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	<title>Le blog des collectionsNapoléon III - Le blog des collections</title>
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		<title>Le Lys et le Croissant : le don Abd ül-Aziz au musée de l’Armée</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Jun 2019 09:59:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 3 juin 1862, Abd ül-Aziz Ier (1861-1876), trente-deuxième sultan de l’Empire ottoman, fait don d’une série de douze canons anciens à l’empereur Napoléon III, lui-même ancien officier d’artillerie et féru d’antiquités. Ces canons sont aujourd’hui conservés dans les collections du musée de l’Armée, pour la plupart visibles sous les galeries de la cour d’honneur [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 3 juin 1862, Abd ül-Aziz I<sup>er</sup> (1861-1876), trente-deuxième sultan de l’Empire ottoman, fait don d’une série de douze canons anciens à l’empereur Napoléon III, lui-même ancien officier d’artillerie et féru d’antiquités. Ces canons sont aujourd’hui conservés dans les collections du musée de l’Armée, pour la plupart visibles sous les galeries de la cour d’honneur et dans des salles des Armes et armures anciennes (galerie de l’Arsenal).</strong></p>
<p>Après la perte de Saint-Jean-d’Acre en 1291, les Hospitaliers – ou chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem – quittent les États latins d’Orient pour rejoindre Chypre, puis Rhodes en 1310. C’est dans cette île que l’Ordre s’établit et fonde son nouvel Hôpital. Les douze pièces offertes par le sultan (couleuvrines, canons et bombardes) constituent une partie de l’artillerie qui armait les remparts de Rhodes, la protégeant face à l’Empire ottoman pour qui la prise de cette île aurait assuré une suprématie maritime en Méditerranée orientale. Coulées par l’Ordre lui-même ou envoyées par les monarques européens pour défendre les Hospitaliers, elles portent les emblèmes de leurs donateurs (Louis XI, Louis XII, François I<sup>er</sup>, Sigismond d’Autriche) ou des Grands-maîtres commanditaires (Pierre d’Aubusson, Émery d’Amboise, Philippe de Villiers de l’Isle-Adam).</p>
<p>Après avoir résisté aux premiers assauts en 1480, les Hospitaliers doivent se rendre à l’armée de Soliman le Magnifique après un siège de six mois en 1522. L’Ordre se replie alors vers Malte où, lors du Grand Siège de 1565, il met en échec le sultan et assène le premier coup d’arrêt à l’expansion ottomane en Méditerranée.</p>
<p>De même que les murailles de Rhodes furent conservées et entretenues par les Turcs après leur victoire, les douze bouches à feu offertes en 1862 ont été laissées sur place pour la défense de l’île. Des inscriptions en caractères arabes sur les fûts en indiquent d’ailleurs le poids et la quantité de poudre nécessaire à leur mise en œuvre. La conservation de pièces anciennes en Orient est en effet courante, grâce à l’abondance des mines d’étain et de cuivre à l’est et au sud de la Méditerranée, éléments constitutifs du bronze de ces canons. En Europe occidentale, la rareté de ces matériaux induit une tradition inverse et les pièces auraient probablement été fondues pour réaliser de nouvelles armes. Il est ainsi exceptionnel de pouvoir encore les admirer aujourd’hui : ce sont douze pièces d’origine prestigieuse, ayant servi pour l’un des évènements majeurs de l’histoire du monde méditerranéen, arrivées jusqu’à nous dans un état de conservation remarquable. Il en va de même pour un treizième canon en provenance de Famagouste (Chypre), lui aussi donné par le sultan Abd ül-Aziz I<sup>er</sup> à Napoléon III et intégré aux collections du musée en 1868, même si le manque d’informations précises au sujet de son origine empêche d’affirmer qu’il a pu être utilisé pour un siège ou une bataille en particulier.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/12-551986.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3164 noopener"><img loading="lazy" class="alignleft wp-image-3472" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/12-551986-224x300.jpg" alt="" width="179" height="240" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/12-551986-224x300.jpg 224w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/12-551986-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/12-551986.jpg 485w" sizes="(max-width: 179px) 100vw, 179px" /></a></td>
<td><a href="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/06-510171.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3163 noopener"><img loading="lazy" class="alignleft wp-image-3471" src="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/06-510171-214x300.jpg" alt="" width="171" height="240" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/06-510171-214x300.jpg 214w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/06-510171-85x120.jpg 85w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2019/06/06-510171.jpg 463w" sizes="(max-width: 171px) 100vw, 171px" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: center;font-size: 10px"><b>Les armoiries du roi Louis XI et la salamandre de François I<sup>er</sup> sur deux canons rhodiens (N.58 et N.78, galerie de l’Arsenal)</b></p>
<p>Ce don entre dans le cadre d’une longue tradition diplomatique entretenue entre la France et l’Empire ottoman, depuis leur alliance contre l’Espagne de Charles Quint en 1536. L’union de la fleur de lys et du croissant est en effet toujours vive au XIX<sup>e</sup> siècle : Napoléon III prend position aux côtés des Ottomans contre l’expansion de l’Empire russe lors de la guerre de Crimée (1853-1856) et Abd ül-Mecid I<sup>er</sup> favorise l’intervention française lors de l’expédition de Syrie à l’été 1860. Abd ül-Aziz hérite le trône de son frère le 25 juin 1861 et ne tarde pas à s’inscrire dans la lignée de ses prédécesseurs. Au don de 1862 succèdent d’ailleurs trois dates clés de l’alliance franco-turque : le sultan est invité à l’Exposition universelle de Paris en 1867, le lycée français de Galatasaray est inauguré en 1868 à Constantinople, enfin l’impératrice Eugénie rend visite à la Sublime Porte en 1869.</p>
<p>Cet ensemble unique, témoin de l’artillerie de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance et souvenir de l’épopée des ordres militaires en Méditerranée, est aussi aujourd’hui la marque d’une histoire politique et diplomatique particulière entre Istanbul et Paris.</p>
<p>Louis-Marie Brulé, département Artillerie</p>
<hr />
<p><strong>Liste des pièces :</strong></p>
<p>2013.0.43 (N.58) ; 2013.0.44 (N.59) ; 2012.0.445 (N.66) ; 2013.0.48 (N.67) ; 2012.0.460 (N.68) ; 2013.0.49 (N.69) ; 2013.0.50 (N.70) ; 2012.0.459 (N.71) ; 2013.0.52 (N.74) ; 2013.0.53 (N.75) ; 2018.0.98 (N.76) ; 834 I (N.78, don Famagouste 1868) ; 2012.0.458 (N.500)</p>
<p><strong>Bibliographie :</strong></p>
<p><em>&#8211; </em>Lucie Bonato, « Tiburce Colonna Ceccaldi à Chypre (1866-1869) », in <em>Cahiers du Centre d’études chypriotes</em>, à paraître<em><br />
&#8211; Entre le glaive et la croix, chefs-d’oeuvre de l’armurerie de Malte</em>, cat. exp., Paris, Musée de l’Armée, 21 octobre 2008 – 11 janvier 2009, Paris, Gallimard/Musée de l’Armée, 2008<br />
&#8211; Catherine Granger, <em>L’empereur et les arts : la liste civile de Napoléon III</em>, Mémoires et documents de l’Ecole des chartes, t. 79, Paris, École des chartes, 2005<br />
&#8211; Antoine Leduc, « L’artillerie de la Renaissance au musée de l’Armée, aperçu sur les recherches en cours », in <em>Revue de la Société des Amis du Musée de l’Armée</em>, n°138, Paris, SAMA, 2009<br />
&#8211; Jean Tulard, <em>Dictionnaire du Second Empire</em>, Paris, Fayard, 1995</p>
<p>Photos © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Fuzeau / Pierre Mérat</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-lys-et-le-croissant-le-don-abd-ul-aziz-au-musee-de-larmee/">Le Lys et le Croissant : le don Abd ül-Aziz au musée de l’Armée</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Focus sur les collections de photographies : la guerre de Crimée (1854-1856)</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jul 2018 09:36:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le musée de l’Armée conserve un ensemble de de 88 photographies relatives à la guerre de Crimée (1854-1856), issues de différentes collections originelles. Par la diversité de leurs auteurs, de leurs sujets mais également de leurs anciens propriétaires, elles permettent non seulement de dresser un panorama de la représentation photographique de ce conflit mais aussi, [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Le musée de l’Armée conserve un ensemble de de 88 photographies relatives à la guerre de Crimée (1854-1856), issues de différentes collections originelles. Par la diversité de leurs auteurs, de leurs sujets mais également de leurs anciens propriétaires, elles permettent non seulement de dresser un panorama de la représentation photographique de ce conflit mais aussi, et c’est ce qui nous intéresse ici, d’appréhender la circulation des photographies de la guerre de Crimée en France et en Angleterre à la fin du conflit.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/05/06-514032.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3287"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3287 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/05/06-514032-300x234.jpg" alt="Roger Fenton, groupe de chasseurs d'Afrique, 1855" width="300" height="234" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/06-514032-300x234.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/06-514032-154x120.jpg 154w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/06-514032.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Opposant d’abord la Turquie à la Russie en une lutte contre les ambitions ottomanes russes, la France et l’Angleterre entrent dans la guerre de Crimée le 28 mars 1854 et décident de frapper un point stratégique en mer Noire : le port de Sébastopol. Après une première bataille aux environs de la rivière de l’Alma, les russes se retranchent dans la ville de Sébastopol : les troupes alliés tiendront un siège de dix mois qui se soldera par la chute de Sébastopol le 8 septembre 1855 mettant fin à la campagne de Crimée.</p>
<p style="text-align: justify">En dépit des conditions exécrables et des mises en œuvre techniques laborieuses, plusieurs photographes partent pour la Crimée dans l’objectif de réaliser des épreuves photographiques et documenter le conflit.  S’ils répondent aux mêmes défis, ils ne sont néanmoins pas animés par les mêmes motivations : politiques, artistiques ou commerciales, ces dernières sont déterminantes pour leur diffusion et font appel à des enjeux photographiques différents mais tous insérés dans les problématiques de la société du milieu du XXe siècle. La collection du musée de l’armée permet d’embrasser différents systèmes de diffusion et les enjeux qui leur sont liés.</p>
<h2>Les photographies de Crimée dans les cercles du pouvoir : la reine Victoria et Napoléon III.</h2>
<p style="text-align: justify">Conflit éloigné se déroulant dans des conditions douloureuses pour les troupes, les critiques à l’encontre du bon déroulement de la campagne ne tardent pas à émerger dans la presse britannique, notamment sous la plume du journaliste William Russel. La reine Victoria confie alors à Roger Fenton un reportage photographique destiné à convaincre l’opinion publique du bien-fondé du conflit. Débarqué en Crimée en mars 1855 muni de son <em>« photographic van »</em> et accompagné de deux assistants, Fenton revient en juin 1855, épuisé, mais avec 360 clichés. Ces derniers sont accueillis de manière très enthousiaste par le pouvoir anglais et sont exposés au <em>Pall Mall</em> de Londres dès octobre 1855 où ils ne manquent d’être remarqués.</p>
<p style="text-align: justify">Napoléon III demanda alors à rencontrer Roger Fenton et son éditeur William Agnew, qui finança très certainement son reportage, et les reçus dans son palais de Saint Cloud en septembre 1855. L’Empereur, qui avait déjà manifesté un intérêt certain pour la photographie, observa avec la plus grande attention la collection présentée par le britannique. C’est très certainement à l’issue de cette audience qu’il décida d’envoyer des photographes français en Crimée. Lorsque ces derniers furent de retour en France, ils ne manquèrent pas d’adresser à l’Empereur un des albums de leur production photographique. Ainsi Léon-Eugène Méhédin, assistant du peintre Jean-Charles Langlois dans la réalisation de prises de vues préparatoires à la réalisation d’un panorama peint, soumet-il à Napoléon III &#8211; en son nom propre – un album de photographies intitulé <em>Galerie historique du règne de Napoléon III</em>.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/05/12-553819.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3288"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3288 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/05/12-553819-300x224.jpg" alt="Jean-Charles Langlois, cimetière de Sébastopol, 1855" width="300" height="224" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/12-553819-300x224.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/12-553819-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/12-553819.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Au-delà d’une vertu documentaire, les souverains britanniques et français prennent conscience du potentiel de la photographie comme outil de communication et de propagande. S’ils sont à l’origine des commandes et que les photographes ne manquent pas de leur rendre hommage, c’est la presse qui assure la diffusion des photographies rapportées de Crimée.</p>
<h2>La presse : un terrain de diffusion officielle</h2>
<p style="text-align: justify">Reproduites par la gravure dans la presse illustrée, les photographies de Crimée paraissent dès septembre 1854 avec des photographies de James Robertson représentant les troupes anglaises en partance pour la Crimée stationnées dans un quartier de Constantinople. Ses clichés paraîtront tout au long de l’année 1855, répondant ainsi à la forte demande de la part du public. Déjà la presse avait très favorablement accueilli l’annonce du reportage de Roger Fenton à son départ, créant ainsi une attente de l’opinion publique. Avec la Crimée, la guerre investit les foyers à travers les représentations visuelles, récits et chroniques hebdomadaires des correspondants de presse. En se concentrant sur la représentation des paysages de guerre, sur le quotidien des armées sur le terrain et les portraits, la photographie délaisse la bataille, laissant l’épopée et l’héroïsme à la peinture d’histoire des Salons et rotondes de panoramas.</p>
<p>Marie Lamassa<br />
Assistante d’exposition<br />
Cabinet des dessins, estampes et photographies</p>
<p>Image 1 : Roger Fenton (1819-1869), Groupe de chasseurs d&rsquo;Afrique en Crimée, épreuve sur papier albuminé, 1855, H. 18,6 ; L. 24 cm, Inv. 993.121.67, ancienne collection Vanson. Photo © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Christian Moutarde.<br />
Image 2 : Jean-Charles Langlois et Léon Méhédin, Cimetière du Génie, épreuve sur papier salé, vers 1855-1856, H. 23,8 ; L. 32 cm, Inv. 2011.16.3, achat. Photo © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Christophe Chavan.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/focus-sur-les-collections-de-photographies-la-guerre-de-crimee-1854-1856/">Focus sur les collections de photographies : la guerre de Crimée (1854-1856)</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Angélique, femme-soldat</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Aug 2016 09:29:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En uniforme et légèrement de trois-quarts, un vétéran des guerres révolutionnaires arbore sur sa poitrine la médaille de Sainte-Hélène et la croix de la Légion d’honneur. Il s’agit d’un portrait d’officier subalterne, de petites dimensions et peint sur un fond uni, comme tant d’autres au XIXe siècle. Rien d’exceptionnel si ce n’est que ce vieux [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>En uniforme et légèrement de trois-quarts, un vétéran des guerres révolutionnaires arbore sur sa poitrine la médaille de Sainte-Hélène et la croix de la Légion d’honneur. Il s’agit d’un portrait d’officier subalterne, de petites dimensions et peint sur un fond uni, comme tant d’autres au XIXe siècle. Rien d’exceptionnel si ce n’est que ce vieux sous-lieutenant est… une femme !</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/07/Angelique-Duchemin-Portrait-reduit.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="wp-image-2761 size-medium aligncenter" title="Angélique Duchemin, femme-soldat" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/07/Angelique-Duchemin-Portrait-reduit-221x300.jpg" alt="Angélique Duchemin, femme-soldat" width="221" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/07/Angelique-Duchemin-Portrait-reduit-221x300.jpg 221w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/07/Angelique-Duchemin-Portrait-reduit-88x120.jpg 88w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/07/Angelique-Duchemin-Portrait-reduit.jpg 755w" sizes="(max-width: 221px) 100vw, 221px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Angélique Marie Josèphe Duchemin, veuve Brulon (1772-1859), nous fait face [1]. Première femme nommée Chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur le 15 août 1851, elle nous toise d’un œil sévère.</p>
<p style="text-align: justify">Née en 1772 à Dinan, petite-fille, fille, sœur puis épouse de militaire, elle est cantinière dans le 42e régiment d’infanterie avant de prendre les armes à la mort de son mari en 1792. Les guerres révolutionnaires font rage. La jeune République doit affronter les troupes de la Première Coalition [2] décidées à entraver ses ambitions expansionnistes. En ces temps agités, Angélique Duchemin se distingue en Corse contre les Anglais, notamment lors de la défense du fort de Gesco puis au cours du siège de Calvi en 1794. Gravement blessée, elle demande à se retirer aux Invalides, privilège qui lui est accordé en 1802. Elle est d’ailleurs la première femme à y être acceptée. Elle y meurt en 1859 à l’âge de 88 ans.</p>
<p style="text-align: justify">Si les femmes appartiennent pleinement à la société militaire sous l’Ancien Régime, les rôles sont clairement répartis : l’homme est au front, la femme au camp. Les bouleversements sociaux et politiques impliqués par la Révolution française facilitent toutefois des comportements transgressifs [3] : quelques femmes se travestissent et prennent les armes [4]. La République endigue le phénomène par décret dès le 30 avril 1793 : « Toutes les femmes inutiles au service des armées » doivent quitter les camps et cantonnements (Art.I). En d’autres termes, les blanchisseuses, les cantinières et les vivandières peuvent rester (Art.II) mais les combattantes sont congédiées (Art.XI). Retour à l’ordre oblige, toute confusion des genres est proscrite. Cas rare, Angélique Duchemin n’est pas inquiétée. Citée par ses supérieurs pour sa bravoure au combat, elle ne quitte le service actif qu’un an après la promulgation du décret.</p>
<p style="text-align: justify">Sa valeur n’est pourtant reconnue par les plus hautes autorités que bien plus tard. Elle est nommée sous-lieutenant invalide en 1822 sous le règne restauré des Bourbons, puis Chevalier de la Légion d’honneur en 1851 sous la présidence de Louis-Napoléon, futur Napoléon III. La médaille de Sainte Hélène, destinée aux vétérans des guerres de la République et de l’Empire, lui est remise l’année même de sa création, en 1857. C’est donc en tant qu’officier subalterne, et reconnue comme tel par l’armée, qu’elle est représentée. Ce portrait, vraisemblablement posthume et idéalisé [5], fait d’Angélique Duchemin une figure digne de rejoindre la galerie des héros de temps glorieux. Le tableautin a d’ailleurs été un temps accroché à la vue de tous dans le réfectoire des Invalides, parmi d’autres images guerrières.</p>
<p style="text-align: justify">Comme dans le décret  de sa nomination au grade de Chevalier publié dans <em>Le Moniteur</em>, tout inclinerait à croire que le sous-lieutenant Brulon est un homme [6], si ce n’est l’inscription en lettres rouges capitales qui lève toute ambiguïté sur son sexe. Le peintre craignait-il que cela nous échappe ? Il s’agit, après tout, d’une femme peu commune qui s’est affranchie des codes établis. Elle a manié des armes, usé de la violence et certainement ôté la vie, des prérogatives pourtant « naturellement » masculines [7] ou considérées comme telles en son temps. Sa condition de femme est finalement transcendée par son statut de héros. Ce portrait-souvenir lui rend hommage.</p>
<p>Clémence Laurent<br />
Département Experts et Inventaire</p>
<p style="text-align: justify">[1] Verlynde, <em>Angélique Duchemin, veuve Brulon</em>, 2e moitié du XIXe siècle, huile sur bois, 0,326 x 0,240 m (Inv.9167).<br />
[2] Les royaumes de Grande-Bretagne, d’Espagne, de Prusse, de Bohême et de Hongrie, du Portugal, de Sardaigne, des Deux-Siciles, les Provinces Unies et le Saint-Empire.<br />
[3] Dominique Godineau, « De la guerrière à la citoyenne. Porter les armes pendant l’Ancien Régime et la Révolution française »,<em> Clio. Histoire‚ femmes et sociétés</em>, 20 | 2004.<br />
[4] <em>L’inventaire des femmes soldats de la Révolution et de l&rsquo;Empire</em>, réalisé par l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (disponible en ligne <span style="color: #0000ff"><a style="color: #0000ff" href="https://ihrf.univ-paris1.fr/enseignement/outils-et-materiaux-pedagogiques/textes-et-sources-sur-la-revolution-francaise/jean-clement-martin-femmes-soldats-de-la-revolution-et-de-lempire/" target="_blank">ici</a></span>) en recense 74 au minimum.<br />
[5] Son âge (plus de 80 ans, tout de même !) ne transparaît aucunement, ce qui n’est pas le cas d’un portrait lithographié de 1832 par Alfred-François Lemoine, certainement « d’après nature » et qui a pu inspirer Verlynde.<br />
[6] « Brulon (Angélique-Marie-Joseph [sic]), sous-lieutenant invalide : compte 7 années de service effectif, 7 campagnes et 3 blessures. S’est distingué [sic] plusieurs fois notamment en Corse en défendant un poste contre les Anglais, le 5 prairial an II [juin 1794] », <em>Le Moniteur</em>, 19 août 1851. L’erreur est corrigée deux jours plus tard.<br />
[7] « Gardons-nous d’intervertir l’ordre de la nature ; elle n’a point destiné les femmes à donner la mort ; leurs mains délicates ne furent point faites pour manier le fer, ni pour agiter des piques homicides. », propos du député Dehaussy-Robecourt devant l’Assemblée législative le 6 mars 1792.</p>
<p style="text-align: justify">© Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais image musée de l&rsquo;Armée</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/angelique-femme-soldat/">Angélique, femme-soldat</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Le cadeau du tsar</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Sep 2015 09:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le musée de l’Armée conserve un ensemble de modèles d’artillerie offert par le tsar Alexandre II à l’empereur Napoléon III. A l’occasion de l’ouverture prochaine (décembre 2015) des Cabinets insolites, où une salle sera dédiée aux modèles d’artillerie, de récentes recherches ont permis de mieux connaître ce présent diplomatique. En 1854, le Royaume-Uni et la France déclarent [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le musée de l’Armée conserve un ensemble de modèles d’artillerie offert par le tsar Alexandre II à l’empereur Napoléon III. A l’occasion de l’ouverture prochaine (décembre 2015) des <em>Cabinets insolites</em>, où une salle sera dédiée aux modèles d’artillerie, de récentes recherches ont permis de mieux connaître ce présent diplomatique.</strong></p>
<p style="text-align: center">
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/06/13-573037.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2147 size-medium" title="Modèle de voiture-pièce de canon de campagne russe © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/06/13-573037-300x224.jpg" alt="Modèle de voiture-pièce de canon de campagne russe" width="300" height="224" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/13-573037-300x224.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/13-573037-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/13-573037.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: center">
<p>En 1854, le Royaume-Uni et la France déclarent la guerre à la Russie afin de s’opposer à ses ambitions sur l’Empire ottoman. Les alliés décident d’opérer principalement en Crimée. Après leur victoire sur l’Alma le 20 septembre 1854, Français et Britanniques espèrent une reddition rapide des Russes, mais ceux-ci décident de se retrancher dans le port de Sébastopol. Commence alors un siège qui dure près d’un an, pendant lequel les alliés doivent subir, en plus des contre-attaques russes, des conditions météorologiques difficiles et de nombreuses épidémies.</p>
<p>Le 11 septembre 1855, trois jours après la prise de la position de Malakoff – élément-clef du dispositif de défense de la ville de Sébastopol – par les troupes françaises, les Russes se rendent. La chute de Sébastopol, conjuguée à l’entrée en guerre de l’Autriche aux côtés des alliés, amène le tsar à accepter les négociations de paix qui lui sont proposées.</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/02/Dubufe.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1028 size-medium" title="Edouard Dubufe (1819-1883), Le Congrès de Paris, du 25 février au 30 mars 1856 Huile sur papier marouflée sur toile (esquisse) © Collection du Comte et de la Comtesse Charles André Walewski / photo Jean Michel Gaillard" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/02/Dubufe-300x210.jpg" alt="Dubufe" width="300" height="210" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/02/Dubufe-300x210.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/02/Dubufe-170x120.jpg 170w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/02/Dubufe.jpg 1024w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Lors du traité de Paris, qui s’ouvre le 25 février 1856 pour régler le conflit, l’Empire russe est représenté par deux diplomates, le comte Alexeï Orlov, envoyé spécial du tsar en France, et Philipp von Brunnow, ambassadeur de Russie auprès de la Confédération germanique.</p>
<p>Signé à Paris par l’ensemble des plénipotentiaires le 30 mars 1856, le traité souligne l’intégrité de l’Empire ottoman et affirme la neutralité de la Mer Noire et des détroits du Bosphore et des Dardanelles. En raison de l’implication française dans la guerre de Crimée, le traité de Paris fait apparaître la France comme l’arbitre de l’Europe.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/06/06-518901.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2148 size-medium" title="Modèle de caisson de campagne russe © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/06/06-518901-300x205.jpg" alt="Modèle de caisson de campagne russe" width="300" height="205" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/06-518901-300x205.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/06-518901-175x120.jpg 175w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/06-518901.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lors de son séjour parisien, le comte Orlov offre à Napoléon III, de la part du tsar Alexandre II, deux modèles d’artillerie russe : une voiture-pièce de canon de campagne de 12 livres modèle 1850 et un caisson à munitions de campagne modèle 1845.</p>
<p>Il s’agit de deux modèles réduits à l’échelle 1/6<sup>e</sup> de matériels en service dans les armées russes. Réalisés en 1854 par les élèves de l’école technique d&rsquo;Artillerie de Saint-Pétersbourg, ils sont conformes en tous points – matériaux et proportions – à ceux utilisés. Le caisson de l’avant-train et le caisson à munitions sont garnis de petits boulets encartouchés [1], ce qui est assez exceptionnel et démontre l’attention portée à la réalisation de ces modèles.</p>
<p>Le 9 juillet 1856, Napoléon III fait don de ces deux modèles au musée d’Artillerie, ancêtre du musée de l’Armée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/06/06-518899.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2149 size-medium" title="Modèle de canon de campagne russe © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/06/06-518899-300x205.jpg" alt="Modèle de canon de campagne russe" width="300" height="205" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/06-518899-300x205.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/06-518899-175x120.jpg 175w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/06-518899.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>[1] : Le boulet encartouché se compose d’un sachet en toile rempli de poudre noire, d’un sabot en bois et d’un boulet en fonte de fer. Cela forme un coup complet que l’artilleur place dans le canon, réduisant ainsi le temps de chargement de la pièce. Dans ces modèles, la poudre noire est matérialisée par de la sciure de bois.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-cadeau-du-tsar/">Le cadeau du tsar</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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