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	<title>Le blog des collectionsEtats-Unis - Le blog des collections</title>
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		<title>L’obusier de 105 mm HM2 : un best-seller américain au musée de l’Armée</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Mar 2018 15:27:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En 2000, le musée de l’Armée dévoilait ses nouvelles salles dédiées à la Seconde Guerre Mondiale où le public peut voir présentées différentes pièces d’artillerie de la période, dont un obusier de 105 mm HM2, déposé par le musée de l’Artillerie de Draguignan. Matériel emblématique de l’artillerie américaine de la Seconde Guerre mondiale aux années 1970, l’obusier de 105 mm HM2 s’est exporté aux quatre coins du monde. Facile à produire et à mettre en œuvre, il a été utilisé jusque dans les années 1990, malgré des défauts qui ont mis un terme à sa production dès 1953.</strong></p>
<h2>Doter l’armée américaine d’une pièce d’artillerie performante</h2>
<p>Lors de la Première Guerre mondiale, faute de pièces d’artillerie performantes, les Américains utilisent des canons français et anglais, notamment des canons de campagne de 75 mm modèle 1897. A la fin de la guerre, en 1918, les Etats-Unis créent le <em>Calibre Board</em>, aussi appelée <em>Westervelt Board</em>, une commission chargée de tirer les enseignements du conflit en ce qui concerne l’artillerie. Cette commission procède également à des évaluations tactiques et techniques afin de formuler des recommandations permettant le développement et l’amélioration des futurs matériels d’artillerie de l’armée américaine.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/03/17-635114.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3264"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3264 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/03/17-635114-300x262.jpg" alt="17-635114" width="300" height="262" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/17-635114-300x262.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/17-635114-138x120.jpg 138w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/17-635114.jpg 745w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Parmi ces conclusions, le <em>Calibre Board</em> préconise la mise en service de nouveaux obusiers, dont un de 105 mm destiné au soutien de l’infanterie et à la destruction d’ouvrages légers de campagne. Si les plans de l’obusier sont prêts dès 1928, il faut attendre 1939 pour qu’il soit mis en production dans les ateliers du <em>Rock Island Arsenal</em>. Le nouvel obusier, appelé 105 mm HM2 (pour 105 mm Howitzer<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> model 2), est mis en service en 1940. Maniable et facile à mettre en œuvre, cette arme est utilisée sur tous les fronts de l’armée américaine : guerre du Pacifique (1941-1945), opérations en Europe (1941-1945), guerre de Corée (1950-1953) et guerre du Viêt Nam (1955-1975). En 1948, il est utilisé par près de 60 pays, dont la France. En effet, les troupes françaises partent en Indochine (1946-1954) équipées d’armes américaines, dont des 105 HM2. Elles alignent 24 obusiers de ce type lors de la bataille de Dien Bien Phu (13 mars-7 mai 1954), qui ne suffisent cependant pas à repousser l’ennemi.</p>
<h2>Un arrêt de la production qui ne remet pas en cause l’utilisation de l’obusier</h2>
<p>Après avoir été fabriqué à plus de 10 000 exemplaires, la production de l’obusier 105 mm HM2 est arrêtée en 1953. En effet, malgré sa maniabilité et sa simplicité d’utilisation, cet obusier présente trois défauts majeurs :</p>
<ul>
<li>son poids de plus de deux tonnes le rend difficilement aéroportable,</li>
<li>son tube court limite sa portée à 11 km au maximum,</li>
<li>et son amplitude de tir réduite ne lui permet pas de rivaliser avec ses équivalents adverses.</li>
</ul>
<p>Un nouveau cahier des charges, mis au point en 1955, permet la conception d’un obusier moins lourd, car fabriqué en aluminium, et surtout capable de tirer à 360° : l’obusier de 105 mm HM102 (ou Howitzer M102). En outre, son calibre similaire lui permet d’utiliser les mêmes munitions que le 105 HM2. Il entre en service en 1966.</p>
<p>Du fait de son importante production entre 1939 et 1953, l’obusier de 105 mm HM2 continue d’être utilisé jusque dans les années 1990. Dans l’armée américaine, il est utilisé parallèlement à l’obusier de 105 mm HM102 lors de la guerre du Viêt Nam.</p>
<p>En France, au-delà des champs de bataille, s’il a servi à tirer les traditionnels 21 coups de canons sur l’esplanade des Invalides lors l’investiture présidentielle française de François Mitterrand en 1981, l’obusier de 105 mm HM2 est également utilisé pour l’entraînement des futurs artilleurs jusqu’au début des années 2000.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3266"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3266 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017-300x200.jpg" alt="MA_Blog_Sainte-Barbe2017" width="300" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017-300x200.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017-768x512.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Ce matériel d’origine américaine a tout naturellement trouvé sa place dans les démonstrations de tirs réalisés à l’occasion de la Sainte Barbe les 16 et 17 décembre 2017, qui avait pour thème cette année les relations franco-américaines.</p>
<p>Cyrielle Daehn<br />
Assistante de conservation, département Artillerie</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Terme anglo-saxon pour désigner un obusier.</p>
<p>Photo 1 : l’obusier de 105 mm HM2 dans le département consacré aux deux guerres mondiales © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Fuzeau<br />
Photo 2 : démonstrations lors de la Sainte Barbe 2017.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/lobusier-de-105-mm-hm2-un-best-seller-americain-au-musee-de-larmee/">L’obusier de 105 mm HM2 : un best-seller américain au musée de l’Armée</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Don d’ouvrages : le fonds Guerre de Sécession de l’historien de la bande dessinée Pierre Couperie</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Sep 2015 23:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[Acquisitions]]></category>
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		<category><![CDATA[guerre de Sécession]]></category>
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		<description><![CDATA[En octobre 2011 la bibliothèque du musée de l’Armée s’est vue proposer un ensemble d’ouvrages émanant de la bibliothèque personnelle de Pierre Couperie, chercheur à l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales), disparu un peu plus tôt en décembre 2009. Déjà donateur d’un colt (acquisition 2003.54) plusieurs années auparavant, Couperie avait émis le souhait [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En octobre 2011 la bibliothèque du musée de l’Armée s’est vue proposer un ensemble d’ouvrages émanant de la bibliothèque personnelle de Pierre Couperie, chercheur à l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales), disparu un peu plus tôt en décembre 2009. Déjà donateur d’un colt (acquisition 2003.54) plusieurs années auparavant, Couperie avait émis le souhait de voir une partie de sa bibliothèque, notamment un fonds « Guerre de Sécession » ainsi qu’un fonds dit «Armes et histoire militaire», intégrer les collections du musée.</strong></p>
<p>Né à Montauban en 1930, Pierre Couperie passe l’essentiel de sa carrière à l’EHESS, au Centre de recherches historiques, où il anime des séminaires, notamment sur les « paralittératures ». Passionné de bandes dessinées, notamment américaines, il préface de nombreuses éditions ou rééditions et entame la publication, en 1974, en collaboration avec Henri Filippini et Claude Moliterni, d’une <em>Encyclopédie de la bande dessinée</em> [1]. Véritable historien du genre, il est également le maître d’œuvre de l’exposition <em>Bande dessinée et figuration narrative</em> présentée au Musée des arts décoratifs en 1967, l’une des toutes premières sur le sujet en France.<br />
Pierre Couperie avait rassemblé tout au long de sa vie une impressionnante documentation qui occupait une bonne part de son labyrinthique domicile du 5e arrondissement de Paris. Cette collection a été répartie entre différentes institutions. L’ensemble des archives a ainsi rejoint les fonds de la bibliothèque de la Cité internationale de la bande dessinée à Angoulême, une grande partie du fonds d’ouvrages « science-fiction » a été reversée à la Bibliothèque nationale de France.</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/P1050553_2.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-medium wp-image-2219" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/P1050553_2-300x226.jpg" alt="P1050553_2" width="300" height="226" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/P1050553_2-300x226.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/P1050553_2-159x120.jpg 159w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/P1050553_2.jpg 1018w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
La bibliothèque du musée de l’Armée a pour sa part recueilli un fonds « Armes et histoire militaire », soit un peu moins de 120 volumes, en rapport avec la Seconde Guerre mondiale notamment, mais aussi des lots de périodiques (<em>AFV/weapons profile</em>, <em>Armour in profile</em>, <em>Profile Warship</em>, <em>Ensign</em>…). Enfin, un fonds « Guerre de Sécession » regroupant près de 130 volumes, essentiellement récents (XXe siècle), à quoi s’ajoutent des périodiques (<em>Blue &amp; Gray</em>, <em>Civil War History</em>, quelques numéros en fac-similé de <em>Harper’s Weekly</em>), majoritairement en langue anglaise (américain). Couperie passait commande directement aux États-Unis, certains de ces ouvrages constituent donc des raretés, du moins en France.</p>
<p>Pierre Couperie partageait avec les dessinateurs qu’il étudiait (ceux de sa génération, comme Hugo Pratt, à qui elle servait de point de départ pour leur création) le goût pour la documentation historique, notamment militaire, ainsi qu’en témoigne la dessinatrice Nicole Lambert : « C’est le premier universitaire sérieux qui a vraiment donné ses lettres de noblesse à la BD. Il était aussi bien spécialiste de la bande dessinée qu’un historien médiéviste de premier plan. Il était fasciné par la Guerre de Sécession qu’il connaissait dans les moindres détails. Il pouvait dire : « Vous savez, dans la musette du fantassin, il y avait trois cartouches de moins que chez les autres » [2].</p>
<p>L’un des tous premiers parmi les conflits « modernes », abondamment documenté par les récits personnels des belligérants, mais aussi par la photographie (Matthew Brady), comme le sera la guerre franco-allemande de 1870-71 qu’elle précède de quelques années, la Guerre de Sécession ou <em>American Civil War</em> (1861-1865) était jusqu’à présent assez peu représentée dans les collections de la bibliothèque. Le don Couperie nous permet d’enrichir l’étude des conflits de la seconde moitié du XIXe siècle, et sera proposé à la consultation dès la réouverture du centre documentaire, prévue pour 2016.</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/P1020846_1.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-medium wp-image-2218" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/P1020846_1-300x257.jpg" alt="P1020846_1" width="300" height="257" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/P1020846_1-300x257.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/P1020846_1-139x120.jpg 139w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/P1020846_1.jpg 968w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jean-François Charcot, bibliothécaire.</p>
<p>[1] Pierre Couperie, Henri Filippini, Claude Moliterni, <em>Encyclopédie de la bande dessinée</em>, Ivry, éditions SERG, 1974-1975.<br />
[2] Citée sur Actua BD – le site de référence pour la bande dessinée francophone : http://www.actuabd.com/ (consulté le 13 août 2015).</p>
<p>Crédits photos : (c) Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/don-douvrages-le-fonds-guerre-de-secession/">Don d’ouvrages : le fonds Guerre de Sécession de l’historien de la bande dessinée Pierre Couperie</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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