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	<title>Le blog des collectionsMarine - Le blog des collections</title>
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		<title>Un sabre provenant de la bataille de Navarin</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Oct 2015 13:14:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[“Mais autour de nous, quelle scène de dévastation ! une mer chargée de débris et de cadavres, des navires désemparés, criblés de boulets, à moitié brûlés, des embarcations chargées de blessés et de mourants qui imploraient du secours&#8230;” C&rsquo;est en ces termes qu&rsquo;Eugène Sue décrit la baie de Navarin, au lendemain de la bataille du [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>“Mais autour de nous, quelle scène de dévastation ! une mer chargée de débris et de cadavres, des navires désemparés, criblés de boulets, à moitié brûlés, des embarcations chargées de blessés et de mourants qui imploraient du secours&#8230;”</strong></p>
<p><strong>C&rsquo;est en ces termes qu&rsquo;Eugène Sue décrit la baie de Navarin, au lendemain de la bataille du 20 octobre 1827.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-531333.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="alignnone wp-image-2299 size-medium" title="Sabre d'officier (Turquie) ayant appartenu à Eugène Sue © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-531333-300x211.jpg" alt="Sabre ayant appartenu à Eugène Sue" width="300" height="211" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531333-300x211.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531333-170x120.jpg 170w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531333.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Émues par le sort des grecs qui luttent pour leur indépendance depuis 1821, la France, la Grande-Bretagne et la Russie dépêchent une flotte en Grèce pour faire pression sur l&rsquo;Empire Ottoman et imposer un cessez-le-feu. Cette flotte, constituée de 28 navires modernes manœuvrés par des équipages bien entraînés, rejoint l&rsquo;armada turco-égyptienne dans la baie de Navarin, à l&rsquo;ouest du Péloponnèse, au matin du 20. Celle-ci est constituée d&rsquo;environ 80 navires de combat, de transports armés et de brûlots, des bateaux chargés d&rsquo;explosifs que l&rsquo;on lançait sur l&rsquo;ennemi.<br />
La flotte coalisée se déploie pour se livrer à des manœuvres d&rsquo;intimidation. Mais, à la suite de plusieurs méprises, le combat s&rsquo;engage en début d&rsquo;après-midi alors que les navires russes n&rsquo;ont pas pris complètement position. A la nuit tombée, selon l&rsquo;amiral Codrington, commandant la marine anglaise, les ottomans ont perdu une soixantaine de navires et 6000 hommes, les coalisés environ 200 marins.<br />
Cette bataille, premier exemple d&rsquo;ingérence humanitaire de puissances européennes, puis l&rsquo;expédition française de Morée poussent le sultan Mahmoud II à reconnaître l&rsquo;indépendance grecque par le traité d&rsquo;Andrinople, le 14 septembre 1829.<br />
Ce sabre aurait été donné à Marie-Joseph Sue (1804-1857), dit Eugène Sue, par un officier de la marine ottomane au lendemain de cette journée. L&rsquo;auteur bien connu des romans feuilletons <em>Les Mystères de Paris</em> (1842-1843) et <em>Le Juif errant</em> (1844-1845) a commencé sa carrière comme médecin militaire. En effet, élève peu assidu, il abandonne ses études en 1821. Son père, médecin-chef de la maison militaire du roi, l&rsquo;y fait admettre en qualité de médecin stagiaire. En 1823, il participe à la prise du Trocadéro. De retour à Paris en 1825, il reprend contact avec la vie parisienne et mène grand train avec son cousin Ferdinand Langlé. Accablé de dettes, Eugène se rengage comme l&rsquo;y incite son père . Il choisit alors la marine et assiste donc à la bataille de Navarin.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-531334.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2300 size-medium" title="Détail de la garde du sabre d'officier (Turquie) ayant appartenu à Eugène Sue © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-531334-300x300.jpg" alt="Détail de la garde" width="300" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531334-300x300.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531334-120x120.jpg 120w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531334.jpg 650w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Cette arme est constituée d&rsquo;une lame ancienne, de type Kilidj, datant peut-être de la fin du XVIIIe siècle et d&rsquo;une garde dite « à la Blücher » qui équipe le plus souvent  les cavaleries germanique ou anglaise. Ce type de panachage témoigne de la période de réforme que traverse l&rsquo;armée ottomane sous le règne de Mahmoud II qui essaie de créer une nouvelle armée.<br />
Ce sabre, donné au musée de l&rsquo;Armée par un descendant de Ferdinand Langlé devait compléter le costume de velours brodé qu&rsquo;Eugène Sue aurait ramené comme « dépouilles opimes », suivant le portrait que dresse de lui Alexandre Dumas.</p>
<p>Dominique Prévôt, C.E.D, département Moderne</p>
<pre>Crédits photos : © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier</pre><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/un-sabre-provenant-de-la-bataille-de-navarin/">Un sabre provenant de la bataille de Navarin</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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