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	<title>Le blog des collectionscanon - Le blog des collections</title>
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		<title>Le Lys et le Croissant : le don Abd ül-Aziz au musée de l’Armée</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Jun 2019 09:59:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 3 juin 1862, Abd ül-Aziz Ier (1861-1876), trente-deuxième sultan de l’Empire ottoman, fait don d’une série de douze canons anciens à l’empereur Napoléon III, lui-même ancien officier d’artillerie et féru d’antiquités. Ces canons sont aujourd’hui conservés dans les collections du musée de l’Armée, pour la plupart visibles sous les galeries de la cour d’honneur [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 3 juin 1862, Abd ül-Aziz I<sup>er</sup> (1861-1876), trente-deuxième sultan de l’Empire ottoman, fait don d’une série de douze canons anciens à l’empereur Napoléon III, lui-même ancien officier d’artillerie et féru d’antiquités. Ces canons sont aujourd’hui conservés dans les collections du musée de l’Armée, pour la plupart visibles sous les galeries de la cour d’honneur et dans des salles des Armes et armures anciennes (galerie de l’Arsenal).</strong></p>
<p>Après la perte de Saint-Jean-d’Acre en 1291, les Hospitaliers – ou chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem – quittent les États latins d’Orient pour rejoindre Chypre, puis Rhodes en 1310. C’est dans cette île que l’Ordre s’établit et fonde son nouvel Hôpital. Les douze pièces offertes par le sultan (couleuvrines, canons et bombardes) constituent une partie de l’artillerie qui armait les remparts de Rhodes, la protégeant face à l’Empire ottoman pour qui la prise de cette île aurait assuré une suprématie maritime en Méditerranée orientale. Coulées par l’Ordre lui-même ou envoyées par les monarques européens pour défendre les Hospitaliers, elles portent les emblèmes de leurs donateurs (Louis XI, Louis XII, François I<sup>er</sup>, Sigismond d’Autriche) ou des Grands-maîtres commanditaires (Pierre d’Aubusson, Émery d’Amboise, Philippe de Villiers de l’Isle-Adam).</p>
<p>Après avoir résisté aux premiers assauts en 1480, les Hospitaliers doivent se rendre à l’armée de Soliman le Magnifique après un siège de six mois en 1522. L’Ordre se replie alors vers Malte où, lors du Grand Siège de 1565, il met en échec le sultan et assène le premier coup d’arrêt à l’expansion ottomane en Méditerranée.</p>
<p>De même que les murailles de Rhodes furent conservées et entretenues par les Turcs après leur victoire, les douze bouches à feu offertes en 1862 ont été laissées sur place pour la défense de l’île. Des inscriptions en caractères arabes sur les fûts en indiquent d’ailleurs le poids et la quantité de poudre nécessaire à leur mise en œuvre. La conservation de pièces anciennes en Orient est en effet courante, grâce à l’abondance des mines d’étain et de cuivre à l’est et au sud de la Méditerranée, éléments constitutifs du bronze de ces canons. En Europe occidentale, la rareté de ces matériaux induit une tradition inverse et les pièces auraient probablement été fondues pour réaliser de nouvelles armes. Il est ainsi exceptionnel de pouvoir encore les admirer aujourd’hui : ce sont douze pièces d’origine prestigieuse, ayant servi pour l’un des évènements majeurs de l’histoire du monde méditerranéen, arrivées jusqu’à nous dans un état de conservation remarquable. Il en va de même pour un treizième canon en provenance de Famagouste (Chypre), lui aussi donné par le sultan Abd ül-Aziz I<sup>er</sup> à Napoléon III et intégré aux collections du musée en 1868, même si le manque d’informations précises au sujet de son origine empêche d’affirmer qu’il a pu être utilisé pour un siège ou une bataille en particulier.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/12-551986.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3164 noopener"><img loading="lazy" class="alignleft wp-image-3472" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/12-551986-224x300.jpg" alt="" width="179" height="240" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/12-551986-224x300.jpg 224w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/12-551986-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/12-551986.jpg 485w" sizes="(max-width: 179px) 100vw, 179px" /></a></td>
<td><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/06-510171.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3163 noopener"><img loading="lazy" class="alignleft wp-image-3471" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/06-510171-214x300.jpg" alt="" width="171" height="240" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/06-510171-214x300.jpg 214w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/06-510171-85x120.jpg 85w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/06-510171.jpg 463w" sizes="(max-width: 171px) 100vw, 171px" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: center;font-size: 10px"><b>Les armoiries du roi Louis XI et la salamandre de François I<sup>er</sup> sur deux canons rhodiens (N.58 et N.78, galerie de l’Arsenal)</b></p>
<p>Ce don entre dans le cadre d’une longue tradition diplomatique entretenue entre la France et l’Empire ottoman, depuis leur alliance contre l’Espagne de Charles Quint en 1536. L’union de la fleur de lys et du croissant est en effet toujours vive au XIX<sup>e</sup> siècle : Napoléon III prend position aux côtés des Ottomans contre l’expansion de l’Empire russe lors de la guerre de Crimée (1853-1856) et Abd ül-Mecid I<sup>er</sup> favorise l’intervention française lors de l’expédition de Syrie à l’été 1860. Abd ül-Aziz hérite le trône de son frère le 25 juin 1861 et ne tarde pas à s’inscrire dans la lignée de ses prédécesseurs. Au don de 1862 succèdent d’ailleurs trois dates clés de l’alliance franco-turque : le sultan est invité à l’Exposition universelle de Paris en 1867, le lycée français de Galatasaray est inauguré en 1868 à Constantinople, enfin l’impératrice Eugénie rend visite à la Sublime Porte en 1869.</p>
<p>Cet ensemble unique, témoin de l’artillerie de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance et souvenir de l’épopée des ordres militaires en Méditerranée, est aussi aujourd’hui la marque d’une histoire politique et diplomatique particulière entre Istanbul et Paris.</p>
<p>Louis-Marie Brulé, département Artillerie</p>
<hr />
<p><strong>Liste des pièces :</strong></p>
<p>2013.0.43 (N.58) ; 2013.0.44 (N.59) ; 2012.0.445 (N.66) ; 2013.0.48 (N.67) ; 2012.0.460 (N.68) ; 2013.0.49 (N.69) ; 2013.0.50 (N.70) ; 2012.0.459 (N.71) ; 2013.0.52 (N.74) ; 2013.0.53 (N.75) ; 2018.0.98 (N.76) ; 834 I (N.78, don Famagouste 1868) ; 2012.0.458 (N.500)</p>
<p><strong>Bibliographie :</strong></p>
<p><em>&#8211; </em>Lucie Bonato, « Tiburce Colonna Ceccaldi à Chypre (1866-1869) », in <em>Cahiers du Centre d’études chypriotes</em>, à paraître<em><br />
&#8211; Entre le glaive et la croix, chefs-d’oeuvre de l’armurerie de Malte</em>, cat. exp., Paris, Musée de l’Armée, 21 octobre 2008 – 11 janvier 2009, Paris, Gallimard/Musée de l’Armée, 2008<br />
&#8211; Catherine Granger, <em>L’empereur et les arts : la liste civile de Napoléon III</em>, Mémoires et documents de l’Ecole des chartes, t. 79, Paris, École des chartes, 2005<br />
&#8211; Antoine Leduc, « L’artillerie de la Renaissance au musée de l’Armée, aperçu sur les recherches en cours », in <em>Revue de la Société des Amis du Musée de l’Armée</em>, n°138, Paris, SAMA, 2009<br />
&#8211; Jean Tulard, <em>Dictionnaire du Second Empire</em>, Paris, Fayard, 1995</p>
<p>Photos © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Fuzeau / Pierre Mérat</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-lys-et-le-croissant-le-don-abd-ul-aziz-au-musee-de-larmee/">Le Lys et le Croissant : le don Abd ül-Aziz au musée de l’Armée</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>L’obusier de 105 mm HM2 : un best-seller américain au musée de l’Armée</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Mar 2018 15:27:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En 2000, le musée de l’Armée dévoilait ses nouvelles salles dédiées à la Seconde Guerre Mondiale où le public peut voir présentées différentes pièces d’artillerie de la période, dont un obusier de 105 mm HM2, déposé par le musée de l’Artillerie de Draguignan. Matériel emblématique de l’artillerie américaine de la Seconde Guerre mondiale aux années [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En 2000, le musée de l’Armée dévoilait ses nouvelles salles dédiées à la Seconde Guerre Mondiale où le public peut voir présentées différentes pièces d’artillerie de la période, dont un obusier de 105 mm HM2, déposé par le musée de l’Artillerie de Draguignan. Matériel emblématique de l’artillerie américaine de la Seconde Guerre mondiale aux années 1970, l’obusier de 105 mm HM2 s’est exporté aux quatre coins du monde. Facile à produire et à mettre en œuvre, il a été utilisé jusque dans les années 1990, malgré des défauts qui ont mis un terme à sa production dès 1953.</strong></p>
<h2>Doter l’armée américaine d’une pièce d’artillerie performante</h2>
<p>Lors de la Première Guerre mondiale, faute de pièces d’artillerie performantes, les Américains utilisent des canons français et anglais, notamment des canons de campagne de 75 mm modèle 1897. A la fin de la guerre, en 1918, les Etats-Unis créent le <em>Calibre Board</em>, aussi appelée <em>Westervelt Board</em>, une commission chargée de tirer les enseignements du conflit en ce qui concerne l’artillerie. Cette commission procède également à des évaluations tactiques et techniques afin de formuler des recommandations permettant le développement et l’amélioration des futurs matériels d’artillerie de l’armée américaine.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/03/17-635114.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3264"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3264 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/03/17-635114-300x262.jpg" alt="17-635114" width="300" height="262" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/17-635114-300x262.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/17-635114-138x120.jpg 138w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/17-635114.jpg 745w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Parmi ces conclusions, le <em>Calibre Board</em> préconise la mise en service de nouveaux obusiers, dont un de 105 mm destiné au soutien de l’infanterie et à la destruction d’ouvrages légers de campagne. Si les plans de l’obusier sont prêts dès 1928, il faut attendre 1939 pour qu’il soit mis en production dans les ateliers du <em>Rock Island Arsenal</em>. Le nouvel obusier, appelé 105 mm HM2 (pour 105 mm Howitzer<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> model 2), est mis en service en 1940. Maniable et facile à mettre en œuvre, cette arme est utilisée sur tous les fronts de l’armée américaine : guerre du Pacifique (1941-1945), opérations en Europe (1941-1945), guerre de Corée (1950-1953) et guerre du Viêt Nam (1955-1975). En 1948, il est utilisé par près de 60 pays, dont la France. En effet, les troupes françaises partent en Indochine (1946-1954) équipées d’armes américaines, dont des 105 HM2. Elles alignent 24 obusiers de ce type lors de la bataille de Dien Bien Phu (13 mars-7 mai 1954), qui ne suffisent cependant pas à repousser l’ennemi.</p>
<h2>Un arrêt de la production qui ne remet pas en cause l’utilisation de l’obusier</h2>
<p>Après avoir été fabriqué à plus de 10 000 exemplaires, la production de l’obusier 105 mm HM2 est arrêtée en 1953. En effet, malgré sa maniabilité et sa simplicité d’utilisation, cet obusier présente trois défauts majeurs :</p>
<ul>
<li>son poids de plus de deux tonnes le rend difficilement aéroportable,</li>
<li>son tube court limite sa portée à 11 km au maximum,</li>
<li>et son amplitude de tir réduite ne lui permet pas de rivaliser avec ses équivalents adverses.</li>
</ul>
<p>Un nouveau cahier des charges, mis au point en 1955, permet la conception d’un obusier moins lourd, car fabriqué en aluminium, et surtout capable de tirer à 360° : l’obusier de 105 mm HM102 (ou Howitzer M102). En outre, son calibre similaire lui permet d’utiliser les mêmes munitions que le 105 HM2. Il entre en service en 1966.</p>
<p>Du fait de son importante production entre 1939 et 1953, l’obusier de 105 mm HM2 continue d’être utilisé jusque dans les années 1990. Dans l’armée américaine, il est utilisé parallèlement à l’obusier de 105 mm HM102 lors de la guerre du Viêt Nam.</p>
<p>En France, au-delà des champs de bataille, s’il a servi à tirer les traditionnels 21 coups de canons sur l’esplanade des Invalides lors l’investiture présidentielle française de François Mitterrand en 1981, l’obusier de 105 mm HM2 est également utilisé pour l’entraînement des futurs artilleurs jusqu’au début des années 2000.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3266"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3266 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017-300x200.jpg" alt="MA_Blog_Sainte-Barbe2017" width="300" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017-300x200.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017-768x512.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Ce matériel d’origine américaine a tout naturellement trouvé sa place dans les démonstrations de tirs réalisés à l’occasion de la Sainte Barbe les 16 et 17 décembre 2017, qui avait pour thème cette année les relations franco-américaines.</p>
<p>Cyrielle Daehn<br />
Assistante de conservation, département Artillerie</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Terme anglo-saxon pour désigner un obusier.</p>
<p>Photo 1 : l’obusier de 105 mm HM2 dans le département consacré aux deux guerres mondiales © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Fuzeau<br />
Photo 2 : démonstrations lors de la Sainte Barbe 2017.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/lobusier-de-105-mm-hm2-un-best-seller-americain-au-musee-de-larmee/">L’obusier de 105 mm HM2 : un best-seller américain au musée de l’Armée</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>« D’or, au lion de gueules armé et lampassé d’azur »</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/dor-au-lion-de-gueules-arme-et-lampasse-dazur/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Nov 2017 13:31:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le musée de l’Armée conserve un ensemble d’environ deux cents modèles d’artillerie armoriés. Ces objets (récompenses particulières, insignes institutionnels ou marques de prestige militaire d’une famille), se reconnaissent aux armoiries qui les décorent. Parmi eux, deux modèles portent l’emblématique de l’Amirauté de Rotterdam. Ils sont aujourd’hui exposés dans les Cabinets insolites du musée de l’Armée. [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le musée de l’Armée conserve un ensemble d’environ deux cents modèles d’artillerie armoriés. Ces objets (récompenses particulières, insignes institutionnels ou marques de prestige militaire d’une famille), se reconnaissent aux armoiries qui les décorent. Parmi eux, deux modèles portent l’emblématique de l’Amirauté de Rotterdam. Ils sont aujourd’hui exposés dans les Cabinets insolites du musée de l’Armée.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/11/15-505021.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3198"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3198 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/11/15-505021-225x300.jpg" alt="15-505021" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/11/15-505021-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/11/15-505021-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/11/15-505021.jpg 488w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p style="text-align: center"><em>Modèles aux armes de l’Amirauté de la Meuse</em></p>
<h2><strong>Décor et provenance des modèles</strong></h2>
<p>Ces modèles présentent un très riche décor. Sur le premier renfort sont figurées les grandes armes de la province de Hollande, « d’or, au lion de gueules armé et lampassé d’azur », tenues par deux griffons et surmontées d’une couronne comtale et de deux heaumes. Outre ce blason, ces deux modèles portent sur leur volée deux ancres croisées, accompagnées des lettres A, O et M. Il s’agit du chiffre de l’Amirauté de la Meuse – <em>Admiraliteit Op de Maeze</em> en néerlandais – établie à Rotterdam. Le blason de la ville, poinçonné entre la volée et le renfort technique, finit de préciser l’origine de ces objets.</p>
<p>Le trou de lumière est orné d’un trèfle. Cet élément indique très probablement que ces deux modèles proviennent des ateliers de Johannes Specht, fondeur rotterdamois actif entre 1730 et 1763. En effet, deux modèles similaires [1], frappés aux armes de l’Amirauté et décorés de navires, portent ce même trèfle accompagné de la mention « IOHANNES SPECHT ROTTERDAM 1740 ». Ce trèfle se retrouve aussi sur certaines cloches coulées par l’artisan.</p>
<p>Ainsi, les deux modèles présentés dans les Cabinets Insolites du musée de l’Armée auraient été réalisés par Johannes Specht, à Rotterdam entre 1730 et 1763.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/11/14-586326.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3197"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3197 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/11/14-586326-225x300.jpg" alt="14-586326" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/11/14-586326-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/11/14-586326-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/11/14-586326.jpg 488w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p style="text-align: center"><em>Détail du décor du premier renfort</em></p>
<h2><strong>L’Amirauté de Rotterdam</strong></h2>
<p>Créée en 1575, l’Amirauté de la Meuse est la plus ancienne des cinq amirautés de la République des Provinces-Unies (amirautés d’Amsterdam, de Frise, de Zélande et de Quart-nord), administrées par un Conseil de l’Amirauté à Flessingue. Ces Amirautés disposent de leurs propres quais et chantiers navals et taxent les marchandises à l’importation et l’exportation. En 1602, les Amirautés voient naître la Compagnie des Indes Orientales, <em>Verenigde Oost-Indische Compagnie</em> ou « VOC ». Les deux entités vont alors gérer des flottes de guerre et de commerce au nom des Provinces-Unies, la première comme institution d’Etat, la seconde répondant à des intérêts privés.</p>
<p>Ce système de gestion des flottes permet un développement considérable de la puissance maritime néerlandaise tout au long des XVI<sup>e</sup> et XVII<sup>e</sup> siècles. Au cours du XVIII<sup>e</sup> siècle, affaiblies sur leur territoire par des guerres incessantes, les Provinces-Unies perdent peu à peu leur hégémonie maritime. En 1795, elles passent sous tutelle française et prennent le nom de « République batave ». Les Amirautés disparaissent alors au profit de la création d’une administration centralisée de la Marine, installée à La Haye [2].</p>
<p>Objets de prestige, ces deux modèles ont pu être offerts dans le milieu du XVIII<sup>e</sup> siècle par l’Amirauté de la Meuse à l’un de ses administrateurs.</p>
<p>Louis-Marie Brulé, département Artillerie</p>
<p>[1] Modèles réduits de canons conservés au musée de la ville de Rotterdam sous le numéro 71549-2.A.<br />
[2] Rudolf Dekker, Philippe Haudrère (trad.), « Note sur les arsenaux hollandais au XVIIe siècle », <em>Dix-septième siècle</em>, 2011/4 (n° 253), p. 691-693.</p>
<p>Photos © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pierre-Luc Baron-Moreau</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/dor-au-lion-de-gueules-arme-et-lampasse-dazur/">« D’or, au lion de gueules armé et lampassé d’azur »</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Un fraternel souvenir de guerre</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Jul 2017 10:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le musée de l’Armée conserve d’importantes collections en lien avec la guerre franco-allemande de 1870-1871. Une partie d’entre elles est actuellement présentée dans l’exposition temporaire consacrée à ce conflit, France-Allemagne(s) 1870-1871. La guerre, la Commune, les mémoires. Pour des raisons de place ou de redondance, les autres œuvres sont restées à leur emplacement permanent, en salles [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le musée de l’Armée conserve d’importantes collections en lien avec la guerre franco-allemande de 1870-1871. Une partie d’entre elles est actuellement présentée dans l’exposition temporaire consacrée à ce conflit, <em>France-Allemagne(s) 1870-1871. La guerre, la Commune, les mémoires</em>. </strong><strong>Pour des raisons de place ou de redondance, les autres œuvres sont restées à leur emplacement permanent, en salles ou en réserves. C’est le cas de ce canon français, pris par les armées prussiennes, et aujourd’hui exposé dans la cour d’honneur de l’Hôtel national des Invalides.</strong></p>
<div id="attachment_3077" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/16-572679.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3077"><img aria-describedby="caption-attachment-3077" loading="lazy" class="wp-image-3077 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/16-572679-300x200.jpg" alt="16-572679" width="300" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/16-572679-300x200.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/16-572679-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/16-572679.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><p id="caption-attachment-3077" class="wp-caption-text"><em>L’ÉCLATANT</em>, canon de 24 livres</p></div>
<p>À première vue, ce canon en bronze de 24 livres de calibre [1] nommé <em>L’ÉCLATANT</em> ne semble pas contemporain de la guerre de 1870-1871. En effet, il répond, par ses dimensions et son ornementation, à l’ordonnance royale de 1732 et a été coulé à Strasbourg par Jean Bérenger en 1757. Toutefois, sur le premier renfort, les armes et la couronne de France ont été arasées et sur leur emplacement a été gravé un texte en langue allemande…</p>
<div id="attachment_3075" style="width: 207px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/17-612943.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3075"><img aria-describedby="caption-attachment-3075" loading="lazy" class="wp-image-3075 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/17-612943-197x300.jpg" alt="17-612943" width="197" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/17-612943-197x300.jpg 197w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/17-612943-79x120.jpg 79w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/17-612943.jpg 427w" sizes="(max-width: 197px) 100vw, 197px" /></a><p id="caption-attachment-3075" class="wp-caption-text"><em>L’ÉCLATANT</em>, canon de 24 livres, détail du premier renfort</p></div>
<p>Cette inscription, « KAISER WILHELM schenkte mich n.d. Feldzug in Frankreich 1870-1871 dem Gen.-Feld-Zeug-Mstr. PR. CARL von PREUSSEN », rappelle que <em>L’ÉCLATANT</em>, après la campagne contre la France en 1870-1871, a été offert par l’empereur allemand Guillaume I<sup>er</sup> au <em>Generalfeldzeugmeister</em> (équivalent germanique du Grand maître de l’Artillerie), le prince Charles de Prusse. Rien d’anormal, au vu de sa fonction, à ce que cet officier reçoive une pièce d’artillerie comme trophée commémorant la victoire de 1871. Cependant, le prince Charles de Prusse (1801-1883) n’est autre que le frère de Guillaume I<sup>er</sup> (1797-1888) et, pour des raisons sentimentales, les deux hommes ne s’apprécient guère.</p>
<div id="attachment_3076" style="width: 206px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/10-537992.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3076"><img aria-describedby="caption-attachment-3076" loading="lazy" class="wp-image-3076 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/10-537992-196x300.jpg" alt="10-537992" width="196" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/10-537992-196x300.jpg 196w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/10-537992-78x120.jpg 78w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/10-537992.jpg 425w" sizes="(max-width: 196px) 100vw, 196px" /></a><p id="caption-attachment-3076" class="wp-caption-text">Guillaume Ier de Prusse (1797-1888)</p></div>
<p>En effet, dans les années 1820, alors que leur frère aîné Frédéric-Guillaume (1795-1861) est le prince-héritier du trône de Prusse, les deux frères s’apprêtent à épouser les princesses de Saxe-Weimar-Eisenach. Les mariages ont été arrangés par leur sœur Charlotte (1798-1860), tsarine de Russie, plus connue sous le nom d’Alexandra Feodorovna. Guillaume doit épouser Marie, l&rsquo;aînée des princesses, et Charles, Augusta, la cadette. Mais l’amour vient quelque peu chambouler les plans élaborés par la tsarine pour consolider les intérêts de la maison des Hohenzollern : lors de leur première rencontre, Charles et Marie s&rsquo;éprennent l&rsquo;un de l&rsquo;autre. Guillaume se résigne alors à épouser Augusta. La rivalité entre les deux frères, et de manière générale entre les deux couples, ne cessera jamais.</p>
<p>Durant la guerre de 1870-1871, alors que Guillaume, roi de Prusse, accompagne ses armées en France et est proclamé empereur allemand à Versailles le 18 janvier 1871, Charles est en poste à Berlin et ne partage qu’indirectement les succès des armées allemandes. Le présent de l’empereur à son <em>Generalfeldzeugmeister</em> de frère tient alors tout autant du souvenir de guerre, presque moqueur, que du glorieux trophée pris à l’ennemi grâce à l’action logistique de l’arrière.</p>
<p>Conservé jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale au musée de l’Arsenal de Berlin, ce canon entre dans les collections du musée de l’Armée en 1948, en compensation des œuvres et objets pris par les autorités allemandes en 1940 et non retrouvées après la guerre.</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p>[1] Le calibre des pièces est alors exprimé par la masse en livres du projectile, ici un boulet en fonte de fer d’environ 12 kg.</p>
<p>Photos © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Thierry Ollivier et Emilie Cambier</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/un-fraternel-souvenir-de-guerre/">Un fraternel souvenir de guerre</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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