<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/"
	>

<channel>
	<title>Le blog des collectionscanons - Le blog des collections</title>
	<atom:link href="https://collections.musee-armee.fr/tag/canons/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://collections.musee-armee.fr</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 24 Jan 2022 10:08:28 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=5.7.15</generator>
		<item>
		<title>Le récolement chez le Gouverneur militaire de Metz</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/le-recolement-chez-le-gouverneur-militaire-de-metz/</link>
		<comments>https://collections.musee-armee.fr/le-recolement-chez-le-gouverneur-militaire-de-metz/#respond</comments>
		<pubDate>Tue, 18 Jul 2017 10:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[canons]]></category>
		<category><![CDATA[Dépôt]]></category>
		<category><![CDATA[Napoléon Ier]]></category>
		<category><![CDATA[panoplie]]></category>
		<category><![CDATA[recolement]]></category>
				<media:thumbnail url="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/MA_Collections_recolement-Metz-120x120.jpg" />
				<media:thumbnailFull url="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/MA_Collections_recolement-Metz.jpg" />
		<guid isPermaLink="false">https://collections.musee-armee.fr/?p=3086</guid>
		<description><![CDATA[Du musée à un Palais, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas pour les collections : depuis 1949, une centaine d&rsquo;objets sont déposés auprès du Gouverneur militaire de Metz et ornent son palais, situé en plein cœur de la capitale de la Moselle. Construit en pierre de Jaumont au début du XXe siècle lors de l&rsquo;annexion prussienne par [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Du musée à un Palais, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas pour les collections : depuis 1949, une centaine d&rsquo;objets sont déposés auprès du Gouverneur militaire de Metz et ornent son palais, situé en plein cœur de la capitale de la Moselle.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/1BD.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3088"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3088 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/1BD-300x201.jpg" alt="1BD" width="300" height="201" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/1BD-300x201.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/1BD-179x120.jpg 179w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/1BD-768x515.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/1BD.jpg 1024w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Construit en pierre de Jaumont au début du XXe siècle lors de l&rsquo;annexion prussienne par l&rsquo;Empereur Guillaume II, cet édifice accueille d&rsquo;abord le commandement du XVIe Corps allemand. Suite à la Première Guerre mondiale et à l&rsquo;annexion de la Moselle par la France, il devient le Palais du Gouverneur de la ville en 1919. Fonction qu&rsquo;il perd lors de la ré-annexion de la Moselle par l&rsquo;Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, puis qu&rsquo;il retrouve à la sortie du conflit, en 1946 en redevenant le siège de la VIe région militaire.</p>
<p style="text-align: justify">Les objets de collection déposés par le musée de l&rsquo;Armée sont des objets et œuvres des XVIIIe et XIXe siècles. Un premier dépôt de cent onze objets est effectué en 1949 : outre deux huiles sur toile représentant respectivement Napoléon Ier en costume de sacre par Casanova et un épisode de la Commune par Delahaye, la majorité des objets déposés sont des armes à feu, des armes blanches ou encore des cuirasses. En 1994, le musée de l&rsquo;Armée procède à un second dépôt de deux canons de 4 intitulés <em>Le Canrobert</em> et <em>Le Drouhot</em>, fondus respectivement à Strasbourg en 1858 et à Douai en 1859.</p>
<p style="text-align: justify">Quatre collaborateurs du musée de l&rsquo;Armée ont mené une mission de récolement au Palais du Gouverneur de Metz afin d&rsquo;étudier ses objets et de relever leurs spécificités : vérification du numéro d&rsquo;inventaire sur chaque objet, prise de mesures et de photographies, détails des marques et inscriptions, marquage des biens, localisation précise et réalisation d&rsquo;un constat d&rsquo;état. Toutes ces informations sont ensuite enregistrées dans la base de données du musée de l&rsquo;Armée puis un procès-verbal de récolement est rédigé, signé par les deux parties, et adressé à la tutelle du musée de l&rsquo;Armée, la Direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA), ainsi qu&rsquo;à la Commission de récolement des dépôts d’œuvres d&rsquo;arts (CRDOA).</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/2BD.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3089"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3089 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/2BD-207x300.jpg" alt="2BD" width="207" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/2BD-207x300.jpg 207w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/2BD-83x120.jpg 83w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/2BD.jpg 706w" sizes="(max-width: 207px) 100vw, 207px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Cette campagne de récolement a permis la redécouverte de ces objets dont un grand nombre forme des panoplies : fixés à un support, ils créent un ensemble ornemental. Deux panoplies sont véritablement des objets d&rsquo;apparats. Exposées dans le bureau du Gouverneur, elles se composent d&rsquo;armes blanches (esponton, porte-mèche, marteau d&rsquo;armes) placées de manière symétrique et rayonnante autour d&rsquo;un élément d&rsquo;armure. Tous les éléments datent du XIXe siècle mais sont des reproductions fidèles d&rsquo;objets du XIVe et XVe siècles.</p>
<p style="text-align: justify">Clotilde FOREST, documentaliste, Département Experts et Inventaire</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-recolement-chez-le-gouverneur-militaire-de-metz/">Le récolement chez le Gouverneur militaire de Metz</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://collections.musee-armee.fr/le-recolement-chez-le-gouverneur-militaire-de-metz/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le canon de Franche-Comté, joyau de la collection des modèles d’artillerie du musée de l’Armée</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/le-canon-de-franche-comte-joyau-de-la-collection-des-modeles-dartillerie-du-musee-de-larmee/</link>
		<comments>https://collections.musee-armee.fr/le-canon-de-franche-comte-joyau-de-la-collection-des-modeles-dartillerie-du-musee-de-larmee/#respond</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Mar 2016 08:47:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accrochages et présentation]]></category>
		<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[artillerie]]></category>
		<category><![CDATA[canons]]></category>
		<category><![CDATA[Louis XIV]]></category>
		<category><![CDATA[modèles d'artillerie]]></category>
				<media:thumbnail url="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/MA_vignette-canon-franche-conte-220x120.jpg" />
				<media:thumbnailFull url="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/MA_vignette-canon-franche-conte.jpg" />
		<guid isPermaLink="false">https://collections.musee-armee.fr/?p=2535</guid>
		<description><![CDATA[Véritable joyau des collections du musée de l’Armée, le modèle de canon sur affût offert par le parlement de Franche-Comté à Louis XIV est depuis peu exposé dans la salle dédiée aux modèles d’artillerie des Cabinets insolites. Zoom sur cette pièce aux décors aussi riches que symboliques. Ce modèle en bronze doré est l’œuvre de Laurent [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Véritable joyau des collections du musée de l’Armée, le modèle de canon sur affût offert par le parlement de Franche-Comté à Louis XIV est depuis peu exposé dans la </strong><strong>salle dédiée aux modèles d’artillerie des <em>Cabinets insolites</em>. Zoom sur cette pièce aux décors aussi riches que symboliques.</strong></p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623382.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2543" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623382-300x213.jpg" alt="15-623382" width="425" height="303" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623382-300x213.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623382-168x120.jpg 168w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623382.jpg 758w" sizes="(max-width: 425px) 100vw, 425px" /></a></p>
<p>Ce modèle en bronze doré est l’œuvre de Laurent Ballard, un fondeur de canons d’origine piémontaise qui a notamment exercé à Paris, Brisach et Besançon. Il est offert à Louis XIV par le parlement de Franche-Comté en 1676, pour célébrer le rattachement au royaume de France de cette province, alors nommée comté de Bourgogne. L’intégralité de son décor loue la gloire de la France et de son roi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623389.jpg"><img loading="lazy" class="wp-image-2539 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623389-212x300.jpg" alt="15-623389" width="212" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623389-212x300.jpg 212w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623389-85x120.jpg 85w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623389.jpg 461w" sizes="(max-width: 212px) 100vw, 212px" /></a><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623390.jpg"><img loading="lazy" class="wp-image-2538 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623390-171x300.jpg" alt="15-623390" width="171" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623390-171x300.jpg 171w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623390-68x120.jpg 68w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623390.jpg 372w" sizes="(max-width: 171px) 100vw, 171px" /></a></p>
<p>Sur la partie la plus large du canon sont représentés les sièges de Besançon et Dole, les deux principales villes de Franche-Comté, alors sous domination espagnole. L’armée française, forte de 70 000 hommes et menée par Louis XIV et Vauban, assiège Besançon à partir du 19 avril 1674. La ville se rend le 15 mai, tandis que la citadelle située sur les hauteurs résiste jusqu’au 22 mai. Le siège de Dole est plus court (du 27 mai au 9 juin 1674). Dans les deux cas, Louis XIV est représenté en chef des armées, en armure, à cheval et tenant son bâton de commandement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a style="float: left;margin-right: 20px" href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623391.jpg"><img loading="lazy" class="wp-image-2537 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623391-224x300.jpg" alt="15-623391" width="224" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623391-224x300.jpg 224w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623391-89x120.jpg 89w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623391.jpg 486w" sizes="(max-width: 224px) 100vw, 224px" /></a>Au milieu du tube est sculptée la figure du roi : Louis XIV y est représenté en armure et vêtu à l’antique, tel un empereur romain. Entouré de palmes de lauriers, le roi est porté par deux esclaves symbolisant les peuples vaincus et soumis. Véritable reconnaissance de la victoire et du triomphe du roi de France, cette ornementation est la plus importante de cette œuvre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a style="float: right;margin-left: 20px" href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623392.jpg"><img loading="lazy" class="wp-image-2540 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623392-161x300.jpg" alt="15-623392" width="161" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623392-161x300.jpg 161w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623392-64x120.jpg 64w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623392.jpg 349w" sizes="(max-width: 161px) 100vw, 161px" /></a>Sur la volée du modèle, au-dessus d’une tête de Gorgone, est proclamé l’acte de reconnaissance à l’autorité royale : <em>Instrumenta novi tibi dnat haec arma Triumphi quominus aeris habent, Rex magne Victor eris</em>. Cela signifie qu’après avoir triomphé par les armes, le roi doit conquérir les cœurs et qu’il y réussira d’autant mieux sans recourir à la force. Le cartouche est surmonté d’une tête de lion de Némée ceinte de la couronne du comté de Bourgogne.</p>
<p>Au-dessus sont représentées les armes du royaume de France : l’écu d&rsquo;azur à trois fleurs de lis d&rsquo;or, timbré (surmonté) de la couronne royale fleurdelisée fermée et ceint des colliers des ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit. L’ensemble est soutenu par deux anges et accompagné de la devise <em>Nectuntur Lilia Palmis </em>: ils (les lys de France) sont liés aux palmes (de la Victoire).</p>
<p>À l’extrémité de la volée, surplombant les armoiries du royaume de France, sont sculptées une frise de trophées et une frise de mascarons.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a style="float: left;margin-right: 20px" href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623386.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2541 size-thumbnail" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/15-623386-120x120.jpg" alt="15-623386" width="120" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623386-120x120.jpg 120w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623386-300x300.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/15-623386.jpg 650w" sizes="(max-width: 120px) 100vw, 120px" /></a></p>
<p>L’affût en bois fruitier et laiton doré, par son aspect et ses matériaux, s’accorde avec la richesse technique et iconographique du modèle. Les ferrures maintenant le tube sont ornées de guirlandes de lauriers et de trophées d’armes. Il est également décoré de nombreux motifs de fleurs de lys et de soleils royaux, continuant ainsi l’hommage du parlement au Roi-Soleil.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-canon-de-franche-comte-joyau-de-la-collection-des-modeles-dartillerie-du-musee-de-larmee/">Le canon de Franche-Comté, joyau de la collection des modèles d’artillerie du musée de l’Armée</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://collections.musee-armee.fr/le-canon-de-franche-comte-joyau-de-la-collection-des-modeles-dartillerie-du-musee-de-larmee/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le « Paysage avec canon » d’Albrecht Dürer : une gravure énigmatique</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/le-paysage-avec-canon-dalbrecht-durer-une-gravure-enigmatique/</link>
		<comments>https://collections.musee-armee.fr/le-paysage-avec-canon-dalbrecht-durer-une-gravure-enigmatique/#respond</comments>
		<pubDate>Wed, 20 Jan 2016 08:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[canons]]></category>
		<category><![CDATA[Dürer]]></category>
		<category><![CDATA[estampe]]></category>
				<media:thumbnail url="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/01/MA_vignette-gravure-AlbrechtDurer-220x120.jpg" />
				<media:thumbnailFull url="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/01/MA_vignette-gravure-AlbrechtDurer.jpg" />
		<guid isPermaLink="false">https://collections.musee-armee.fr/?p=2502</guid>
		<description><![CDATA[Cette gravure [1] complexe, réalisée en 1518 alors qu’Albrecht Dürer (1471-1528) travaille pour l’empereur Maximilien Ier, est l’une des dernières expériences d’eau forte sur fer de l’artiste. Elle est présentée dans l’exposition Chevaliers et bombardes. D’Azincourt à Marignan, 1415-1515 au musée de l’Armée jusqu’au 24 janvier 2016. Devant un arrière-plan composé des collines du Ehrenbürg [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cette gravure [1] complexe, réalisée en 1518 alors qu’Albrecht Dürer (1471-1528) travaille pour l’empereur Maximilien Ier, est l’une des dernières expériences d’eau forte sur fer de l’artiste. Elle est présentée dans l’exposition <em>Chevaliers et bombardes. D’Azincourt à Marignan, 1415-1515</em> au musée de l’Armée jusqu’au 24 janvier 2016.</strong><br />
Devant un arrière-plan composé des collines du Ehrenbürg et du village de Kirchehrenbach [2], Dürer place à gauche le canon manœuvré par deux lansquenets, à droite, un groupe de personnages composé de deux hommes vêtus à l’orientale et de trois militaires, hongrois à en juger par leur mise, observant l’opération avec attention. L’artiste a élaboré une composition originale à partir de sources diverses : paysage suggéré par ses voyages à Bamberg, personnages inspirés d’un carton du peintre Gentile Bellini (1429-1507), découvert à Venise lors de son premier voyage en Italie en 1494. Il semble par ailleurs que Dürer ait prêté ses propres traits au personnage du premier plan [3].</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/01/06-504626.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-medium wp-image-2501" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/01/06-504626-300x214.jpg" alt="06-504626" width="300" height="214" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/01/06-504626-300x214.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/01/06-504626-167x120.jpg 167w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/01/06-504626.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Ces différents éléments composent un ensemble harmonieux dans sa facture mais au sens obscur. La pièce maîtresse de ce puzzle est le canon. L’étude de l’œuvre menée par Matthias Mende tend à prouver que celui-ci était déjà obsolète à l’époque et que l’affût dessiné par Dürer était inadapté au poids du tube métallique. Cependant, il ne faut peut-être pas accorder trop d’importance aux considérations techniques car les canons datant de la fin du XVe siècle étaient encore largement utilisés en 1518. Dürer a également pu s’inspirer de modèles anciens tant il était attaché au sens métaphorique de sa représentation.<br />
S’agit-il d’une démonstration de la force militaire de l’empereur Maximilien Ier [4] ? Est-ce une vision allégorique de la menace que fait peser l’Empire ottoman sur les Etats de la chrétienté [5] ? L’œuvre a une dimension allégorique, et c’est l’agencement des motifs qui donne son sens à la composition. Ainsi, tous les éléments à connotation militaire (canon et soldats) sont tournés vers l’est, suggérant leur détermination à défendre un territoire menacé par l’Orient. La disposition des Hongrois à droite du canon est également significative. La présence de la pièce d’artillerie, symbole des Habsbourg, comme celle des militaires hongrois témoignent des liens entre Maximilien Ier et Louis II de Hongrie. Dans l’hypothèse d’une représentation métaphorique de l’alliance des deux royaumes contre la menace ottomane, l’obsolescence du canon peut être interprétée comme le symbole de l’empereur vieillissant passant le relais au jeune souverain hongrois dans sa lutte contre l’empire turc. Cette passation s’effectue sous le regard songeur de celui qui semble être l’artiste lui-même.<br />
Hélène Boudou-Reuzé, assistante de conservation au Cabinet des dessins, des estampes et de la photographie<br />
[1] Eau-forte sur papier, 1518. H. 0,219 m ; L. 0,325 m. Inv. 04617-10/22.<br />
[2] <em>Albrecht Dürer Die Druckgraphiken</em>, Städel Museum, 2007, cat. 148, p. 208 et Matthias Mende, Landschaft mit Kanone, 2003, Sammlungenonline.albertina.at.<br />
[3]<em> Dürer, das druckgrafische Werk</em>, 3 Bände, Prestel Band 1, cat. 85, p. 210-211.<br />
[4] <em>Albrecht Dürer, œuvre gravée</em>, cat. exp., Paris, musée du Petit Palais, 4 avril-21 juin 1996, Paris, éditions Paris musées, 1996, p. 215.<br />
[5] <em>Albrecht Dürer, das druckgrafische Werk</em>, 3 Bände, Prestel Band 3, cat. 85, p. 211</p>
<p>Photo (C) Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-paysage-avec-canon-dalbrecht-durer-une-gravure-enigmatique/">Le « Paysage avec canon » d’Albrecht Dürer : une gravure énigmatique</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://collections.musee-armee.fr/le-paysage-avec-canon-dalbrecht-durer-une-gravure-enigmatique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Une récompense royale</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/une-recompense-royale/</link>
		<comments>https://collections.musee-armee.fr/une-recompense-royale/#respond</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Nov 2015 09:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[pièce insolite]]></category>
		<category><![CDATA[artillerie]]></category>
		<category><![CDATA[canons]]></category>
		<category><![CDATA[Louis XV]]></category>
		<category><![CDATA[modèles d'artillerie]]></category>
				<media:thumbnail url="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/11/MA_BC_recompense-royale_bnd1.jpg" />
				<media:thumbnailFull url="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/11/MA_BC_recompense-royale_bnd1.jpg" />
		<guid isPermaLink="false">https://collections.musee-armee.fr/?p=2357</guid>
		<description><![CDATA[L’ouverture prochaine (décembre 2015) des Cabinets insolites, où une salle sera dédiée aux modèles d’artillerie, permettra de réexposer des œuvres que les récents aménagements du musée de l’Armée avaient contraints à une période de repos en réserve. C’est le cas de ce très beau modèle d’artillerie, offert par le roi Louis XV à l’un de [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’ouverture prochaine (décembre 2015) des Cabinets insolites, où une salle sera dédiée aux modèles d’artillerie, permettra de réexposer des œuvres que les récents aménagements du musée de l’Armée avaient contraints à une période de repos en réserve. C’est le cas de ce très beau modèle d’artillerie, offert par le roi Louis XV à l’un de ses officiers, le marquis de Galliffet.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608285.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2355 size-medium" style="margin: auto" title="Canon de marine de 12 livres aux armes de la famille de Galliffet © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608285-225x300.jpg" alt="15-608285" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608285-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608285-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608285.jpg 488w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p>En 1733, à la mort d’Auguste II de Pologne, une guerre éclate entre les partisans des deux candidats au trône : Stanislas Leszczynski, ancien roi de Pologne (1704-1709) soutenu par la France, l’Espagne et la Sardaigne, et Frédéric-Auguste II de Saxe, fils d’Auguste II, soutenu par la Russie et le Saint-Empire.<br />
Les opérations militaires ont principalement lieu en Pologne, dans les États allemands et en Italie. Cependant, des combats navals ont lieu tout au long de la guerre [1]. C’est dans ce contexte que s’illustre Nicolas de Galliffet (1677-1745).</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/06-528042.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2354 size-medium" title="Portrait du roi Louis XV en campagne © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / image musée de l'Armée" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/06-528042-248x300.jpg" alt="06-528042" width="248" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/06-528042-248x300.jpg 248w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/06-528042-99x120.jpg 99w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/06-528042.jpg 538w" sizes="(max-width: 248px) 100vw, 248px" /></a></p>
<p>Au début de la guerre, cet officier d’expérience est capitaine de vaisseau et commande la frégate La Flore, un navire de guerre de 20 canons avec lequel il a déjà mené des combats en mer Méditerranée. En 1735, au large de Cythère, une île grecque située entre le Péloponnèse et la Crète, il affronte un vaisseau du Saint-Empire armé de 40 canons. Le combat dure près de quatre heures et voit le marquis de Galliffet en sortir vainqueur.<br />
En récompense de cette victoire, Nicolas de Galliffet est fait Chevalier de l’Ordre de Saint-Louis, un ordre honorifique créé par Louis XIV pour récompenser les officiers les plus valeureux.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608287.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2352 size-medium" title="Modèle de canon aux armes de la famille de Galliffet (détail du premier renfort) © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608287-300x300.jpg" alt="Modèle de canon aux armes de la famille de Galliffet (détail du premier renfort)" width="300" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608287-300x300.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608287-120x120.jpg 120w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608287.jpg 650w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Louis XV lui offre également un modèle d’artillerie. Au 18e et au 19e siècle, les modèles d’artillerie pouvaient constituer des récompenses remise après un glorieux fait d’arme ou au terme d’une carrière militaire exemplaire. Ce modèle en bronze en est le parfait exemple. Intégralement ciselé, il reprend à l’échelle du 1/6e les proportions d’une pièce de marine de 12 livres.<br />
Au premier renfort se trouvent les armes de Galliffet – de gueules, au chevron d&rsquo;argent, accompagné de trois trèfles d&rsquo;or – surmontées d’une couronne marquisale, tandis que le chiffre du marquis – les lettres N et G en miroir en anglaises entrelacées, également surmontées de la couronne marquisale – se situe sur la volée, finement ciselée et parsemée de fleur de lys. Cependant, ce magnifique objet n’est ni daté, ni signé.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608286.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2356 size-medium" title="Modèle de canon aux armes de la famille de Galliffet (détail de la volée) © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608286-225x300.jpg" alt="Modèle de canon aux armes de la famille de Galliffet (détail de la volée)" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608286-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608286-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608286.jpg 488w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608286.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2353 size-medium" title="Modèle de canon aux armes de la famille de Galliffet (détail de la culasse) © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-608288-300x300.jpg" alt="Modèle de canon aux armes de la famille de Galliffet (détail de la culasse)" width="300" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608288-300x300.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608288-120x120.jpg 120w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-608288.jpg 650w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Peu après sa victoire, Nicolas de Galliffet est nommé major du port de Toulon, puis, le 15 décembre 1744, chef d&rsquo;escadre des Armées Navales. Selon le Dictionnaire de la noblesse, il avait la « réputation d&rsquo;un des plus braves et meilleurs Officiers de Sa Majesté par la quantité de campagnes qu&rsquo;il a faites et de combats qu&rsquo;il a livrés aux ennemis de l&rsquo;État d&rsquo;où il est sorti toujours victorieux avec des prises considérables et souvent avec des vaisseaux inférieurs » [2].</p>
<p>En 1920, la comtesse de Galliffet fait don de ce modèle – ainsi que des registres d’ordre de la contre-guérilla française du Mexique des années 1865-1867 et d’une lettre autographe de Napoléon III au marquis de Gallifet – au musée de l’Armée, conformément au testament de son défunt mari, le maréchal Gaston de Galliffet (1831-1909).</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>[1] : Cette guerre, appelée guerre de Succession de Pologne, voit les opérations militaires durer jusqu’à la fin de 1735, mais le traité de paix de Vienne – négocié en secret dès cette date – n’est ratifié par les belligérants que le 18 novembre 1738.</p>
<p>[2] : M. de la Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, t. 7, Paris, Antoine Boudet, 1774, p. 54.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/une-recompense-royale/">Une récompense royale</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://collections.musee-armee.fr/une-recompense-royale/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le cadeau du tsar</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/le-cadeau-du-tsar/</link>
		<comments>https://collections.musee-armee.fr/le-cadeau-du-tsar/#respond</comments>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2015 09:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[artillerie]]></category>
		<category><![CDATA[canons]]></category>
		<category><![CDATA[modèles d'artillerie]]></category>
		<category><![CDATA[Napoléon III]]></category>
		<category><![CDATA[Second Empire]]></category>
				<media:thumbnail url="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/09/MA_BC_cadeaudutsar_bnd.jpg" />
				<media:thumbnailFull url="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/09/MA_BC_cadeaudutsar_bnd.jpg" />
		<guid isPermaLink="false">https://collections.musee-armee.fr/?p=2201</guid>
		<description><![CDATA[Le musée de l’Armée conserve un ensemble de modèles d’artillerie offert par le tsar Alexandre II à l’empereur Napoléon III. A l’occasion de l’ouverture prochaine (décembre 2015) des Cabinets insolites, où une salle sera dédiée aux modèles d’artillerie, de récentes recherches ont permis de mieux connaître ce présent diplomatique. En 1854, le Royaume-Uni et la France déclarent [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le musée de l’Armée conserve un ensemble de modèles d’artillerie offert par le tsar Alexandre II à l’empereur Napoléon III. A l’occasion de l’ouverture prochaine (décembre 2015) des <em>Cabinets insolites</em>, où une salle sera dédiée aux modèles d’artillerie, de récentes recherches ont permis de mieux connaître ce présent diplomatique.</strong></p>
<p style="text-align: center">
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/06/13-573037.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2147 size-medium" title="Modèle de voiture-pièce de canon de campagne russe © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/06/13-573037-300x224.jpg" alt="Modèle de voiture-pièce de canon de campagne russe" width="300" height="224" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/13-573037-300x224.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/13-573037-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/13-573037.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: center">
<p>En 1854, le Royaume-Uni et la France déclarent la guerre à la Russie afin de s’opposer à ses ambitions sur l’Empire ottoman. Les alliés décident d’opérer principalement en Crimée. Après leur victoire sur l’Alma le 20 septembre 1854, Français et Britanniques espèrent une reddition rapide des Russes, mais ceux-ci décident de se retrancher dans le port de Sébastopol. Commence alors un siège qui dure près d’un an, pendant lequel les alliés doivent subir, en plus des contre-attaques russes, des conditions météorologiques difficiles et de nombreuses épidémies.</p>
<p>Le 11 septembre 1855, trois jours après la prise de la position de Malakoff – élément-clef du dispositif de défense de la ville de Sébastopol – par les troupes françaises, les Russes se rendent. La chute de Sébastopol, conjuguée à l’entrée en guerre de l’Autriche aux côtés des alliés, amène le tsar à accepter les négociations de paix qui lui sont proposées.</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/02/Dubufe.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1028 size-medium" title="Edouard Dubufe (1819-1883), Le Congrès de Paris, du 25 février au 30 mars 1856 Huile sur papier marouflée sur toile (esquisse) © Collection du Comte et de la Comtesse Charles André Walewski / photo Jean Michel Gaillard" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/02/Dubufe-300x210.jpg" alt="Dubufe" width="300" height="210" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/02/Dubufe-300x210.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/02/Dubufe-170x120.jpg 170w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/02/Dubufe.jpg 1024w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Lors du traité de Paris, qui s’ouvre le 25 février 1856 pour régler le conflit, l’Empire russe est représenté par deux diplomates, le comte Alexeï Orlov, envoyé spécial du tsar en France, et Philipp von Brunnow, ambassadeur de Russie auprès de la Confédération germanique.</p>
<p>Signé à Paris par l’ensemble des plénipotentiaires le 30 mars 1856, le traité souligne l’intégrité de l’Empire ottoman et affirme la neutralité de la Mer Noire et des détroits du Bosphore et des Dardanelles. En raison de l’implication française dans la guerre de Crimée, le traité de Paris fait apparaître la France comme l’arbitre de l’Europe.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/06/06-518901.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2148 size-medium" title="Modèle de caisson de campagne russe © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/06/06-518901-300x205.jpg" alt="Modèle de caisson de campagne russe" width="300" height="205" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/06-518901-300x205.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/06-518901-175x120.jpg 175w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/06-518901.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lors de son séjour parisien, le comte Orlov offre à Napoléon III, de la part du tsar Alexandre II, deux modèles d’artillerie russe : une voiture-pièce de canon de campagne de 12 livres modèle 1850 et un caisson à munitions de campagne modèle 1845.</p>
<p>Il s’agit de deux modèles réduits à l’échelle 1/6<sup>e</sup> de matériels en service dans les armées russes. Réalisés en 1854 par les élèves de l’école technique d&rsquo;Artillerie de Saint-Pétersbourg, ils sont conformes en tous points – matériaux et proportions – à ceux utilisés. Le caisson de l’avant-train et le caisson à munitions sont garnis de petits boulets encartouchés [1], ce qui est assez exceptionnel et démontre l’attention portée à la réalisation de ces modèles.</p>
<p>Le 9 juillet 1856, Napoléon III fait don de ces deux modèles au musée d’Artillerie, ancêtre du musée de l’Armée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/06/06-518899.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2149 size-medium" title="Modèle de canon de campagne russe © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/06/06-518899-300x205.jpg" alt="Modèle de canon de campagne russe" width="300" height="205" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/06-518899-300x205.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/06-518899-175x120.jpg 175w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/06-518899.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>[1] : Le boulet encartouché se compose d’un sachet en toile rempli de poudre noire, d’un sabot en bois et d’un boulet en fonte de fer. Cela forme un coup complet que l’artilleur place dans le canon, réduisant ainsi le temps de chargement de la pièce. Dans ces modèles, la poudre noire est matérialisée par de la sciure de bois.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-cadeau-du-tsar/">Le cadeau du tsar</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://collections.musee-armee.fr/le-cadeau-du-tsar/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le dynamomètre de Régnier</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/le-dynamometre-de-regnier/</link>
		<comments>https://collections.musee-armee.fr/le-dynamometre-de-regnier/#respond</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2014 06:35:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[pièce insolite]]></category>
		<category><![CDATA[artillerie]]></category>
		<category><![CDATA[canons]]></category>
				<media:thumbnail url="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/09/MA_BC_bnd_instru-mesure_201409.jpg" />
				<media:thumbnailFull url="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/09/MA_BC_bnd_instru-mesure_201409.jpg" />
		<guid isPermaLink="false">https://collections.musee-armee.fr/?p=1699</guid>
		<description><![CDATA[Le récolement décennal bat son plein au musée de l’Armée. Lors du premier semestre 2014, l’une des campagnes portait sur la collection d’instruments de mesures et de vérification, l’occasion ici de (re)découvrir un objet marquant de l’histoire des sciences : le dynamomètre de Régnier. Un dynamomètre est un appareil servant à mesurer la force. Celui-ci [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le récolement décennal bat son plein au musée de l’Armée. Lors du premier semestre 2014, l’une des campagnes portait sur la collection d’instruments de mesures et de vérification, l’occasion ici de (re)découvrir un objet marquant de l’histoire des sciences : le dynamomètre de Régnier.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/09/14-543374.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1698 size-medium" title="Dynamomètre de Régnier, avec l'ensemble de ses composants : dynamomètre à cadran, mousquetons, crochet et pied à crémaillère." src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/09/14-543374-300x225.jpg" alt="Dynamomètre de Régnier, avec l'ensemble de ses composants : dynamomètre à cadran, mousquetons, crochet et pied à crémaillère." width="300" height="225" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/09/14-543374-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/09/14-543374-159x120.jpg 159w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/09/14-543374.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Un dynamomètre est un appareil servant à mesurer la force. Celui-ci a été conçu par Edmé Régnier (1751, Semur-en-Auxois – 1826, Paris) spécialement dans le but de mesurer la force musculaire, humaine ou animale.<br />
Le dynamomètre conservé par le musée de l’Armée [1] se compose d’un ressort elliptique en acier trempé solidaire d’un cadran en laiton. Ce dernier comporte deux graduations (Échelle des tirages et Échelle des pressions), ainsi que deux aiguilles. Le dynamomètre possède trois échelles de lecture : myriagramme [2], livre et kilogramme. Le coffret comprend également deux mousquetons en acier permettent de relier le dynamomètre aux points d’ancrage, un crochet en bois et en acier, et un pied à crémaillère en acier.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/09/14-543375.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1697 size-medium" title="Dynamomètre dans son coffret de rangement." src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/09/14-543375-300x225.jpg" alt="Dynamomètre dans son coffret de rangement." width="300" height="225" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/09/14-543375-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/09/14-543375-159x120.jpg 159w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/09/14-543375.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Ce dynamomètre est capable de mesurer la force par compression ou par étirement du ressort. Quand ce dernier revient à sa position initiale, la première aiguille se remet à zéro tandis que la seconde, indépendante du mécanisme, reste dans la position extrémale occupée, ce qui permet de lire le résultat après l’emploi. Cet instrument rencontre l’intérêt du comité d’Artillerie – qui employait Régnier – qui l’utilise pour mesurer l’inertie des affûts dans diverses situations et pour tester les améliorations proposées [3].</p>
<p>Outre ces utilisations, le dynamomètre de Régnier connait un large succès, sur les marchés, permettant d’éprouver la valeur des bêtes, il est vite devenu un instrument de foire où les hommes pouvaient mesurer leur force.</p>
<p>En 1768, Edmé Régnier reprend les métiers de serrurier et d’arquebusier de son père, décédé, ainsi que son atelier. Son travail sur la conception et l’amélioration d’arquebuses l’amène à s’intéresser aux sciences physiques. Présenté à Buffon par Guéneau de Montbeillard, Régnier conçoit divers instruments pour les expériences scientifiques des deux hommes. C’est à la demande de Buffon que Régnier met au point ce dynamomètre.<br />
En outre, Edmé Régnier est un personnage important de l’histoire du musée de l’Armée. En 1793, installé à Paris, il devient administrateur de la Commission des armes portatives et est à ce titre chargé de recenser et réquisitionner toutes les armes pouvant servir à défendre « la patrie en danger ». Son goût pour l’armurerie l’amène à sauver de la destruction de nombreuses armes hors d’usage d’un point de vue militaire, mais ayant un intérêt technique, historique ou esthétique. Cet ensemble est l’un des fonds constituant le musée d’Artillerie – ancêtre du musée de l’Armée – dont Edmé Régnier est le premier conservateur jusqu’en 1816. Edmé Régnier ne stoppe pas pour autant ses activités scientifiques, on lui doit ainsi l’invention du sécateur, de la grande échelle, d’un cadenas à combinaison, de diverses éprouvettes ou encore d’un blémomètre et d’un reumamètre.<br />
Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>[1] : Présent dans les collections du musée depuis 1826, ce dynamomètre est réalisé par Arnheiter et Petit, deux apprentis formés par Edmé Régnier qui reprennent l’atelier de leur maître en 1825. N° inv. 2014.0.531 ; cote P 65.</p>
<p>[2] : Myria est un préfixe métrique signifiant dix mille fois l’unité désignée. Adopté en 1795, il est abandonné en 1960.</p>
<p>[3] : Les résultats de plusieurs expériences sont relatés dans « Description et usage du dynamomètre », <em>Journal de l’École Polytechnique</em>, t. 2, 5e cahier, Prairial an VI (1797), p. 160-178.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-dynamometre-de-regnier/">Le dynamomètre de Régnier</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://collections.musee-armee.fr/le-dynamometre-de-regnier/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Un canon de 95 mm Lahitolle entre dans les collections du musée de l’Armée</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/un-canon-de-95-mm-lahitolle-entre-dans-les-collections-du-musee-de-larmee/</link>
		<comments>https://collections.musee-armee.fr/un-canon-de-95-mm-lahitolle-entre-dans-les-collections-du-musee-de-larmee/#respond</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Dec 2013 09:18:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[Acquisitions]]></category>
		<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[artillerie]]></category>
		<category><![CDATA[canons]]></category>
		<category><![CDATA[Troisième République]]></category>
				<media:thumbnail url="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/MA_BC_canon95_bandeau.jpg" />
				<media:thumbnailFull url="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/MA_BC_canon95_bandeau.jpg" />
		<guid isPermaLink="false">https://collections.musee-armee.fr/?p=944</guid>
		<description><![CDATA[Le musée de l’Armée s’est récemment enrichi d’une pièce d’artillerie qui lui faisait défaut jusqu’à présent : un canon de position de 95 mm mle 1875 sur affût mle 1877. Grâce à une cession du ministère de la Défense, un exemplaire de cette pièce d’artillerie entre donc dans les collections du musée. Il était important pour [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le musée de l’Armée s’est récemment enrichi d’une pièce d’artillerie qui lui faisait défaut jusqu’à présent : un canon de position de 95 mm m<sup>le</sup> 1875 sur affût m<strong><sup>le</sup></strong> 1877. Grâce à une cession du ministère de la Défense, un exemplaire de cette pièce d’artillerie entre donc dans les collections du musée.</strong></p>
<p style="text-align: center"><b><b><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/95.jpg"><img loading="lazy" class="size-medium wp-image-949 aligncenter" title="Canon de 95 mm Lahitolle" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/95-300x193.jpg" alt="Canon de 95 mm Lahitolle" width="300" height="193" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/95-300x193.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/95-186x120.jpg 186w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/95.jpg 988w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></b></b></p>
<p>Il était important pour le musée de l’Armée d’acquérir un canon de 95 mm. En effet, ce matériel fabriqué dans un laps de temps très court (de 1875 à 1885 environ) témoigne de la politique de réarmement de la France au lendemain de la défaite de 1871. Cette pièce est aussi l’un des derniers exemplaires connus de cette arme adoptée dans l’urgence, en prévision d’une guerre que l’on a cru certaine et imminente en son temps.</p>
<p>Au lendemain de la guerre de 1870-1871, une fois la démobilisation effectuée, l’armée entame la réforme de ses matériels et de sa doctrine. L’artillerie est l’arme la plus concernée par la réorganisation et le réarmement : l’artillerie de campagne du système de la Hitte est obsolète et doit être immédiatement remplacée par des pièces à chargement par la culasse, afin d’améliorer la portée et la précision des tirs.</p>
<p>Le comité d’artillerie va donc lancer deux programmes parallèles :</p>
<p>&#8211; l’un permettant à court terme de doter l’armée française de pièces d’artillerie modernes, qui aboutit à l’adoption des pièces de 5 et de 7 de Reffye (1873-1874) ;</p>
<p>&#8211; l’autre permettant à long terme de disposer d’un nouveau système d’artillerie, incluant toutes les nouvelles avancées technologiques connues.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify">En 1875, alors que des essais pour l’adoption d’une pièce d&rsquo;artillerie d’un <a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/10-522393.jpg"><img loading="lazy" class="alignright size-thumbnail wp-image-948" style="float: right;margin-left: 10px" title="Canon de 95 mm sur affût de campagne" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/10-522393-161x120.jpg" alt="Canon de 95 mm sur affût de campagne" width="161" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/10-522393-161x120.jpg 161w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/10-522393-300x223.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/10-522393.jpg 758w" sizes="(max-width: 161px) 100vw, 161px" /></a>calibre de 95 mm pour les batteries dites « de grande réserve » sont en cours, une crise diplomatique avec l’Allemagne [1] pousse le comité d’artillerie à adopter rapidement le canon de 95 mm du commandant Périer de Lahitolle pour renforcer l’artillerie de campagne. Cette pièce entièrement en acier, à âme rayée et à chargement par la culasse est le premier canon de ce type à être adopté par l’armée de Terre française.</p>
<p>A partir de 1880, les canons de 95 mm sont <a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/10-522382.jpg"><img loading="lazy" class="alignleft wp-image-947" style="float: left;margin-right: 10px" title="Canon de 95 mm sur affût de siège et de place modèle 1880" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/10-522382-159x120.jpg" alt="Canon de 95 mm sur affût de siège et de place modèle 1880" width="143" height="108" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/10-522382-159x120.jpg 159w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/10-522382-300x226.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/10-522382.jpg 758w" sizes="(max-width: 143px) 100vw, 143px" /></a>placés sur un nouvel affût, dit « de siège et de place », afin de pouvoir répondre à une nouvelle mission : la défense des frontières, en étant placés dans les forts du système Séré de Rivières. Dès 1890, la majorité des affûts de campagne m<sup>le</sup> 1877 sont réformés, puis détruits.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p>[1] : La crise « Krieg-in-Sicht » (guerre en vue). En 1875, Bismarck se sert de la presse pour sonder l’attitude des chancelleries européennes s’il lance une guerre préventive contre la France, dont le réarmement rapide est jugé problématique. Devant les réactions de soutien à la France, notamment de l’Angleterre et de la Russie, il abandonne l’idée de la guerre au profit d’alliances diplomatiques pour renforcer la place de l’Allemagne en Europe.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/un-canon-de-95-mm-lahitolle-entre-dans-les-collections-du-musee-de-larmee/">Un canon de 95 mm Lahitolle entre dans les collections du musée de l’Armée</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://collections.musee-armee.fr/un-canon-de-95-mm-lahitolle-entre-dans-les-collections-du-musee-de-larmee/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le canon-révolver de monsieur de Brame</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/le-canon-revolver-de-monsieur-de-brame/</link>
		<comments>https://collections.musee-armee.fr/le-canon-revolver-de-monsieur-de-brame/#respond</comments>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2013 07:50:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[pièce insolite]]></category>
		<category><![CDATA[artillerie]]></category>
		<category><![CDATA[canons]]></category>
		<category><![CDATA[modèles d'artillerie]]></category>
		<category><![CDATA[Second Empire]]></category>
				<media:thumbnail url="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/10/MA_BC_bandeau_pt-model.jpg" />
				<media:thumbnailFull url="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/10/MA_BC_bandeau_pt-model.jpg" />
		<guid isPermaLink="false">https://collections.musee-armee.fr/?p=836</guid>
		<description><![CDATA[Une salle thématique en partie dédiée aux modèles d’artillerie ouvrira ses portes à l’automne 2014. Le chantier de récolement de ces objets à récemment permis de reconstituer un modèle de canon-revolver dont les roues et le bouclier avaient depuis longtemps été séparés de l’arme et de son affût. L’histoire et l’intérêt de ce modèle sont [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b>Une salle thématique en partie dédiée aux</b> <strong>modèles d’artillerie ouvrira ses portes à l’automne 2014. Le chantier de récolement de ces objets à récemment permis de reconstituer un modèle de canon-revolver dont les roues et le bouclier avaient depuis longtemps été séparés de l’arme et de son affût.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/09/13-511634.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter  wp-image-842" title="Le canon-révolver de monsieur de Brame" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/09/13-511634.jpg" alt="" width="410" height="306" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/09/13-511634.jpg 758w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/09/13-511634-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/09/13-511634-300x224.jpg 300w" sizes="(max-width: 410px) 100vw, 410px" /></a></p>
<p>L’histoire et l’intérêt de ce modèle sont aussi intéressant qu’étonnant. En 1861, J.-A. de Brame, un français installé à New-York, met au point un canon-revolver, c’est-à-dire une bouche à feu équipée d’un barillet dans le but d’obtenir une cadence de tir plus élevée. A l’échelle de l’artillerie, c’est une arme nouvelle pour l’époque [1].</p>
<p>Elle se compose d’un berceau en bronze dans lequel est installé un barillet à six chambres, maintenu par un axe en acier. Au niveau de la chambre de tir (la plus basse), le berceau est prolongé par un canon ajouré constitué de six barres d’acier maintenues par quatre bagues. Dans les rapports d’essais américains, ce canon est souvent nommé « tube directeur ventilé ». La conception originale de cette pièce est la réponse de l&rsquo;inventeur au besoin de refroidissement du canon. Cela permet de ventiler l’arme car l’échauffement est important avec un tir rapide.</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/09/13-511628.jpg"><img loading="lazy" class="wp-image-840 alignleft" style="float: left;margin-right: 10px" title="Canon-révolver de Brame avec bouclier de protection replié" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/09/13-511628-300x224.jpg" alt="" width="151" height="113" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/09/13-511628-300x224.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/09/13-511628-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/09/13-511628.jpg 758w" sizes="(max-width: 151px) 100vw, 151px" /></a>La rotation du barillet s’effectue à la main, après avoir libéré une goupille à ressort située sur la gauche du berceau. La culasse est munie d&rsquo;une poignée manœuvrant un dispositif à vis qui, lors du tir, assure l’étanchéité entre l’arrière de la chambre de tir et le berceau. En revanche, les munitions employées par ce canon-revolver, des obus d’un calibre de 2 pouces (soit 5,08 cm) et le système de mise à feu sont inconnus, aucun élément n’étant parvenu jusqu’à nous.</p>
<p style="text-align: justify">Ce canon-révolver possède une autre particularité : il est muni d’un bouclier en deux parties dépliables en tôle.<a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/09/13-511631.jpg"><img loading="lazy" class="alignright  wp-image-841" style="float: right;margin-left: 10px" title="Canon-révolver de Brame, vue du barillet et du système de mise à feu" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/09/13-511631-160x120.jpg" alt="" width="128" height="96" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/09/13-511631-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/09/13-511631-300x224.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/09/13-511631.jpg 758w" sizes="(max-width: 128px) 100vw, 128px" /></a> Ce dernier est percé de deux orifices, l’un pour laisser passer le canon et l’autre pour permettre le pointage par la chambre supérieure du barillet. Là encore, de Brame innove car aucune pièce d&rsquo;artillerie de campagne de l&rsquo;époque n’est équipée d’un bouclier à cause du recul des pièces lors du tir, effet très réduit sur le canon-revolver, du fait de son petit calibre.</p>
<p>Au mois de juillet 1861, J.-A. de Brame fait fabriquer un prototype de son arme, à taille réelle. Ce canon-revolver – aujourd’hui conservé au National Museum of the Marine Corps à Quantico (Virginie, USA) – est testé par l’armée américaine à la fin de l’année 1861. Malgré des expérimentations concluantes et des rapports d’essais convaincants aucune décision n’est prise en ce qui concerne l’adoption et la mise en production de l’arme, alors que la guerre de Sécession fait rage depuis 8 mois. En effet, le gouvernement unioniste des États- Unis imagine une guerre courte et estime qu’il n’y a pas besoin d’engager des crédits pour la production à grande échelle de nouvelles armes. Si le canon-révolver de Brame n’est pas officiellement mis en production, il faut tout de même mentionner qu’à la fin de l’année 1861, de Brame fait construire à ses frais deux canons-révolvers qu’il offre au 51<sup>e</sup> régiment d’infanterie, composé en grande majorité de volontaires new-yorkais.</p>
<p>Par contre, aucun témoignage de l’utilisation de ces canons-révolvers ne nous est parvenu.</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/09/13-511624.jpg"><img loading="lazy" class=" wp-image-839 alignleft" style="float: left;margin-right: 10px" title="Canon-révolver de Brame, vue générale" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/09/13-511624-300x224.jpg" alt="" width="108" height="80" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/09/13-511624-300x224.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/09/13-511624-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/09/13-511624.jpg 758w" sizes="(max-width: 108px) 100vw, 108px" /></a>Parallèlement, J.-A. de Brame fait également fabriquer une maquette qu’il envoie en France à l’attention de Napoléon III [2] en espérant attirer son attention et celles de ses collaborateurs. Malheureusement, après étude par le comité d’artillerie, son projet est jugé peu fiable et, en 1862, l’empereur fait don du modèle au musée d’Artillerie, ancêtre du musée de l’Armée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>[1] : Samuel Colt invente le révolver moderne en 1837, mais son mécanisme ne semble pas avoir été appliqué à l’artillerie avant 1860.</p>
<p>[2] : Napoléon III (1808-1873) a reçu une formation d’artilleur et s’est toujours beaucoup intéressé à l’artillerie. Il a notamment conçu un canon-obusier adopté en 1853 par l’armée française et est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-canon-revolver-de-monsieur-de-brame/">Le canon-révolver de monsieur de Brame</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://collections.musee-armee.fr/le-canon-revolver-de-monsieur-de-brame/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quand Napoléon franchissait les Alpes</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/quand-napoleon-franchissait-les-alpes/</link>
		<comments>https://collections.musee-armee.fr/quand-napoleon-franchissait-les-alpes/#respond</comments>
		<pubDate>Wed, 19 Jun 2013 14:32:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accrochages et présentation]]></category>
		<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[artillerie]]></category>
		<category><![CDATA[canons]]></category>
		<category><![CDATA[Napoléon Bonaparte]]></category>
		<category><![CDATA[peinture]]></category>
				<media:thumbnail url="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/06/MA_BC_bandeau_canons-grd-st.jpg" />
				<media:thumbnailFull url="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/06/MA_BC_bandeau_canons-grd-st.jpg" />
		<guid isPermaLink="false">https://collections.musee-armee.fr/?p=626</guid>
		<description><![CDATA[L’exposition Napoléon et l’Europe (ouverte jusqu’au 14 juillet) présente l’une des œuvres majeures de David : Bonaparte franchissant le col du Grand Saint-Bernard. Le passage de ce col est l’un des grands moments de l’épopée napoléonienne, en raison de la difficulté de l’entreprise : le passage d’une armée comprenant 40 000 hommes et plusieurs dizaines [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b>L’exposition Napoléon et l’Europe (ouverte jusqu’au 14 juillet) présente l’une des œuvres majeures de David : Bonaparte franchissant le col du Grand Saint-Bernard. Le passage de ce col est l’un des grands moments de l’épopée napoléonienne, en raison de la difficulté de l’entreprise : le passage d’une armée comprenant 40 000 hommes et plusieurs dizaines de tonnes d’armes (munitions, artillerie…) et de bagages (vivres, fourrage, outils…).</b></p>
<p style="text-align: center"> <a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/06/MA_BC_canons-col-grd-st-bernard.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter  wp-image-663" title="Bonaparte franchissant le col Grand St-Bernard par Jacques-Louis David" alt="" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/06/MA_BC_canons-col-grd-st-bernard.jpg" width="314" height="368" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/06/MA_BC_canons-col-grd-st-bernard.jpg 872w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/06/MA_BC_canons-col-grd-st-bernard-102x120.jpg 102w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/06/MA_BC_canons-col-grd-st-bernard-255x300.jpg 255w" sizes="(max-width: 314px) 100vw, 314px" /></a></p>
<p>En 1799, une nouvelle coalition européenne se forme contre la France. Profitant du fait que Bonaparte soit en Égypte, les Autrichiens lancent une offensive en Italie du Nord dans le but de reconquérir les territoires libérés par les Français en 1796 et 1797. En trois mois, avec l’aide de l’armée russe, les Autrichiens reprennent de nombreuses villes : Turin, Alexandrie et Milan sont évacuées par les troupes françaises, elles-mêmes assiégées dans Gênes.</p>
<p>A la fin de 1799, revenu d&rsquo;Égypte et nommé Premier Consul depuis le coup d’État du 18 brumaire, Bonaparte constitue une armée pour délivrer les troupes bloquées par le siège de Gênes. Disposant de peu de temps, il décide d’intervenir par le chemin le plus court, mais néanmoins le plus difficile : la traversée les Alpes par le col du Grand Saint-Bernard.</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/06/11-530877.jpg"><img loading="lazy" class="size-thumbnail wp-image-630 alignleft" style="float: left;margin-right: 10px" alt="Modèle réduit (échelle 1/4) de traîneau à canon pour la neige portant un canon de place de 12 du système Gribeauval." src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/06/11-530877-157x120.jpg" width="157" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/06/11-530877-157x120.jpg 157w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/06/11-530877-300x228.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/06/11-530877.jpg 758w" sizes="(max-width: 157px) 100vw, 157px" /></a>Ainsi, du 15 au 23 mai 1800, 40 000 hommes et une centaine de pièces d’artillerie franchissent le col du Grand Saint-Bernard sous le commandement du général Bonaparte. A cette date, l’armée française utilise les matériels du système d’artillerie développé par le général de Gribeauval à la suite de la guerre de Sept Ans (1756-1763). Les pièces d’artillerie emportées par cette armée de secours sont des canons de campagne de 4, 8 et 12 livres, ainsi que des obusiers de 6 pouces.</p>
<p>Si les affûts de ces armes se démontent, les tubes en bronze sont plus difficiles à déplacer en raison de leur masse car ils pèsent respectivement 290 kg, 580 kg, 885 kg et 320 kg. Les tubes sont donc placés sur des traineaux puis tirés dans la neige par les soldats eux-mêmes. Les traineaux étant insuffisants en nombre, une partie des canons a été trainée dans des demi-troncs d’arbre évidés car, pour franchir les Alpes, les hommes, avec leurs armes et bagages, doivent emprunter des chemins non carrossables, escarpés et enneigés.</p>
<p>Dans le tableau de Charles Thévenin<em>, <span style="color: #d63b56"><a title="Tableau de Charles Thévenin" href="http://www.photo.rmn.fr/cf/htm/CSearchZ.aspx?o=&amp;Total=1&amp;FP=106437191&amp;E=2K1KTSJ9RP0ZQ&amp;SID=2K1KTSJ9RP0ZQ&amp;New=T&amp;Pic=1&amp;SubE=2C6NU0NXV2A7" target="_blank"><span style="color: #d63b56">Passage du Grand Saint-Bernard par l&rsquo;armée française le 20 mai 1800</span></a></span>, </em>un <span style="color: #d63b56"><a title="Détail tableau de Charles Thévenin" href="http://www.photo.rmn.fr/cf/htm/CSearchZ.aspx?o=&amp;Total=1&amp;FP=106436342&amp;E=2K1KTSJ9RZQCX&amp;SID=2K1KTSJ9RZQCX&amp;New=T&amp;Pic=1&amp;SubE=2C6NU0NXVJ45" target="_blank"><span style="color: #d63b56">détail</span></a></span> illustre bien la fabrication de traineaux de fortune à partir de troncs d’arbre<em>.</em></p>
<p>Cet épisode de l’épopée napoléonienne ne sauve pas Gênes, qui tombe le 4 juin 1800, mais permet de renverser la situation défavorable dans laquelle était l’armée française en Italie. A Montebello, le 9 juin, puis à Marengo, le 14 juin, Bonaparte remporte des victoires décisives faces aux Autrichiens. Le 9 février 1801, le Traité de Lunéville confirme l’hégémonie française sur le Nord de l’Italie.</p>
<p>L’influence de l’épisode du passage du col du Grand Saint-Bernard est palpable dans la réforme de l’artillerie pensée en 1802 et 1803 [1] et qui conduit à l’adoption de pièces d’artillerie de montagne. Cependant, en raison de l’évolution diplomatique et militaire générale en Europe, ces nouveaux matériels n’ont jamais été construits.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>[1] : Cette réforme est menée par un conseil extraordinaire composé des généraux d’Aboville – premier inspecteur général de l’artillerie – Lamartillière, Marmont, Andréossy, Éblé, Songis, Faultrier et Gassendi. Le système d’artillerie qui en résulte est baptisé « système de l’an XI ».</p>
<p><i>Crédits photos : <i>© Château de Versailles (<i><i>RMN-Grand Palais</i></i>) photo Gérard Blot  et </i>© Musée de l’Armée<i><i> (Di<i>st. <i>RMN-Grand Palais</i></i>)</i></i><br />
</i></p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/quand-napoleon-franchissait-les-alpes/">Quand Napoléon franchissait les Alpes</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://collections.musee-armee.fr/quand-napoleon-franchissait-les-alpes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Deux canons exceptionnels aux Invalides</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/deux-canons-exceptionnels-aux-invalides/</link>
		<comments>https://collections.musee-armee.fr/deux-canons-exceptionnels-aux-invalides/#respond</comments>
		<pubDate>Thu, 23 May 2013 23:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accrochages et présentation]]></category>
		<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[pièce insolite]]></category>
		<category><![CDATA[artillerie]]></category>
		<category><![CDATA[canons]]></category>
				<media:thumbnail url="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/MA_BC_bandeau_canons-exceptionnels.jpg" />
				<media:thumbnailFull url="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/MA_BC_bandeau_canons-exceptionnels.jpg" />
		<guid isPermaLink="false">https://collections.musee-armee.fr/?p=455</guid>
		<description><![CDATA[Le musée de l’Armée vient de faire restaurer deux canons magnifiquement décorés des XVIe et XVIIIe siècles afin de les exposer sous la Voûte Nord de l’hôtel national des Invalides. Cet espace, ainsi que la cour d’honneur et l’ensemble des galeries du rez-de-chaussée et de l’étage, perpétue la présentation en accès libre de pièces d’artillerie [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/MA_BC_bandeau_canons-excep.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-550" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/MA_BC_bandeau_canons-excep-1024x417.jpg" alt="Bandeau canons exceptionnels" width="393" height="160" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/MA_BC_bandeau_canons-excep-1024x417.jpg 1024w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/MA_BC_bandeau_canons-excep-294x120.jpg 294w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/MA_BC_bandeau_canons-excep-300x122.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/MA_BC_bandeau_canons-excep.jpg 1476w" sizes="(max-width: 393px) 100vw, 393px" /></a></p>
<p><b>Le musée de l’Armée vient de faire restaurer deux canons magnifiquement décorés des XVI<sup>e</sup> et XVIII<sup>e</sup> siècles afin de les exposer sous la Voûte Nord de l’hôtel national des Invalides. Cet espace, ainsi que la cour d’honneur et l’ensemble des galeries du rez-de-chaussée et de l’étage, perpétue la présentation en accès libre de pièces d’artillerie en bronze.</b></p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/DSCN6570.jpg"><img loading="lazy" class="size-thumbnail wp-image-553 alignleft" style="float: left;margin-right: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/DSCN6570-107x120.jpg" alt="Détail canon &quot;l'Alouette&quot; : les armes de Charles II" width="107" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/DSCN6570-107x120.jpg 107w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/DSCN6570-267x300.jpg 267w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/DSCN6570.jpg 685w" sizes="(max-width: 107px) 100vw, 107px" /></a>Le canon le plus ancien est daté de 1580 et s’appelle <i>Die Lerche</i> (l’Alouette). Il a été coulé à Graz (Autriche) par Martin Hilger et porte sur le premier renfort les armes de Charles II (1540-1590), l’archiduc d’Autriche Intérieure. Un personnage mythologique tenant une corne d’abondance constitue une anse située <a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/DSCN6574.jpg"><img loading="lazy" class="size-thumbnail wp-image-554 alignright" style="float: right;margin-left: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/DSCN6574-122x120.jpg" alt="DSCN6574" width="122" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/DSCN6574-122x120.jpg 122w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/DSCN6574-300x294.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/DSCN6574.jpg 768w" sizes="(max-width: 122px) 100vw, 122px" /></a>à la culasse. Ce personnage, d’inspiration germanique, se retrouve sur une frise décorant la base de la volée. Celle-ci est ornée d’une alouette surmontée d’une inscription en allemand qui, se traduit par « Dès que mon chant s’élève dans les airs, beaucoup de murailles par moi sont abattues ». Ce canon faisait partie de la série <i>Sängerin</i> (les chanteuses), dont toutes les pièces portaient le nom d’un oiseau.</p>
<p>L’autre canon ne porte pas de nom propre, il a été réalisé en 1708 pour fêter l’alliance entre le royaume de Danemark et de Norvège et la République de Venise, ce qui explique les nombreux symboles propres aux deux États qui ornent le canon. Ainsi, à la base du premier renfort, deux dragons couronnés et entrelacés rappellent le titre de roi des Wendes [1] que possède le roi du Danemark. <a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/DSCN6584.jpg"><img loading="lazy" class="alignleft size-thumbnail wp-image-557" style="float: left;margin-right: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/DSCN6584-90x120.jpg" alt="Détail canon de l'alliance : les armes du roi Frédéric IV de Danemark et de Norvège" width="90" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/DSCN6584-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/DSCN6584-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/DSCN6584.jpg 768w" sizes="(max-width: 90px) 100vw, 90px" /></a>Au-dessus, trois médaillons, chacun aux armes des provéditeurs de l’artillerie [2] (Erizzo, de Venier et Gradenigo) sont soutenus par des <i>putti</i> [3]. Le second renfort porte les armes du roi Frédéric IV de Danemark et de Norvège, entourées des colliers des ordres du Dannebrog et de l’Éléphant. La volée porte à sa base un cartouche indiquant, en latin, que la<a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/DSCN6582.jpg"><img loading="lazy" class="alignright size-thumbnail wp-image-560" style="float: right;margin-left: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/DSCN6582-77x120.jpg" alt="Détail canon de l'alliance : les armes de la République de Venise soutenues par deux allégories, la Paix et la Guerre" width="77" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/DSCN6582-77x120.jpg 77w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/DSCN6582-194x300.jpg 194w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/DSCN6582.jpg 663w" sizes="(max-width: 77px) 100vw, 77px" /></a> canon a été « préparé en l’attente du roi de Danemark et de Norvège, coulé à son arrivée, achevé en sa présence en l’an de grâce 1708 » ; et à son extrémité les armes de la République de Venise soutenues par deux allégories, la Paix et la Guerre. Ce canon est l’œuvre du fondeur Giovanni Baptista Albergeti, qui l’a signée du « A » majuscule situé sur la plate-bande de culasse.</p>
<p><b>Des voyages inattendus</b></p>
<p>En 1797, Napoléon Bonaparte met fin à 1100 ans d’existence de la République de Venise. L’arsenal des doges est occupé et plus de 5000 pièces d’artillerie, dont celle coulée par Albergeti, sont envoyées à l’arsenal Toulon. Huit ans plus tard, à la suite de la victoire d’Austerlitz, l’armée française occupe Vienne et saisit une grande partie des armes entreposées dans l’arsenal. <i>Die Lerche</i>, comme des centaines d’autres bouches à feu, est envoyée à l’arsenal de Strasbourg.</p>
<p>Malgré les importants besoins en matériels d’artillerie du Premier Empire, ces deux canons n’ont pas été refondus et en 1832, ils sont amenés aux Invalides pour constituer la Batterie triomphale, avec dix autres canons étrangers remarquables, eux aussi stockés dans les arsenaux français.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>[1] : « Wendes » est le nom donné aux peuples Slaves présents dans les territoires situés au Sud de la mer Baltique (Mecklembourg, Holstein et Poméranie).</p>
<p>[2] : Les provéditeurs de l’artillerie, au nombre de trois, étaient des officiers civils de la République de Venise chargé de l&rsquo;inspection et de l&rsquo;intendance de la fonderie et de la poudrerie de l’arsenal, ainsi que de la gestion de l’artillerie et des munitions.</p>
<p>[3] : Un <i>putto</i> (<i>putti</i> au pluriel) est une figure courante du baroque italien représentant un nourrisson joufflu, souvent ailé et symbolisant l&rsquo;amour.</p>
<p><i> Crédits photos : ©Paris – Musée de l’Armée</i></p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/deux-canons-exceptionnels-aux-invalides/">Deux canons exceptionnels aux Invalides</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://collections.musee-armee.fr/deux-canons-exceptionnels-aux-invalides/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
