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	<title>Le blog des collectionsaviation - Le blog des collections</title>
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		<title>Sur les traces d’un as de la Grande Guerre, le récolement au musée de l’Air et de l’Espace</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2015 08:30:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le récolement décennal des collections permet de se confronter dans certaines occasions à des objets que l’on ne s’attend pas à trouver dans une institution comme le musée de l’Armée, qui conserve pour l’essentiel des pièces liées à l’histoire de l’armée de Terre française. En octobre dernier, une équipe du musée de l’Armée a ainsi récolé un avion datant de la Première Guerre mondiale.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/04/Spad-VII_10-511827-bandeau-allegee.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2032 size-medium" title="Le Vieux Charles de Guynemer - ©Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/04/Spad-VII_10-511827-bandeau-allegee-300x236.jpg" alt="Le Vieux Charles de Guynmer - Spad VII" width="300" height="236" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/04/Spad-VII_10-511827-bandeau-allegee-300x236.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/04/Spad-VII_10-511827-bandeau-allegee-152x120.jpg 152w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/04/Spad-VII_10-511827-bandeau-allegee.jpg 974w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Il s’agit d’un appareil de type Spad VII, baptisé <em>Le Vieux Charles</em> et qui fut piloté par le capitaine Georges Guynemer (1894-1917). Figure marquante de l’histoire de l’aviation française et de la Première Guerre mondiale, as aux 53 victoires homologuées, Guynemer s’engage en 1914 et obtient son brevet de pilote en mars 1915.</p>
<p>L’appareil, aujourd’hui présenté dans les salles du <a title="Muséd de l'Air et de l'Espace" href="http://www.museeairespace.fr/" target="_blank">musée de l’Air et de l’Espace</a> au Bourget, est l’un des rares parmi ceux pilotés par Guynemer à être aujourd’hui exposé dans une institution muséale. L’avion porte l’emblème de l’escadrille n°3, dite escadrille des Cigognes, à laquelle Guynemer appartenait, ainsi que le numéro 2, qui le distinguait des autres membres de sa formation, chaque pilote ayant son numéro personnel. La plupart des pièces de cet avion appartiennent à la série S 254 et ont été produites entre 1916 et 1917 par les établissements Blériot.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/04/Spad-VII-article-allegee.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2033 size-medium" title="Le Vieux Charles de Guynemer - détail" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/04/Spad-VII-article-allegee-300x300.jpg" alt="Le Vieux Charles de Guynmer - Spad VII" width="300" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/04/Spad-VII-article-allegee-300x300.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/04/Spad-VII-article-allegee-120x120.jpg 120w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/04/Spad-VII-article-allegee.jpg 768w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Guynemer pilote ce Spad VII de février à juillet 1917 et obtient à son bord 16 victoires homologuées en l’espace de six mois, ce qui est considérable, puisque la durée de vie des appareils est à l’époque limitée de 3 et 18 mois. Guynemer ayant par ailleurs un style de pilotage plus « agressif » comparé à d’autres as de la Première Guerre mondiale, tel René Fonck (1894-1953), il a ainsi endommagé nombre d’appareils. Cet avion n’est pas le dernier qu’il a piloté : celui aux commandes duquel il a trouvé la mort en septembre 1917 dans les Flandres a en effet été détruit.</p>
<p>Après la disparition de Guynemer, cet avion est affecté aux collections du musée de l’Armée et exposé en l’Hôtel des Invalides, avant d’être déposé auprès du musée de l’Air et de l’Espace en 1967. Il a été restauré à la fin des années 1990 avec le double souci de respecter l’objet et son intégrité d’une part, d’utiliser des procédés réversibles d’autre part.</p>
<p>Dès lors, récoler une telle pièce demande une méthode adaptée : outre la difficulté de réaliser des clichés, les vérifications des inscriptions et marques figurant sur l’objet sont parfois acrobatiques, sans compter le marquage du numéro d’inventaire et de la provenance, qui doit prendre en compte la fragilité de la pièce et rester discret. Une expérience de « haute voltige » dans la vie d’un agent récoleur !</p>
<p>Mathilde Benoistel<br />
Département experts et inventaire</p>
<p>En complément, vous pouvez également consulter<a title="Le Vieux Charles dans Les Invalides dans la Grande Guerre" href="https://actualites.musee-armee.fr/vie-du-musee/les-invalides-dans-la-grande-guerre-episode-21-le-vieux-charles/" target="_blank"> l’épisode 21, Le « Vieux Charles », du feuilleton Les Invalides dans la Grande Guerre, publié sur le blog des actualités du site du musée de l’Armée</a>.</p>
<p>Crédits photos : © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/sur-les-traces-dun-as-de-la-premiere-guerre-mondiale-le-recolement-au-musee-de-lair-et-de-lespace/">Sur les traces d’un as de la Grande Guerre, le récolement au musée de l’Air et de l’Espace</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>« Dans le ciel de la patrie » : Jean Cocteau et l’aviation en 1914-1918</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Oct 2014 08:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Edité pour le compte de la société de construction aéronautique SPAD [1], Dans le ciel de la patrie [2] est un album illustré publié en 1918. A mi-chemin entre la plaquette publicitaire et l’album patriotique, ce rare ouvrage conservé par la Bibliothèque du musée de l’Armée se distingue par un parti-pris de modernité. Le poète [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Edité pour le compte de la société de construction aéronautique SPAD [1], Dans le ciel de la patrie [2] est un album illustré publié en 1918. A mi-chemin entre la plaquette publicitaire et l’album patriotique, ce rare ouvrage conservé par la Bibliothèque du musée de l’Armée se distingue par un parti-pris de modernité.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/10/Dans-le-ciel-de-la-patrie.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1734 size-thumbnail" title="Dans le ciel de la patrie" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/10/Dans-le-ciel-de-la-patrie-108x120.jpg" alt="Dans le ciel de la patrie" width="108" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/Dans-le-ciel-de-la-patrie-108x120.jpg 108w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/Dans-le-ciel-de-la-patrie-271x300.jpg 271w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/Dans-le-ciel-de-la-patrie.jpg 480w" sizes="(max-width: 108px) 100vw, 108px" /></a></p>
<p>Le poète Jean Cocteau (1889-1963), figure déjà incontournable de l’avant-garde parisienne, en rédige le principal texte tandis que le peintre et illustrateur Eduardo Benito Garcia (1891-1981), dit Benito, en réalise les illustrations. « Draeger m’a montré les toiles de Benito, amusantes sans plus » écrit Cocteau à sa mère en août 1917, « je ne ferai ce texte que s’il me paye bien et par amitié pour les aviateurs [3] ». Cocteau en effet est l’ami de Roland Garros (1888-1918), qu’il a connu dès avant-guerre, quand celui-ci l’emmenait voler à bord de son Morane. L’expérience lui inspirera une bonne part du Cap de Bonne-espérance (1919), dédié au célèbre aviateur. Dans le ciel de la patrie s’inscrit dans cette recherche : « et maintenant », écrit Cocteau, « cherchons une imagerie pour escadrilles, puisque les anciennes formules ne parviennent plus à exprimer les prouesses de 1918 [4] ». De fait, aux vues « embarquées » de Benito, dans un style cubiste, répondent les légendes syncopées, proches des commentaires d’actualités cinématographiques [5], du poète : « Stabilité conquise. Le Pilote n’écoute pas les sirènes du vide. Une rafale d’immobilité océanique. L’avion embarque des paquets de ciel. Il s’éloigne [6] ».</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/10/Benito.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1725" title="Benito" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/10/Benito-300x243.jpg" alt="Benito" width="200" height="162" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/Benito-300x243.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/Benito-147x120.jpg 147w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/Benito.jpg 591w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a></p>
<p>C’est avant tout l’exploit que l’on célèbre, le prodige du vol, mais aussi la victoire des « as » français, ces géants qui, une fois à terre, trouvent tout trop petit (« Garros ne me disait-il pas souvent : « A Paris, mon envergure me gêne… [7]»). Mais, aux commandes de leurs Spad, « ce modèle des avions d’attaque, cette petite machine de race, forte et charmante comme nos soldats qui ont de bonnes grosses jambes et l’œil vif », ils redeviennent des héros &#8211; et martyrs : Garros, le 5 octobre 1918, Guynemer avant lui (le 11 septembre 1917), à bord de son « Vieux Charles [8] », perdront la vie au combat. L’aviation militaire aura gagné ses titres de noblesse durant le premier conflit mondial, mais y aura perdu nombre de ses fleurons. « Guynemer appartient désormais à la légende », écrit Cocteau tandis que Benito représente l’aviateur français montant au ciel.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/10/Guynemer.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-thumbnail wp-image-1727" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/10/Guynemer-97x120.jpg" alt="Guynemer" width="97" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/Guynemer-97x120.jpg 97w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/Guynemer-243x300.jpg 243w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/Guynemer.jpg 480w" sizes="(max-width: 97px) 100vw, 97px" /></a></p>
<p>Réformé mais patriote, Cocteau écrit à sa mère le 7 août 1914 : « rien au monde (et pour l’avenir) ne peut me blesser plus que de ne pas partir avec les autres [9] ». Engagé à la Croix-Rouge, puis versé dans le service auxiliaire, il se porte volontaire pour la Section d’ambulances aux armées avec laquelle il part pour le front de Flandres. De retour à Paris, il est détaché auprès du service de propagande du ministère des Affaires étrangères en septembre 1916 et ne reverra plus le front jusqu’au 2 juillet 1918, date à laquelle il est définitivement réformé.</p>
<p>Jean-François Charcot, bibliothécaire-adjoint</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[1] Société Pour l&rsquo;Aviation et ses Dérivés. Précédemment Société de Production des Aéroplanes Deperdussin, elle changea de nom après la faillite de Deperdussin en 1914.<br />
[2] Dans le ciel de la patrie, Paris, Draeger, 1918. Texte de Jean Cocteau, illustrations de Benito, croquis d’appareils de Capelle. Cote BMA : P 276. Un texte de Jacques Mortane : Du sport à la guerre : grâce à la vitesse, complète l’ouvrage.<br />
[3] Jean COCTEAU, Lettres à sa mère. I, 1898-1918, Gallimard 1989, p. 316.<br />
[4] Dans le ciel de la patrie.<br />
[5] Les moyens de communication, en plein essor durant le conflit, seront une source d’inspiration vivace pour les artistes. La télégraphie sans fil notamment trouve à se développer dans l’aviation militaire (un poteau télégraphique est reproduit dans les Calligrammes de Guillaume Apollinaire).<br />
[6] Ibid.<br />
[7] Ibid.<br />
[8] Nom donné au modèle de monoplace SPAD à bord duquel a été abattu Georges Guynemer. Exposé dans la cour d’honneur des Invalides le 19 octobre 1917, cet avion, propriété du musée de l’Armée, est aujourd’hui en dépôt au Musée de l’air et de l’espace du Bourget.<br />
[9] Jean COCTEAU, Op. cit., p. 152.<br />
Photo (C) Paris – Musée de l’Armée © Droits réservés</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/dans-le-ciel-de-la-patrie-jean-cocteau-et-laviation-en-1914-1918/">« Dans le ciel de la patrie » : Jean Cocteau et l’aviation en 1914-1918</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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