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	<title>Le blog des collectionsPremier Empire - Le blog des collections</title>
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		<title>Le récolement au Service de Santé des Armées</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Jan 2017 16:09:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le musée de l’Armée procède à des dépôts d’objets et d’œuvres dans de nombreux musées, ainsi que dans ceux relevant du ministère de la Défense, afin d’enrichir leur parcours et leurs collections. Ce lien renforce les relations qui unissent ces musées qui ont pour ambition commune de mettre en valeur le patrimoine militaire et de [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Le musée de l’Armée procède à des dépôts d’objets et d’œuvres dans de nombreux musées, ainsi que dans ceux relevant du ministère de la Défense, afin d’enrichir leur parcours et leurs collections. Ce lien renforce les relations qui unissent ces musées qui ont pour ambition commune de mettre en valeur le patrimoine militaire et de le faire découvrir au plus grand nombre.</strong></p>
<p style="text-align: justify">Créé pendant la Première Guerre mondiale dans le cloître de l’ancienne abbaye du Val de Grâce à Paris, qui abritait déjà depuis 1796 l’hôpital militaire du même nom, le musée du Service de Santé des Armées [1] bénéficie, dès son ouverture, d’un dépôt du musée de l’Armée. Rattaché à l&rsquo;École d&rsquo;Application du Service de Santé des Armées, ce musée est une vitrine de la médecine militaire et de son évolution par la présentation de l’équipement des unités du Service de Santé et de sa mission de soutien des forces armées lors des conflits. Au final, cinq dépôts du musée de l’Armée ont été consentis entre 1916 et 1969, concernant plus d’une centaine d’objets liés pour la plupart à des personnalités marquantes de l’histoire médicale militaire.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/01/2017_01-Val-de-Grace_C.Forest_1.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2925" title="Boîte d'instruments de chirurgie pendant la campagne de Russie de 1812" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/01/2017_01-Val-de-Grace_C.Forest_1-300x215.jpg" alt="Boîte d'instruments de chirurgie pendant la campagne de Russie de 1812" width="400" height="286" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/01/2017_01-Val-de-Grace_C.Forest_1-300x215.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/01/2017_01-Val-de-Grace_C.Forest_1-168x120.jpg 168w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/01/2017_01-Val-de-Grace_C.Forest_1-768x550.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/01/2017_01-Val-de-Grace_C.Forest_1.jpg 1024w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Le chirurgien Jean-Baptiste Foucart (1768-1845), major des dragons de la Garde impériale de 1808 à 1815, utilisa cette boîte d’instruments de chirurgie pendant la campagne de Russie de 1812. Elle témoigne du développement, au cours du Premier Empire, de la médecine d’urgence face au nombre considérable des blessés des campagnes napoléoniennes, à l’initiative de l’illustre Baron Dominique-Jean Larrey [2] qui enseigna la pratique de ces soins très spécifiques.</p>
<p style="text-align: justify">En cuir marron avec des ornements en laiton doré, cette boîte de chirurgie est destinée aux opérations de trépanation. Elle se compose de plateaux mobiles et de compartiments recouverts de velours vert, dans lesquels se placent les instruments en acier. Le vilebrequin, l’outil qui crée le mouvement de rotation, est manquant. En revanche, sont présents : les trépans couronnés, les tire-fonds, les rugines, les élévatoires, la sonde creuse à tige mobile, la brosse et les aiguilles, instruments utilisés afin de relever les os enfoncés dans la boîte crânienne suite à un choc ou d’effectuer un percement pour retirer un épanchement.</p>
<p style="text-align: justify">Ce nécessaire permettait ainsi au médecin d’être mobile et de réaliser au plus vite les premières interventions et surtout les actes chirurgicaux, au plus près des champs de bataille afin d’améliorer les chances de survie des blessés, avant que ces derniers ne soient transférés vers l’arrière puis rapatriés.</p>
<p>Clotilde FOREST<br />
Documentaliste, Département Experts et Inventaire</p>
<p>[1] <a href="http://www.ecole-valdegrace.sante.defense.gouv.fr/bibliotheque-musee/musee-du-service-de-sante-des-armees" target="_blank">http://www.ecole-valdegrace.sante.defense.gouv.fr/bibliotheque-musee/musee-du-service-de-sante-des-armees</a>.<br />
[2] Dominique-Jean Larrey (1766-1842), baron de l’Empire, suivit Napoléon Ier dans ses nombreuses campagnes militaires où il mit en place les premières ambulances chirurgicales mobiles. Inspecteur général du Service de Santé des Armées, puis chirurgien en chef de la Grande Armée, il est considéré comme « le père de la médecine d’urgence » et il est reconnu pour sa dextérité chirurgicale lors des amputations.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-recolement-au-service-de-sante-des-armees/">Le récolement au Service de Santé des Armées</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Pelisse et gilet d&#8217;un colonel du 4e régiment de hussards</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Mar 2016 08:52:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Quel hussard, un vrai hussard et un vrai gamin qui plus est ! » (Léon Tolstoï, La Guerre et la Paix) La hardiesse, l’audace et l’élégance des cavaliers « houzards » ont nourri, depuis le XIXe siècle, l’imagination et l’écriture romanesque. Ces cavaliers intrépides étaient originaires de Hongrie. Puis, diverses armées européennes, dont la [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>« Quel hussard, un vrai hussard et un vrai gamin qui plus est ! » </strong><strong>(Léon Tolstoï, La Guerre et la Paix)</strong><br />
<strong>La hardiesse, l’audace et l’élégance des cavaliers « houzards » ont nourri, depuis le XIXe siècle, l’imagination et l’écriture romanesque.</strong><br />
<strong>Ces cavaliers intrépides étaient originaires de Hongrie. Puis, diverses armées européennes, dont la France, se sont dotées de leur propre corps de hussards.</strong></p>
<p style="text-align: justify"> Les caractéristiques de l’uniforme hongrois sont la pelisse à brandebourgs (manteau des hussards doublé de fourrure, dérivé de la peau de loup portée sur l’épaule gauche) [1], le dolman (veste garnie de brandebourgs), le gilet (dolman sans manche), le bonnet et la sabretache. La pelisse et le gilet [2] exposés au musée de l’Armée sont représentatifs de l’uniforme réglementaire des officiers hussards du Premier Empire. Le 4e régiment est ainsi dénommé parce qu’à partir de 1791 les régiments de l’Armée française ne portent plus le nom de leur colonel-propriétaire et sont désignés par un numéro qui indique leur ancienneté. Il a participé notamment à la bataille d’Austerlitz en 1805, puis aux campagnes de Prusse et de Pologne et en particulier à la bataille de Friedland en 1807.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/Pelisse-gilet_Photo-allegee.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2573 size-medium" title="Pelisse et gilet d'un colonel du 4e hussards" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/Pelisse-gilet_Photo-allegee-225x300.jpg" alt="Pelisse et gilet d'un colonel du 4e hussards" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/Pelisse-gilet_Photo-allegee-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/Pelisse-gilet_Photo-allegee-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/Pelisse-gilet_Photo-allegee.jpg 752w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">L’uniforme de cette unité de hussards garde les mêmes couleurs pendant tout le Premier Empire : drap de laine écarlate et tresses jaunes pour la pelisse et le gilet qui sont des composantes de la tenue d’hiver [3]. La pelisse dite d’apparat est portée sur l’épaule gauche par-dessus le dolman; elle est dite d’usage lorsqu’elle est endossée intégralement sur le gilet.<br />
De très belle facture, ces habits sont brodés de nœuds hongrois en soutache, galonnés de fils métalliques dorés et de soie, et agrémentés de boutons en métal doré. La pelisse est bordée d’une fourrure naturelle en renard roux qui était destinée aux officiers supérieurs. Mais cette fourrure, comme la doublure de la pelisse ne sont pas d’origine.</p>
<p style="text-align: justify">Les noms des quatre colonels qui se sont succédé durant le Premier Empire nous sont bien connus mais nous ne possédons pas d’informations explicites sur l’identité de celui qui a porté ces effets.</p>
<p style="text-align: justify">Nous savons en revanche que la pelisse et le gilet ont été légués en 1915 au musée de l’Armée par le peintre militaire Édouard Detaille (1848 – 1912) qui était, aussi, un éminent collectionneur et qui s’est très probablement inspiré de ces pièces pour faire le portrait du colonel André Burthe (1805-1811) mais rien ne nous permet d’affirmer que ces habits aient réellement appartenu à son modèle. Le tableau intitulé « Vive l’Empereur » daté de 1891, est actuellement conservé à la <span style="color: #0000ff"><a title="Art Gallery of New South Wales, Sydney" href="http://www.artgallery.nsw.gov.au/collection/works/4560/" target="_blank"><span style="color: #0000ff">Art Gallery of New South Wales</span></a></span> à Sydney, dont il est une des œuvres phares [4]. On y voit le colonel André Burthe, vêtu de la pelisse écarlate du 4e régiment des hussards, donner la charge lors de la bataille de Friedland, le 14 juin 1807. Le souci du détail est manifeste dans le traitement pictural de l’habit : on y retrouve notamment, soigneusement représentées, la fourrure de renard roux et les ganses métalliques dorées de notre pelisse. Le musée de l’Armée possède une photogravure de cette peinture, réalisée à partir d’une photographie ancienne prise dans l’atelier d’É. Detaille [5].</p>
<p style="text-align: justify">Priscilla Osseni<br />
Département Experts et Inventaire</p>
<p style="text-align: justify">[1] André Corvisier, Les hussards et la France, Bruxelles, 1993, p.157<br />
[2] Pelisse : inv. 0427. H. 0,900 m (avec manches) ; L. 0,450 m. Gilet : inv. 0427-1.<br />
[3] Rigo « Le Plumet », « Les hussards », Gazette des uniformes, Paris, 1975-1976, p. 9<br />
[4] Inv. 4560. Huile sur toile. 445,0 x 512,5 x 14,0 cm avec cadre. Le tableau a été acheté par la Art Gallery New South of Wales en 1893 à Paris.<br />
[5] Inv. 0116. H. 0,550 (sans cadre) ; L. 0,650 (sans cadre). Paul Willing, Napoléon et ses soldats. L’apogée de la gloire, 1804-1809, p. 117</p>
<p style="text-align: justify">Crédits photos : ©Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/pelisse-et-gilet-dun-colonel-du-4e-hussards/">Pelisse et gilet d’un colonel du 4e régiment de hussards</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Napoléon dessinateur ? Analyse de l’ « Explosion d’un bastion à la porte de Carinthie à Vienne, en 1809 »</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/napoleon-dessinateur-analyse-de-l-explosion-dun-bastion-a-la-porte-de-carinthie-a-vienne-en-1809/</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Mar 2015 09:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’étude des collections, notamment à l’occasion de projets d’expositions, permet parfois de (re)découvrir certaines œuvres. C’est le cas du dessin que nous vous présentons dans cet article. L’Explosion d’un bastion à la porte de Carinthie à Vienne, en 1809 (inv. 03196) est une œuvre qui suscite de nombreuses interrogations et une enquête suivie a été [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’étude des collections, notamment à l’occasion de projets d’expositions, permet parfois de (re)découvrir certaines œuvres. C’est le cas du dessin que nous vous présentons dans cet article. L’<em>Explosion d’un bastion à la porte de Carinthie à Vienne, en 1809</em> (inv. 03196) est une œuvre qui suscite de nombreuses interrogations et une enquête suivie a été menée afin qu’elle dévoile ses secrets.</strong><br />
Ce dessin montre une vue en perspective de la destruction des fortifications de Vienne par les troupes napoléoniennes en 1809. Il est possible de le dater de manière plus précise, le 12 mai [1], veille de la victoire française. A l’arrière-plan, l’église Saint-Charles-Borromée et ses deux colonnes historiées se devinent très clairement. Le style de l’œuvre à la fois sec et minutieux est caractéristique du début du XIXe siècle. Le dessin est de bonne facture.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/03/03196.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1994 size-medium" title="Dessin de l'&quot;Explosion d'un bastion à la porte de Carinthie à vienne, en 1809&quot; © Photo (C) Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/03/03196-300x219.jpg" alt="03196" width="300" height="219" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/03/03196-300x219.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/03/03196-163x120.jpg 163w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/03/03196.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>L’œuvre se distingue par les nombreuses inscriptions manuscrites, au recto et au verso, et notamment la mention « fait par Napoléon Bonaparte en 1809 » ainsi qu’une seconde inscription de la main de madame Zix, veuve du peintre Benjamin Zix (1772-1811), mentionnant que l’empereur a fait parvenir cette esquisse à son mari afin qu’il en réalise un tableau [2].</p>
<p>Les diverses annotations et marques de collectionneurs apposées sur l’œuvre nous permettent de retracer son histoire : elle a été vendue en 1814 au marchand d’estampes Remoissenet, puis acquise en 1816 par le chevalier de Querelles (1765-1845), colonel de l’état-major, attaché à la section historique du Dépôt de la Guerre dont le cachet à la cire rouge figure au verso de l’œuvre. Le dessin a ensuite appartenu, à une date encore indéterminée, au collectionneur Alfred Beurdeley (1847-1919) dont la marque estampée apparaît en bas à droite du dessin [3]. L’œuvre entre ensuite dans les collections du musée en 1924, don d’André Dorival, gendre d’Alfred Beurdeley.</p>
<p>Quelle valeur attribuer aux inscriptions, et particulièrement à celle mentionnant que Napoléon serait lui-même l’auteur de ce dessin ? La signature présumée de l’empereur sur l’œuvre diverge sensiblement de celles présentes sur des documents manuscrits à l’origine indiscutable. Madame Zix mentionne Napoléon comme expéditeur du dessin ; Benjamin Zix en serait-il le véritable auteur ? Toutefois, la présence de l’artiste à Vienne est attestée seulement quinze jours après la date présumée du dessin [4]. A-t-il été fait par un autre artiste présent ce jour-là ? Nous savons, par exemple, que le peintre Adam Albrecht (1786-1862) accompagnait l’armée française à Vienne en 1809. Aurait-il été réalisé par Dominique-Vivant Denon, habile dessinateur et seul véritable lien entre Zix et Napoléon ?</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/03/093196_verso.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1995 size-medium" title="Dessin de l'&quot;Explosion d'un bastion à la porte de Carinthie à vienne, en 1809&quot; © Photo (C) Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/03/093196_verso-300x216.jpg" alt="093196_verso" width="300" height="216" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/03/093196_verso-300x216.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/03/093196_verso-165x120.jpg 165w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/03/093196_verso.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Ce dessin conserve encore quelques secrets. La qualité de l’œuvre et son histoire riche ont permis de la présenter au public, à Vienne, dans l’exposition relative au Congrès de Vienne qui se déroule du 21 février au 25 juin 2015 au musée du Belvédère [5].</p>
<p>Hélène Boudou-Reuzé, assistante de conservation au Cabinet des dessins, des estampes et de la photographie.</p>
<p>[1] Henry LACHOUQUE, <em>Napoléon et l’Autriche : La campagne de 1809</em>, Edition Copernic, Paris, 1979, p. 115.<br />
[2] « Je soussignée épouse de Mr. B. Zix, artiste peintre, certifie que de Dessein croquis à la plume a été envoyé à mon mari, en Autriche, l&rsquo;an 1809, tel qu&rsquo;il est, par l&rsquo;Empereur Napoléon avec l&rsquo;ordre de lui faire un tableau D&rsquo;après ce dessin que j&rsquo;ai vendu en 1814, à Mr remoissenet, fils, Man. de grav.res et dessins. A Paris le 20 fevrier, 1816 M. L. veuve Zix, née Zeissolffe. Je Déclare ce qui est certifié par Mad. Zix, est veritable. à Paris, le 20 fev.er ».<br />
[3] Frits Lugt, <em>Les Marques de Collections de Dessins &amp; d’Estampes</em>, Fondation Custodia. L. 421. [http://www.marquesdecollections.fr/detail.cfm/marque/5969 ; consultation en ligne le 12 mars 2015]<br />
[4] Régis J. SPIEGEL, <em>Dominique-Vivant Denon et Benjamin Zix. Témoins et acteurs de l’épopée napoléonienne 1805-1812</em>, l’Harmattan, Paris, 2000, p 129.<br />
[5] <a href="http://www.belvedere.at/de/ausstellungen/ausstellungsvorschau/europa-in-wien-e181869"><em>Der Wiener Kongress 1814/15</em></a>, du 20 février 2015 au 21 juin 2015.</p>
<p>Crédits photos : ©Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël</p>
<p>« </p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/napoleon-dessinateur-analyse-de-l-explosion-dun-bastion-a-la-porte-de-carinthie-a-vienne-en-1809/">Napoléon dessinateur ? Analyse de l’ « Explosion d’un bastion à la porte de Carinthie à Vienne, en 1809 »</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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