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	<title>Le blog des collectionsbombardement - Le blog des collections</title>
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		<title>1914-1918, Paris bombardée… par l&#8217;artillerie [3/3]</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 10:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les riches, et parfois insolites, collections du musée de l’Armée comprennent différents vestiges des bombardements qu’a subis la ville de Paris et son agglomération durant la Première Guerre mondiale. Le récolement décennal en cours a permis de (re)découvrir ces collections, dont les petites dimensions sont inversement proportionnelles à leur dimension symbolique. Le dernier épisode de [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les riches, et parfois insolites, collections du musée de l’Armée comprennent différents vestiges des bombardements qu’a subis la ville de Paris et son agglomération durant la Première Guerre mondiale. Le récolement décennal en cours a permis d</strong><strong>e (re)découvrir ces collections, dont </strong><strong>les petites dimensions sont inversement proportionnelles à leur dimension symbolique.</strong></p>
<p><strong>Le dernier épisode de cette trilogie est consacré aux vestiges des bombardements effectués par les <em>Pariser Kanonen </em>(canons de Paris) en 1918. Relisez également le <span style="text-decoration: underline"><a href="https://collections.musee-armee.fr/1914-1918-paris-bombardee-par-avions-13/">premier</a></span> et le <span style="text-decoration: underline"><a href="https://collections.musee-armee.fr/1914-1918-paris-bombardee-par-les-zeppelins-23/" target="_blank" rel="noopener">deuxième</a></span> épisode de ce feuilleton.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/Carte.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3437 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/Carte-300x244.jpg" alt="" width="300" height="244" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/Carte-300x244.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/Carte-148x120.jpg 148w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/Carte-768x624.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/Carte.jpg 945w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Carte de Paris indiquant les impacts des tirs des <em>Pariser Kanonen</em> © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël</p>
<p>D’août 1914 à septembre 1918, 511 avions sont signalés dans le ciel francilien lors des 44 journées de bombardements recensées. Ils lâchent près d’un millier de projectiles, tuant 255 personnes et en blessant 593 autres.</p>
<p>Au printemps 1918, la supériorité numérique momentanée de l’armée allemande – due au rapatriement des divisions victorieuses à l’Est – lui permet de lancer des offensives à l’Ouest et d’obtenir l’enfoncement du front. Outre ces offensives, les Allemands bombardent Paris à partir du 23 mars 1918 à l’aide de pièces d’artillerie à très longue portée, les <em>Pariser Kanonen</em>.</p>
<p>Comme lors de la guerre de 1870-1871, les Allemands tentent de briser le moral des Français en frappant Paris – qui connait depuis bientôt quatre ans l’inquiétude et les dommages des bombardements aériens. Les ingénieurs de Krupp, sous la direction de Rausenberger, créent une arme capable de tirer à 120 km, distance qui sépare Paris du front en 1917. Les <em>Pariser Kanonen</em> sont conçus à partir des tubes de 35 cm de calibre destinés à armer les croiseurs de bataille de la classe Mackensen. Les tubes sont ramenés au calibre de 21 cm et prolongés de 15 à 34 m pour augmenter leur portée.</p>
<p>Les obus, de 21 cm de calibre et de 98 cm de longueur, pèsent 125 kg et contiennent environ 8 kg de charge explosive. Ils sont numérotés de 1 à 65 et doivent être tirés dans cet ordre : du fait de l’importante usure du tube provoquée par les tirs, les ceintures des obus s’épaississent pour atteindre 24 cm de diamètre tandis que le tube doit être remplacé tous les 65 coups.</p>
<p>Quatre campagnes de tirs (23 mars-1<sup>er</sup> mai, 27 mai-11 juin, 15-16 juillet et 5-9 août 1918) sont effectuées contre Paris : environ 400 obus auraient été tirés et 367 ont touché Paris et sa banlieue. Le décompte officiel de la préfecture de Police fait état de 256 morts et 620 blessés. Le 61<sup>e</sup> tir est le plus meurtrier : le 29 mars, jour du Vendredi-Saint, l’église Saint-Gervais, dans le 4<sup>e</sup> arrondissement, est touchée en plein office religieux, faisant 91 morts et 68 blessés.</p>
<p>Au début du mois d’août 1918, le succès des contre-offensives alliées obligent les Allemands à quitter leurs positions. Le canon et les installations sont démontés et renvoyés outre-Rhin.</p>
<p>Malgré leurs prouesses techniques, les <em>Pariser Kanonen</em> n’ont pas influé sur le cours de la guerre. Passés les premiers tirs, les Parisiens s’habituent aux bombardements, d’autant plus que les tirs s’espacent avec le temps.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/18-500598.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3441 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/18-500598-300x231.jpg" alt="" width="300" height="231" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/18-500598-300x231.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/18-500598-156x120.jpg 156w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/18-500598.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Éclat d’un obus tiré par les <em>Pariser Kanonen</em> © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Émilie Cambier</p>
<p>Cet éclat a été donné au musée de l’Armée le 31 mars 1955 par Jean Guittard. Son historique est indiqué par le donateur : « J’étais réceptionneur d’avions au Blanc-Mesnil à côté du Bourget et j’ai ramassé cet éclat pendant que le directeur du laboratoire faisait déterrer des éclats et une ogive dont j’avais indiqué l’emplacement. » L’étude des points de chute des obus des <em>Pariser Kanonen</em> et la présence du directeur du laboratoire municipal indiquent que cet éclat provient vraisemblablement de l’un des coups tirés le 24 mars : soit celui tombé à Drancy à proximité de la route du Bourget à 8h, soit l’un des trois tombés en fin d’après-midi près de la voie ferrée au Blanc-Mesnil.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/08-520547.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3438 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/08-520547-240x300.jpg" alt="" width="240" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/08-520547-240x300.jpg 240w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/08-520547-96x120.jpg 96w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/08-520547.jpg 521w" sizes="(max-width: 240px) 100vw, 240px" /></a><br />
Montage souvenir des dégâts occasionnés à la fabrique Bariquand &amp; Marre, le 24 mars 1918 © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette</p>
<p>Ce montage sur carton se compose d’un cartel mentionnant « Bombardements de Paris par pièce à longue portée. Éclats d’obus trouvés dans la fab<sup>que</sup> Bariquand &amp; Marre. 127 Rue Oberkampf, le 24 mars 1918 » surmonté d’une photographie des dégâts visibles dans ces ateliers où sont fabriquées, entre autres, des pièces pour l’industrie militaire. Quatre éclats d’obus, maintenus par du fil de fer, encadraient cette composition. Seuls deux sont encore aujourd’hui conservés, dont un seul sur son support d’origine. L’impact initial a eu lieu à 7h45 au 125 rue Oberkampf. Il s’agit du 27<sup>e</sup> obus tiré : les dégâts sont importants, mais seulement matériels. Cet objet a été donné au Musée par Jean Guittard, sans plus de précisions, en même temps que le n<sup>o</sup>12130 C1.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548487.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3440 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548487-300x206.jpg" alt="" width="300" height="206" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548487-300x206.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548487-175x120.jpg 175w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548487.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Cinq éclats d’obus ramassés au 166 rue de la Chapelle, à Paris, le 12 avril 1918 © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Thierry Ollivier</p>
<p>Ces cinq éclats d’obus, dont l’un comporte une étiquette indiquant « 166 rue de la Chapelle, Paris. 12 avril 1918 », proviennent de l’impact ayant eu lieu à 8h06 le jour cité, qui blessa deux personnes. Ils ont été donnés au Musée le 10 juin 1981 par Pierre Laurent, âgé de 12-13 ans en 1918 et qui accompagnait parfois son père – ouvrier dans une entreprise de protection des bâtiments – sur des chantiers où il a ramassé ces éclats.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548449.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3439 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548449-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548449-300x200.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548449-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548449.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Éclat d’un obus tiré par les <em>Pariser Kanonen</em> © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Thierry Ollivier</p>
<p>L’étiquette de cet éclat mentionne « Éclat d’obus de la Bertha. Dernier projectile tiré sur Paris le 2 août 1918 à 2h10 après-midi. Tombé rue Mathieu à Saint-Ouen, Seine. ». En réalité, l’impact a lieu le 8 août à 14h06 au 17 rue Mathieu à Saint-Ouen, sans faire de victime. Outre cette coquille, l’auteur de l’étiquette a enjolivé l’historique de l’éclat : le dernier obus tiré par les <em>Pariser Kanonen</em> tombe rue Saint-Denis, à Aubervilliers, le vendredi 9 août à 14h04, 14 coups après celui de la rue Mathieu. La provenance de cet éclat n’est pas connue.</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p>————————————————–</p>
<p>Pour en savoir plus :</p>
<ul>
<li>Christophe DUTRÔNE, <em>Feu sur Paris ! : L’histoire vraie de la grosse Bertha</em>, Paris, Éditions Pierre de Taillac, 2012.</li>
<li>Christophe POMMIER, « 1918 : Paris sous le feu de l’artillerie allemande », <em>Carnet de la Sabretache</em>, n<sup>o</sup> 215, juin 2018, p. 2-5.</li>
<li>Jules POIRIER, <em>Les bombardements de Paris (1914-1918). Avions, Gothas, Zeppelins, Berthas</em>, Paris, Payot, 1930.</li>
</ul><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/1914-1918-paris-bombardee-par-lartillerie-33/">1914-1918, Paris bombardée… par l’artillerie [3/3]</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>1914-1918, Paris bombardée… par les zeppelins [2/3]</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/1914-1918-paris-bombardee-par-les-zeppelins-23/</link>
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		<pubDate>Thu, 21 Feb 2019 13:07:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les riches, et parfois insolites, collections du musée de l’Armée comprennent différents vestiges des bombardements qu’a subis la ville de Paris et son agglomération durant la Première Guerre mondiale. Le récolement décennal en cours a permis de (re)découvrir ces collections. Ce deuxième article s’intéresse aux vestiges des bombardements de Paris par les zeppelins. Relisez également [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les riches, et parfois insolites, collections du musée de l’Armée comprennent différents vestiges des bombardements qu’a subis la ville de Paris et son agglomération durant la Première Guerre mondiale. Le récolement décennal en cours a permis de (re)découvrir ces collections.</strong></p>
<p><strong>Ce deuxième article s’intéresse aux vestiges des bombardements de Paris par les zeppelins. Relisez également le <span style="text-decoration: underline"><span style="color: #b02c21"><a href="https://collections.musee-armee.fr/1914-1918-paris-bombardee-par-avions-13/">premier épisode</a></span></span>.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/06-527220.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3424 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/06-527220-300x207.jpg" alt="" width="300" height="207" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/06-527220-300x207.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/06-527220-174x120.jpg 174w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/06-527220.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: center">Raymond Poincaré, président de la République, visite les dégâts occasionnés par une bombe de zeppelin au 87 de la rue Haxo (Paris), le 29 janvier 1916 © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette</p>
<p>Conçu par le comte allemand Ferdinand von Zeppelin (1838-1917), le zeppelin est un ballon dirigeable à structure rigide dont le premier vol a lieu le 2 juillet 1900. Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, les armées allemandes possèdent quinze zeppelins, dont neuf de très grande taille (plus de 20 000 m<sup>3</sup>), qu’elle destine à des missions d’observation ou de bombardement. Au même moment, en France, dix-sept dirigeables militaires (de 3 à 9000 m<sup>3</sup>) sont en service grâce aux travaux du colonel Renard (1847-1905) et du centre aérostatique militaire de Chalais-Meudon. En 1914, comparativement aux avions, les zeppelins sont presque aussi rapides, sont mieux armés, ont un emport de bombes bien plus important et un rayon d’action supérieur.</p>
<p>La zone de bombardement de prédilection des zeppelins a été le Royaume-Uni : 51 raids ont été menés – essentiellement dans un objectif psychologique – tuant 577 personnes et en blessant 1 358 autres. Des trois types de vecteurs qui ont permis de bombarder Paris (avions, artillerie et zeppelins), ces derniers ont été – et de loin – les moins employés. En effet, seuls deux raids sont menés. Le premier, par quatre zeppelins, a lieu dans la nuit du 20 au 21 mars 1915. Sept bombes sont lâchées sur les 17<sup>e</sup> et 18<sup>e</sup> arrondissements de Paris, puis, pris à partie par la DCA, les zeppelins rebroussent chemin en se délestant de 58 bombes sur la banlieue (Neuilly-sur-Seine, Levallois-Perret, Asnières-sur-Seine, Gennevilliers, Courbevoie, La Garenne-Colombes, Saint-Gratien, Colombes, Bois-Colombes, Enghien, Argenteuil et Saint-Germain-en-Laye), blessant trois personnes. Lors du second raid, dans la nuit du 29 au 30 janvier 1916, un zeppelin (le second zeppelin initialement prévu a dû rebrousser chemin avant d’atteindre l’Île-de-France) lâche dix-huit bombes sur le 20<sup>e</sup> arrondissement de Paris, tuant 23 personnes et en blessant 31 autres. Lors de son retour, il se déleste de 30 bombes au-dessus des communes de La Courneuve, Stains, Pierrefitte, Villetaneuse, Deuil et Montmorency, sans grands dégâts.</p>
<p>Les propagandes française et allemande exploitent différemment ces raids : « Le raid des zeppelins sur Paris a complètement échoué. La population parisienne a été, comme toujours, parfaitement calme. » s’opposant à « [L’]attaque contre le centre des fabrications de guerre française s’était terminée par un succès. »</p>
<p>Par la suite, l’amélioration des défenses contre aéronefs du camp retranché de Paris, l’augmentation des escadrilles de chasse et l’éloignement de Paris par rapport aux bases allemandes font qu’aucun autre raid de zeppelins n’est mené au-dessus de la capitale.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-526797.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3425 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-526797-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-526797-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-526797-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-526797.jpg 487w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p style="text-align: center">Bombe tronconique incendiaire pour zeppelin © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Émilie Cambier</p>
<p>Cette bombe incendiaire tronconique de 8 kg pour zeppelins, en partie consumée, a été lâchée par l’un des quatre zeppelins du raid du 20-21 mars 1915. Elle a frappé, avec une seconde bombe qui a entièrement fonctionné, le pavillon situé au n°11 de la rue Amélie, à Asnières-sur-Seine. Conçues et fabriquées par la firme Carbonit A. G., ces bombes sont constituées d’une cuvette de tôle emboutie recouverte d’un cordage de chanvre goudronné. À l’intérieur se trouvaient de l’étoupe imprégnée de bitume – hautement inflammable – et un compartiment en tôle cylindro-conique contenant une composition aluminothermique dont la mise à feu est assurée par une fusée à inertie. Après expertise, cette bombe a été cédée au Musée par le laboratoire municipal de la Ville de Paris le 15 avril 1915.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548512.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3423 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548512-300x201.jpg" alt="" width="300" height="201" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548512-300x201.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548512-179x120.jpg 179w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548512.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: center">Fragments d&rsquo;une bombe de zeppelin © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Thierry Ollivier</p>
<p>Ces deux fragments sont ceux d’une bombe explosive sphérique de 60 kg, lâchée par l’un des quatre zeppelins du raid du 20-21 mars 1915. Ils ont été trouvés à Asnières-sur-Seine, au niveau du n° 24 de la rue du Ménil, où la bombe a explosé, causant une profonde excavation sur la chaussée. Ces éclats ont été cédés au Musée par le laboratoire municipal de la Ville de Paris, après étude, le 15 avril 1915.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-528551.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3421 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-528551-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-528551-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-528551-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-528551.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: center">Bombe sphérique explosive de 60 kg du zeppelin LZ 79 © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Émilie Cambier</p>
<p>Cette bombe sphérique en fonte de 60 kg a été larguée par le zeppelin LZ 79 lors du raid mené sur Paris le 29 janvier 1916. Parmi les 48 bombes lâchées, trois de ce type n’éclatent pas et sont récupérées par André Kling, directeur du laboratoire municipal de la Ville de Paris. Dès le 31 janvier, Kling écrit au directeur du musée de l’Armée pour l’informer qu’« ayant eu la bonne fortune de retrouver quelques bombes de zeppelin non éclatées, et provenant du raid de samedi dernier [le 29 janvier], j’aurai le plaisir, dès que j’aurai pu les faire vider et mettre en état, de vous en faire envoyer un exemplaire pour le musée de l’Armée. » Il tient parole et fait don de l’une d’entre elles le 11 février suivant.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/09-576017.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3422 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/09-576017-300x216.jpg" alt="" width="300" height="216" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/09-576017-300x216.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/09-576017-167x120.jpg 167w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/09-576017.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: center">Débris du zeppelin n° 8 abattu le 22 août 1914 à Badonvilliers, exposé aux Invalides © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / image musée de l’Armée</p>
<p>Seules subsistent des photographies des débris du zeppelin LZ 8, abattu par l’artillerie française à Badonviller (Meurthe-et-Moselle) le 22 août 1914, exposés dans la cour d’honneur des Invalides à partir de février 1915. Les débris – une nacelle, deux fragments de passerelle de l’observateur, deux longerons de la carcasse, un longeron inférieur de support de nacelle, un pot d’échappement, une commande d’hélice et une hélice à quatre pales – ont été cédés par l’établissement de Chalais-Meudon, après étude, le 17 février 1916. Réformés le 11 mai 1924, vraisemblablement pour destruction, ils ne figurent plus dans les collections du musée de l’Armée.</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p>————————————————–</p>
<p>Pour en savoir plus :</p>
<ul>
<li>Jordan GASPIN, <em>Souvenirs et destins de Poilus</em>, Paris, Éditions Ouest-France, p. 98-99.</li>
<li>Jules POIRIER, <em>Les bombardements de Paris (1914-1918). Avions, Gothas, Zeppelins, Berthas</em>, Paris, Payot, 1930.</li>
</ul><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/1914-1918-paris-bombardee-par-les-zeppelins-23/">1914-1918, Paris bombardée… par les zeppelins [2/3]</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>1914-1918, Paris bombardée&#8230; par avions [1/3]</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Feb 2019 15:41:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les riches, et parfois insolites, collections du musée de l’Armée comprennent différents vestiges des bombardements qu’a subis la ville de Paris et son agglomération durant la Première Guerre mondiale. Le récolement décennal en cours a permis de (re)découvrir ces collections.  Trois notes de blog vont les mettre en lumière. La première s’intéresse aux vestiges des [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les riches, et parfois insolites, collections du musée de l’Armée comprennent différents vestiges des bombardements qu’a subis la ville de Paris et son agglomération durant la Première Guerre mondiale. Le récolement décennal en cours a permis d</strong><strong>e (re)découvrir ces collections</strong><strong>. </strong></p>
<p><strong>Trois notes de blog vont les mettre en lumière. La première s’intéresse aux vestiges des bombardements aériens qui ont frappé la capitale lors de la Grande Guerre.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/06-511642.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3407 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/06-511642-300x234.jpg" alt="" width="300" height="234" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/06-511642-300x234.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/06-511642-154x120.jpg 154w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/06-511642.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Bombardier allemand abattu, mars 1918 © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette</p>
<p>D’août 1914 à septembre 1918, 511 avions sont signalés dans le ciel francilien lors des 44 journées de bombardements recensées. Ils lâchent près d’un millier de projectiles, tuant 255 personnes et en blessant 593 autres.</p>
<p>Dès le 30 août 1914, un avion <em>Taube</em> lâche cinq bombes explosives et une oriflamme sur laquelle est inscrit « L’armée allemande est aux portes de Paris ; vous n’avez plus qu’à vous rendre » sur le 10<sup>e</sup> arrondissement. Cette première vague de bombardement – dix raids dont l’objectif est de saper le moral des Franciliens– se poursuit jusqu’au 12 octobre 1914, occasionnant la mort de dix personnes.</p>
<p>Les défenses contre aéronefs (avions, zeppelins…) se multiplient (canons, mitrailleuses, projecteurs…) dans le camp retranché de Paris pour empêcher ces attaques, contribuant peut-être au calme relatif des années 1915, 1916 et 1917 : cinq raids frappent la capitale, deux de zeppelins, trois de <em>Taube</em> (11 et 22 mai 1915, 27 juillet 1917), ces derniers ne faisant aucune victime.</p>
<p>Fin 1917, la victoire de l’armée allemande sur le front est lui permet de porter tout son effort à l’ouest pour le début de l’année 1918. Cette situation s’accompagne de nombreux raids aériens sur Paris, complétés à partir de la fin mars par l’action d’une artillerie à très longue distance.</p>
<p>L’armée allemande dispose alors d’appareils spécialement conçus pour le bombardement à longue distance : AEG G, Gotha G ou encore Friedrichshafen G. Ces bombardiers remplacent les zeppelins, devenus trop vulnérables face à l’aviation de chasse et aux défenses situées au sol. Si les premiers modèles peuvent emporter 140 kg de bombes, les suivants – aux capacités améliorées – emportent 300 à 500 kg de bombes. Les raids des 30-31 janvier et des 11-12 mars 1918 sont les plus meurtriers. Le premier compte trente avions qui lâchent 273 bombes – principalement de 10 et de 50 kg, mais deux  bombes de 300 kg ont été retrouvées – et provoque la mort de 61 personnes et en blessent 198 autres. Le second est encore plus meurtrier car après avoir lâché leurs bombes, les avions reviennent mitrailler les secours. En outre, des habitants du quartier meurent étouffés en voulant se réfugier dans la station de métro Bolivar dont la grille était fermée. Le bilan est de 103 morts et 101 blessés.</p>
<p>Des mesures sont prises par les autorités. La DCA est renforcée (seize appareils sont abattus entre 1914 et 1918), des barrages de ballons statiques sont mis en place et des répliques lumineuses de Paris sont réalisés dans les alentours de Gonesse, Maisons-Laffitte et Chelles pour tromper les aviateurs allemands.</p>
<p>Paris n’est pas la seule ville cible des bombardements allemands : en France, Dunkerque et Calais sont des cibles régulières, tandis qu’à l’étranger Londres subi 27 raids (juin 1917-mai 1918) et déplore 835 tués et 1 990 blessés.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-521805.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3403 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-521805-300x181.jpg" alt="" width="300" height="181" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-521805-300x181.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-521805-199x120.jpg 199w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/07-521805.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Mitrailleuse LMG 14 « Parabellum » © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Émilie Cambier</p>
<p>Le 11 mars 1918, la <em>Bombengeschwader</em> <em>der Obersten Heeresleitung Nr.1</em> (escadrille de bombardiers du commandement suprême de l’armée de Terre n° 1) reçoit l’ordre de bombarder Paris pour venger un raid britannique effectué la veille sur Stuttgart. Le bombardier AEG G IV n° G.1104/16 participe à ce raid : il survole Paris et lâche ses bombes sur le quartier industriel de la gare du Nord. En quittant Paris, le bombardier est touché par les DCA et s’écrase au sol près de Clamecy (Aisne). Cette mitrailleuse LMG 14 « Parabellum », qui armait le bombardier, a été récupérée par les hommes du parc aéronautique de Clamecy et envoyée aux Invalides, pour y être exposée, dès le 15 mars 1918.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/06-529022.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3408 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/06-529022-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/06-529022-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/06-529022-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/06-529022.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Bombe explosive allemande de type P.U.W. de 50 kg (à gauche sur la photo) © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette</p>
<p>Cette bombe explosive P.U.W. (<em>Prüfanstal und Werf</em> : établissements d’essais et de construction de l’air) de 50 kg a été lâchée sur Paris durant l’un des dix-neuf raids aériens entre le 30 janvier et le 7 juin 1918. Son mécanisme n’ayant pas fonctionné, elle a été récupérée par le laboratoire municipal de la Ville de Paris (où un service des explosifs est chargé de neutraliser et détruire les engins dangereux) qui, après l’avoir neutralisée, en a ensuite fait don au musée de l’Armée le 9 juin 1918.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548486.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3406 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548486-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548486-300x199.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548486-181x120.jpg 181w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548486.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Cinq éclats de bombes d’avion larguées sur Paris et Chartres en 1914 © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Thierry Ollivier</p>
<p>Ces cinq éclats de bombe ont été donnés au musée le 10 juin 1981 par Pierre Laurent, âgé de 8-9 ans en 1914 et qui accompagnait parfois son père – ouvrier dans une entreprise de protection des bâtiments – sur des chantiers où il a ramassé ces éclats. Les dimensions extrêmement réduites de ces éclats ne permettent pas d’identifier le type de projectile et nous devons nous contenter des – maigres – informations du donateur : « éclats de bombes d’avion larguées sur Paris en 1914 ».</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548456.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3405 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548456-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548456-300x200.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548456-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/02/17-548456.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Deux éclats de bombe d&rsquo;avion de type APK de 4,5 kg © Paris &#8211; Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Thierry Ollivier</p>
<p>L’historique de ces deux éclats de bombe d’avion de 12 cm de type APK de 4,5 kg est malheureusement inconnu. Ce modèle de bombe est le plus petit de la série de projectiles mis au point avant-guerre par l’APK (pour <em>Artillerie Profungskommission</em>, soit la commission des épreuves de l’artillerie) pour les zeppelins et comprenant cinq calibres : 4,5, 8, 50, 60 et 100 kg. Cependant, le modèle de 4,5 kg a été distribué aux avions ; il est donc possible qu’il fasse partie des nombreux projectiles largués sur Paris lors de la Grande Guerre.</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p>————————————————–</p>
<p>Pour en savoir plus :</p>
<ul>
<li>Jordan GASPIN, <em>Souvenirs et destins de Poilus</em>, Paris, Éditions Ouest-France, p. 98-99.</li>
<li>Jules POIRIER, <em>Les bombardements de Paris (1914-1918). Avions, Gothas, Zeppelins, Berthas</em>, Paris, Payot, 1930.</li>
</ul><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/1914-1918-paris-bombardee-par-avions-13/">1914-1918, Paris bombardée… par avions [1/3]</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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