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	<title>Le blog des collectionsFusil - Le blog des collections</title>
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		<title>Harceler l&#8217;ennemi pendant la Première Guerre mondiale</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Oct 2016 10:15:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après l’échec de la guerre de mouvement fin 1914, le front occidental connaît une période durable de guerre de position. L’armement du fantassin n’est pas ou guère adapté à ce type de guerre – qu’on n’imaginait pas à une telle échelle avant 1914. La guerre de position pose un autre problème : en dehors des grands [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Après l’échec de la guerre de mouvement fin 1914, le front occidental connaît une période durable de guerre de position. L’armement du fantassin n’est pas ou guère adapté à ce type de guerre – qu’on n’imaginait pas à une telle échelle avant 1914.<br />
</strong><strong>La guerre de position pose un autre problème : en dehors des grands affrontements comme Verdun ou la Somme, comment maintenir un esprit combatif en économisant relativement les armes et les munitions ? Sur un front figé, en effet, les états-majors craignent qu’avec la durée et le manque d’activité les soldats perdent leur motivation.</strong></p>
<p><strong>L’initiative allemande</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Mauser_08-520191.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2824" title="Fusil Mauser Gewehr 1898, dit &quot;G 98&quot;" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Mauser_08-520191-300x225.jpg" alt="Fusil Mauser Gewehr 1898, dit &quot;G 98&quot;" width="400" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Mauser_08-520191-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Mauser_08-520191-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Mauser_08-520191.jpg 758w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Une réponse à cette préoccupation est fournie par les Allemands, grands chasseurs. Certains reviennent de permission avec leur fusil de chasse équipé d’une lunette. La distance entre les tranchées variant le plus souvent entre une dizaine et une centaine de mètres, elle correspond approximativement à la distance de tir pour le gros gibier. Dans le dernier trimestre 1915, l’état-major allemand choisit donc de promouvoir l’utilisation du fusil à lunette et réquisitionne à cette fin les armes des chasseurs et des gardes forestiers.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Mauser-lunette_08-520190.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2825" title="Fusil Mauser dit &quot;G 98&quot;, lunette" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Mauser-lunette_08-520190-300x225.jpg" alt="Fusil Mauser dit &quot;G 98&quot;, lunette" width="400" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Mauser-lunette_08-520190-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Mauser-lunette_08-520190-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Mauser-lunette_08-520190.jpg 758w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">À partir de 1916, certains fusils Mauser Gew. 98 sont équipés d’une lunette de fabrication civile (Goerz, Zeiss, Hensoldt ou Voigtländer) d’un grossissement de 3 à 4. Dans le deuxième semestre 1916, la firme Carl Zeiss de Iena propose une lunette de grossissement 2.5, destinée au tir dans les conditions de basse luminosité. L’arme est affectée à un tireur et elle est réglée pour lui ; la dotation étant généralement de deux à trois armes par compagnie de combat, cette arme sera affectée au meilleur tireur : un « tireur d’élite » généralement un chasseur (<em>Jäger</em>). L’utilisation de cette arme ne répond pas aux nécessités d’un assaut en masse mais à celles du harcèlement. Le soldat, muni de son fusil à lunette, peut observer, renseigner, choisir sa cible et surtout neutraliser les officiers, les tireurs d’élite adverses ou s’attaquer aux meurtrières des abris de mitrailleuses. Protégé au maximum, il est aidé par des camarades observateurs, munis d’une paire de jumelles ou d’un épiscope de tranchée, et est libre de progresser dans la tranchée de sa compagnie. Il peut demander aux sentinelles en faction des renseignements pour trouver de nouvelles cibles – utilisant même, pour repérer les tireurs d’élite ennemis, de fausses têtes faites de papier mâché et casquées. Les souvenirs et récits en témoignent, comme dans <em>À l’Ouest rien de nouveau</em> d’Erich Maria Remarque : « Contre les parapets se dressent quelques tireurs d’élite. Ils ont des fusils avec des longues vues pour mieux viser, et ils examinent le secteur ennemi. De temps en temps un coup de feu claque. Maintenant nous entendons des exclamations ‘‘Mouche !  » &#8211; « As-tu vu quel saut il a fait ?’’ ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La réponse française</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Lebel_08-520193.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2822" title="Fusil 1886/93, dit &quot;Lebel&quot;" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Lebel_08-520193-300x225.jpg" alt="Fusil 1886/93, dit &quot;Lebel&quot;" width="400" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Lebel_08-520193-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Lebel_08-520193-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Lebel_08-520193.jpg 758w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">L’état-major français, fin 1915, demande à l’atelier de Puteaux de travailler à la mise en place d’une lunette de tir sur le fusil Lebel modèle 1886-93. Dans la précipitation est d’abord produit un premier modèle de lunette, l’APX 1915 (grossissement x 4) puis l’APX 1916, qui peut aussi être installé sur le fusil Berthier 07-15. Contrairement à l’usage dans l’armée allemande, l’arme n’est pas affectée à un tireur, elle est d’abord distribuée à raison d’une arme par compagnie puis une par section, et passe de main en main à chaque relève de section. Il revient au chef de section de désigner le tireur d’élite. Aussi le réglage de la lunette n’est-il pas personnalisé et l’arme souffre parfois d’un manque d’entretien. Pourtant, si elle est bien utilisée, ses performances sont redoutables : un bon tireur muni d’un fusil Lebel à lunette, chambré avec la cartouche balle « D » 1898, reste efficace à des distances pouvant aller jusqu’à 800 m. En 1916 à Verdun la France forme ponctuellement des unités de tireurs pour faire face à la menace des lance-flammes contre les fortifications.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Lebel-lunette_08-520192.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2823" title="Lebel, lunette" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Lebel-lunette_08-520192-300x225.jpg" alt="Lebel, lunette" width="400" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Lebel-lunette_08-520192-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Lebel-lunette_08-520192-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Lebel-lunette_08-520192.jpg 758w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les pays du Commonwealth</strong></p>
<p style="text-align: justify">En Grande-Bretagne et dans la plupart des pays du Commonwealth, après avoir d’abord utilisé des armes réquisitionnées auprès des chasseurs, on adapte sur le fusil Lee-Enfield N°1 MK III une lentille grossissante, sans tube de protection, installée au niveau de l’œilleton. Compte tenu du retard des Britanniques dans l’industrie de la fabrication d’optique de guerre, la société Periscopie Prism C° London est sollicitée pour fournir des lunettes de visée et effectuer des commandes aux États-Unis afin d’équiper les fusils des troupes du Commonwealth de la lunette Winchester A 5. Les Canadiens se distinguent en munissant leur fusil Ross MK III d’une lunette Warner &amp; Swasey modèle 1913, de fabrication américaine.</p>
<p style="text-align: justify">Il a fallu un certain temps avant que les Britanniques mettent en place un programme de formation officiel pour le personnel. Ce sont donc des tireurs sportifs, des officiers chasseurs de gros gibier et d’anciens « <em>ghillies</em> » écossais qui ont été les premiers tireurs d’élite britanniques. En revanche, ces derniers disposaient d’une grande avance en termes de camouflage et d’observation de l’ennemi, dissimulant les hommes dans des troncs d’arbre, ou les dotant de tenues de camouflage.</p>
<p>Ainsi, de la fin de l’année 1915 à l’année 1916, la mise au point d’un armement en quelque sorte sans précédent, adopté d’abord à l’initiative des combattants eux-mêmes, introduit-elle une nouvelle forme de combat parfaitement adaptée à la guerre des tranchées, que les états-majors vont s’employer à organiser pour lui donner toute sa place dans la conduite des opérations.</p>
<p>Jean-Marie Van Hove<br />
Expert en armement</p>
<p>Crédits photos : © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/harceler-lennemi-pendant-la-premiere-guerre-mondiale/">Harceler l’ennemi pendant la Première Guerre mondiale</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Des œuvres du musée de l’Armée prêtées pour célébrer l’Indépendance américaine</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Sep 2016 13:02:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En cette année 2016, trois expositions temporaires célèbrent le 240e anniversaire de la proclamation de l’indépendance des États-Unis d’Amérique. Le musée de l’Armée a été sollicité et a consenti à de nombreux prêts d’œuvres pour trois expositions : Brest, port de la Liberté au temps de l’Indépendance américaine au musée national de la Marine (Brest) du 10 [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En cette année 2016, trois expositions temporaires célèbrent le 240e anniversaire de la proclamation de l’indépendance des États-Unis d’Amérique.</strong></p>
<p>Le musée de l’Armée a été sollicité et a consenti à de nombreux prêts d’œuvres pour trois expositions : <em>Brest, port de la Liberté au temps de l’Indépendance américaine</em> au musée national de la Marine (Brest) du 10 juin 2016 au 30 avril 2017, <em>Versailles et l’Indépendance américaine</em> au château de Versailles du 5 juillet au 2 octobre 2016 et <em>Les Français et l’indépendance américaine</em> à la bibliothèque municipale de Versailles du 5 juillet au 8 octobre 2016.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/06-501326.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-2843"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2843" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/06-501326-170x300.jpg" alt="06-501326" width="114" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/06-501326-170x300.jpg 170w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/06-501326-68x120.jpg 68w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/06-501326.jpg 369w" sizes="(max-width: 114px) 100vw, 114px" /></a><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/06-522030.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-2844"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2844" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/06-522030-225x300.jpg" alt="06-522030" width="150" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/06-522030-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/06-522030-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/06-522030.jpg 487w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a></p>
<p>Ainsi, l’épée du marquis de La Fayette, un fusil de dragon à silex modèle 1777 et un mortier anglais pris à Yorktown et offert par Georges Washington au régiment du Royal-Auvergne sont exposés à Brest, tandis que <em>Versailles et l’Indépendance américaine </em>présente le sabre d’honneur offert au comte de Vauban par les Cincinnati et un modèle de voiture-pièce de 4 livres <em>à la Suédoise.</em></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/08-520536.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-2848"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2848" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/08-520536-300x205.jpg" alt="08-520536" width="293" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/08-520536-300x205.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/08-520536-176x120.jpg 176w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/08-520536.jpg 758w" sizes="(max-width: 293px) 100vw, 293px" /></a></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/07-523745.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-2845"><img loading="lazy" class="alignnone wp-image-2845" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/07-523745-300x225.jpg" alt="Sabre d’honneur offert au comte de Vauban par les Cincinnati" width="267" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/07-523745-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/07-523745-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/07-523745.jpg 758w" sizes="(max-width: 267px) 100vw, 267px" /></a></p>
<p>Enfin, la bibliothèque municipale de Versailles expose un pistolet de cavalerie modèle 1763-1766, deux modèles d’artillerie de campagne du système Gribeauval – une voiture-pièce de canon de 4 livres et une voiture-pièce d’obusier de 6 pouces – et un fusil d&rsquo;infanterie modèle 1777.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/07-534556.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-2847"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2847" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/07-534556-300x220.jpg" alt="07-534556" width="273" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/07-534556-300x220.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/07-534556-164x120.jpg 164w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/07-534556.jpg 758w" sizes="(max-width: 273px) 100vw, 273px" /></a></p>
<p style="text-align: left">Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p style="text-align: left">————————————-</p>
<p style="text-align: left">Légendes des illustrations :</p>
<p style="text-align: left">[1] Épée du marquis de La Fayette<br />
[2] Mortier anglais pris à Yorktown<br />
[3] Modèle de voiture-pièce de 4 livres à la Suédoise<br />
[4] Sabre d’honneur offert au comte de Vauban par les Cincinnati<br />
[5] Fusil d&rsquo;infanterie modèle 1777</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/des-oeuvres-du-musee-de-larmee-pretees-pour-celebrer-lindependance-americaine/">Des œuvres du musée de l’Armée prêtées pour célébrer l’Indépendance américaine</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Un département Experts armement au service d’autres institutions</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/un-departement-experts-armement-au-service-dautres-institutions/</link>
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		<pubDate>Wed, 07 May 2014 09:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le musée de l’Armée est régulièrement sollicité par d’autres institutions, notamment des musées relevant de l&rsquo;État, de collectivités territoriales ou d&rsquo;associations, sur des questions liées à l’armement. Le pôle experts armement, composé du major (ER) Van Hove et de l’adjudant Laurent, se déplace dans la France entière pour assister, informer et conseiller. Les missions les [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le musée de l’Armée est régulièrement sollicité par d’autres institutions, notamment des musées relevant de l&rsquo;État, de collectivités territoriales ou d&rsquo;associations, sur des questions liées à l’armement. Le pôle experts armement, composé du major (ER) Van Hove et de l’adjudant Laurent, se déplace dans la France entière pour assister, informer et conseiller.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/04/MA_BC_dpt-experts-arme_flux.jpg"><img loading="lazy" class="size-medium wp-image-1240 aligncenter" title="Mission d'assistance et de neutralisation d'armes par l'Adj. Laurent et le Major Van Hove, au musée de la résistance bretonne de Saint-Marcel" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/04/MA_BC_dpt-experts-arme_flux-300x170.jpg" alt="Mission d'assistance et de neutralisation d'armes par l'Adj. Laurent et le Major Van Hove, au musée de la résistance bretonne de Saint-Marcel" width="300" height="170" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/04/MA_BC_dpt-experts-arme_flux-300x170.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/04/MA_BC_dpt-experts-arme_flux-210x120.jpg 210w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/04/MA_BC_dpt-experts-arme_flux.jpg 580w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Les missions les plus fréquentes du département experts armement sont liées à une connaissance insuffisante des objets et de la réglementation relative aux armes par les organismes demandeurs. Les interventions menées permettent ainsi d&rsquo;effectuer, dans les meilleures conditions, l’identification d’armes à feu, parfois même d’armes blanches ou d&rsquo;explosifs. Si la législation le nécessite, le pôle experts neutralise les armes par le retrait d’une pièce. Les experts fournissent également des explications historiques et techniques sur les armes étudiées, afin d’enrichir la base de données du musée où ils interviennent. Enfin, ils présentent aux équipes sur place les différents systèmes d&rsquo;armement afin qu&rsquo;elles puissent manipuler sans risque les pièces de leur collection.</p>
<p><strong><span style="color: #d63b56">Une action créatrice de lien sur l’ensemble du territoire.</span></strong></p>
<p>Ces interventions s’effectuent le plus souvent sur une durée d&rsquo;une semaine en intégrant des réunions d’information d’une demi-journée au cours desquelles les membres du département experts armement expliquent la nouvelle législation des armes (mise en application le 7 septembre 2013) et ses modalités de mise en œuvre dans les musées. Ces demi-journées d’information et d’échange sont organisées par l’organisme demandeur qui souvent invite les responsables des musées de la région, voire de la DRAC. À titre d&rsquo;exemple, lors de la mission au musée des Beaux-Arts d’Arras du 30 septembre au 4 octobre 2013, une vingtaine de conservateurs et de responsables de la région y ont participé.</p>
<p>Ces missions permettent au pôle experts armement et plus largement au musée de l’Armée de tisser des liens avec d’autres institutions partout en France.</p>
<p>Adjudant Laurent,<br />
département experts armement</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/un-departement-experts-armement-au-service-dautres-institutions/">Un département Experts armement au service d’autres institutions</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Un fusil de demi-citadelle du «Magasin royal» entre dans les collections du musée de l’Armée</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Apr 2014 15:02:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[Acquisitions]]></category>
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		<category><![CDATA[Fusil]]></category>
		<category><![CDATA[Louis XIV]]></category>
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		<description><![CDATA[Les armes à silex militaires du XVIIe siècle sont des pièces rares. Elles ont en effet été utilisées jusqu’à usure totale et les derniers stocks existants ont été détruits au XVIIIe siècle. Cet état de fait explique l’absence de pièces d’armement dites « pré-réglementaire »[1] dans les collections du département Moderne et donne tout son [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><strong>Les armes à silex militaires du XVII<sup>e</sup> siècle sont des pièces rares. Elles ont en effet été utilisées jusqu’à usure totale et les derniers stocks existants ont été détruits au XVIII<sup>e </sup>siècle. Cet état de fait explique l’absence de pièces d’armement dites « pré-réglementaire »<a title="" href="/Users/d_prevot/Documents/01%20En%20cours/Achat%20fusil%20Czernys/fusil%20de%20rempart%20site%20internet%20def.docx#_ftn1">[1]</a> dans les collections du département Moderne et donne tout son intérêt à l’acquisition de ce fusil.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/04/13-589023.jpg"><img loading="lazy" class=" wp-image-1079 aligncenter" title="Fusil de demi-citadelle provenant du &quot;magasin royal&quot;" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/04/13-589023-300x198.jpg" alt="Fusil de demi-citadelle provenant du &quot;magasin royal&quot;, vue générale du côté platine" width="270" height="178" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/04/13-589023-300x198.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/04/13-589023-181x120.jpg 181w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/04/13-589023.jpg 758w" sizes="(max-width: 270px) 100vw, 270px" /></a></p>
<p>Le fusil à silex se répand dans les armées européennes au milieu du XVII<sup>e</sup> siècle. <a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/04/13-589022.jpg"><img loading="lazy" class=" wp-image-1078 alignleft" style="float: left;margin-right: 10px" title="Fusil de demi-citadelle provenant du magasin royal, détail de l'écusson" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/04/13-589022-224x300.jpg" alt="Vue de l'écusson au armes de France sur la crosse du fusil de demi-citadelle" width="114" height="154" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/04/13-589022-224x300.jpg 224w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/04/13-589022-89x120.jpg 89w" sizes="(max-width: 114px) 100vw, 114px" /></a>En France, il interdit par ordonnance entre 1653 et 1668. Par la suite, il est cependant distribué dans les troupes et supplante le mousquet en 1699. Dans ce parc d’armes à silex, on peut distinguer les armes « de rempart ». Utilisées essentiellement, en attaque comme en défense, contre les embrasures de tir des fortifications ou des batteries, ces fusils sont dotés d’un fort canon supportant une charge propulsive d’environ 20 grammes de poudre<a title="" href="/Users/d_prevot/Documents/01%20En%20cours/Achat%20fusil%20Czernys/fusil%20de%20rempart%20site%20internet%20def.docx#_ftn2">[2]</a>, qui permet de projeter une balle lourde jusqu’à trois cents mètres, surclassant ainsi les capacités balistiques des armes d’infanterie<a title="" href="/Users/d_prevot/Documents/01%20En%20cours/Achat%20fusil%20Czernys/fusil%20de%20rempart%20site%20internet%20def.docx#_ftn3">[3]</a>. Le musée de l’Armée conserve un exemplaire de ces armes, datant des alentours de 1670 et mesurant 2,21 m. Le fusil qui vient d’être acquis est qualifié de « demi-citadelle », car tout en conservant les propriétés techniques d’une arme de rempart, il présente des dimensions plus modestes et se trouve, de fait, plus maniable en attaque.</p>
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<p>L’autre aspect qui confère à cette arme sa grande rareté est sa provenance puisqu’il est identifié comme une arme du « Magasin royal ». Afin de réduire les coûts de l’armement, le roi Louis XIV décide en 1666 d’en centraliser la fourniture en nommant un entrepreneur, Maximilien Titon de Villegenon (1621 – 1711), à la tête des magasins d’armes du royaume. Celui-ci fait exécuter les commandes d’armes dans les grands centres armuriers et les armes sont ensuite stockées au « Magasin royal » de la Bastille à Paris, mais aussi à Lille , Metz et Lyon où les officiers peuvent les acheter aux prix fixés par le secrétaire d&rsquo;Etat à la Guerre. En outre, on procédait au « Magasin royal » au montage et à la réparation de certaines armes. Notre fusil de « demi-citadelle » a ainsi été fabriqué par Jean-Louis Carrier, azrmure à Saint-Etienne entre 1680 et 1729 et parent de Titon par alliance. Le canon porte, lui, le poinçon de Dutreuil (ou Dutrevil), armurier parisien actif entre 1680 et 1717, dont la personnalité est plus incertaine. Toutefois, la section hexagonale et le profil légèrement tromblonné du canon évoquent plutôt une production du début du XVII<sup>e</sup> siècle. Cette particularité correspond à la pratique, courante à l’époque, du réemploi de pièces extraites d’armes plus anciennes. Il est donc possible que l’auteur de ce canon soit un parent de ce Dutreuil.</p>
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<p>La France adopte en 1717 le premier fusil réglementaire, les armements antérieurs continuent cependant à être utilisés jusqu’à usure totale. C’est notamment le cas des armes de siège qui garnissent les arsenaux des places et dont certaines sont employées jusqu’à la guerre de Sept ans (1756-1763). Enfin, à la fin des années 1770, la fonte des « vieux fers » devient plus rentable grâce à un nouveau procédé technique. De nombreuses pièces anciennes, inutiles mais encore présentes en masse dans les arsenaux, sont alors détruites. Les dernières qui subsistent sont enfin vendues aux enchères durant la Révolution.</p>
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<p>Dominique Prévôt, C.E.D, département Moderne</p>
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<hr align="left" size="1" width="33%" />
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<p><a title="" href="/Users/d_prevot/Documents/01%20En%20cours/Achat%20fusil%20Czernys/fusil%20de%20rempart%20site%20internet%20def.docx#_ftnref1">[1]</a> On qualifie de pré-réglementairesles armes utilisées par l’armée avant l’adoption d’une arme dont les caractéristique sont précisément définies par un texte. Concernant le fusil d’infanterie, par exemple, il s’agit d’armes conçues avant 1717.</p>
<div><a title="" href="/Users/d_prevot/Documents/01%20En%20cours/Achat%20fusil%20Czernys/fusil%20de%20rempart%20site%20internet%20def.docx#_ftnref2">[2]</a> Contre une charge d’environ 16 grammes pour un mousquet ordinaire.</div>
<div><a title="" href="/Users/d_prevot/Documents/01%20En%20cours/Achat%20fusil%20Czernys/fusil%20de%20rempart%20site%20internet%20def.docx#_ftnref3">[3]</a> Toutes ces données, théoriques, sont établies par des sources d’époque.</div>
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<hr align="left" size="1" width="33%" />
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</div><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/un-fusil-de-demi-citadelle-du-magasin-royal-entre-dans-les-collections-du-musee-de-larmee/">Un fusil de demi-citadelle du «Magasin royal» entre dans les collections du musée de l’Armée</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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