombardements qu’a subis la ville de Paris et son agglomération durant la Première Guerre mondiale. Le récolement décennal en cours a permis d</strong><strong>e (re)découvrir ces collections, dont </strong><strong>les petites dimensions sont inversement proportionnelles à leur dimension symbolique.</strong></p>
<p><strong>Le dernier épisode de cette trilogie est consacré aux vestiges des bombardements effectués par les <em>Pariser Kanonen </em>(canons de Paris) en 1918. Relisez également le <span style="text-decoration: underline"><a href="https://collections.musee-armee.fr/1914-1918-paris-bombardee-par-avions-13/">premier</a></span> et le <span style="text-decoration: underline"><a href="https://collections.musee-armee.fr/1914-1918-paris-bombardee-par-les-zeppelins-23/" target="_blank" rel="noopener">deuxième</a></span> épisode de ce feuilleton.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/Carte.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3437 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/Carte-300x244.jpg" alt="" width="300" height="244" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/Carte-300x244.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/Carte-148x120.jpg 148w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/Carte-768x624.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/Carte.jpg 945w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Carte de Paris indiquant les impacts des tirs des <em>Pariser Kanonen</em> © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël</p>
<p>D’août 1914 à septembre 1918, 511 avions sont signalés dans le ciel francilien lors des 44 journées de bombardements recensées. Ils lâchent près d’un millier de projectiles, tuant 255 personnes et en blessant 593 autres.</p>
<p>Au printemps 1918, la supériorité numérique momentanée de l’armée allemande – due au rapatriement des divisions victorieuses à l’Est – lui permet de lancer des offensives à l’Ouest et d’obtenir l’enfoncement du front. Outre ces offensives, les Allemands bombardent Paris à partir du 23 mars 1918 à l’aide de pièces d’artillerie à très longue portée, les <em>Pariser Kanonen</em>.</p>
<p>Comme lors de la guerre de 1870-1871, les Allemands tentent de briser le moral des Français en frappant Paris – qui connait depuis bientôt quatre ans l’inquiétude et les dommages des bombardements aériens. Les ingénieurs de Krupp, sous la direction de Rausenberger, créent une arme capable de tirer à 120 km, distance qui sépare Paris du front en 1917. Les <em>Pariser Kanonen</em> sont conçus à partir des tubes de 35 cm de calibre destinés à armer les croiseurs de bataille de la classe Mackensen. Les tubes sont ramenés au calibre de 21 cm et prolongés de 15 à 34 m pour augmenter leur portée.</p>
<p>Les obus, de 21 cm de calibre et de 98 cm de longueur, pèsent 125 kg et contiennent environ 8 kg de charge explosive. Ils sont numérotés de 1 à 65 et doivent être tirés dans cet ordre : du fait de l’importante usure du tube provoquée par les tirs, les ceintures des obus s’épaississent pour atteindre 24 cm de diamètre tandis que le tube doit être remplacé tous les 65 coups.</p>
<p>Quatre campagnes de tirs (23 mars-1<sup>er</sup> mai, 27 mai-11 juin, 15-16 juillet et 5-9 août 1918) sont effectuées contre Paris : environ 400 obus auraient été tirés et 367 ont touché Paris et sa banlieue. Le décompte officiel de la préfecture de Police fait état de 256 morts et 620 blessés. Le 61<sup>e</sup> tir est le plus meurtrier : le 29 mars, jour du Vendredi-Saint, l’église Saint-Gervais, dans le 4<sup>e</sup> arrondissement, est touchée en plein office religieux, faisant 91 morts et 68 blessés.</p>
<p>Au début du mois d’août 1918, le succès des contre-offensives alliées obligent les Allemands à quitter leurs positions. Le canon et les installations sont démontés et renvoyés outre-Rhin.</p>
<p>Malgré leurs prouesses techniques, les <em>Pariser Kanonen</em> n’ont pas influé sur le cours de la guerre. Passés les premiers tirs, les Parisiens s’habituent aux bombardements, d’autant plus que les tirs s’espacent avec le temps.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/18-500598.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3441 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/18-500598-300x231.jpg" alt="" width="300" height="231" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/18-500598-300x231.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/18-500598-156x120.jpg 156w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/18-500598.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Éclat d’un obus tiré par les <em>Pariser Kanonen</em> © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Émilie Cambier</p>
<p>Cet éclat a été donné au musée de l’Armée le 31 mars 1955 par Jean Guittard. Son historique est indiqué par le donateur : « J’étais réceptionneur d’avions au Blanc-Mesnil à côté du Bourget et j’ai ramassé cet éclat pendant que le directeur du laboratoire faisait déterrer des éclats et une ogive dont j’avais indiqué l’emplacement. » L’étude des points de chute des obus des <em>Pariser Kanonen</em> et la présence du directeur du laboratoire municipal indiquent que cet éclat provient vraisemblablement de l’un des coups tirés le 24 mars : soit celui tombé à Drancy à proximité de la route du Bourget à 8h, soit l’un des trois tombés en fin d’après-midi près de la voie ferrée au Blanc-Mesnil.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/08-520547.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3438 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/08-520547-240x300.jpg" alt="" width="240" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/08-520547-240x300.jpg 240w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/08-520547-96x120.jpg 96w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/08-520547.jpg 521w" sizes="(max-width: 240px) 100vw, 240px" /></a><br />
Montage souvenir des dégâts occasionnés à la fabrique Bariquand &amp; Marre, le 24 mars 1918 © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette</p>
<p>Ce montage sur carton se compose d’un cartel mentionnant « Bombardements de Paris par pièce à longue portée. Éclats d’obus trouvés dans la fab<sup>que</sup> Bariquand &amp; Marre. 127 Rue Oberkampf, le 24 mars 1918 » surmonté d’une photographie des dégâts visibles dans ces ateliers où sont fabriquées, entre autres, des pièces pour l’industrie militaire. Quatre éclats d’obus, maintenus par du fil de fer, encadraient cette composition. Seuls deux sont encore aujourd’hui conservés, dont un seul sur son support d’origine. L’impact initial a eu lieu à 7h45 au 125 rue Oberkampf. Il s’agit du 27<sup>e</sup> obus tiré : les dégâts sont importants, mais seulement matériels. Cet objet a été donné au Musée par Jean Guittard, sans plus de précisions, en même temps que le n<sup>o</sup>12130 C1.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548487.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3440 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548487-300x206.jpg" alt="" width="300" height="206" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548487-300x206.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548487-175x120.jpg 175w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548487.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Cinq éclats d’obus ramassés au 166 rue de la Chapelle, à Paris, le 12 avril 1918 © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Thierry Ollivier</p>
<p>Ces cinq éclats d’obus, dont l’un comporte une étiquette indiquant « 166 rue de la Chapelle, Paris. 12 avril 1918 », proviennent de l’impact ayant eu lieu à 8h06 le jour cité, qui blessa deux personnes. Ils ont été donnés au Musée le 10 juin 1981 par Pierre Laurent, âgé de 12-13 ans en 1918 et qui accompagnait parfois son père – ouvrier dans une entreprise de protection des bâtiments – sur des chantiers où il a ramassé ces éclats.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548449.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3439 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548449-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548449-300x200.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548449-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548449.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Éclat d’un obus tiré par les <em>Pariser Kanonen</em> © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Thierry Ollivier</p>
<p>L’étiquette de cet éclat mentionne « Éclat d’obus de la Bertha. Dernier projectile tiré sur Paris le 2 août 1918 à 2h10 après-midi. Tombé rue Mathieu à Saint-Ouen, Seine. ». En réalité, l’impact a lieu le 8 août à 14h06 au 17 rue Mathieu à Saint-Ouen, sans faire de victime. Outre cette coquille, l’auteur de l’étiquette a enjolivé l’historique de l’éclat : le dernier obus tiré par les <em>Pariser Kanonen</em> tombe rue Saint-Denis, à Aubervilliers, le vendredi 9 août à 14h04, 14 coups après celui de la rue Mathieu. La provenance de cet éclat n’est pas connue.</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p>————————————————–</p>
<p>Pour en savoir plus :</p>
<ul>
<li>Christophe DUTRÔNE, <em>Feu sur Paris ! : L’histoire vraie de la grosse Bertha</em>, Paris, Éditions Pierre de Taillac, 2012.</li>
<li>Christophe POMMIER, « 1918 : Paris sous le feu de l’artillerie allemande », <em>Carnet de la Sabretache</em>, n<sup>o</sup> 215, juin 2018, p. 2-5.</li>
<li>Jules POIRIER, <em>Les bombardements de Paris (1914-1918). Avions, Gothas, Zeppelins, Berthas</em>, Paris, Payot, 1930.</li>
</ul><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/1914-1918-paris-bombardee-par-lartillerie-33/">1914-1918, Paris bombardée… par l’artillerie [3/3]</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>L’obusier de 105 mm HM2 : un best-seller américain au musée de l’Armée</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Mar 2018 15:27:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En 2000, le musée de l’Armée dévoilait ses nouvelles salles dédiées à la Seconde Guerre Mondiale où le public peut voir présentées différentes pièces d’artillerie de la période, dont un obusier de 105 mm HM2, déposé par le musée de l’Artillerie de Draguignan. Matériel emblématique de l’artillerie américaine de la Seconde Guerre mondiale aux années 1970, l’obusier de 105 mm HM2 s’est exporté aux quatre coins du monde. Facile à produire et à mettre en œuvre, il a été utilisé jusque dans les années 1990, malgré des défauts qui ont mis un terme à sa production dès 1953.</strong></p>
<h2>Doter l’armée américaine d’une pièce d’artillerie performante</h2>
<p>Lors de la Première Guerre mondiale, faute de pièces d’artillerie performantes, les Américains utilisent des canons français et anglais, notamment des canons de campagne de 75 mm modèle 1897. A la fin de la guerre, en 1918, les Etats-Unis créent le <em>Calibre Board</em>, aussi appelée <em>Westervelt Board</em>, une commission chargée de tirer les enseignements du conflit en ce qui concerne l’artillerie. Cette commission procède également à des évaluations tactiques et techniques afin de formuler des recommandations permettant le développement et l’amélioration des futurs matériels d’artillerie de l’armée américaine.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/03/17-635114.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3264"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3264 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/03/17-635114-300x262.jpg" alt="17-635114" width="300" height="262" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/17-635114-300x262.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/17-635114-138x120.jpg 138w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/17-635114.jpg 745w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Parmi ces conclusions, le <em>Calibre Board</em> préconise la mise en service de nouveaux obusiers, dont un de 105 mm destiné au soutien de l’infanterie et à la destruction d’ouvrages légers de campagne. Si les plans de l’obusier sont prêts dès 1928, il faut attendre 1939 pour qu’il soit mis en production dans les ateliers du <em>Rock Island Arsenal</em>. Le nouvel obusier, appelé 105 mm HM2 (pour 105 mm Howitzer<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> model 2), est mis en service en 1940. Maniable et facile à mettre en œuvre, cette arme est utilisée sur tous les fronts de l’armée américaine : guerre du Pacifique (1941-1945), opérations en Europe (1941-1945), guerre de Corée (1950-1953) et guerre du Viêt Nam (1955-1975). En 1948, il est utilisé par près de 60 pays, dont la France. En effet, les troupes françaises partent en Indochine (1946-1954) équipées d’armes américaines, dont des 105 HM2. Elles alignent 24 obusiers de ce type lors de la bataille de Dien Bien Phu (13 mars-7 mai 1954), qui ne suffisent cependant pas à repousser l’ennemi.</p>
<h2>Un arrêt de la production qui ne remet pas en cause l’utilisation de l’obusier</h2>
<p>Après avoir été fabriqué à plus de 10 000 exemplaires, la production de l’obusier 105 mm HM2 est arrêtée en 1953. En effet, malgré sa maniabilité et sa simplicité d’utilisation, cet obusier présente trois défauts majeurs :</p>
<ul>
<li>son poids de plus de deux tonnes le rend difficilement aéroportable,</li>
<li>son tube court limite sa portée à 11 km au maximum,</li>
<li>et son amplitude de tir réduite ne lui permet pas de rivaliser avec ses équivalents adverses.</li>
</ul>
<p>Un nouveau cahier des charges, mis au point en 1955, permet la conception d’un obusier moins lourd, car fabriqué en aluminium, et surtout capable de tirer à 360° : l’obusier de 105 mm HM102 (ou Howitzer M102). En outre, son calibre similaire lui permet d’utiliser les mêmes munitions que le 105 HM2. Il entre en service en 1966.</p>
<p>Du fait de son importante production entre 1939 et 1953, l’obusier de 105 mm HM2 continue d’être utilisé jusque dans les années 1990. Dans l’armée américaine, il est utilisé parallèlement à l’obusier de 105 mm HM102 lors de la guerre du Viêt Nam.</p>
<p>En France, au-delà des champs de bataille, s’il a servi à tirer les traditionnels 21 coups de canons sur l’esplanade des Invalides lors l’investiture présidentielle française de François Mitterrand en 1981, l’obusier de 105 mm HM2 est également utilisé pour l’entraînement des futurs artilleurs jusqu’au début des années 2000.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3266"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3266 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017-300x200.jpg" alt="MA_Blog_Sainte-Barbe2017" width="300" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017-300x200.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017-768x512.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Ce matériel d’origine américaine a tout naturellement trouvé sa place dans les démonstrations de tirs réalisés à l’occasion de la Sainte Barbe les 16 et 17 décembre 2017, qui avait pour thème cette année les relations franco-américaines.</p>
<p>Cyrielle Daehn<br />
Assistante de conservation, département Artillerie</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Terme anglo-saxon pour désigner un obusier.</p>
<p>Photo 1 : l’obusier de 105 mm HM2 dans le département consacré aux deux guerres mondiales © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Fuzeau<br />
Photo 2 : démonstrations lors de la Sainte Barbe 2017.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/lobusier-de-105-mm-hm2-un-best-seller-americain-au-musee-de-larmee/">L’obusier de 105 mm HM2 : un best-seller américain au musée de l’Armée</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Sainte Barbe, l&#8217;histoire d&#8217;un coup de foudre</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Dec 2017 16:31:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tous les ans depuis 2004, le musée de l’Armée fête la Sainte Barbe avec le concours des artilleurs des Ecoles Militaires de Draguignan et des régiments d’artillerie, ainsi que des associations spécialisées dans la reconstitution historique. Le musée organise une présentation dynamique de matériels d’artillerie, mis en batterie par des servants en costumes d’époque. Une [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tous les ans depuis 2004, le musée de l’Armée fête la Sainte Barbe avec le concours des artilleurs des Ecoles Militaires de Draguignan et des régiments d’artillerie, ainsi que des associations spécialisées dans la reconstitution historique. Le musée organise une présentation dynamique de matériels d’artillerie, mis en batterie par des servants en costumes d’époque. Une manifestation qui prend place dans le cadre des cérémonies traditionnelles militaires autour du 4 décembre, date de la Sainte Barbe.</strong></p>
<h2><strong>Une sainte populaire</strong></h2>
<p>Plusieurs légendes existent au sujet de Barbe, ou Barbara, jeune femme ayant vécu entre la fin du IIIe et le début du IVe siècle ap. J.-C., en Asie Mineure. Son culte est attesté dès le Ve siècle ap. J.-C. en Orient. Le récit de sa vie et de son martyre dans la <em>Légende dorée</em>, publiée au XIIIe siècle par Jacques de Voragine, contribue grandement à la diffusion de son culte, qui prend une nouvelle ampleur à la fin du Moyen Âge. La légende de sainte Barbe est alors très populaire, elle inspire de nombreux artistes et devient un thème récurrent pour les Mystères[1].</p>
<p>Barbe est la fille unique de Dioscore, un riche notable[2] païen de Nicomédie[3]. Secrètement habitée par la foi, elle repousse les demandes en mariage qui lui sont adressées. Son père, en raison de sa grande beauté, décide alors de l’enfermer dans une tour. Lors de son absence, Barbe embrasse pleinement la foi catholique. Une conversion qui l’amène à faire percer une troisième fenêtre à la tour, qui n’en compte que deux, en l’honneur de la Trinité. Fou de rage en apprenant cela à son retour, son père la livre au juge qui la condamne à mort. Barbe subit de nombreux supplices avant d’être décapitée par son propre père, qui meurt foudroyé juste après l’avoir exécutée.</p>
<p>Cette référence à la foudre, et par extension au feu et aux explosions, a fait d’elle la sainte patronne des artilleurs mais également des sapeurs, des mineurs, des armuriers, des artificiers, des pompiers et plus généralement de tous ceux qui courent le risque d’une mort subite.</p>
<h2><strong>Sainte Barbe au musée</strong></h2>
<p>Sainte Barbe peut être représentée avec différents attributs : une couronne, une tour à trois fenêtres, une palme, un ciboire et parfois des plumes de paon[4]. On peut également retrouver près d’elle un petit chien blanc, symbole de la fidélité à sa foi.</p>
<p>Le musée de l’Armée conserve une très belle représentation de la sainte au sein de ses collections. En effet, le plastron d’une armure milanaise datant du XVIe siècle[5], exposée dans les salles <em>Armes et armures anciennes</em>, porte un décor gravé et doré présentant trois saintes : sainte Marguerite, la Sainte Vierge et sainte Barbe. Cette dernière, tout à fait à droite, se tient debout, devant une tour, un ciboire surmonté d’une hostie dans les mains. Deux hypothèses peuvent être avancées : soit le commanditaire a une dévotion particulière pour ces saintes, soit il s’agit des saintes patronnes de la famille de celui-ci.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/12/08-517176.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3217"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3217 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/12/08-517176-300x100.jpg" alt="08-517176" width="300" height="100" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/12/08-517176-300x100.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/12/08-517176-361x120.jpg 361w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/12/08-517176-768x255.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/12/08-517176.jpg 1000w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<h2><strong>Une tradition militaire</strong></h2>
<p>Dès le Moyen Âge, les corporations de métiers et les confréries se placent sous la protection d’un saint patron ou d’une sainte patronne, qu’ils célèbrent par le biais de fêtes et de messes à une date anniversaire annuelle.</p>
<p>Ainsi, tous les 4 décembre, les artilleurs fêtent la Sainte Barbe. Une cérémonie militaire est organisée dans chaque détachement autonome quelle soit son importance. Au programme des festivités, la célébration d’une messe, une montée des couleurs et/ou une prise d’armes, des challenges de sports collectifs et un repas de cohésion.</p>
<p>Le tout ponctué par le fameux cri des artilleurs :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><strong>« Et par Sainte-Barbe&#8230; Vive la bombarde ! »</strong></p>
</blockquote>
<p>Cyrielle Daehn<br />
Assistante de conservation, département Artillerie</p>
<p>[1] Genre théâtral très populaire, apparu au XVe siècle, dont les sujets étaient empruntés à l&rsquo;Ancien Testament et au Nouveau Testament, ou à la vie des Saints.<br />
[2] Selon certaines sources, il s’agit en fait du roi de Nicomédie.<br />
[3] Actuelle ville d’Izmit en Turquie.<br />
[4] Cet attribut fait référence à l’un de ses supplices. Alors qu’elle devait être fouettée, le fouet se transforma en plumes de paon.<br />
[5] Armure G8 au catalogue Robert.</p>
<p>Photo © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/sainte-barbe-lhistoire-dun-coup-de-foudre/">Sainte Barbe, l’histoire d’un coup de foudre</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>« D’or, au lion de gueules armé et lampassé d’azur »</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Nov 2017 13:31:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le musée de l’Armée conserve un ensemble d’environ deux cents modèles d’artillerie armoriés. Ces objets (récompenses particulières, insignes institutionnels ou marques de prestige militaire d’une famille), se reconnaissent aux armoiries qui les décorent. Parmi eux, deux modèles portent l’emblématique de l’Amirauté de Rotterdam. Ils sont aujourd’hui exposés dans les Cabinets insolites du musée de l’Armée. [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le musée de l’Armée conserve un ensemble d’environ deux cents modèles d’artillerie armoriés. Ces objets (récompenses particulières, insignes institutionnels ou marques de prestige militaire d’une famille), se reconnaissent aux armoiries qui les décorent. Parmi eux, deux modèles portent l’emblématique de l’Amirauté de Rotterdam. Ils sont aujourd’hui exposés dans les Cabinets insolites du musée de l’Armée.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/11/15-505021.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3198"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3198 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/11/15-505021-225x300.jpg" alt="15-505021" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/11/15-505021-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/11/15-505021-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/11/15-505021.jpg 488w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p style="text-align: center"><em>Modèles aux armes de l’Amirauté de la Meuse</em></p>
<h2><strong>Décor et provenance des modèles</strong></h2>
<p>Ces modèles présentent un très riche décor. Sur le premier renfort sont figurées les grandes armes de la province de Hollande, « d’or, au lion de gueules armé et lampassé d’azur », tenues par deux griffons et surmontées d’une couronne comtale et de deux heaumes. Outre ce blason, ces deux modèles portent sur leur volée deux ancres croisées, accompagnées des lettres A, O et M. Il s’agit du chiffre de l’Amirauté de la Meuse – <em>Admiraliteit Op de Maeze</em> en néerlandais – établie à Rotterdam. Le blason de la ville, poinçonné entre la volée et le renfort technique, finit de préciser l’origine de ces objets.</p>
<p>Le trou de lumière est orné d’un trèfle. Cet élément indique très probablement que ces deux modèles proviennent des ateliers de Johannes Specht, fondeur rotterdamois actif entre 1730 et 1763. En effet, deux modèles similaires [1], frappés aux armes de l’Amirauté et décorés de navires, portent ce même trèfle accompagné de la mention « IOHANNES SPECHT ROTTERDAM 1740 ». Ce trèfle se retrouve aussi sur certaines cloches coulées par l’artisan.</p>
<p>Ainsi, les deux modèles présentés dans les Cabinets Insolites du musée de l’Armée auraient été réalisés par Johannes Specht, à Rotterdam entre 1730 et 1763.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/11/14-586326.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3197"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3197 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/11/14-586326-225x300.jpg" alt="14-586326" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/11/14-586326-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/11/14-586326-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/11/14-586326.jpg 488w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p style="text-align: center"><em>Détail du décor du premier renfort</em></p>
<h2><strong>L’Amirauté de Rotterdam</strong></h2>
<p>Créée en 1575, l’Amirauté de la Meuse est la plus ancienne des cinq amirautés de la République des Provinces-Unies (amirautés d’Amsterdam, de Frise, de Zélande et de Quart-nord), administrées par un Conseil de l’Amirauté à Flessingue. Ces Amirautés disposent de leurs propres quais et chantiers navals et taxent les marchandises à l’importation et l’exportation. En 1602, les Amirautés voient naître la Compagnie des Indes Orientales, <em>Verenigde Oost-Indische Compagnie</em> ou « VOC ». Les deux entités vont alors gérer des flottes de guerre et de commerce au nom des Provinces-Unies, la première comme institution d’Etat, la seconde répondant à des intérêts privés.</p>
<p>Ce système de gestion des flottes permet un développement considérable de la puissance maritime néerlandaise tout au long des XVI<sup>e</sup> et XVII<sup>e</sup> siècles. Au cours du XVIII<sup>e</sup> siècle, affaiblies sur leur territoire par des guerres incessantes, les Provinces-Unies perdent peu à peu leur hégémonie maritime. En 1795, elles passent sous tutelle française et prennent le nom de « République batave ». Les Amirautés disparaissent alors au profit de la création d’une administration centralisée de la Marine, installée à La Haye [2].</p>
<p>Objets de prestige, ces deux modèles ont pu être offerts dans le milieu du XVIII<sup>e</sup> siècle par l’Amirauté de la Meuse à l’un de ses administrateurs.</p>
<p>Louis-Marie Brulé, département Artillerie</p>
<p>[1] Modèles réduits de canons conservés au musée de la ville de Rotterdam sous le numéro 71549-2.A.<br />
[2] Rudolf Dekker, Philippe Haudrère (trad.), « Note sur les arsenaux hollandais au XVIIe siècle », <em>Dix-septième siècle</em>, 2011/4 (n° 253), p. 691-693.</p>
<p>Photos © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pierre-Luc Baron-Moreau</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/dor-au-lion-de-gueules-arme-et-lampasse-dazur/">« D’or, au lion de gueules armé et lampassé d’azur »</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Un fraternel souvenir de guerre</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/un-fraternel-souvenir-de-guerre/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 Jul 2017 10:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le musée de l’Armée conserve d’importantes collections en lien avec la guerre franco-allemande de 1870-1871. Une partie d’entre elles est actuellement présentée dans l’exposition temporaire consacrée à ce conflit, France-Allemagne(s) 1870-1871. La guerre, la Commune, les mémoires. Pour des raisons de place ou de redondance, les autres œuvres sont restées à leur emplacement permanent, en salles [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le musée de l’Armée conserve d’importantes collections en lien avec la guerre franco-allemande de 1870-1871. Une partie d’entre elles est actuellement présentée dans l’exposition temporaire consacrée à ce conflit, <em>France-Allemagne(s) 1870-1871. La guerre, la Commune, les mémoires</em>. </strong><strong>Pour des raisons de place ou de redondance, les autres œuvres sont restées à leur emplacement permanent, en salles ou en réserves. C’est le cas de ce canon français, pris par les armées prussiennes, et aujourd’hui exposé dans la cour d’honneur de l’Hôtel national des Invalides.</strong></p>
<div id="attachment_3077" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/16-572679.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3077"><img aria-describedby="caption-attachment-3077" loading="lazy" class="wp-image-3077 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/16-572679-300x200.jpg" alt="16-572679" width="300" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/16-572679-300x200.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/16-572679-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/16-572679.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><p id="caption-attachment-3077" class="wp-caption-text"><em>L’ÉCLATANT</em>, canon de 24 livres</p></div>
<p>À première vue, ce canon en bronze de 24 livres de calibre [1] nommé <em>L’ÉCLATANT</em> ne semble pas contemporain de la guerre de 1870-1871. En effet, il répond, par ses dimensions et son ornementation, à l’ordonnance royale de 1732 et a été coulé à Strasbourg par Jean Bérenger en 1757. Toutefois, sur le premier renfort, les armes et la couronne de France ont été arasées et sur leur emplacement a été gravé un texte en langue allemande…</p>
<div id="attachment_3075" style="width: 207px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/17-612943.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3075"><img aria-describedby="caption-attachment-3075" loading="lazy" class="wp-image-3075 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/17-612943-197x300.jpg" alt="17-612943" width="197" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/17-612943-197x300.jpg 197w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/17-612943-79x120.jpg 79w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/17-612943.jpg 427w" sizes="(max-width: 197px) 100vw, 197px" /></a><p id="caption-attachment-3075" class="wp-caption-text"><em>L’ÉCLATANT</em>, canon de 24 livres, détail du premier renfort</p></div>
<p>Cette inscription, « KAISER WILHELM schenkte mich n.d. Feldzug in Frankreich 1870-1871 dem Gen.-Feld-Zeug-Mstr. PR. CARL von PREUSSEN », rappelle que <em>L’ÉCLATANT</em>, après la campagne contre la France en 1870-1871, a été offert par l’empereur allemand Guillaume I<sup>er</sup> au <em>Generalfeldzeugmeister</em> (équivalent germanique du Grand maître de l’Artillerie), le prince Charles de Prusse. Rien d’anormal, au vu de sa fonction, à ce que cet officier reçoive une pièce d’artillerie comme trophée commémorant la victoire de 1871. Cependant, le prince Charles de Prusse (1801-1883) n’est autre que le frère de Guillaume I<sup>er</sup> (1797-1888) et, pour des raisons sentimentales, les deux hommes ne s’apprécient guère.</p>
<div id="attachment_3076" style="width: 206px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/10-537992.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3076"><img aria-describedby="caption-attachment-3076" loading="lazy" class="wp-image-3076 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/10-537992-196x300.jpg" alt="10-537992" width="196" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/10-537992-196x300.jpg 196w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/10-537992-78x120.jpg 78w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/10-537992.jpg 425w" sizes="(max-width: 196px) 100vw, 196px" /></a><p id="caption-attachment-3076" class="wp-caption-text">Guillaume Ier de Prusse (1797-1888)</p></div>
<p>En effet, dans les années 1820, alors que leur frère aîné Frédéric-Guillaume (1795-1861) est le prince-héritier du trône de Prusse, les deux frères s’apprêtent à épouser les princesses de Saxe-Weimar-Eisenach. Les mariages ont été arrangés par leur sœur Charlotte (1798-1860), tsarine de Russie, plus connue sous le nom d’Alexandra Feodorovna. Guillaume doit épouser Marie, l&rsquo;aînée des princesses, et Charles, Augusta, la cadette. Mais l’amour vient quelque peu chambouler les plans élaborés par la tsarine pour consolider les intérêts de la maison des Hohenzollern : lors de leur première rencontre, Charles et Marie s&rsquo;éprennent l&rsquo;un de l&rsquo;autre. Guillaume se résigne alors à épouser Augusta. La rivalité entre les deux frères, et de manière générale entre les deux couples, ne cessera jamais.</p>
<p>Durant la guerre de 1870-1871, alors que Guillaume, roi de Prusse, accompagne ses armées en France et est proclamé empereur allemand à Versailles le 18 janvier 1871, Charles est en poste à Berlin et ne partage qu’indirectement les succès des armées allemandes. Le présent de l’empereur à son <em>Generalfeldzeugmeister</em> de frère tient alors tout autant du souvenir de guerre, presque moqueur, que du glorieux trophée pris à l’ennemi grâce à l’action logistique de l’arrière.</p>
<p>Conservé jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale au musée de l’Arsenal de Berlin, ce canon entre dans les collections du musée de l’Armée en 1948, en compensation des œuvres et objets pris par les autorités allemandes en 1940 et non retrouvées après la guerre.</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p>[1] Le calibre des pièces est alors exprimé par la masse en livres du projectile, ici un boulet en fonte de fer d’environ 12 kg.</p>
<p>Photos © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Thierry Ollivier et Emilie Cambier</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/un-fraternel-souvenir-de-guerre/">Un fraternel souvenir de guerre</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Des œuvres du musée de l’Armée prêtées pour célébrer l’Indépendance américaine</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Sep 2016 13:02:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Amérique]]></category>
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		<description><![CDATA[En cette année 2016, trois expositions temporaires célèbrent le 240e anniversaire de la proclamation de l’indépendance des États-Unis d’Amérique. Le musée de l’Armée a été sollicité et a consenti à de nombreux prêts d’œuvres pour trois expositions : Brest, port de la Liberté au temps de l’Indépendance américaine au musée national de la Marine (Brest) du 10 [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En cette année 2016, trois expositions temporaires célèbrent le 240e anniversaire de la proclamation de l’indépendance des États-Unis d’Amérique.</strong></p>
<p>Le musée de l’Armée a été sollicité et a consenti à de nombreux prêts d’œuvres pour trois expositions : <em>Brest, port de la Liberté au temps de l’Indépendance américaine</em> au musée national de la Marine (Brest) du 10 juin 2016 au 30 avril 2017, <em>Versailles et l’Indépendance américaine</em> au château de Versailles du 5 juillet au 2 octobre 2016 et <em>Les Français et l’indépendance américaine</em> à la bibliothèque municipale de Versailles du 5 juillet au 8 octobre 2016.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/06-501326.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-2843"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2843" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/06-501326-170x300.jpg" alt="06-501326" width="114" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/06-501326-170x300.jpg 170w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/06-501326-68x120.jpg 68w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/06-501326.jpg 369w" sizes="(max-width: 114px) 100vw, 114px" /></a><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/06-522030.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-2844"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2844" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/06-522030-225x300.jpg" alt="06-522030" width="150" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/06-522030-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/06-522030-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/06-522030.jpg 487w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a></p>
<p>Ainsi, l’épée du marquis de La Fayette, un fusil de dragon à silex modèle 1777 et un mortier anglais pris à Yorktown et offert par Georges Washington au régiment du Royal-Auvergne sont exposés à Brest, tandis que <em>Versailles et l’Indépendance américaine </em>présente le sabre d’honneur offert au comte de Vauban par les Cincinnati et un modèle de voiture-pièce de 4 livres <em>à la Suédoise.</em></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/08-520536.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-2848"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2848" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/08-520536-300x205.jpg" alt="08-520536" width="293" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/08-520536-300x205.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/08-520536-176x120.jpg 176w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/08-520536.jpg 758w" sizes="(max-width: 293px) 100vw, 293px" /></a></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/07-523745.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-2845"><img loading="lazy" class="alignnone wp-image-2845" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/07-523745-300x225.jpg" alt="Sabre d’honneur offert au comte de Vauban par les Cincinnati" width="267" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/07-523745-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/07-523745-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/07-523745.jpg 758w" sizes="(max-width: 267px) 100vw, 267px" /></a></p>
<p>Enfin, la bibliothèque municipale de Versailles expose un pistolet de cavalerie modèle 1763-1766, deux modèles d’artillerie de campagne du système Gribeauval – une voiture-pièce de canon de 4 livres et une voiture-pièce d’obusier de 6 pouces – et un fusil d&rsquo;infanterie modèle 1777.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/07-534556.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-2847"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2847" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/07-534556-300x220.jpg" alt="07-534556" width="273" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/07-534556-300x220.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/07-534556-164x120.jpg 164w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/07-534556.jpg 758w" sizes="(max-width: 273px) 100vw, 273px" /></a></p>
<p style="text-align: left">Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p style="text-align: left">————————————-</p>
<p style="text-align: left">Légendes des illustrations :</p>
<p style="text-align: left">[1] Épée du marquis de La Fayette<br />
[2] Mortier anglais pris à Yorktown<br />
[3] Modèle de voiture-pièce de 4 livres à la Suédoise<br />
[4] Sabre d’honneur offert au comte de Vauban par les Cincinnati<br />
[5] Fusil d&rsquo;infanterie modèle 1777</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/des-oeuvres-du-musee-de-larmee-pretees-pour-celebrer-lindependance-americaine/">Des œuvres du musée de l’Armée prêtées pour célébrer l’Indépendance américaine</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Le canon de Franche-Comté, joyau de la collection des modèles d’artillerie du musée de l’Armée</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/le-canon-de-franche-comte-joyau-de-la-collection-des-modeles-dartillerie-du-musee-de-larmee/</link>
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		<pubDate>Tue, 08 Mar 2016 08:47:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accrochages et présentation]]></category>
		<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[artillerie]]></category>
		<category><![CDATA[canons]]></category>
		<category><![CDATA[Louis XIV]]></category>
		<category><![CDATA[modèles d'artillerie]]></category>
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		<description><![CDATA[Véritable joyau des collections du musée de l’Armée, le modèle de canon sur affût offert par le parlement de Franche-Comté à Louis XIV est depuis peu exposé dans la salle dédiée aux modèles d’artillerie des Cabinets insolites. Zoom sur cette pièce aux décors aussi riches que symboliques. Ce modèle en bronze doré est l’œuvre de Laurent [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Véritable joyau des collections du musée de l’Armée, le modèle de canon sur affût offert par le parlement de Franche-Comté à Louis XIV est depuis peu exposé dans la </strong><strong>salle dédiée aux modèles d’artillerie des <em>Cabinets insolites</em>. Zoom sur cette pièce aux décors aussi riches que symboliques.</strong></p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623382.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2543" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623382-300x213.jpg" alt="15-623382" width="425" height="303" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623382-300x213.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623382-168x120.jpg 168w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623382.jpg 758w" sizes="(max-width: 425px) 100vw, 425px" /></a></p>
<p>Ce modèle en bronze doré est l’œuvre de Laurent Ballard, un fondeur de canons d’origine piémontaise qui a notamment exercé à Paris, Brisach et Besançon. Il est offert à Louis XIV par le parlement de Franche-Comté en 1676, pour célébrer le rattachement au royaume de France de cette province, alors nommée comté de Bourgogne. L’intégralité de son décor loue la gloire de la France et de son roi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623389.jpg"><img loading="lazy" class="wp-image-2539 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623389-212x300.jpg" alt="15-623389" width="212" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623389-212x300.jpg 212w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623389-85x120.jpg 85w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623389.jpg 461w" sizes="(max-width: 212px) 100vw, 212px" /></a><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623390.jpg"><img loading="lazy" class="wp-image-2538 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623390-171x300.jpg" alt="15-623390" width="171" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623390-171x300.jpg 171w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623390-68x120.jpg 68w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623390.jpg 372w" sizes="(max-width: 171px) 100vw, 171px" /></a></p>
<p>Sur la partie la plus large du canon sont représentés les sièges de Besançon et Dole, les deux principales villes de Franche-Comté, alors sous domination espagnole. L’armée française, forte de 70 000 hommes et menée par Louis XIV et Vauban, assiège Besançon à partir du 19 avril 1674. La ville se rend le 15 mai, tandis que la citadelle située sur les hauteurs résiste jusqu’au 22 mai. Le siège de Dole est plus court (du 27 mai au 9 juin 1674). Dans les deux cas, Louis XIV est représenté en chef des armées, en armure, à cheval et tenant son bâton de commandement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a style="float: left;margin-right: 20px" href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623391.jpg"><img loading="lazy" class="wp-image-2537 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623391-224x300.jpg" alt="15-623391" width="224" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623391-224x300.jpg 224w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623391-89x120.jpg 89w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623391.jpg 486w" sizes="(max-width: 224px) 100vw, 224px" /></a>Au milieu du tube est sculptée la figure du roi : Louis XIV y est représenté en armure et vêtu à l’antique, tel un empereur romain. Entouré de palmes de lauriers, le roi est porté par deux esclaves symbolisant les peuples vaincus et soumis. Véritable reconnaissance de la victoire et du triomphe du roi de France, cette ornementation est la plus importante de cette œuvre.</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a style="float: right;margin-left: 20px" href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623392.jpg"><img loading="lazy" class="wp-image-2540 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623392-161x300.jpg" alt="15-623392" width="161" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623392-161x300.jpg 161w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623392-64x120.jpg 64w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623392.jpg 349w" sizes="(max-width: 161px) 100vw, 161px" /></a>Sur la volée du modèle, au-dessus d’une tête de Gorgone, est proclamé l’acte de reconnaissance à l’autorité royale : <em>Instrumenta novi tibi dnat haec arma Triumphi quominus aeris habent, Rex magne Victor eris</em>. Cela signifie qu’après avoir triomphé par les armes, le roi doit conquérir les cœurs et qu’il y réussira d’autant mieux sans recourir à la force. Le cartouche est surmonté d’une tête de lion de Némée ceinte de la couronne du comté de Bourgogne.</p>
<p>Au-dessus sont représentées les armes du royaume de France : l’écu d&rsquo;azur à trois fleurs de lis d&rsquo;or, timbré (surmonté) de la couronne royale fleurdelisée fermée et ceint des colliers des ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit. L’ensemble est soutenu par deux anges et accompagné de la devise <em>Nectuntur Lilia Palmis </em>: ils (les lys de France) sont liés aux palmes (de la Victoire).</p>
<p>À l’extrémité de la volée, surplombant les armoiries du royaume de France, sont sculptées une frise de trophées et une frise de mascarons.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a style="float: left;margin-right: 20px" href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623386.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2541 size-thumbnail" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623386-120x120.jpg" alt="15-623386" width="120" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623386-120x120.jpg 120w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623386-300x300.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623386.jpg 650w" sizes="(max-width: 120px) 100vw, 120px" /></a></p>
<p>L’affût en bois fruitier et laiton doré, par son aspect et ses matériaux, s’accorde avec la richesse technique et iconographique du modèle. Les ferrures maintenant le tube sont ornées de guirlandes de lauriers et de trophées d’armes. Il est également décoré de nombreux motifs de fleurs de lys et de soleils royaux, continuant ainsi l’hommage du parlement au Roi-Soleil.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-canon-de-franche-comte-joyau-de-la-collection-des-modeles-dartillerie-du-musee-de-larmee/">Le canon de Franche-Comté, joyau de la collection des modèles d’artillerie du musée de l’Armée</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Une récompense royale</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Nov 2015 09:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’ouverture prochaine (décembre 2015) des Cabinets insolites, où une salle sera dédiée aux modèles d’artillerie, permettra de réexposer des œuvres que les récents aménagements du musée de l’Armée avaient contraints à une période de repos en réserve. C’est le cas de ce très beau modèle d’artillerie, offert par le roi Louis XV à l’un de [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’ouverture prochaine (décembre 2015) des Cabinets insolites, où une salle sera dédiée aux modèles d’artillerie, permettra de réexposer des œuvres que les récents aménagements du musée de l’Armée avaient contraints à une période de repos en réserve. C’est le cas de ce très beau modèle d’artillerie, offert par le roi Louis XV à l’un de ses officiers, le marquis de Galliffet.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608285.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2355 size-medium" style="margin: auto" title="Canon de marine de 12 livres aux armes de la famille de Galliffet © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608285-225x300.jpg" alt="15-608285" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608285-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608285-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608285.jpg 488w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p>En 1733, à la mort d’Auguste II de Pologne, une guerre éclate entre les partisans des deux candidats au trône : Stanislas Leszczynski, ancien roi de Pologne (1704-1709) soutenu par la France, l’Espagne et la Sardaigne, et Frédéric-Auguste II de Saxe, fils d’Auguste II, soutenu par la Russie et le Saint-Empire.<br />
Les opérations militaires ont principalement lieu en Pologne, dans les États allemands et en Italie. Cependant, des combats navals ont lieu tout au long de la guerre [1]. C’est dans ce contexte que s’illustre Nicolas de Galliffet (1677-1745).</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/06-528042.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2354 size-medium" title="Portrait du roi Louis XV en campagne © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / image musée de l'Armée" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/06-528042-248x300.jpg" alt="06-528042" width="248" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/06-528042-248x300.jpg 248w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/06-528042-99x120.jpg 99w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/06-528042.jpg 538w" sizes="(max-width: 248px) 100vw, 248px" /></a></p>
<p>Au début de la guerre, cet officier d’expérience est capitaine de vaisseau et commande la frégate La Flore, un navire de guerre de 20 canons avec lequel il a déjà mené des combats en mer Méditerranée. En 1735, au large de Cythère, une île grecque située entre le Péloponnèse et la Crète, il affronte un vaisseau du Saint-Empire armé de 40 canons. Le combat dure près de quatre heures et voit le marquis de Galliffet en sortir vainqueur.<br />
En récompense de cette victoire, Nicolas de Galliffet est fait Chevalier de l’Ordre de Saint-Louis, un ordre honorifique créé par Louis XIV pour récompenser les officiers les plus valeureux.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608287.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2352 size-medium" title="Modèle de canon aux armes de la famille de Galliffet (détail du premier renfort) © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608287-300x300.jpg" alt="Modèle de canon aux armes de la famille de Galliffet (détail du premier renfort)" width="300" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608287-300x300.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608287-120x120.jpg 120w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608287.jpg 650w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Louis XV lui offre également un modèle d’artillerie. Au 18e et au 19e siècle, les modèles d’artillerie pouvaient constituer des récompenses remise après un glorieux fait d’arme ou au terme d’une carrière militaire exemplaire. Ce modèle en bronze en est le parfait exemple. Intégralement ciselé, il reprend à l’échelle du 1/6e les proportions d’une pièce de marine de 12 livres.<br />
Au premier renfort se trouvent les armes de Galliffet – de gueules, au chevron d&rsquo;argent, accompagné de trois trèfles d&rsquo;or – surmontées d’une couronne marquisale, tandis que le chiffre du marquis – les lettres N et G en miroir en anglaises entrelacées, également surmontées de la couronne marquisale – se situe sur la volée, finement ciselée et parsemée de fleur de lys. Cependant, ce magnifique objet n’est ni daté, ni signé.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608286.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2356 size-medium" title="Modèle de canon aux armes de la famille de Galliffet (détail de la volée) © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608286-225x300.jpg" alt="Modèle de canon aux armes de la famille de Galliffet (détail de la volée)" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608286-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608286-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608286.jpg 488w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608286.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2353 size-medium" title="Modèle de canon aux armes de la famille de Galliffet (détail de la culasse) © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608288-300x300.jpg" alt="Modèle de canon aux armes de la famille de Galliffet (détail de la culasse)" width="300" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608288-300x300.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608288-120x120.jpg 120w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608288.jpg 650w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Peu après sa victoire, Nicolas de Galliffet est nommé major du port de Toulon, puis, le 15 décembre 1744, chef d&rsquo;escadre des Armées Navales. Selon le Dictionnaire de la noblesse, il avait la « réputation d&rsquo;un des plus braves et meilleurs Officiers de Sa Majesté par la quantité de campagnes qu&rsquo;il a faites et de combats qu&rsquo;il a livrés aux ennemis de l&rsquo;État d&rsquo;où il est sorti toujours victorieux avec des prises considérables et souvent avec des vaisseaux inférieurs » [2].</p>
<p>En 1920, la comtesse de Galliffet fait don de ce modèle – ainsi que des registres d’ordre de la contre-guérilla française du Mexique des années 1865-1867 et d’une lettre autographe de Napoléon III au marquis de Gallifet – au musée de l’Armée, conformément au testament de son défunt mari, le maréchal Gaston de Galliffet (1831-1909).</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>[1] : Cette guerre, appelée guerre de Succession de Pologne, voit les opérations militaires durer jusqu’à la fin de 1735, mais le traité de paix de Vienne – négocié en secret dès cette date – n’est ratifié par les belligérants que le 18 novembre 1738.</p>
<p>[2] : M. de la Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, t. 7, Paris, Antoine Boudet, 1774, p. 54.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/une-recompense-royale/">Une récompense royale</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Nouvelle acquisition au musée de l’Armée : une réglette de correction d’artilleur de la Grande Guerre</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Nov 2015 09:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[Acquisitions]]></category>
		<category><![CDATA[collections]]></category>
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		<category><![CDATA[premiere guerre mondiale]]></category>
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		<description><![CDATA[Les collections du musée de l’Armée se sont récemment enrichies d’une réglette destinée à corriger les écarts en portée et en direction des tirs d’artillerie. Grâce à ce don d’un collectionneur privé, c’est un instrument d’artillerie peu banal qui entre dans les collections du musée. Pour régler un tir d’artillerie, le chef de pièce utilise [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les collections du musée de l’Armée se sont récemment enrichies d’une réglette destinée à corriger les écarts en portée et en direction des tirs d’artillerie. Grâce à ce don d’un collectionneur privé, c’est un instrument d’artillerie peu banal qui entre dans les collections du musée.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/14-528632.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2231 size-medium" title="Réglette de correction des écarts en portée et en direction (recto) © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/14-528632-300x220.jpg" alt="Réglette de correction (recto)" width="300" height="220" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/14-528632-300x220.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/14-528632-163x120.jpg 163w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/14-528632.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Pour régler un tir d’artillerie, le chef de pièce utilise les tables de tirs fournies par le ministère de la Guerre, calculées à partir d’un climat tempéré et sec, un vent nul et un obus de charge moyenne. Or, l’artillerie est amenée à tirer lorsqu’il pleut, qu’il vente et/ou que les températures sont très basses ou, au contraire, très élevées ; et la précision du tir peut être altérée par ces conditions météorologiques particulières.</p>
<p>Au début de la Première Guerre mondiale, les services de l’artillerie sont peu équipés en instruments d’observation et de mesure des données météorologiques. C’est pourquoi, à partir de février 1915, les artilleurs, mais également les militaires servants dans l’aviation, la marine et le génie (alors en charge de l’emploi des bombonnes de gaz asphyxiants), réclament la création d’un service météorologique capable de leur fournir soit des données soit des instruments permettant d’optimiser leurs actions.</p>
<p>Cette demande aboutit en octobre 1915 à la création du bureau météorologique militaire, rattaché au Service géographique de l’armée. Ce bureau se voit confier plusieurs missions, parmi lesquelles la mise en place d’un réseau d’observation météorologique sur l’ensemble du front, la conception et la fourniture d’instruments de mesures adaptés, la formation de météorologistes et, surtout, l’amélioration des techniques de prévision du temps.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/14-528633.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2232 size-medium" title="Réglette de correction des écarts en portée et en direction (verso) © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/14-528633-300x235.jpg" alt="Réglette de correction (verso)" width="300" height="235" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/14-528633-300x235.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/14-528633-152x120.jpg 152w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/14-528633.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Ce bureau va alors concevoir des outils permettant aux artilleurs de modifier les réglages de tir en fonction des données météorologiques recueillies. Cette réglette permet ainsi de corriger les écarts de trajectoire des projectiles en fonction des paramètres suivants :</p>
<p>&#8211;          La pression atmosphérique, qui agit sur la portée en faisant varier la densité de l’air ;</p>
<p>&#8211;          La température, dont les variations modifient la densité de l’air et la vitesse initiale du tir ;</p>
<p>&#8211;          Le vent, dont la vitesse et la direction peuvent influer sur la portée et la direction prises par l’obus ;</p>
<p>&#8211;          Le poids de l’obus, car deux obus du même modèle n&rsquo;ont pas toujours exactement le même poids, notamment lorsqu’ils sont fabriqués par des manufactures différentes. Un système de marquage (cinq types allant de L, pour très léger, à ++++, pour très lourd) permet de prendre en compte le poids de chaque obus dans le calcul des trajectoires.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/14-528634.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2233 size-medium" title="Réglette de correction des écarts en portée et en direction (recto) © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/14-528634-300x220.jpg" alt="Réglette de correction (recto)" width="300" height="220" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/14-528634-300x220.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/14-528634-163x120.jpg 163w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/14-528634.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette réglette n’est pas une production du bureau météorologique militaire : les réglettes officielles sont fabriquées en carton contrecollé imprimé et portent la mention « Service géographique de l’armée – Bureau météorologique ». Il s’agit vraisemblablement d’une réalisation artisanale, fabriquée par un artilleur à partir d’une réglette officielle.</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<pre>Crédits photos : © <span style="color: #545454">Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël</span></pre><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/nouvelle-acquisition-au-musee-de-larmee-une-reglette-de-correction-dartilleur-de-la-grande-guerre/">Nouvelle acquisition au musée de l’Armée : une réglette de correction d’artilleur de la Grande Guerre</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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