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	<title>Le blog des collectionspanorama - Le blog des collections</title>
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		<title>Le mystère Philippoteaux : prêt du musée de l’Armée à la Fondation Teloglion à Thessalonique</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Oct 2016 15:03:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les œuvres du Musée de l’armée sont très souvent demandées pour des expositions temporaires. Avant que l’accord de prêt ne soit définitivement validé, les responsables des collections et les emprunteurs échangent à plusieurs reprises afin de déterminer quels objets seraient les plus à même d’illustrer le propos du projet. Ces rencontres sont parfois l’occasion de [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les œuvres du Musée de l’armée sont très souvent demandées pour des expositions temporaires. Avant que l’accord de prêt ne soit définitivement validé, les responsables des collections et les emprunteurs échangent à plusieurs reprises afin de déterminer quels objets seraient les plus à même d’illustrer le propos du projet. Ces rencontres sont parfois l’occasion de découvrir des histoires étonnantes, comme par exemple l’origine du mystérieux panorama de Philippoteaux de la Fondation Teloglion</strong><strong> de l’Université Aristote de Thessalonique. </strong></p>
<p>Il y a quelques mois, le département Iconographie a été approché par des représentants de la Fondation Teloglion qui souhaitaient emprunter des œuvres relatives à la guerre franco-allemande de 1870-1871, et plus précisément au Siège de Paris, cet épisode étant illustré par un panorama réalisé par Henri Félix Emmanuel Philippoteaux (1815-1884) conservé dans leur collection et qui devait être la pièce maîtresse de leur exposition.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/10/Philippoteaux_04949-Eb-394.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="wp-image-2897 size-medium aligncenter" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/10/Philippoteaux_04949-Eb-394-300x218.jpg" alt="Philippoteaux_04949 ; Eb 394" width="300" height="218" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/10/Philippoteaux_04949-Eb-394-300x218.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/10/Philippoteaux_04949-Eb-394-165x120.jpg 165w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/10/Philippoteaux_04949-Eb-394.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Cet artiste, spécialiste de l’histoire militaire, réalisa avec son fils Paul Philippoteaux (1846-1923) trois versions de ce panorama. La première a été exposée dans la rotonde des Champs Elysées entre 1872 et 1890. Le musée de l’Armée conserve dans ses collections deux esquisses de ce panorama. La deuxième version a voyagé aux Etats-Unis à partir de 1882 et la troisième aurait été perdue quelque part en Europe. L’un de ces exemplaires a été amené en Grèce en 1896 à l’occasion des jeux olympiques, peut-être à l’initiative de Pierre de Coubertin[1]. Ce tableau a été exposé dans un pavillon situé juste devant le stade Panathénaïque d’Athènes, érigé à l’initiative de Nikolaos Thon (1850-1906), membre du comité d’organisation des jeux olympique de 1906 et directeur du théâtre royal, pendant une quinzaine d’année, et ce, malgré la volonté de la famille royale grecque de faire détruire le bâtiment car il cachait la vue sur le stade. L’œuvre a été démontée et a connu de multiples vicissitudes. Oubliée dans une réserve, faisant office de toiture pour un atelier de cordonnerie militaire, elle est redécouverte dans les années soixante par un marchand qui la restaure et la vend trente ans plus tard à la famille Teloglion.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/10/Draner_20868-3.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="wp-image-2896 size-medium aligncenter" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/10/Draner_20868-3-300x225.jpg" alt="Draner_20868-3" width="300" height="225" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/10/Draner_20868-3-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/10/Draner_20868-3-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/10/Draner_20868-3.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Cette histoire témoigne du destin parfois rocambolesque qu’ont connu certaines œuvres d’art aujourd’hui conservées dans les musées du monde entier. Hier laissée à l’abandon, cette œuvre est présentée au public à l’occasion de l’exposition <em>Philippoteaux crée le Panorama du Siège de Paris </em>(18 octobre 2016 &#8211; 31 janvier 2017), à la Fondation Teloglion de l’Université Aristote de Thessalonique. Le Musée de l’armée participe activement à ce projet avec le prêt d’une des deux esquisses de Philippoteaux représentant le Siège de Paris, plusieurs tableaux d’Etienne-Prosper Berne-Bellecour (1838-1910) et de Paul-Louis-Narcisse Grolleron (1848-1901) ainsi que des assiettes décorées de Jules Draner (1833-1926). Ce projet est une belle occasion d’en savoir plus sur le Siège de Paris et sera un parfait avant-goût de la grande exposition <em>France-Allemagne(s) : 1870-1871 : La guerre, la Commune, les mémoires </em>qui se déroulera au musée de l’Armée du 12 avril au 30 juillet 2017.</p>
<p>Hélène Boudou-Reuzé<br />
Assistante de conservation au Cabinet des dessins, des estampes et de la photographie</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[1] Voir l’article de Christine Tsagkalia dans le catalogue de l’exposition de Thessalonique : « Les Philippoteaux et le « Panorama du Siège de Paris » : un Panorama français en Grèce », p. 17-24. Coubertin aurait évoqué dans les journaux de l’époque la nécessité d’exposer de l’art français en Grèce, mais cette hypothèse n’a pas été confirmée.</p>
<p>Fig. 1. Henri Félix Emmanuel Philippoteaux, <em>Vue des fortifications de Paris pendant le siège, </em>1872, huile sur toile, H. 0,850 ; L. 1,182 m. Inv. 04949 ; Eb 394. Photo (C) Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais</p>
<p>Fig. 2. Jules Renard, dit Draner (1833-1926), <em>Assiette décorée d’une scène du Siège de Paris, </em>1871, faïence, inv. 20868-3. Photo (C) Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-mystere-philippoteaux-pret-du-musee-de-larmee-a-la-fondation-teloglion-a-thessalonique/">Le mystère Philippoteaux : prêt du musée de l’Armée à la Fondation Teloglion à Thessalonique</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Edouard Detaille : « le souci de la vérité, la précision du métier, la conscience documentaire »</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Dec 2013 08:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le musée de l’Armée conserve dans ses collections le fonds d’atelier du peintre militaire Jean-Baptiste Edouard Detaille (1848-1912), légué à l’Etat à sa mort. Des premiers carnets de dessins de jeunesse aux compositions monumentales, cette collection permet de saisir dans son ensemble l’art du peintre mais également de comprendre la conception, la technique et l’esthétique [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b>Le musée de l’Armée conserve dans ses collections</b><strong> le fonds d’atelier du peintre militaire Jean-Baptiste Edouard Detaille (1848-1912), légué à l’Etat à sa mort. Des premiers carnets de dessins de jeunesse aux compositions monumentales, cette collection permet de saisir dans son ensemble l’art du peintre mais également de comprendre la conception, la technique et l’esthétique des œuvres de l’artiste qui a été un des plus célèbres représentants de l’école française de son époque.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/06-525631.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-medium wp-image-977" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/06-525631-147x300.jpg" alt="Portrait photographique Edouard Detaille" width="147" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/06-525631-147x300.jpg 147w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/06-525631-59x120.jpg 59w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/06-525631.jpg 320w" sizes="(max-width: 147px) 100vw, 147px" /></a></p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/12-570577.jpg"><img loading="lazy" class="alignright size-thumbnail wp-image-978" style="float: right;margin-left: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/12-570577-151x120.jpg" alt="12-570577" width="151" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/12-570577-151x120.jpg 151w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/12-570577-300x237.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/12-570577.jpg 758w" sizes="(max-width: 151px) 100vw, 151px" /></a>Edouard Detaille entre dans l’atelier du peintre Ernest Meissonier (1815-1891) en 1865 ; il s’oriente alors vers le genre historique et relate les événements dont il est le témoin. Le conflit de 1870-1871 lui fournit nombre de sujets pour ses compositions et l’occasion de réaliser deux panoramas sur les thèmes des batailles de Rezonville et Champigny et en collaboration avec Alphonse de Neuville (1836-1885) [1]. Pour ces réalisations gigantesques, les deux artistes dessinent sur place et travaillent à partir de photographies. Au cours des années 1890, le peintre se concentre sur des sujets liés à l’épopée napoléonienne et à l’armée française contemporaine pour laquelle il réalise un projet de nouveaux uniformes en 1912. Ses dernières commandes sont des œuvres monumentales dont une pour la Salle du Budget de l’Hôtel de Ville de Paris. Il choisit de représenter un sujet en lien avec les armées de la Révolution et de l’Empire dont <i>Le retour de la Garde impériale le 27 novembre 1807 </i>[2]. Edouard Detaille a mené une carrière officielle riche en récompenses : médaillé aux Salons de 1869, 1870, 1872, 1888 ; Grand Prix aux Expositions Universelles de 1889 et 1900 ; membre de l’Institut depuis 1892 et grand officier de la Légion d’Honneur.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/inv.050.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-thumbnail wp-image-980" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/inv.050-216x120.jpg" alt="inv.050" width="216" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/inv.050-216x120.jpg 216w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/inv.050-300x166.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/inv.050.jpg 758w" sizes="(max-width: 216px) 100vw, 216px" /></a></p>
<p>Membre actif de la Société de l’histoire du costume, il s’est constitué une collection d’uniformes, équipement et harnachement dont il s’inspire pour ses compositions picturales. C’est à cette société qu’il lègue, dans son testament en date du 24 mars 1912, son hôtel particulier et tout ce qu’il contient sous condition d’en faire un lieu d’exposition. Toutefois, après quelques péripéties, la collection entre finalement au musée de l’Armée en 1915. On trouve notamment, outre des œuvres maîtresses de l’artiste, des esquisses et dessins, des armes et des uniformes ainsi que des photographies reproduisant les œuvres du peintre qu’il faisait réaliser de manière quasi systématique.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/inv.01151.1.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-thumbnail wp-image-981" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/inv.01151.1-233x120.jpg" alt="inv.01151.1" width="233" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/inv.01151.1-233x120.jpg 233w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/inv.01151.1-300x153.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/inv.01151.1.jpg 758w" sizes="(max-width: 233px) 100vw, 233px" /></a></p>
<p>Il faut rappeler qu’Edouard Detaille entretient des rapports étroits avec le musée de l’Armée depuis la création du musée historique de l’Armée, en 1896, par La Sabretache, société dont il est le président [3]. L’ensemble de la collection est exposé dans une salle qui lui est entièrement dédiée, au rez-de-chaussée de l’aile Orient, inaugurée le 15 avril 1916 et rebaptisée « Salle Detaille ». Celle-ci « est une des plus importantes du musée de l’Armée. Elle conserve avec piété et reconnaissance le souvenir du grand artiste dans la personnalité duquel s’est en quelque sorte synthétisée l’histoire moderne de l’Armée française » [4].</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/2005.3.239.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-thumbnail wp-image-979" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/2005.3.239-149x120.jpg" alt="2005.3.239" width="149" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/2005.3.239-149x120.jpg 149w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/2005.3.239-300x240.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/2005.3.239.jpg 758w" sizes="(max-width: 149px) 100vw, 149px" /></a></p>
<p>L’œuvre d’Edouard Detaille révèle une technique méticuleuse, un sens du dessin et un souci d’exactitude documentaire. Cette précision du pinceau et cette volonté de rester fidèle à la réalité ont constitué la grande qualité de l’art de Detaille, mais aussi la principale source de critique de son art, à une époque où les recherches picturales s’orientaient vers des voies nouvelles en rupture avec l’académisme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Laëtitia Desserrières, département Iconographie</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[1] Commandées par la Société du panorama national, les deux œuvres sont réalisées en 1881 et 1882. Le<i> Panorama de la Bataille de Champigny </i>est présenté au public parisien en 1882, tandis que le <i>Panorama de la bataille</i> <i>de Rezonville</i> ne l’est qu’à partir de 1887, après un séjour à Vienne. Ils sont ensuite découpés en morceaux et vendus aux enchères en 1892 et 1896.</p>
<p>[2] Paris, musée de l’Armée, inv. 050 ; Eb 20D. Encre, fusain et gouache sur papier collé sur toile, 1898-1901. Les œuvres définitives sont mises en place à l’Hôtel de Ville en 1902. Voir Robichon François, « A propos de trois esquisses d’Edouard Detaille <i>Bulletin de la Société des Amis du Musée de l’Armée, </i>n°85, 1981-1, p. 89-101.</p>
<p>[3] Le musée de l’Armée est issu de la fusion du musée d’artillerie et du musée historique de l’Armée en 1905.</p>
<p>[4] Musée de l’Armée, « Collections Detaille », <i>Bulletin des Amis du Musée de l’Armée</i>, s.d.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/edouard-detaille-le-souci-de-la-verite-la-precision-du-metier-la-conscience-documentaire/">Edouard Detaille : « le souci de la vérité, la précision du métier, la conscience documentaire »</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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