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	<title>Le blog des collectionsofficier - Le blog des collections</title>
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		<title>Acquisition : photographies inédites de l’Algérie sous le Second Empire (séisme de Djidjelli, 1856)</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Nov 2017 10:26:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 21 aout 1856, l’un des plus forts séismes jamais ressenti sur les côtes d’Afrique du Nord ruine la presque totalité de la ville de Djidjelli (aujourd’hui Jijel) au nord-ouest d’Alger. Aucune archive photographique n’avait été retrouvée pour témoigner de cet épisode jusqu’à l’apparition sur le marché de l’art d’un ensemble de quarante-trois tirages photographiques, [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 21 aout 1856, l</strong><strong>’</strong><strong>un des plus forts séismes jamais ressenti sur les c</strong><strong>ô</strong><strong>tes d</strong><strong>’</strong><strong>Afrique du Nord ruine la presque totalité de la ville de Djidjelli (aujourd</strong><strong>’</strong><strong>hui Jijel) au nord-ouest d</strong><strong>’</strong><strong>Alger. Aucune archive photographique n</strong><strong>’</strong><strong>avait é</strong><strong>t</strong><strong>é retrouvée pour témoigner de cet épisode </strong><strong>jusqu’à l’apparition sur le marché de l’art d’un ensemble de quarante-trois tirages photographiques, réalisés entre janvier 1856 et 1857, acquis par le musée de l’Armée en 2015. Ce corpus anonyme rapporte l’évolution architecturale de la ville et le r</strong><strong>ôle </strong><strong>assumé par le génie militaire dans sa reconstruction.</strong></p>
<p>Chose rare, on retrouve dans cet ensemble les premières photographies de rues identifiées en Algérie pour les années 1850-1860. Temps de pose oblige, ce type de sujet  est à cette époque peu pratiqué. Dans <em>L’</em><em>Algérie photographié</em><em>e</em> de Moulin[1], les vues extérieures ne témoignent jamais de présence humaine et les nombreux portraits de généraux, lieutenants et autres personnalités influentes locales s’exécutent toujours en huis clos, dans une cour intérieure, un bureau arabe, voire une école. S’agissant des tirages de Djidjelli, les portraits sont quasi-systématiquement réalisés en extérieur et insistent particulièrement sur la cohabitation pacifique entre l’armée et la population locale. Le (ou les) photographe(s) reprodui(sen)t ainsi à plusieurs reprises des scènes d’entente cordiale (poignées de mains entre gradés et chefs de tribus, soldats marchant seuls dans les ruelles, etc.) dont la spontanéité apparente mérite d’être questionnée.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/10/2015.6.32.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3189"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3189 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/10/2015.6.32-300x194.jpg" alt="Djidjelli : Belkassem (ben Menia ?) bel Labaoud, Si Ahmed Tounsi, épreuve sur papier salé, 1856, H. 14,6 ; L. 22,4 cm, Inv. 2015.6.32" width="300" height="194" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/10/2015.6.32-300x194.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/10/2015.6.32-185x120.jpg 185w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/10/2015.6.32-768x497.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/10/2015.6.32.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Cette représentation idéalisée de la vie en communauté traduit pareillement une volonté de montrer la maîtrise totale du territoire et des populations kabyles, réputées les plus rebelles. En 1856, l’armée vient en effet tout juste de reprendre la main sur la région après la violente intervention, en 1851, du général de Saint-Arnaud à la tête d’une troupe de 8500 soldats. Mais les insurrections perdurent et obligent le général Randon (nouveau gouverneur de l’Algérie depuis 1853) à multiplier les expéditions punitives[2]. Le contexte historique de production de ces images oblige ainsi à questionner les motivations de leur création, et le statut de l’auteur lui-même. Militaire ou civil ?</p>
<p>L’identification du ou des auteur(s) est, à ce titre, une question essentielle. Jacques Antoine Moulin dont on connait les rapports étroits avec la sphère militaire[3], pratique en 1856 la photographie sur collodion humide. Or, les épreuves de Djidjelli ont été réalisées à partir de négatifs sur papier (calotype). L’utilisation de cette technique n’est attestée en Algérie qu’auprès de quelques calotypistes qui démontrent un intérêt particulier pour l’architecture en destruction et le délabrement des ruelles arabes. Parmi ceux-ci, citons John Beasley Greene qui limite son activité à la reproduction de sites archéologiques et paysages de la région de Cherchell et Constantine. Mentionnons également Paul Jeuffrain qui se rend dans la région de Constantine en 1856, année d’exécution du reportage sur Djidjelli. L’ensemble de ses négatifs sont conservés à la Société Française de photographie.</p>
<p>Toutefois, le niveau de technicité des photographes cités dépasse largement celui du ou des auteur(s) du reportage sur le séisme de Djidjelli. En effet, les annotations informatives qui accompagnent chaque épreuve du corpus et le manque de soin du montage n’indiquent pas une production commerciale destinée à l’exposition mais bien un reportage à visée documentaire, ce qui justifie l’hypothèse d’un photographe militaire présent sur le site sur une longue durée.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/10/2015.6.12.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3190"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3190 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/10/2015.6.12-300x228.jpg" alt="Djidjelli (ville ancienne), porte et tour genoise avant le tremblement de terre, épreuve sur papier salé, 1856, H. 15 ; L. 20,7 cm, Inv. 2015.6.4" width="300" height="228" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/10/2015.6.12-300x228.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/10/2015.6.12-158x120.jpg 158w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/10/2015.6.12-768x583.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/10/2015.6.12.jpg 791w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>La diffusion de la photographie au sein de l’armée française comme outil de documentation scientifique n’est certes attestée (de manière officielle) qu’à partir de 1861, date de publication d’un rapport de Disdéri sur <em>l’</em><em>emploi de la photographie dans l</em><em>’arm</em><em>é</em><em>e</em>[4]. L’initiation des soldats est toutefois documentée bien avant cette date. Déjà en 1856, Moulin est témoin de « plusieurs officiers français qui pratiquent avec zèle et succès les divers procédés photographiques et produisent des œuvres remarquables.[5] ». Un certain Salvy, sous-lieutenant au 25ème de ligne, est souvent cité dans la revue africaine (entre 1856 et 1858) pour la réalisation de photographies de la région de Kabylie.</p>
<blockquote><p>« <em>Nous avons sous les yeux de charmantes photographies faites par monsieur Salvy en grande Kabylie. La plus remarquable est celle d’un monument romain dont les restes se voient à Zeffoun, village kabile des Zekhfaoua, sur le bord de la mer, entre Dellis et Bougie. L’artiste a fait quelques fouilles en cet endroit, et il a découvert le tombeau intact d’une Julia Facunda, dont le squelette était entier… </em>[6] »</p></blockquote>
<p>La présence d’une calligraphie arabe au nom de Belcour laisse supposer une utilisation de la photographie pour la documentation d’un rapport sur le séisme, commandé par le maréchal Vaillant au sous-lieutenant Charles Théodore Belcour, adjoint du bureau arabe de Djidjelli. Par ailleurs, la disparité esthétique des tirages soulève l’hypothèse d’une collection personnelle, peut-être celle du colonel Robert (1810-1858) commandant supérieur du cercle de Djidjelli, chargé des travaux de reconstruction de la ville, et dont le portrait figure dans le corpus[7].</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/10/2015.6.23.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3191"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3191 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/10/2015.6.23-195x300.jpg" alt="Djidjelli (l'ancien) Place Napoléon après le tremblement de terre, épreuve sur papier salé, 1856, H. 22,5 ; L. 14,5 cm, Inv. 2015.6.23" width="195" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/10/2015.6.23-195x300.jpg 195w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/10/2015.6.23-78x120.jpg 78w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/10/2015.6.23.jpg 520w" sizes="(max-width: 195px) 100vw, 195px" /></a></p>
<p>Même s’il n’a pas été possible d’évacuer totalement le flou qui entoure ces images quant à leur origine, la découverte de cette série est précieuse pour l’historien spécialiste de cette période. En effet, encore trop rares sont les reportages photographiques retrouvés intacts sur l’Algérie du Second Empire.</p>
<p>Anissa Yelles<br />
Chargée de récolement, département iconographie</p>
<p>[1] Félix Jacques Antoine Moulin, (1802-1879), <em>L&rsquo;Algérie photographiée : Province d&rsquo;Alger/Province d’Oran/Province de Constantine</em>, 1856-1857<br />
[2] Voir Charles-Robert Ageron, “La politique kabyle sous le Second Empire”, dans : <em>Revue française d&rsquo;histoire d&rsquo;outre-mer</em>, tome 53, n°190-191, premier et deuxième trimestres 1966, p. 69.<br />
[3] Moulin se rend en Algérie en Mars 1856, muni d’une lettre de recommandation du ministre de la guerre, le Maréchal Vaillant.<br />
[4] Rapport adressé à « S.E le Maréchal Ministre de la Guerre par Disdéri / De l’emploi de la Photographie dans l’Armée&#8230; », 19 février 1861. Bibliothèque du Service historique de la Défense, Vincennes<br />
[5] « La photographie en Algérie », dans : <em>La Lumière, </em>28 juin 1856, p. 102.<br />
[6] <em>Revue africaine : journal des travaux de la Société historique algérienne</em>, février 1858, p 251.<br />
[7] «…en peu de temps la nouvelle ville commença à s’édifier ; sous l’active direction du colonel Robert, des rues furent tracées, des maisons s’élevèrent en bordure, des arbres furent plantés et quand revint l’hiver de 1857 à 1858, la population put être logée dans des habitations à peu près confortables… », dans A. Rétout, <em>Histoire de Djidjelli</em>, Alger, J. Carbonnel, 1927, p.108.</p>
<p>Image 1 : Djidjelli : Belkassem (ben Menia ?) bel Labaoud, Si Ahmed Tounsi, épreuve sur papier salé, 1856, H. 14,6 ; L. 22,4 cm, Inv. 2015.6.32<br />
Image 2 : Djidjelli (ville ancienne), porte et tour genoise avant le tremblement de terre, épreuve sur papier salé, 1856, H. 15 ; L. 20,7 cm, Inv. 2015.6.4<br />
Image 3 : Djidjelli (l&rsquo;ancien) Place Napoléon après le tremblement de terre, épreuve sur papier salé, 1856, H. 22,5 ; L. 14,5 cm, Inv. 2015.6.23</p>
<p>Photo © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier et Photo © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/acquisition-photographies-inedites-de-lalgerie-sous-le-second-empire-seisme-de-djidjelli-1856/">Acquisition : photographies inédites de l’Algérie sous le Second Empire (séisme de Djidjelli, 1856)</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Les femmes de Colmar et de Strasbourg honorent Marie-Antoinette Lix</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/les-femmes-de-colmar-et-de-strasbourg-honorent-marie-antoinette-lix/</link>
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		<pubDate>Thu, 27 Apr 2017 08:12:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le récolement des collections a évidemment révélé un certain nombre de pièces remarquables dont certaines font écho à la programmation culturelle du musée. L’épée d’honneur offerte à Marie-Antoinette Lix (1839-1909) apporte ainsi un éclairage complémentaire à certaines pièces dévoilées dans le parcours de l’exposition France-Allemagne(s) 1870-1871, La Guerre, la Commune, les Mémoires. Marie-Antoinette Lix, nait à [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le récolement des collections a évidemment révélé un certain nombre de pièces remarquables dont certaines font écho à la programmation culturelle du musée. L’épée d’honneur offerte à Marie-Antoinette Lix (1839-1909) apporte ainsi un éclairage complémentaire à certaines pièces dévoilées dans le parcours de l’exposition <em>France-Allemagne(s) 1870-1871, La Guerre, la Commune, les Mémoires</em>.</strong></p>
<div id="attachment_2994" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/04/17-545032.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-2994"><img aria-describedby="caption-attachment-2994" loading="lazy" class="wp-image-2994 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/04/17-545032-300x226.jpg" alt="Epée offerte à Mlle Lix" width="300" height="226" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/17-545032-300x226.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/17-545032-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/17-545032.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><p id="caption-attachment-2994" class="wp-caption-text">Epée offerte à Mlle Lix en souvenir de la guerre de 1870-1871</p></div>
<p>Marie-Antoinette Lix, nait à Colmar le 31 mai 1839. Elle reçoit une éducation militaire de son père, ancien grenadier à cheval dans l’armée de Napoléon I<sup>er</sup>. Il lui enseigne l’équitation et le maniement des armes. Par la suite, il l’envoie à l’institution des Sœurs de la Divine Providence à Ribeauvillé (Haut-Rhin) afin qu’elle y reçoive un enseignement plus conventionnel. Elle obtient son diplôme d’institutrice et entre au service d’une famille polonaise à Szycz. L’insurrection polonaise contre la domination russe en 1863, est pour Marie-Antoinette la première occasion de mettre en pratique son savoir-faire militaire. Capturée par les Russes puis libérée, elle revient en France en 1866.</p>
<p>La guerre est déclarée contre la Prusse le 19 juillet 1870. À la suite de la défaite de Sedan le 2 septembre, Marie-Antoinette Lix souhaite prendre les armes pour défendre son pays. Elle se rend dans un premier temps chez le général de Failly pour intégrer les troupes régulières mais la loi s’y oppose. Elle intègre alors les francs-tireurs<a href="#_edn1" name="_ednref1">[1]</a> de Lamarche en qualité de lieutenant. Elle rejoint avec ses hommes le général Cambriels, chargé de constituer l’Armée de l’Est. Elle participe à la défense du département des Vosges et de la ville de Langres, et s’illustre lors de la bataille de Nompatelize (Vosges) le 6 octobre 1870. Toutefois, son engagement ne peut empêcher la défaites des troupes françaises.</p>
<div id="attachment_2993" style="width: 194px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/04/16-561005.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-2993"><img aria-describedby="caption-attachment-2993" loading="lazy" class="wp-image-2993 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/04/16-561005-184x300.jpg" alt="Marie-Antoinette Lix" width="184" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/16-561005-184x300.jpg 184w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/16-561005-74x120.jpg 74w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/16-561005.jpg 399w" sizes="(max-width: 184px) 100vw, 184px" /></a><p id="caption-attachment-2993" class="wp-caption-text">Marie-Antoinette Lix (1839-1909), lieutenant des francs-tireurs de Lamarche</p></div>
<p>En reconnaissance de son engagement pendant la guerre de 1870-1871, les Dames de Strasbourg et de Colmar offrent à Marie-Antoinette Lix une épée d’honneur, donnée en 1910, peu après sa mort, au musée de l’Armée.</p>
<p>Les épées d’honneur, symboles de reconnaissance et de remerciement pour des actions menées, sont des armes luxueuses et raffinées. Issues de commandes privées, elles ne correspondent pas aux usages des armes réglementaires. L’épée offerte à Marie Antoinette Lix en est un exemple. La monture en argent massif, finement travaillée, représente une femme couronnée, debout sur une forteresse portant les armoiries de Strasbourg. La branche principale, soignée, porte les initiales « A » et « L », le tout entouré de feuillages. La lame droite est évidée de chaque côté sur la moitié de la longueur. Sur un côté est inscrit « Les Alsaciens à leur Vaillante compatriote Mlle Antoinette Lix en Souvenir de la Guerre de 1870-1871 ». Sur l’autre côté est porté la mention « Pro deo et patria ». Le fourreau témoigne du même raffinement. En bois gainé de galuchat, il est muni de garnitures de vieil argent ciselé.</p>
<p>Clémence Douadi</p>
<div id="attachment_2996" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/04/17-545036.jpg" rel="attachment wp-att-2996"><img aria-describedby="caption-attachment-2996" loading="lazy" class="size-medium wp-image-2996" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/04/17-545036-300x300.jpg" alt="Epée offerte à Mlle Lix" width="300" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/17-545036-300x300.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/17-545036-120x120.jpg 120w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/17-545036.jpg 650w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><p id="caption-attachment-2996" class="wp-caption-text">Epée offerte à Mlle Lix en souvenir de la guerre de 1870-1871</p></div>
<div id="attachment_2995" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/04/17-545033-e1493280468665.jpg" rel="attachment wp-att-2995"><img aria-describedby="caption-attachment-2995" loading="lazy" class="size-medium wp-image-2995" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/04/17-545033-e1493280468665-300x213.jpg" alt="Epée offerte à Mlle Lix" width="300" height="213" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/17-545033-e1493280468665-300x213.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/17-545033-e1493280468665-169x120.jpg 169w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/04/17-545033-e1493280468665.jpg 650w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><p id="caption-attachment-2995" class="wp-caption-text">Epée offerte à Mlle Lix en souvenir de la guerre de 1870-1871</p></div>
<p><a href="#_ednref1" name="_edn1">[1]</a> Troupe irrégulière constituée de volontaires</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/les-femmes-de-colmar-et-de-strasbourg-honorent-marie-antoinette-lix/">Les femmes de Colmar et de Strasbourg honorent Marie-Antoinette Lix</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Acquisition : Le collier du chien du baron de Helldorf</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/acquisition-le-collier-du-chien-du-baron-de-helldorf/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Jun 2016 10:12:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les collections du département moderne viennent de s’enrichir d’un objet d’une typologie un peu particulière, un collier de chien. Comme l’indique une inscription gravée sur ce collier, il était destiné à un chien ayant appartenu au baron Maurice de Helldorf (1748- ?), capitaine au régiment de cavalerie Royal-Allemand. Cet imposant collier de 14 cm de diamètre [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les collections du département moderne viennent de s’enrichir d’un objet d’une typologie un peu particulière, un collier de chien. Comme l’indique une inscription gravée sur ce collier, il était destiné à un chien ayant appartenu au baron Maurice de Helldorf (1748- ?), capitaine au régiment de cavalerie Royal-Allemand.</strong></p>
<div id="attachment_2738" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-2738" loading="lazy" class="size-medium wp-image-2738" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/06/16-523625-300x200.jpg" alt="Collier de chien, vers 1772, France" width="300" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/06/16-523625-300x200.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/06/16-523625-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/06/16-523625.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><p id="caption-attachment-2738" class="wp-caption-text">Collier d&rsquo;un chien ayant appartenu au baron de Helldorf, vers 1772, France</p></div>
<p>Cet imposant collier de 14 cm de diamètre est fait de deux pièces de laiton reliées par une charnière et fermant, à l’origine, par une pièce mobile formant boucle. Il est souligné par une bordure ourlée dessinant un cadre que longe une ligne de trous laissant penser que la pièce était doublée d’une bande de cuir ou de tissu. L’une des pièces est gravée de l’inscription : <em>J&rsquo;appartiens à Mr le baron de Helldorf rue du Jardinet &#8211; Capitaine de Royal Almand Cavalerie</em> et porte les armoiries d’alliance des familles de Helldorf et de Creil. L’autre pièce porte un fort piton de fer forgé servant d’accroche à la laisse.</p>
<p>La famille de Helldorf fait partie de la haute noblesse saxonne. Charles Auguste ( ?- ?) de Helldorf, père de Maurice, est capitaine d’une des compagnies du régiment de Saxe dans les années 1740. Proche de Maurice de Saxe (1696-1750), il porte le cœur du maréchal lors de ses funérailles. Maurice se forme au métier des armes lors de son passage dans la deuxième compagnie des Mousquetaires, compagnie à laquelle il appartient encore en 1764, lorsqu’il épouse Louise-Félicité Emilie de Creil ( ?- ?). La présence du chevalier de Helldorf est par la suite attestée au sein du régiment Royal-Allemand en 1772.</p>
<p>Le musée de l’Armée conserve déjà un collier de cette nature (Inv. 5831) mais il est très lacunaire et la personnalité de l’officier dont le nom est gravé dessus, monsieur de Chenelette, est encore imprécise.</p>
<div id="attachment_2732" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><img aria-describedby="caption-attachment-2732" loading="lazy" class="size-medium wp-image-2732" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/06/16-529983-300x200.jpg" alt="fragment de collier de Chien" width="300" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/06/16-529983-300x200.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/06/16-529983-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/06/16-529983.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><p id="caption-attachment-2732" class="wp-caption-text">Fragment de collier de Chien, fin du 18e siècle</p></div>
<p>Un dernier exemplaire comparable est conservé au musée de la Chasse et de la Nature. Le chien qui le portait appartenait à M. de Martigny, aide-major au régiment de cavalerie de Penthièvre entre 1766 et 1771. La proximité chronologique ainsi que la similitude formelle de ces objets semblent suggérer une pratique, chez certains officiers, consistant à faire de leur animal de compagnie un marqueur social indiquant leur qualité et leur niveau hiérarchique.</p>
<p>On ne sait malheureusement rien du chien qui a porté ce collier. Les chiens dont on s’entoure à l’époque sont de petite taille, bichon, cocker spaniel ou des chiens de taille moyenne comme les épagneuls et certaines variétés de lévriers. La taille de l’objet évoque un chien de forte carrure, du type dogue qui est, lui, plus souvent utilisé pour la chasse, un usage qu’on s’explique mal dans un contexte citadin, la rue du Jardinet se situant dans l’actuel sixième arrondissement de Paris.</p>
<p>Cet objet, témoignant du mode de vie aristocratique de certains officiers contraste avec le quotidien plus austère de la troupe. II fait aussi écho à d&rsquo;autres objets des collections du musée de l&rsquo;armée : le tableau <em>Soldats d&rsquo;infanterie au camp de Châlons</em> peint en 1864 par Alexandre Eugène Bellangé, la <em>Valiant dog decoration</em> décernée à Bacchus mascotte du sous-marin le Rubis, concourant ainsi à retracer les relations entre monde militaire et monde animal sur le temps long.</p>
<p>Dominique Prévôt, C.E.D., Département Moderne</p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/acquisition-le-collier-du-chien-du-baron-de-helldorf/">Acquisition : Le collier du chien du baron de Helldorf</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Une pièce insolite : la hachette d&#8217;apparat</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2016 08:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
				<category><![CDATA[pièce insolite]]></category>
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		<category><![CDATA[hachette]]></category>
		<category><![CDATA[officier]]></category>
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		<description><![CDATA[En qualité d’établissement de référence dans le domaine de l’armement, le musée de l’Armée est régulièrement mis à contribution par des institutions ou/et des particuliers afin d’établir une provenance, une utilisation ou une datation sur des pièces variées. En revanche, il ne peut procéder à aucune expertise chiffrée. C’est ainsi que le département Ancien a [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En qualité d’établissement de référence dans le domaine de l’armement, le musée de l’Armée est régulièrement mis à contribution par des institutions ou/et des particuliers afin d’établir une provenance, une utilisation ou une datation sur des pièces variées. En revanche, il ne peut procéder à aucune expertise chiffrée.</strong></p>
<p>C’est ainsi que le département Ancien a été sollicité à propos d’un fer de hache par un collectionneur. Après examen, un diagnostic a été rédigé et envoyé au collectionneur. La pièce correspondait à une réplique de fer de hachette vraisemblablement utilisée comme bâton de commandement naval par les amiraux italiens au XVIIe siècle et que l’on retrouve notamment sur une nature morte de Peter Boel, artiste flamand actif à Naples vers 1650.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/02/MA_BC_hachette_201602.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2522 size-medium" title="Hachette d'apparat © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Fuzeau" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/02/MA_BC_hachette_201602-300x139.jpg" alt="MA_BC_hachette_201602" width="300" height="139" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/02/MA_BC_hachette_201602-300x139.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/02/MA_BC_hachette_201602-258x120.jpg 258w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/02/MA_BC_hachette_201602.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Le musée de l’Armée possède deux exemplaires de ces armes d’apparat. Comme on le distingue sur l’image ci-dessus, le fer est ajouré, ciselé en haut relief de motifs floraux, de personnages et autres animaux fantastiques. Le fût, en bois de noyer, est lui aussi travaillé et possède comme la plupart des autres spécimens plusieurs trous dans la partie inférieure de la hampe. Un aménagement qui laisse à penser que la hachette pouvait également servir de sifflet, toujours utile à bord d’un vaisseau notamment au moment des manœuvres.</p>
<p>Mais notre exemplaire possède une autre caractéristique. En effet, l’extrémité inférieure de la hampe se dévisse pour laisser apparaître un poinçon doté d’une lame en carrelé très effilée . Poinçon qui devait très efficace dans les combats au corps à corps…</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/02/MA_BC_hachette-ouvert_201602.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2525 size-medium" title="Hachette d'apparat avec un poignard caché dans le manche © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Fuzeau" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/02/MA_BC_hachette-ouvert_201602-300x139.jpg" alt="Hachette, avec un poignard caché dans le manche © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Fuzeau" width="300" height="139" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/02/MA_BC_hachette-ouvert_201602-300x139.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/02/MA_BC_hachette-ouvert_201602-258x120.jpg 258w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/02/MA_BC_hachette-ouvert_201602.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Michaël CESARATTO<br />
Assistant de conservation<br />
Département Ancien du musée de l&rsquo;Armée</p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/armes-insolites-une-hachette-dapparat/">Une pièce insolite : la hachette d’apparat</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Un sabre provenant de la bataille de Navarin</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/un-sabre-provenant-de-la-bataille-de-navarin/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Oct 2015 13:14:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<category><![CDATA[pièce insolite]]></category>
		<category><![CDATA[bataille]]></category>
		<category><![CDATA[Marine]]></category>
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		<description><![CDATA[“Mais autour de nous, quelle scène de dévastation ! une mer chargée de débris et de cadavres, des navires désemparés, criblés de boulets, à moitié brûlés, des embarcations chargées de blessés et de mourants qui imploraient du secours&#8230;” C&rsquo;est en ces termes qu&rsquo;Eugène Sue décrit la baie de Navarin, au lendemain de la bataille du [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>“Mais autour de nous, quelle scène de dévastation ! une mer chargée de débris et de cadavres, des navires désemparés, criblés de boulets, à moitié brûlés, des embarcations chargées de blessés et de mourants qui imploraient du secours&#8230;”</strong></p>
<p><strong>C&rsquo;est en ces termes qu&rsquo;Eugène Sue décrit la baie de Navarin, au lendemain de la bataille du 20 octobre 1827.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-531333.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="alignnone wp-image-2299 size-medium" title="Sabre d'officier (Turquie) ayant appartenu à Eugène Sue © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-531333-300x211.jpg" alt="Sabre ayant appartenu à Eugène Sue" width="300" height="211" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531333-300x211.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531333-170x120.jpg 170w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531333.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Émues par le sort des grecs qui luttent pour leur indépendance depuis 1821, la France, la Grande-Bretagne et la Russie dépêchent une flotte en Grèce pour faire pression sur l&rsquo;Empire Ottoman et imposer un cessez-le-feu. Cette flotte, constituée de 28 navires modernes manœuvrés par des équipages bien entraînés, rejoint l&rsquo;armada turco-égyptienne dans la baie de Navarin, à l&rsquo;ouest du Péloponnèse, au matin du 20. Celle-ci est constituée d&rsquo;environ 80 navires de combat, de transports armés et de brûlots, des bateaux chargés d&rsquo;explosifs que l&rsquo;on lançait sur l&rsquo;ennemi.<br />
La flotte coalisée se déploie pour se livrer à des manœuvres d&rsquo;intimidation. Mais, à la suite de plusieurs méprises, le combat s&rsquo;engage en début d&rsquo;après-midi alors que les navires russes n&rsquo;ont pas pris complètement position. A la nuit tombée, selon l&rsquo;amiral Codrington, commandant la marine anglaise, les ottomans ont perdu une soixantaine de navires et 6000 hommes, les coalisés environ 200 marins.<br />
Cette bataille, premier exemple d&rsquo;ingérence humanitaire de puissances européennes, puis l&rsquo;expédition française de Morée poussent le sultan Mahmoud II à reconnaître l&rsquo;indépendance grecque par le traité d&rsquo;Andrinople, le 14 septembre 1829.<br />
Ce sabre aurait été donné à Marie-Joseph Sue (1804-1857), dit Eugène Sue, par un officier de la marine ottomane au lendemain de cette journée. L&rsquo;auteur bien connu des romans feuilletons <em>Les Mystères de Paris</em> (1842-1843) et <em>Le Juif errant</em> (1844-1845) a commencé sa carrière comme médecin militaire. En effet, élève peu assidu, il abandonne ses études en 1821. Son père, médecin-chef de la maison militaire du roi, l&rsquo;y fait admettre en qualité de médecin stagiaire. En 1823, il participe à la prise du Trocadéro. De retour à Paris en 1825, il reprend contact avec la vie parisienne et mène grand train avec son cousin Ferdinand Langlé. Accablé de dettes, Eugène se rengage comme l&rsquo;y incite son père . Il choisit alors la marine et assiste donc à la bataille de Navarin.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-531334.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2300 size-medium" title="Détail de la garde du sabre d'officier (Turquie) ayant appartenu à Eugène Sue © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-531334-300x300.jpg" alt="Détail de la garde" width="300" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531334-300x300.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531334-120x120.jpg 120w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531334.jpg 650w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Cette arme est constituée d&rsquo;une lame ancienne, de type Kilidj, datant peut-être de la fin du XVIIIe siècle et d&rsquo;une garde dite « à la Blücher » qui équipe le plus souvent  les cavaleries germanique ou anglaise. Ce type de panachage témoigne de la période de réforme que traverse l&rsquo;armée ottomane sous le règne de Mahmoud II qui essaie de créer une nouvelle armée.<br />
Ce sabre, donné au musée de l&rsquo;Armée par un descendant de Ferdinand Langlé devait compléter le costume de velours brodé qu&rsquo;Eugène Sue aurait ramené comme « dépouilles opimes », suivant le portrait que dresse de lui Alexandre Dumas.</p>
<p>Dominique Prévôt, C.E.D, département Moderne</p>
<pre>Crédits photos : © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier</pre><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/un-sabre-provenant-de-la-bataille-de-navarin/">Un sabre provenant de la bataille de Navarin</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Coiffes d&#8217;officiers de la Seconde Guerre mondiale, 2nde partie</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Jul 2015 09:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[casquette]]></category>
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		<description><![CDATA[Cette nouvelle étude, consacrée aux coiffes des officiers de la Seconde Guerre mondiale, paraît à la suite d’un précédent article portant sur l’analyse des couvre-chefs d’officiers des armées allemande et française, paru sur le blog des collections le 20 mai 2015. Ce deuxième volet présente trois exemples de casquettes britannique, soviétique et japonaise. &nbsp; Magnifique [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Cette nouvelle étude, consacrée aux coiffes des officiers de la Seconde Guerre mondiale, paraît à la suite d’un<a title="Coiffes d'officiers de la Seconde Guerre mondiale, 1ère partie" href="https://collections.musee-armee.fr/coiffes-dofficiers-de-la-seconde-guerre-mondiale-1ere-partie/" target="_blank"> précédent article portant sur l’analyse des couvre-chefs d’officiers des armées allemande et française, paru sur le blog des collections le 20 mai 2015</a>. Ce deuxième volet présente trois exemples de casquettes britannique, soviétique et japonaise.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/06/Casquette-brit_09-512806_photo-allegee.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2114" title="Casquette d'officier de la Royal Air Force britannique" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/06/Casquette-brit_09-512806_photo-allegee.jpg" alt="Casquette d'officier de la Royal Air Force britannique" width="430" height="229" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/Casquette-brit_09-512806_photo-allegee.jpg 1024w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/Casquette-brit_09-512806_photo-allegee-225x120.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/Casquette-brit_09-512806_photo-allegee-300x159.jpg 300w" sizes="(max-width: 430px) 100vw, 430px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Magnifique casquette de tenue de service en campagne (<em>War Service Dress</em>) d’officier pilote anglais de la Royal Air Force britannique, ayant appartenu au sous-lieutenant James Willing, tué au combat aérien le 13 juin 1941.</p>
<p style="text-align: justify">Adoptée par les forces aériennes britanniques dès 1919 [1], la casquette à coiffe gris-bleu est confectionnée en tissu coton sergé ; son aspect extérieur souple et sa forme <em>Crusher</em> sont particulièrement prisés par les aviateurs. Elle comporte une visière en carton bardée de serge, avec une face intérieure de couleur verte caractéristique au grade d’officier supérieur. La fausse-jugulaire est en cuir à passants coulissants noir, fixée sur la visière au moyen de deux boutons métalliques.</p>
<p style="text-align: justify">Elle reçoit sur le bandeau de gros-grain noir l’insigne héraldique en broderie cannetille de la R.A.F. : l’aigle en métal doré, à la tête abaissée et aux ailes déployées, est placé au-dessus de deux brins de laurier et surmonté de la Couronne impériale du Royaume-Uni.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/06/Casquette-Urss_15-523700.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2116" title="Casquette de général d'infanterie de l'U.R.S.S." src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/06/Casquette-Urss_15-523700-300x180.jpg" alt="Casquette de général d'infanterie de l'U.R.S.S." width="430" height="259" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/Casquette-Urss_15-523700-300x180.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/Casquette-Urss_15-523700-199x120.jpg 199w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/Casquette-Urss_15-523700.jpg 1024w" sizes="(max-width: 430px) 100vw, 430px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Casquette à visière (<em>Furachka</em>) de tenue réglementaire modèle 1935 de général d’infanterie de l’Armée Rouge, en drap kaki, maintenue en forme par un cerclage métallique.</p>
<p style="text-align: justify">Cette <em>Furachka</em> d’un modèle standard présente une visière arrondie en fibre noire et vernie. La fausse-jugulaire est en double cordelière or, fixée à chaque extrémité du bandeau par deux boutons en métal doré, frappés de l’emblème national de l’U.R.S.S. Le bandeau et les passepoils en étoffe rouge distinctifs, placés au-dessus du bandeau ainsi qu’au sommet de la coiffe, sont propres à l’infanterie soviétique [2].</p>
<p style="text-align: justify">Le couvre-chef est orné au-devant du bandeau de la cocarde modèle 1940 spécifique aux grades de général et maréchal [3]. Celle-ci présente l’insigne national en laiton émaillé : l’étoile rouge à cinq branches, estampillée au centre des symboles communistes du marteau et de la faucille.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/06/Casquette-jap_15-523701_photo-allegee.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2115" title="Casquette d'officier de l'armée de terre japonaise" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/06/Casquette-jap_15-523701_photo-allegee-300x185.jpg" alt="Casquette d'officier de l'armée de terre japonaise" width="430" height="266" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/Casquette-jap_15-523701_photo-allegee-300x185.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/Casquette-jap_15-523701_photo-allegee-194x120.jpg 194w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/06/Casquette-jap_15-523701_photo-allegee.jpg 1024w" sizes="(max-width: 430px) 100vw, 430px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Très bel exemple de casquette à coiffe kaki de tenue de sortie et de cérémonie modèle 1930 (<em>M90</em>), pour officier de l’armée de terre japonaise [4].</p>
<p style="text-align: justify">Cette casquette de forme plate se caractérise par sa visière et sa fausse-jugulaire à passants coulissants en cuir noir brillant. Cette dernière s’adapte sur le bandeau au moyen de deux boutons en cuivre dorés, parés de l’emblème de l’Empire japonais : la fleur de chrysanthème. Le bandeau et passepoil supérieur de couleur rouge sont identiques pour toutes les unités de l’armée impériale et les différents grades.</p>
<p style="text-align: justify">La coiffure présente sur le devant du bandeau en feutre l’étoile de cuivre dorée à cinq branches, symbole de l’Empire du Soleil levant.</p>
<p>Antoine Leriche<br />
Département Experts et Inventaire</p>
<p>[1] BRAYLEY (Martin), INGRAM (Richard), « L’Uniforme de la Royal Air Force 1936-1945 : Les hommes de troupe », <em>Militaria magazine</em>, n°140 &#8211; Mars 1997, p. 34.<br />
[2] GOROKHOFF (Gérard), « Les Uniformes de l’armée soviétique, 1941-1945, 4e partie », <em>Militaria magazine</em>, n°32 &#8211; Mai 1988, p. 35-38.<br />
[3] GOROKHOFF (Gérard), « Les Uniformes de l’armée soviétique, 1941-1945, 2e partie », <em>Militaria magazine</em>, n°21 &#8211; Juin 1987, p. 39.<br />
[4] GOROKHOFF (Gérard), « Les Uniformes et les insignes de l’armée japonaise », <em>Militaria magazine</em>, n°120 &#8211; Juillet 1995, p. 38-39.</p>
<p>Crédits photos :<br />
&#8211; Casquette d’officier de la Royal Air Force britannique : © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist.RMN-Grand Palais / Émilie Cambier.<br />
&#8211; Casquette de général d’infanterie de l’U.R.S.S. : © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist.RMN-Grand Palais / Pascal Segrette.<br />
&#8211; Casquette d’officier de l’armée de terre japonaise : © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist.RMN-Grand Palais / Pascal Segrette.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/coiffes-dofficiers-de-la-seconde-guerre-mondiale-2nde-partie/">Coiffes d’officiers de la Seconde Guerre mondiale, 2nde partie</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Un hausse-col d’officier de la Garde nationale (Révolution française)</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Mar 2015 08:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En 1415, le terme de « hausecol » est relevé pour la première fois en Flandres et désigne une pièce qui, faisant partie intégrante de l’armure du chevalier, protège son cou et descend jusqu&rsquo;aux épaules. Alors que, dans la seconde moitié du XVIIe siècle, la généralisation de l’arme à feu portative entraîne l’allègement de l’habit [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>En 1415, le terme de « hausecol » est relevé pour la première fois en Flandres et désigne une pièce qui, faisant partie intégrante de l’armure du chevalier, protège son cou et descend jusqu&rsquo;aux épaules. Alors que, dans la seconde moitié du XVIIe siècle, la généralisation de l’arme à feu portative entraîne l’allègement de l’habit militaire, l’armure en métal est délaissée au profit de matériaux plus souples. Le hausse-col devient un objet autonome et le dernier vestige de l’armure que chaque officier porte autour du cou jusqu’en 1881.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/02/Hausse-col-photo-2-lourde_14-585810.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1980 size-medium" title="Hausse-col d'officier de la Garde nationale - Photo (C) Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais - © Marie Bour" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/02/Hausse-col-photo-2-lourde_14-585810-300x300.jpg" alt="Hausse-col d'officier de la Garde nationale (Révolution française)" width="300" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/02/Hausse-col-photo-2-lourde_14-585810-300x300.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/02/Hausse-col-photo-2-lourde_14-585810-120x120.jpg 120w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/02/Hausse-col-photo-2-lourde_14-585810.jpg 650w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Au XVIIIe siècle, le hausse-col est composé d’une plaque en forme de croissant de lune, le plus souvent en laiton. Il est orné d’un médaillon central, partie la plus décorée, qui, par ses symboles et son iconographie, permet de le dater. Des macarons permettent de l’attacher autour du cou.</p>
<p style="text-align: justify">En 1767, à l&rsquo;issue de la Guerre de Sept ans, le duc de Choiseul réforme l’uniforme des troupes, dont le hausse-col. Choiseul impose désormais sur le médaillon un ornement aux armes du roi de France : un écusson orné de trois fleurs de lys et surmonté de la couronne royale. Cette iconographie évolue de nouveau avec la Révolution française.</p>
<p style="text-align: justify">Sur ce hausse-col daté des années 1789-1792, deux écussons sont accolés au centre. Celui de gauche, orné de trois fleurs de lys et surmonté de la couronne royale, est aux armes du roi et évoque la monarchie constitutionnelle. Celui de droite, frappé du faisceau de licteur* et entouré par la devise « NOTRE UNION FAIT NOTRE FORCE », est surmonté d&rsquo;une couronne civique, plus haute distinction accordée à un militaire dans l’antiquité ; il fait ainsi référence aux idéaux révolutionnaires inspirés de la République romaine. Au centre, une épée porte un bonnet phrygien. Derrière apparaissent les branchages d’un arbre, symbole de liberté et de croissance. L&rsquo;ensemble est surmonté d’une banderole marquée de la devise « LA NATION LA LOI LE ROI ». Les deux écussons sont encerclés par un trophée composé de tambours, canons et drapeaux dont les piques ont la forme de fleurs de lys.</p>
<p style="text-align: justify">Ce hausse-col, qui appartenait à un officier de la Garde nationale, milice civile constituée en 1789 à Paris et commandée par le marquis de La Fayette, porte donc à la fois les symboles de la monarchie et ceux de la future République. Ce qui confirme que l’iconographie de cet objet militaire, illustrant cette période de transition, reflète l’évolution des régimes politiques comme de leurs symboles.</p>
<p style="text-align: justify">* Il s’agit d’une hache entourée d’une lanière qui était portée par les licteurs, officiers au service d’un magistrat, dans la Rome antique.</p>
<p style="text-align: justify">Charlotte Protard &#8211; Agent récoleur</p>
<p style="text-align: justify">Crédits photos (C) Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais &#8211; © Marie Bour</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/un-hausse-col-dofficier-de-la-garde-nationale-revolution-francaise/">Un hausse-col d’officier de la Garde nationale (Révolution française)</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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