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	<title>Le blog des collectionsInfanterie - Le blog des collections</title>
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		<title>Angélique, femme-soldat</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Aug 2016 09:29:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En uniforme et légèrement de trois-quarts, un vétéran des guerres révolutionnaires arbore sur sa poitrine la médaille de Sainte-Hélène et la croix de la Légion d’honneur. Il s’agit d’un portrait d’officier subalterne, de petites dimensions et peint sur un fond uni, comme tant d’autres au XIXe siècle. Rien d’exceptionnel si ce n’est que ce vieux [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>En uniforme et légèrement de trois-quarts, un vétéran des guerres révolutionnaires arbore sur sa poitrine la médaille de Sainte-Hélène et la croix de la Légion d’honneur. Il s’agit d’un portrait d’officier subalterne, de petites dimensions et peint sur un fond uni, comme tant d’autres au XIXe siècle. Rien d’exceptionnel si ce n’est que ce vieux sous-lieutenant est… une femme !</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/07/Angelique-Duchemin-Portrait-reduit.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="wp-image-2761 size-medium aligncenter" title="Angélique Duchemin, femme-soldat" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/07/Angelique-Duchemin-Portrait-reduit-221x300.jpg" alt="Angélique Duchemin, femme-soldat" width="221" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/07/Angelique-Duchemin-Portrait-reduit-221x300.jpg 221w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/07/Angelique-Duchemin-Portrait-reduit-88x120.jpg 88w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/07/Angelique-Duchemin-Portrait-reduit.jpg 755w" sizes="(max-width: 221px) 100vw, 221px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Angélique Marie Josèphe Duchemin, veuve Brulon (1772-1859), nous fait face [1]. Première femme nommée Chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur le 15 août 1851, elle nous toise d’un œil sévère.</p>
<p style="text-align: justify">Née en 1772 à Dinan, petite-fille, fille, sœur puis épouse de militaire, elle est cantinière dans le 42e régiment d’infanterie avant de prendre les armes à la mort de son mari en 1792. Les guerres révolutionnaires font rage. La jeune République doit affronter les troupes de la Première Coalition [2] décidées à entraver ses ambitions expansionnistes. En ces temps agités, Angélique Duchemin se distingue en Corse contre les Anglais, notamment lors de la défense du fort de Gesco puis au cours du siège de Calvi en 1794. Gravement blessée, elle demande à se retirer aux Invalides, privilège qui lui est accordé en 1802. Elle est d’ailleurs la première femme à y être acceptée. Elle y meurt en 1859 à l’âge de 88 ans.</p>
<p style="text-align: justify">Si les femmes appartiennent pleinement à la société militaire sous l’Ancien Régime, les rôles sont clairement répartis : l’homme est au front, la femme au camp. Les bouleversements sociaux et politiques impliqués par la Révolution française facilitent toutefois des comportements transgressifs [3] : quelques femmes se travestissent et prennent les armes [4]. La République endigue le phénomène par décret dès le 30 avril 1793 : « Toutes les femmes inutiles au service des armées » doivent quitter les camps et cantonnements (Art.I). En d’autres termes, les blanchisseuses, les cantinières et les vivandières peuvent rester (Art.II) mais les combattantes sont congédiées (Art.XI). Retour à l’ordre oblige, toute confusion des genres est proscrite. Cas rare, Angélique Duchemin n’est pas inquiétée. Citée par ses supérieurs pour sa bravoure au combat, elle ne quitte le service actif qu’un an après la promulgation du décret.</p>
<p style="text-align: justify">Sa valeur n’est pourtant reconnue par les plus hautes autorités que bien plus tard. Elle est nommée sous-lieutenant invalide en 1822 sous le règne restauré des Bourbons, puis Chevalier de la Légion d’honneur en 1851 sous la présidence de Louis-Napoléon, futur Napoléon III. La médaille de Sainte Hélène, destinée aux vétérans des guerres de la République et de l’Empire, lui est remise l’année même de sa création, en 1857. C’est donc en tant qu’officier subalterne, et reconnue comme tel par l’armée, qu’elle est représentée. Ce portrait, vraisemblablement posthume et idéalisé [5], fait d’Angélique Duchemin une figure digne de rejoindre la galerie des héros de temps glorieux. Le tableautin a d’ailleurs été un temps accroché à la vue de tous dans le réfectoire des Invalides, parmi d’autres images guerrières.</p>
<p style="text-align: justify">Comme dans le décret  de sa nomination au grade de Chevalier publié dans <em>Le Moniteur</em>, tout inclinerait à croire que le sous-lieutenant Brulon est un homme [6], si ce n’est l’inscription en lettres rouges capitales qui lève toute ambiguïté sur son sexe. Le peintre craignait-il que cela nous échappe ? Il s’agit, après tout, d’une femme peu commune qui s’est affranchie des codes établis. Elle a manié des armes, usé de la violence et certainement ôté la vie, des prérogatives pourtant « naturellement » masculines [7] ou considérées comme telles en son temps. Sa condition de femme est finalement transcendée par son statut de héros. Ce portrait-souvenir lui rend hommage.</p>
<p>Clémence Laurent<br />
Département Experts et Inventaire</p>
<p style="text-align: justify">[1] Verlynde, <em>Angélique Duchemin, veuve Brulon</em>, 2e moitié du XIXe siècle, huile sur bois, 0,326 x 0,240 m (Inv.9167).<br />
[2] Les royaumes de Grande-Bretagne, d’Espagne, de Prusse, de Bohême et de Hongrie, du Portugal, de Sardaigne, des Deux-Siciles, les Provinces Unies et le Saint-Empire.<br />
[3] Dominique Godineau, « De la guerrière à la citoyenne. Porter les armes pendant l’Ancien Régime et la Révolution française »,<em> Clio. Histoire‚ femmes et sociétés</em>, 20 | 2004.<br />
[4] <em>L’inventaire des femmes soldats de la Révolution et de l&rsquo;Empire</em>, réalisé par l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (disponible en ligne <span style="color: #0000ff"><a style="color: #0000ff" href="https://ihrf.univ-paris1.fr/enseignement/outils-et-materiaux-pedagogiques/textes-et-sources-sur-la-revolution-francaise/jean-clement-martin-femmes-soldats-de-la-revolution-et-de-lempire/" target="_blank">ici</a></span>) en recense 74 au minimum.<br />
[5] Son âge (plus de 80 ans, tout de même !) ne transparaît aucunement, ce qui n’est pas le cas d’un portrait lithographié de 1832 par Alfred-François Lemoine, certainement « d’après nature » et qui a pu inspirer Verlynde.<br />
[6] « Brulon (Angélique-Marie-Joseph [sic]), sous-lieutenant invalide : compte 7 années de service effectif, 7 campagnes et 3 blessures. S’est distingué [sic] plusieurs fois notamment en Corse en défendant un poste contre les Anglais, le 5 prairial an II [juin 1794] », <em>Le Moniteur</em>, 19 août 1851. L’erreur est corrigée deux jours plus tard.<br />
[7] « Gardons-nous d’intervertir l’ordre de la nature ; elle n’a point destiné les femmes à donner la mort ; leurs mains délicates ne furent point faites pour manier le fer, ni pour agiter des piques homicides. », propos du député Dehaussy-Robecourt devant l’Assemblée législative le 6 mars 1792.</p>
<p style="text-align: justify">© Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais image musée de l&rsquo;Armée</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/angelique-femme-soldat/">Angélique, femme-soldat</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>La guerre de Succession d’Autriche dans les salles du département moderne</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jun 2016 09:02:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accrochages et présentation]]></category>
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		<description><![CDATA[Si la bataille de Fontenoy domine l&rsquo;évocation qui est faite de guerre de Succession d’Autriche (1740-1748) dans les salles du département moderne, une vitrine évoque néanmoins les origines de ce conflit et le contexte politique au sein du Saint-Empire romain germanique. A l&rsquo;origine y était présentée une pertuisane aux armes de l’Empereur Charles VI qui avait promulgué [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Si la bataille de Fontenoy domine l&rsquo;évocation qui est faite de guerre de Succession d’Autriche (1740-1748) dans les salles du département moderne, une vitrine évoque néanmoins les origines de ce conflit et le contexte politique au sein du Saint-Empire romain germanique. A l&rsquo;origine y était présentée une pertuisane aux armes de l’Empereur Charles VI qui avait promulgué en 1713 la Pragmatique Sanction, un édit qui assurerait à sa fille Marie-Thérèse (1717-1780) le titre d’Archiduchesse d’Autriche, de reine de Bohème, de « roi » de Hongrie ainsi que la possession des Pays-Bas et de territoires italiens.</strong></p>
<div id="attachment_2628" style="width: 271px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/04/08-520532.jpg"><img aria-describedby="caption-attachment-2628" loading="lazy" class="wp-image-2628 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/04/08-520532-261x300.jpg" alt="L'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche en reine de Hongrie" width="261" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/08-520532-261x300.jpg 261w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/08-520532-104x120.jpg 104w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/08-520532.jpg 567w" sizes="(max-width: 261px) 100vw, 261px" /></a><p id="caption-attachment-2628" class="wp-caption-text">Marie-Thérèse d&rsquo;Autriche en reine de Hongrie.</p></div>
<p>Par une intense activité diplomatique l&rsquo;Empereur avait réussit à imposer ce texte aux états européens mais lorsqu&rsquo;il meurt en 1740, Charles-Albert de Bavière (1697-1745) dénonce la Pragmatique Sanction et prétend à l&rsquo;héritage de Marie-Thérèse. Un  jeu d’alliances complexe fait alors basculer l’Europe dans la guerre à la faveur de laquelle Charles devient l’empereur Charles VII, en 1742. Un drapeau bavarois et un sabre portant son chiffre impérial illustraient cette période.</p>
<p>En 2012, le récolement des collections du XVIIIe siècle conservées dans l’Arsenal avait permis de distinguer certaines pièces pertinentes pour étayer ce propos. Pour des raisons de conservation, le drapeau a donc été mis en réserve et remplacé par des armes permettant d&rsquo;évoquer ce contexte politique. Parmi cet ensemble, deux pièces méritent une attention particulière.</p>
<div id="attachment_2630" style="width: 236px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/04/16-518052.jpg"><img aria-describedby="caption-attachment-2630" loading="lazy" class="size-medium wp-image-2630" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/04/16-518052-226x300.jpg" alt="Pertuisane au chiffre de Charles-Albert, électeur de Bavière, 1741" width="226" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518052-226x300.jpg 226w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518052-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518052.jpg 490w" sizes="(max-width: 226px) 100vw, 226px" /></a><p id="caption-attachment-2630" class="wp-caption-text">Pertuisane aux armes de l&rsquo;électeur de Bavière, 1677-1741.</p></div>
<p>La première est une pertuisane bavaroise de la fin du XVIIe siècle dont le fer, entièrement gravé et rehaussé de dorures, porte les armes de l’électeur de Bavière ainsi que l’inscription <em>ANNO 1677</em>, indiquant que l’objet a été réalisé sous le règne de l’électeur Ferdinand Marie (1636-1679). Cette date a ensuite été martelée et remplacée par une autre, grossièrement gravée : <em>CACHIB 1741,</em> une inscription qui signifie <em>Carl Albrecht Curfürst Herzog In Bayern</em> (Charles Albert électeur-duc en Bavière).</p>
<div id="attachment_2632" style="width: 223px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/04/16-518052détail.jpg"><img aria-describedby="caption-attachment-2632" loading="lazy" class="size-medium wp-image-2632" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/04/16-518052détail-213x300.jpg" alt="Pertuisane au chiffre de Charles-Albert, électeur de Bavière, 1741. Détail." width="213" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518052détail-213x300.jpg 213w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518052détail-85x120.jpg 85w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518052détail.jpg 365w" sizes="(max-width: 213px) 100vw, 213px" /></a><p id="caption-attachment-2632" class="wp-caption-text">Pertuisane aux armes de l&rsquo;électeur de Bavière, 1677-1741. Détail.</p></div>
<p>Elle indique que Charles Albert, encore duc de Bavière et membre du collège chargé d’élire l’Empereur a équipé ses gardes d’une arme ancienne remise au goût du jour, selon une pratique courante au XVIIIe siècle, semble-t-il.</p>
<div id="attachment_2629" style="width: 236px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/04/16-518049.jpg"><img aria-describedby="caption-attachment-2629" loading="lazy" class="size-medium wp-image-2629" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/04/16-518049-226x300.jpg" alt="Pertuisane du régiment Grafen von Seckerdorff, vers 1742" width="226" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518049-226x300.jpg 226w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518049-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518049.jpg 490w" sizes="(max-width: 226px) 100vw, 226px" /></a><p id="caption-attachment-2629" class="wp-caption-text">Pertuisane du régiment Grafen von Seckendorff, vers 1742.</p></div>
<p>La deuxième pièce est une pertuisane de sergent du régiment <em>Grafen von Seckendorff</em>. Friedrich Heinrich von Seckendorff (1673-1763),  originaire de Bavière, entre au service de l’Empire en 1717 avec le grade de <em>Feldmarschallleutnant</em>.  Il est en outre chargé de missions diplomatiques, contribuant à faire accepter la Pragmatique Sanction par certains états d’Europe du Nord. En 1737, après un revers subi lors de la guerre contre les turcs (1735-1739), le maréchal von Seckendorff est emprisonné. Libéré en 1740 par l’archiduchesse Marie-Thérèse et convaincu que cette sanction était imméritée, il demande pour la période de son emprisonnement des arriérés de solde qui lui sont refusés. Il se met alors au service de Charles VII qui le nomme Feld-maréchal. Durant la guerre , il reprend Munich passée sous domination autrichienne en 1742 et, par une série de victoires en 1743 et 1744 repousse l’ennemi jusqu’en Bohème. Il négocie l’année suivante la paix de Füssen (22 avril 1745) qui met un terme aux hostilités entre la Bavière et l’Autriche. En effet, Charles VII meurt en janvier et son successeur Maximilien-Joseph (1727-1777) renonce au titre d&rsquo;Empereur et à l&rsquo;héritage autrichien.  Cette pertuisane, portant l&rsquo;inscription <em>Grafen von Seckendorff </em>dans un phylactère ainsi que le chiffre de l&rsquo;Empereur, deux C entrelacés autour d&rsquo;un sept en chiffres romains, date donc de la période 1742-1745.</p>
<div id="attachment_2631" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/04/16-518049detail.jpg"><img aria-describedby="caption-attachment-2631" loading="lazy" class="wp-image-2631 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/04/16-518049detail-300x243.jpg" alt="Pertuisane du régiment Grafen von Seckerdorff, vers 1742. Détail " width="300" height="243" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518049detail-300x243.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518049detail-147x120.jpg 147w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/04/16-518049detail.jpg 640w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><p id="caption-attachment-2631" class="wp-caption-text">Pertuisane du régiment Grafen von Seckendorff, vers 1742. Détail.</p></div>
<div id="attachment_2745" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/06/1505_departement-moderne_PS_008.jpg" target="_blank"><img aria-describedby="caption-attachment-2745" loading="lazy" class="wp-image-2745 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/06/1505_departement-moderne_PS_008-300x212.jpg" alt="Vitrine CIRCAR14, salles du département Moderne." width="300" height="212" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/06/1505_departement-moderne_PS_008-300x212.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/06/1505_departement-moderne_PS_008-170x120.jpg 170w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/06/1505_departement-moderne_PS_008-768x542.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/06/1505_departement-moderne_PS_008.jpg 1000w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><p id="caption-attachment-2745" class="wp-caption-text">Vitrine CIRCAR14, salles du département Moderne.</p></div>
<p>Objets composant la vitrine :</p>
<ul>
<li>Sabre d’officier de hussards, vers 1742, Bavière (Inv. 2710 Po)</li>
<li>Quatre couteaux de brèche aux armes de l’Empire, vers 1730, par Johannes Philipp Kirschbaum à Solingen (Inv. 2012.0.229, 2012.0.231, 2012.0.232, 2012.0.233)</li>
<li>Épieu d’officier, vers 1720-1730, Bavière (Inv. 182 Po)</li>
<li>Pertuisane aux armes de l’électeur de Bavière, 1677-1741 (2012.0.190)</li>
<li>Deux pertuisanes d’officier aux armes de l’empereur Charles VI, vers 1730 (Inv. 20564, 2012.0.161)</li>
<li>Hallebarde d’officier, vers 1730-1740, État du Saint-Empire (Inv. 759 I)</li>
<li>Pertuisane de Trabant des Cent-Suisses de la garde de l’électeur de Saxe, vers 1725 (Inv. 2012.0.280)</li>
<li>Pertuisane de sergent du régiment d’infanterie Von Seckendorf, vers 1742, Bavière (Inv. 2012.0.160)</li>
<li>Sabre d’officier de la garde de l’électeur de Saxe, vers 1740 (Inv. J 321)</li>
</ul>
<p>Dominique Prévôt, C.E.D, département Moderne</p>
<p>Crédits photos : ©Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais</p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/la-guerre-de-succession-dautriche-dans-les-salles-du-departement-moderne/">La guerre de Succession d’Autriche dans les salles du département moderne</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le casque Adrian du SLT Louis Vernerey, un témoignage de la bataille de Champagne, 1915.</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Jun 2014 09:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Né en 1881, Louis Vernerey a 34 ans lorsqu’il est blessé à la tête au premier jour de la deuxième bataille de Champagne le 25 septembre 1915. Le début de l’année 1915 se caractérise par une phase de stratégie d’usure de l’ennemi. La première bataille de Champagne (décembre 1914-mars 1915) se solde par un échec et [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Né en 1881, Louis Vernerey a 34 ans lorsqu’il est blessé à la tête au premier jour de la deuxième bataille de Champagne le 25 septembre 1915.</strong></p>
<p>Le début de l’année 1915 se caractérise par une phase de stratégie d’usure de l’ennemi. La première bataille de Champagne (décembre 1914-mars 1915) se solde par un échec et la deuxième bataille est préparée durant tout l’été 1915. Les gares et les camps sont construits de nuit afin de ne pas éveiller les soupçons.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/06/MA_BC_casque-vernerey_Champagne_191509.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="alignleft wp-image-1228" style="float: left;margin-right: 10px" title="Champagne septembre 1915" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/06/MA_BC_casque-vernerey_Champagne_191509-170x120.jpg" alt="MA_BC_casque-vernerey_Champagne_191509" width="170" height="120" /></a>Louis Vernerey est alors sous-lieutenant au 154<sup>e</sup> régiment d’infanterie, au sein du 3<sup>e</sup> bataillon. L’assaut par le régiment est lancé le 25 septembre 1915 à 9h15 du matin. Les pertes sont importantes dès les premières minutes car les soldats avancent sous le tir fourni des mitrailleuses allemandes provenant d’un bois voisin, dans lequel ils parviennent cependant à pénétrer, faisant environ 400 prisonniers. L’attaque permet de prendre pied en différents points de la ligne allemande. Le Journal de marche du régiment souligne de nombreux actes de courage, ainsi que les circonstances de la mort du lieutenant Matra, qui, « blessé grièvement, annonce sa mort à ses hommes et meurt en chantant la Marseillaise ».<br />
Cette deuxième offensive se termine le 9 octobre. En dépit de ces quelques actions d’éclat, elle se traduit encore une fois par un échec : malgré une très légère progression, l’armée française ne parvient pas à rompre la ligne allemande. Plus de 27 000 soldats trouvent la mort.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/06/MA_BC_casque-adrian_vernerey_flux.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1479 size-thumbnail" title="Casque Adrian percé du sous-lieutenant Louis Vernerey. Bataille de Champagne, 1915" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/06/MA_BC_casque-adrian_vernerey_flux-193x120.jpg" alt="Casque Adrian percé du sous-lieutenant Louis Vernerey. Bataille de Champagne, 1915 : flux" width="193" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/06/MA_BC_casque-adrian_vernerey_flux-193x120.jpg 193w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/06/MA_BC_casque-adrian_vernerey_flux-300x186.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/06/MA_BC_casque-adrian_vernerey_flux.jpg 933w" sizes="(max-width: 193px) 100vw, 193px" /></a></p>
<p>Si le sous-lieutenant Vernerey ne fait pas partie de ce nombre, c’est sans doute grâce au casque Adrian qu’il portait lors de la bataille. Ce modèle, pensé par Louis Adrian au début de l’année 1915, a précisément commencé à être distribué aux soldats lors des offensives de septembre de la même année. Il a été conçu en raison du nombre très important de blessures à la tête au début du conflit, dues aux éclats d’obus ainsi qu’à la terre et aux pierres soulevées par les explosions. Dans le contexte de ce qui fut une véritable course à l’armement, cette invention peut être vue comme une réponse, certes imparfaite, à l’incessante amélioration technique des armes : bien que le casque Adrian n’arrête ni les balles de fusil, comme le montre bien l’impact de la balle qui a ici traversé la bombe, ni la plupart des éclats d’obus, il a contribué à réduire les blessures à la tête et à sauver de nombreuses vies.</p>
<p>Retourné au combat, cité une deuxième fois en 1917 pour son courage et son calme alors qu’il commandait la 13<sup>e</sup> compagnie du 355<sup>e</sup> régiment d’infanterie, Vernerey meurt à Paris en août 1944, quelques jours avant la Libération.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-casque-adrian-du-sous-lieutenant-louis-vernerey-une-temoignage-de-la-bataille-de-champagne-1915/">Le casque Adrian du SLT Louis Vernerey, un témoignage de la bataille de Champagne, 1915.</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Les haches du régiment de Clérambault</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Aug 2013 10:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[«Le récolement est l’occasion de porter un nouveau regard sur les collections». L’assertion semble relever du lieu commun mais l’expérience en démontre le bien fondé. L’examen des inventaires livrait plusieurs « haches de Lochaber » dont la datation s’étalait entre le XVe et le milieu du XVIIIe siècle. Mais la confrontation des pièces a révélé l’uniformité d’armes [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>«Le récolement est l’occasion de porter un nouveau regard sur les collections». L’assertion semble relever du lieu commun mais l’expérience en démontre le bien fondé.</strong></p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/07/13-558992.jpg"><img loading="lazy" class=" wp-image-744" style="float: left;margin-right: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/07/13-558992-224x300.jpg" alt="Hache de Lochaber" width="134" height="180" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/07/13-558992-224x300.jpg 224w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/07/13-558992-89x120.jpg 89w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/07/13-558992.jpg 487w" sizes="(max-width: 134px) 100vw, 134px" /></a>L’examen des inventaires livrait plusieurs « haches de Lochaber » dont la datation s’étalait entre le XVe et le milieu du XVIIIe siècle. Mais la confrontation des pièces a révélé l’uniformité d’armes dont la fabrication pouvait être distante, théoriquement, de deux siècles et demi.<br />
Ces haches ont un fer courbe à dos concave dont la pointe basse est rattachée à la hampe. Cette disposition se rencontre le plus souvent sur des haches appelées bardiches, une arme originaire d&rsquo;Europe du Nord et de l&rsquo;Est. Mais la présence d’un crochet recourbé vers l’arrière permet aussi de classer ces haches dans la famille des Lochaber, un type d’arme typiquement écossais.</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/07/13-558991.jpg"><img loading="lazy" class=" wp-image-743 alignright" style="float: right;margin-left: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/07/13-558991-224x300.jpg" alt="Hache du régiment de Clérambault, détail du crochet" width="107" height="144" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/07/13-558991-224x300.jpg 224w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/07/13-558991-89x120.jpg 89w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/07/13-558991.jpg 487w" sizes="(max-width: 107px) 100vw, 107px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Malgré quelques exemples comparables à l’étranger, ces haches hybrides semblent rares, voire absentes des collections étrangères. Lorsqu’elles ont été publiées<a title="" href="/USERS/d_prevot/01%20En%20cours/En%20cours/R%C3%A9colement/Recolab/articles%20possibles/Sourches/Lochaber%20site%20internet2.doc#_ftn1">[1]</a>, les armes illustrées sont toujours issues des collections du musée de l’Armée. Dans cet ensemble, huit armes viennent du musée de l’Artillerie, deux de la collection Pauilhac et deux de la collection de l’amateur alsacien Henri Koechlin. Ces provenances militent pour une origine française de ces haches, fait étonnant s’agissant d’une arme <em>a priori</em> écossaise.</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/07/13-558309.jpg"><img loading="lazy" class="wp-image-742 alignleft" style="float: left;margin-right: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/07/13-558309-168x300.jpg" alt="Planche 7 du Traité des armes de Louis de Gaya" width="107" height="192" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/07/13-558309-168x300.jpg 168w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/07/13-558309-67x120.jpg 67w" sizes="(max-width: 107px) 100vw, 107px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Ces haches sont illustrées dans le traité des armes de Louis de Gaya<a title="" href="/USERS/d_prevot/01%20En%20cours/En%20cours/R%C3%A9colement/Recolab/articles%20possibles/Sourches/Lochaber%20site%20internet2.doc#_ftn2">[2]</a> en 1678 (cf. photo de la planche 7). On peut y lire à ce sujet : « On se sert encore dans les sorties ou à la deffense des brèches, de Haches telles que les portoit il n’y a pas long-temps le Regiment de Clerambaud ou de Sourches, dont les fers sont extrémement larges… ». Ce régiment de « Clérambaud » est levé en 1645 par Philippe de Clérambault, comte de Palluau et prend le nom de Sourches en 1665. Le seul contact qu’aurait pu avoir ce régiment avec des troupes écossaises se situe, logiquement, en 1662.</p>
<p>En effet, par le traité de Paris du 23 mars 1657, Olivier Cromwell s’était engagé à fournir à Louis XIV des troupes pour affronter les Espagnols dans les Flandres. En compensation, l&rsquo;Angleterre devait recevoir les villes de Dunkerque et de Mardyck. De son côté, Philippe IV d’Espagne s’adjoint l’aide du roi d’Angleterre exilé Charles II et de ses partisans. Le 25 juin 1658, la ville de Dunkerque est conquise par les Français après un mois de siège et malgré une tentative de sauvetage espagnol qui se solde par la bataille des Dunes (14 juin) durant laquelle s&rsquo;affrontent les deux partis anglais. La ville est alors remise aux troupes de Cromwell. En 1662, le roi de France rachète Dunkerque aux Anglais, le régiment de Clérambault fournit alors trois bataillons pour constituer la garnison de la ville. Il est probable que ces haches aient été récupérées à cette occasion dans les magasins de la place.</p>
<p>Dominique Prévôt, C.E.D, département Moderne</p>
<div>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p><a title="" href="/USERS/d_prevot/01%20En%20cours/En%20cours/R%C3%A9colement/Recolab/articles%20possibles/Sourches/Lochaber%20site%20internet2.doc#_ftnref1">[1]</a> <b>Boeheim, Wendelin</b>, <em><b>Handbuch der Waffenkunde</b></em>. Seeman, 1890</p>
<p><b>Demmin, Auguste</b>. <em><b>Guide des amateurs d’armes et armures anciennes</b></em>. Renouard, 1869</p>
<p><b>Macoir, Goerges</b>. L<em>a bardiche. Note sur un fer de hache d’armes du Musée de la Porte de Hal</em>. <b>Annales de la société d’Archéologie de Bruxelles</b>. 1910, n°24, p. 299-380</p>
<p><b>Seitz, Heribert. <em>Blankwaffen</em>, t1</b>. Klinkhardt &amp; Biermann, 1965</p>
<p><a title="" href="/USERS/d_prevot/01%20En%20cours/En%20cours/R%C3%A9colement/Recolab/articles%20possibles/Sourches/Lochaber%20site%20internet2.doc#_ftnref2">[2]</a> <b>Gaya, Louis de. <em>Traité des armes, des machines de guerre, des feux d’artifice, des enseignes et des instrumens militaires</em></b>. Sébastien Cramoisy, 1678</p>
</div>
</div><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/les-haches-du-regiment-de-clerambault/">Les haches du régiment de Clérambault</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Afghanistan : dans la vallée d’Ouzbîn avec Eric Bouvet</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Jul 2013 09:24:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
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		<description><![CDATA[Entre mai et juin 2009, à l’initiative du musée de l’Armée, le photographe Eric Bouvet a suivi les hommes du 1er régiment d’infanterie de Sarrebourg jusqu’au fond de la vallée d’Ouzbîn où, neuf mois plus tôt, dix soldats français avaient perdu la vie et vingt-et-un de leurs camarades avaient été blessés dans une embuscade tendue [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Entre mai et juin 2009, à l’initiative du musée de l’Armée, le photographe Eric Bouvet a suivi les hommes du 1er régiment d’infanterie de Sarrebourg jusqu’au fond de la vallée d’Ouzbîn où, neuf mois plus tôt, dix soldats français avaient perdu la vie et vingt-et-un de leurs camarades avaient été blessés dans une embuscade tendue par les Talibans. Depuis vingt-cinq ans, jamais l’armée française n’avait été confrontée à de telles pertes au cours d’une même opération.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/07/Bouvet11.jpg"><img loading="lazy" class="size-medium wp-image-720 aligncenter" alt="The 1st Infantery Regiment in Afghanistan" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/07/Bouvet11-300x198.jpg" width="300" height="198" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/07/Bouvet11-300x198.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/07/Bouvet11-181x120.jpg 181w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/07/Bouvet11.jpg 500w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Né en 1961, Eric Bouvet [1] a commencé sa carrière de photographe en 1981 et photographié la plupart des grands conflits internationaux. Il a arpenté de nombreuses zones de guerre depuis 30 ans : Afghanistan, Irak, Iran, Tchétchénie, Lybie et couvert de nombreux événements internationaux comme les obsèques de l’Ayatollah Khomeini en Iran, la place Tien An Men en Chine, la chute du mur de Berlin… tout en se préservant une activité d’auteur sur des sujets de société (mineurs dans le nord de la France, police dans les banlieues, Rainbow Family, etc.). Il a réalisé son premier voyage en Afghanistan en 1986 et y est retourné une douzaine de fois depuis, assistant aux profonds changements du pays et aux bouleversements politiques dont il a été l’objet, des Russes et Moudjahidins jusqu’aux Talibans et aux forces internationales de l’ISAF [2].</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/07/Bouvet31.jpg"><img loading="lazy" class="size-medium wp-image-722 aligncenter" alt="The 1st Infantery Regiment in Afghanistan" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/07/Bouvet31-300x198.jpg" width="300" height="198" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/07/Bouvet31-300x198.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/07/Bouvet31-181x120.jpg 181w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/07/Bouvet31.jpg 500w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La mission officielle des forces françaises en Afghanistan – placée sous l’égide de l’OTAN – était de « sécuriser les zones placées sous sa responsabilité afin de permettre à l’Etat afghan de se reconstruire » mais également d’assurer la formation de l’armée nationale afghane afin de permettre un passage de témoin à terme. C’est dans ce cadre et à la suite de l’embuscade d’août 2008, que les forces françaises sont retournées dans la vallée d’Ouzbîn, pour une mission de sécurisation &#8211; jusque dans les villages les plus retranchés &#8211; pour en chasser les Talibans. Mandaté par le musée de l’Armée, le photojournaliste Eric Bouvet à pu suivre les jeunes soldats du 1er régiment d’infanterie pendant un mois, dans une opération militaire menée contre un adversaire au final insaisissable. Malgré une attaque dont l’origine est restée indéterminée, aucun coup de feu n’a été tiré. Les longues marches dans un milieu désertique, les ascensions continues, la peur de la confrontation et l’ennemi invisible, engagé dans une véritable « petite guerre », ont généré pour les soldats français une fatigue physique et une tension mentale de tous les instants qui ont transformé ces opérations en véritable épreuve.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/07/Bouvet21.jpg"><img loading="lazy" class="size-medium wp-image-721 aligncenter" alt="The 1st Infantery Regiment in Afghanistan" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/07/Bouvet21-300x199.jpg" width="300" height="199" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/07/Bouvet21-300x199.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/07/Bouvet21-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/07/Bouvet21.jpg 500w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Exposée en 2009 au musée de l’Armée lors de l’exposition <i>L’Afghanistan et nous, 2001-2009</i> (31 octobre 2009-26 février 2010) [3], la sélection initiale a été augmentée pour constituer un reportage de quarante-cinq tirages photographiques. Réalisées sur papier baryté, les épreuves ont été intégrées aux collections photographiques [4] du Cabinet des estampes, dessins et photographies du musée. Composées de plus de 30000 tirages en feuilles, 375 albums, 18000 plaques de verre et 3920 négatifs souples, celles-ci traitent du fait militaire depuis 1849 jusqu’à nos jours. Par cette acquisition auprès d’Eric Bouvet, l’institution lance une politique d’acquisition destinée à étendre le champ de ses compétences à la représentation du fait militaire et sa place dans le monde contemporain par le regard de photojournalistes ou d’artistes photographes. Par un dialogue et une confrontation permanents avec les objets, œuvres ou documents traitant d’époques plus anciennes, le regard porté sur les évènements se fera désormais jusqu’à nos jours.</p>
<p>Anthony Petiteau, chargé d’études documentaires</p>
<p>Cabinet des estampes, dessins, photographies</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[1] <a href="http://www.ericbouvet.com/">http://www.ericbouvet.com</a></p>
<p>[2] International Security Assistance Force de l’OTAN</p>
<p>[3]<i> L’Afghanistan et nous, 2001-2009</i>, catalogue de l’exposition, Paris, Nicolas Chaudun éditeur, 2009.</p>
<p>[4] Inv. 2012.2.1 à 45.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i>Crédits photos : © Paris – Musée de l’Armée / Eric Bouvet</i></p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/un-oeil-sur-lafghanistan-dans-la-vallee-douzbin-avec-eric-bouvet/">Afghanistan : dans la vallée d’Ouzbîn avec Eric Bouvet</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Récentes acquisitions au musée de l&#8217;Armée</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/recentes-acquisitions-au-musee-de-larmee/</link>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 14:13:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au cours des années 2011 et 2012 le musée de l&rsquo;Armée s&rsquo;est porté acquéreur de plusieurs objets, képi, fanions, albums photographiques, dessins, épée&#8230; qui viennent enrichir ses collections. Voici un aperçu de ses acquisitions : Képi modèle 1914 (2e type). Don du général Tesbot Remplaçant l&rsquo;ancien képi modèle 1884 à bandeau bleu fonce et turban [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au cours des années 2011 et 2012 le musée de l&rsquo;Armée s&rsquo;est porté acquéreur de plusieurs objets, képi, fanions, albums photographiques, dessins, épée&#8230; qui viennent enrichir ses collections. Voici un aperçu de ses acquisitions :</strong></p>
<p><b><i>Képi modèle 1914 (2e type). </i></b><b>Don du général Tesbot<br />
</b><b><i><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Képi-modèle-1914-2e-type.jpg"><img loading="lazy" class="alignleft wp-image-505" style="float: left;margin-right: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Képi-modèle-1914-2e-type-300x224.jpg" alt="Képi modèle 1914 (2e type)" width="240" height="179" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Képi-modèle-1914-2e-type-300x224.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Képi-modèle-1914-2e-type-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Képi-modèle-1914-2e-type.jpg 758w" sizes="(max-width: 240px) 100vw, 240px" /></a></i></b>Remplaçant l&rsquo;ancien képi modèle 1884 à bandeau bleu fonce et turban garance, ce képi modèle 1914 (2e type), en drap bleu horizon, a appartenu au sergent Alexandre Tessot, né le 21 juillet 1875 à La Ricamarie (Loire). Mobilisé à la 10e compagnie du 103e régiment territorial d&rsquo;infanterie le 3 août 1914, il est ensuite affecté au 38<sup>e</sup> régiment d&rsquo;infanterie en garnison à Saint Étienne le 22 septembre. Puis il rejoint le front avec la 19e compagnie du 3391e régiment d&rsquo;infanterie et combat dans les Hauts-de-Meuse et en Lorraine. Comme plusieurs milliers d&rsquo;autres ouvriers mobilisés en 1914, en application de la loi du 26 juin 1915 dite «loi Dalbiez», le sergent Tesbot est évacué du front le 30 juillet 1915 comme «affecté spécial» en qualité de fraiseur dans une usine d&rsquo;outillage de précision à Saint Etienne.</p>
<p><b><i>Fanion personnel du colonel Marcel Bigeard « Croire et Oser». </i></b><b>Don de Marie-France Bigeard.<a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Fanion-perso-colonel-Marcel-Bigeard-Croire-et-Oser.jpg"><img loading="lazy" class="alignright size-medium wp-image-504" style="float: right;margin-left: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Fanion-perso-colonel-Marcel-Bigeard-Croire-et-Oser-300x140.jpg" alt="Fanion perso colonel Marcel Bigeard Croire et Oser" width="300" height="140" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Fanion-perso-colonel-Marcel-Bigeard-Croire-et-Oser-300x140.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Fanion-perso-colonel-Marcel-Bigeard-Croire-et-Oser-256x120.jpg 256w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Fanion-perso-colonel-Marcel-Bigeard-Croire-et-Oser.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
</b>Ce fanion personnel du colonel Bigeard reprend la devise du 6e bataillon colonial de commandos parachutistes forme à Quimper en 1948, qui devient le 6e BPC, dont Bigeard prend le commandement en Indochine en juillet 1952 et avec lequel il combat a Dien Bien Phu jusqu’à la chute du camp retranché, le 7 mai 1954. Plus tard, lors des opérations qu’il mène pendant la guerre d’Algérie, son fanion est hissé sur le lieu de son poste de commandement, comme l’attestent des photographies de l’époque Une fois sa carrière terminée, le fanion restera dans son bureau.</p>
<p><b><i>Fanion du commando Georges</i></b><b><i></i></b><b>(</b><b>1959). Don de Marie-France Bigeard.<br />
</b><b><i><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Fanion-du-Commando-Georges-1959-1962.jpg"><img loading="lazy" class="alignleft wp-image-503" style="float: left;margin-right: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Fanion-du-Commando-Georges-1959-1962-300x224.jpg" alt="Fanion du Commando Georges (1959-1962)" width="240" height="179" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Fanion-du-Commando-Georges-1959-1962-300x224.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Fanion-du-Commando-Georges-1959-1962-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Fanion-du-Commando-Georges-1959-1962.jpg 758w" sizes="(max-width: 240px) 100vw, 240px" /></a></i></b>Créés à partir de 1959, les commandos de chasse sont des unités destinées à poursuivre les <i>katibas </i>de l’ALN dans les djebels. Le Commando 135, rattaché au 1er bataillon du 8e régiment d&rsquo;infanterie motorisé, est créé en février 1959 par le lieutenant Georges Grillot, ancien sous-officier qui s&rsquo;est illustre en Indochine. Formé d&rsquo;anciens fellaghas, le commando « Georges », qui porte sa devise « Chasser la misère » au revers de son fanion, combat dans le secteur de Saida (zone sud-oranais) jusqu&rsquo;en 1962.</p>
<p><b><i>Album comprenant treize tirages photographiques représentant des sapeurs de la Garde impériale </i></b><b>(v</b><b>ers 1860).<a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Sapeur-du-régiment-des-lanciers-de-la-Garde-Impériale.jpg"><img loading="lazy" class="alignright wp-image-507" style="float: right;margin-left: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Sapeur-du-régiment-des-lanciers-de-la-Garde-Impériale-218x300.jpg" alt="Sapeur du régiment des lanciers de la Garde Impériale" width="187" height="257" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Sapeur-du-régiment-des-lanciers-de-la-Garde-Impériale-218x300.jpg 218w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Sapeur-du-régiment-des-lanciers-de-la-Garde-Impériale-87x120.jpg 87w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Sapeur-du-régiment-des-lanciers-de-la-Garde-Impériale.jpg 473w" sizes="(max-width: 187px) 100vw, 187px" /></a><br />
</b>Épreuves sur papier albuminé provenant de l’ancienne collection Georges Sirot, cet album regroupe treize portraits de sapeurs du régiment des lanciers de la Garde impériale de Napoléon III. Ces photographies ont peut-être été prises à Paris ou en région parisienne par un photographe encore non identifié malgré la signature. La plupart des modèles portent l&rsquo;uniforme de grande tenue orné de la médaille d’Italie et de la médaille militaire. Corps d’élite, le plus prestigieux de l’armée du Second Empire, la Garde impériale est instituée par un décret du 1er mai 1854 et s’inspire largement de son aïeule créée sous le Premier Empire. Cette série de portraits montre des hommes d&rsquo;âge mur, probablement rengagés, emblématiques de cette armée professionnelle ou beaucoup de soldats comptent entre dix et quinze ans de service Les traits marqués des visages, soulignés par une barbe abondante, renvoient à la figure du grognard de la vieille Garde de Napoléon Ier.</p>
<p><b>Octave Penguilly L&rsquo;Haridon (1811-1870), <i>Catalogue des collections du musée</i> <i>d&rsquo;Artillerie </i>(vers 1863).<br />
</b><b><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Catalogue-collections-composant-le-musée-dArtillerie-part1-armes-antiques.jpg"><img loading="lazy" class="wp-image-502 alignleft" style="float: left;margin-right: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Catalogue-collections-composant-le-musée-dArtillerie-part1-armes-antiques-300x199.jpg" alt="Catalogue collections composant le musée d'Artillerie, part1 armes antiques" width="240" height="159" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Catalogue-collections-composant-le-musée-dArtillerie-part1-armes-antiques-300x199.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Catalogue-collections-composant-le-musée-dArtillerie-part1-armes-antiques-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Catalogue-collections-composant-le-musée-dArtillerie-part1-armes-antiques.jpg 758w" sizes="(max-width: 240px) 100vw, 240px" /></a></b>Officier, mais également peintre et conservateur du musée d’Artillerie Octave Penguilly L’Haridon est l’auteur d’un catalogue des collections paru en 1862. II en avait envisagé une édition illustrée consacrée aux armes préhistoriques et antiques dont ce manuscrit constitue la maquette. Autour des notices imprimées de 1862, collées au centre des pages blanches du cahier utilisé pour composer son volume, Penguilly L’Haridon a complété ou modifié les textes d’introduction de certains chapitres, mais il a surtout finement dessine de sa main, dans les marges ou sur des feuilles de papier Japon contrecollées les silex tailles, poignards de l’âge du bronze ou fers de hache qui faisaient l’objet de son commentaire. Le talent de paysagiste de Penguilly L’Haridon s’exprime également dans le croquis à la plume illustrant un village lacustre qui ouvre ce manuscrit.</p>
<p><b>Album comprenant cinquante-deux épreuves sur papier baryté</b><b>.<br />
</b>C’est un soldat français qui a collecté et, peut-être, réalisé pour partie cet album, lors de l’expédition internationale contre les Boxers en Chine à partir de 1900. Cette expédition de huit nations alliées prend place dans le contexte de la révolte des Boxers contre les réformes en cours, plus largement contre la dynastie Qing et la présence étrangère. L&rsquo;épisode du siège des légations étrangères, connu sous le nom des 55 jours de Pékin, amène les huit nations à s&rsquo;allier pour la libération des légations, la protection de leurs populations et de leurs intérêts commerciaux en Chine. Ces photographies ont été réalisées après le siège de Pékin et documentent l’importante présence étrangère ainsi que les nombreuses exécutions conduites en représailles contre les Boxers. Le fait qu’elles soient dues à un amateur illustre la démocratisation du procédé et l’apparition d&rsquo;un nouveau mode de représentation de la guerre par les acteurs eux-mêmes qui se développera lors de la Première Guerre mondiale.</p>
<p><b>Guillaume Apollinaire (Rome 1880- Paris 1918), <i>Autoportrait en </i></b><b>canonnier </b><b>(aquarelle sur papier) et <i>Autoportrait en cavalier masqué décapité</i> (aquarelle et traits préparatoires à la mine<i> </i>de plomb sur papier).<br />
</b>Sujet polonais de l’empire russe Apollinaire sollicite sa naturalisation et milite aux cotés de Riciotto Canudo pour l’engagement des volontaires <b><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Autoportrait-en-canonnier-Autoportrait-en-cavalier-masqué-décapité.jpg"><img loading="lazy" class="wp-image-523 alignright" style="float: right;margin-left: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Autoportrait-en-canonnier-Autoportrait-en-cavalier-masqué-décapité-300x222.jpg" alt="Autoportrait en canonnier et Autoportrait en cavalier masqué décapité G. Apollinaire" width="270" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Autoportrait-en-canonnier-Autoportrait-en-cavalier-masqué-décapité-300x222.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Autoportrait-en-canonnier-Autoportrait-en-cavalier-masqué-décapité-161x120.jpg 161w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Autoportrait-en-canonnier-Autoportrait-en-cavalier-masqué-décapité.jpg 1024w" sizes="(max-width: 270px) 100vw, 270px" /></a></b>étrangers. Soldat puis officier de décembre 1914 à mars 1916 le poète se nourrit du spectacle et de l’atmosphère transgressive de la guerre jusqu’à la blessure à la tête due à un éclat d’obus qui le menace de paralysie avant qu’une trépanation ne lui permette de reprendre son activité créatrice. II réalise durant son hospitalisation, l’<i>Autoportrait en canonnier </i>qui renvoie à son expérience du front tandis que l’<i>Autoportrait en cavalier masqué décapité</i> semble illustrer la scène finale du <i>Poète</i> <i>assassiné </i>dont il pourrait constituer un projet de frontispice.</p>
<p><b><i>Parachute T7<br />
<a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Parachute-americain-type-T7.jpg"><img loading="lazy" class="alignleft wp-image-506" style="float: left;margin-right: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/Parachute-americain-type-T7-224x300.jpg" alt="Parachute americain type T7" width="179" height="240" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Parachute-americain-type-T7-224x300.jpg 224w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Parachute-americain-type-T7-89x120.jpg 89w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/Parachute-americain-type-T7.jpg 487w" sizes="(max-width: 179px) 100vw, 179px" /></a></i></b>Le parachute T7 est la dernière évolution du parachute T5 utilisé par les parachutistes américains lors du jour J, le 6 juin 1944. Plus pratique, le T7 adopte une boucle d&rsquo;ouverture rapide du harnais, copiée sur celle du parachute anglais type <i>X quick release box, </i>pour simplifier le dégrafage de celui-ci à l&rsquo;arrivée au sol. Mis en service à la fin de la Seconde Guerre mondiale, lors de l&rsquo;opération aéroportée Varsity en 1945 en Allemagne, il est ensuite très utilisé par les parachutistes français durant la guerre d&rsquo;Indochine. Cet exemplaire, fabriqué par la firme RELIANCE MFG CO en 1944 aux États-Unis, est complet, avec sa voilure camouflée, ainsi que son carnet d&rsquo;entretien <i>(log</i> <i>record) </i>qui porte le même numéro que le parachute et indique qu&rsquo;il a été visé pour la dernière fois le 7 mai 1945</p>
<p>Crédits photos : © musée de l&rsquo;Armée (Dist. RMN-Grand Palais) photos Émilie Cambier et Christophe Chavan</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/recentes-acquisitions-au-musee-de-larmee/">Récentes acquisitions au musée de l’Armée</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Legs de la famille Signorino dans les collections du musée de l’Armée</title>
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		<pubDate>Thu, 02 May 2013 10:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[Acquisitions]]></category>
		<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[Infanterie]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Second Empire]]></category>
		<category><![CDATA[Troisième République]]></category>
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		<description><![CDATA[Recevoir un legs ou un don est toujours une expérience enrichissante car au-delà de la valeur intrinsèque de l’œuvre perçue, c’est pour le musée l’opportunité de relier une œuvre à la mémoire d’une personne ou d’une famille. L’objet donné devient le véhicule de cette mémoire, véhicule d’autant plus précieux que le donateur transmet une œuvre [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Recevoir un legs ou un don est toujours une expérience enrichissante car au-delà de la valeur intrinsèque de l’œuvre perçue, c’est pour le musée l’opportunité de relier une œuvre à la mémoire d’une personne ou d’une famille. L’objet donné devient le véhicule de cette mémoire, véhicule d’autant plus précieux que le donateur transmet une œuvre qui a pour lui une valeur affective, afin qu’il soit vu, étudié et apprécié par le plus grand nombre. Ces dons contribuent ainsi au passage de la mémoire à l’histoire et à la diffusion de cette dernière.</p>
<p>Madame Signorino a récemment légué au musée de l’Armée un tableau de François-Gabriel Lépaulle (1804-1886), élève de Jean-Baptiste Regnault (1754-1829) et d’Horace Vernet (1783-1863), né à Versailles en 1804. Artiste prolifique, il expose régulièrement au Salon à partir de 1824 et obtient une médaille de seconde classe au Salon de 1831. Il est notamment l’auteur de nombreuses scènes de batailles ainsi que de tableaux religieux.</p>
<p>Le tableau légué au musée date de 1857 et représente le lieutenant-colonel Louis-Julien Signorino portant la tenue d’officier d’infanterie. Il est représenté de face, tenant son shako sous le bras droit.</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/2012.28.1.jpg"><img loading="lazy" class="alignright wp-image-463" style="float: right;margin-left: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/2012.28.1.jpg" alt="Le colonel Louis-Julien Signorino" width="154" height="187" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/2012.28.1.jpg 535w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/2012.28.1-98x120.jpg 98w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/2012.28.1-246x300.jpg 246w" sizes="(max-width: 154px) 100vw, 154px" /></a>Né à Saverne, dans le Bas-Rhin, en 1813, Louis-Julien Signorino débute sa carrière militaire en 1831, comme engagé volontaire au 26<sup>e</sup> régiment d’Infanterie, il passe une partie de sa carrière en Algérie et gravit les échelons pour atteindre le grade de général de brigade en 1869. Il décède en 1870. En 1857, il s’est déjà illustré au cours de plusieurs batailles, notamment lors de la campagne d’Algérie où il se distingue lors du combat du 4 juillet 1843 à Zamora (Oran). Il participe également à la campagne de Crimée (1853-1856) au cours de laquelle il est blessé à la cuisse, le 7 juin 1855, à Sébastopol. Il reçoit la médaille de Crimée, visible sur le tableau, à côté de celle d’officier de la Légion d’Honneur. Deux ans après l’exécution de ce tableau, le colonel Signorino va jouer un rôle au moment de la campagne d’Italie, en 1859, lorsqu’il succède au colonel de Chabrières (1807-1859) comme chef de corps du 2<sup>e</sup> régiment d’Infanterie étranger et se distingue pendant la bataille de Solferino, le 24 juin 1859.</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/2012.28.2.jpg"><img loading="lazy" class="size-thumbnail wp-image-464 alignleft" style="float: left;margin-right: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/2012.28.2-84x120.jpg" alt="Le capitaine Marie-André-Maurice Signorini" width="84" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/2012.28.2-84x120.jpg 84w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/2012.28.2-210x300.jpg 210w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/2012.28.2.jpg 457w" sizes="(max-width: 84px) 100vw, 84px" /></a>Madame Signorino a également donné au musée un dessin au fusain, daté entre 1900 et 1912, représentant le fils de Louis-Julien, le capitaine Marie-André-Maurice Signorino. Ce dernier né en 1865 à Tours, débute sa carrière militaire en 1885. Il est nommé sous-lieutenant en 1888 et passe toute sa carrière dans différents régiments d’Infanterie et accède au grade de chef de bataillon (territorial) d’Infanterie, major de la Garnison de Cherbourg en 1916. Le capitaine Signorino participe à la Première Guerre mondiale et obtient la croix de guerre.</p>
<p>Ces deux œuvres, tant par leur sujet que par leur date de création, s’intègrent parfaitement aux collections du musée de l’Armée. Le tableau représentant Louis-Julien Signorino fait ainsi écho à l’exposition <i>Napoléon III et l’Italie, La naissance d’une Nation</i> <i>1848-1870</i>, qui s’est déroulée au musée de l’Armée du 19 octobre 2011 au 15 janvier 2012.</p>
<p>Hélène Reuzé, assistante de conservation<br />
Crédits photos : ©Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-GP / image musée de l&rsquo;Armée</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/legs-de-la-famille-signorino-dans-les-collections-du-musee-de-larmee/">Legs de la famille Signorino dans les collections du musée de l’Armée</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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