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	<title>Le blog des collectionspremiere guerre mondiale - Le blog des collections</title>
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		<title>Harceler l&#8217;ennemi pendant la Première Guerre mondiale</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Oct 2016 10:15:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après l’échec de la guerre de mouvement fin 1914, le front occidental connaît une période durable de guerre de position. L’armement du fantassin n’est pas ou guère adapté à ce type de guerre – qu’on n’imaginait pas à une telle échelle avant 1914. La guerre de position pose un autre problème : en dehors des grands [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Après l’échec de la guerre de mouvement fin 1914, le front occidental connaît une période durable de guerre de position. L’armement du fantassin n’est pas ou guère adapté à ce type de guerre – qu’on n’imaginait pas à une telle échelle avant 1914.<br />
</strong><strong>La guerre de position pose un autre problème : en dehors des grands affrontements comme Verdun ou la Somme, comment maintenir un esprit combatif en économisant relativement les armes et les munitions ? Sur un front figé, en effet, les états-majors craignent qu’avec la durée et le manque d’activité les soldats perdent leur motivation.</strong></p>
<p><strong>L’initiative allemande</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Mauser_08-520191.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2824" title="Fusil Mauser Gewehr 1898, dit &quot;G 98&quot;" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Mauser_08-520191-300x225.jpg" alt="Fusil Mauser Gewehr 1898, dit &quot;G 98&quot;" width="400" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Mauser_08-520191-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Mauser_08-520191-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Mauser_08-520191.jpg 758w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Une réponse à cette préoccupation est fournie par les Allemands, grands chasseurs. Certains reviennent de permission avec leur fusil de chasse équipé d’une lunette. La distance entre les tranchées variant le plus souvent entre une dizaine et une centaine de mètres, elle correspond approximativement à la distance de tir pour le gros gibier. Dans le dernier trimestre 1915, l’état-major allemand choisit donc de promouvoir l’utilisation du fusil à lunette et réquisitionne à cette fin les armes des chasseurs et des gardes forestiers.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Mauser-lunette_08-520190.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2825" title="Fusil Mauser dit &quot;G 98&quot;, lunette" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Mauser-lunette_08-520190-300x225.jpg" alt="Fusil Mauser dit &quot;G 98&quot;, lunette" width="400" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Mauser-lunette_08-520190-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Mauser-lunette_08-520190-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Mauser-lunette_08-520190.jpg 758w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">À partir de 1916, certains fusils Mauser Gew. 98 sont équipés d’une lunette de fabrication civile (Goerz, Zeiss, Hensoldt ou Voigtländer) d’un grossissement de 3 à 4. Dans le deuxième semestre 1916, la firme Carl Zeiss de Iena propose une lunette de grossissement 2.5, destinée au tir dans les conditions de basse luminosité. L’arme est affectée à un tireur et elle est réglée pour lui ; la dotation étant généralement de deux à trois armes par compagnie de combat, cette arme sera affectée au meilleur tireur : un « tireur d’élite » généralement un chasseur (<em>Jäger</em>). L’utilisation de cette arme ne répond pas aux nécessités d’un assaut en masse mais à celles du harcèlement. Le soldat, muni de son fusil à lunette, peut observer, renseigner, choisir sa cible et surtout neutraliser les officiers, les tireurs d’élite adverses ou s’attaquer aux meurtrières des abris de mitrailleuses. Protégé au maximum, il est aidé par des camarades observateurs, munis d’une paire de jumelles ou d’un épiscope de tranchée, et est libre de progresser dans la tranchée de sa compagnie. Il peut demander aux sentinelles en faction des renseignements pour trouver de nouvelles cibles – utilisant même, pour repérer les tireurs d’élite ennemis, de fausses têtes faites de papier mâché et casquées. Les souvenirs et récits en témoignent, comme dans <em>À l’Ouest rien de nouveau</em> d’Erich Maria Remarque : « Contre les parapets se dressent quelques tireurs d’élite. Ils ont des fusils avec des longues vues pour mieux viser, et ils examinent le secteur ennemi. De temps en temps un coup de feu claque. Maintenant nous entendons des exclamations ‘‘Mouche !  » &#8211; « As-tu vu quel saut il a fait ?’’ ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La réponse française</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Lebel_08-520193.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2822" title="Fusil 1886/93, dit &quot;Lebel&quot;" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Lebel_08-520193-300x225.jpg" alt="Fusil 1886/93, dit &quot;Lebel&quot;" width="400" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Lebel_08-520193-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Lebel_08-520193-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Lebel_08-520193.jpg 758w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">L’état-major français, fin 1915, demande à l’atelier de Puteaux de travailler à la mise en place d’une lunette de tir sur le fusil Lebel modèle 1886-93. Dans la précipitation est d’abord produit un premier modèle de lunette, l’APX 1915 (grossissement x 4) puis l’APX 1916, qui peut aussi être installé sur le fusil Berthier 07-15. Contrairement à l’usage dans l’armée allemande, l’arme n’est pas affectée à un tireur, elle est d’abord distribuée à raison d’une arme par compagnie puis une par section, et passe de main en main à chaque relève de section. Il revient au chef de section de désigner le tireur d’élite. Aussi le réglage de la lunette n’est-il pas personnalisé et l’arme souffre parfois d’un manque d’entretien. Pourtant, si elle est bien utilisée, ses performances sont redoutables : un bon tireur muni d’un fusil Lebel à lunette, chambré avec la cartouche balle « D » 1898, reste efficace à des distances pouvant aller jusqu’à 800 m. En 1916 à Verdun la France forme ponctuellement des unités de tireurs pour faire face à la menace des lance-flammes contre les fortifications.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Lebel-lunette_08-520192.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2823" title="Lebel, lunette" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Lebel-lunette_08-520192-300x225.jpg" alt="Lebel, lunette" width="400" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Lebel-lunette_08-520192-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Lebel-lunette_08-520192-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Lebel-lunette_08-520192.jpg 758w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les pays du Commonwealth</strong></p>
<p style="text-align: justify">En Grande-Bretagne et dans la plupart des pays du Commonwealth, après avoir d’abord utilisé des armes réquisitionnées auprès des chasseurs, on adapte sur le fusil Lee-Enfield N°1 MK III une lentille grossissante, sans tube de protection, installée au niveau de l’œilleton. Compte tenu du retard des Britanniques dans l’industrie de la fabrication d’optique de guerre, la société Periscopie Prism C° London est sollicitée pour fournir des lunettes de visée et effectuer des commandes aux États-Unis afin d’équiper les fusils des troupes du Commonwealth de la lunette Winchester A 5. Les Canadiens se distinguent en munissant leur fusil Ross MK III d’une lunette Warner &amp; Swasey modèle 1913, de fabrication américaine.</p>
<p style="text-align: justify">Il a fallu un certain temps avant que les Britanniques mettent en place un programme de formation officiel pour le personnel. Ce sont donc des tireurs sportifs, des officiers chasseurs de gros gibier et d’anciens « <em>ghillies</em> » écossais qui ont été les premiers tireurs d’élite britanniques. En revanche, ces derniers disposaient d’une grande avance en termes de camouflage et d’observation de l’ennemi, dissimulant les hommes dans des troncs d’arbre, ou les dotant de tenues de camouflage.</p>
<p>Ainsi, de la fin de l’année 1915 à l’année 1916, la mise au point d’un armement en quelque sorte sans précédent, adopté d’abord à l’initiative des combattants eux-mêmes, introduit-elle une nouvelle forme de combat parfaitement adaptée à la guerre des tranchées, que les états-majors vont s’employer à organiser pour lui donner toute sa place dans la conduite des opérations.</p>
<p>Jean-Marie Van Hove<br />
Expert en armement</p>
<p>Crédits photos : © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/harceler-lennemi-pendant-la-premiere-guerre-mondiale/">Harceler l’ennemi pendant la Première Guerre mondiale</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>La Vierge dorée d’Albert : une « icône populaire de la guerre »</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Jun 2016 12:20:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les destructions patrimoniales pendant la Première Guerre mondiale ont été nombreuses, particulièrement en ce qui concerne les monuments proches des zones de combats. Ces destructions sont rapidement instrumentalisées par la propagande contre l’ennemi. L’exposition qui se tient à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine à Paris, « 1914-1918. Le Patrimoine s’en va-t-en guerre » [1] revient [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les destructions patrimoniales pendant la Première Guerre mondiale ont été nombreuses, particulièrement en ce qui concerne les monuments proches des zones de combats. Ces destructions sont rapidement instrumentalisées par la propagande contre l’ennemi. L’exposition qui se tient à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine à Paris, « 1914-1918. Le Patrimoine s’en va-t-en guerre » [1] revient sur cet aspect particulier du premier conflit mondial. Le musée de l’Armée contribue à cette manifestation par le prêt d’un dessin de François Flameng (1856-1923) : <em>Albert, 5 août 1916 </em>(inv. 1007 C1 ; Eb 1400).</strong></p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/05/1007-C1.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2696 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/05/1007-C1-195x300.jpg" alt="1007 C1" width="195" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/1007-C1-195x300.jpg 195w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/1007-C1-78x120.jpg 78w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/1007-C1.jpg 422w" sizes="(max-width: 195px) 100vw, 195px" /></a></p>
<p>Dès le début de la guerre, les destructions des villes du nord (Louvain, Reims, Arras, Senlis, Soissons, Ypres) sont largement rapportées par la presse. L’opinion publique est marquée par une intense campagne de propagande montrant les exactions de l’ennemi s’attaquant au patrimoine national en dépit des dispositions édictées par la seconde Conférence de la Haye (18 octobre 1907) [2].</p>
<p>Située dans la Somme, la ville d’Albert est un centre d’activité métallurgique qui s’est développé à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle. Sa basilique Notre-Dame de Brebières, de style néo-byzantin, érigée par Edmond Duthoit entre 1885 et 1897, est surmontée d’une statue de la Vierge à l’enfant en cuivre martelé, due au sculpteur Albert Roze (1861-1952). Occupée en 1914 par les Allemands, la ville est évacuée après la bataille de la Marne, mais subit par la suite de très nombreux bombardements. Un obus atteint le clocher de la « Lourdes du nord » le 15 janvier 1915. La statue qui le surmontait s’est inclinée et reste suspendue, la tête en bas.</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/05/M502505_13249-12_0020_P.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2697 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/05/M502505_13249-12_0020_P-300x224.jpg" alt="M502505_13249-12_0020_P" width="300" height="224" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/M502505_13249-12_0020_P-300x224.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/M502505_13249-12_0020_P-161x120.jpg 161w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/M502505_13249-12_0020_P-768x572.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/M502505_13249-12_0020_P-1024x763.jpg 1024w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/M502505_13249-12_0020_P.jpg 1600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Artiste mondain, portraitiste et peintre de grands décors avant la guerre, François Flameng s’est rendu sur le front à l’occasion de missions au cours desquelles il réalise de nombreux dessins. Il réalise ce dessin intitulé <em>Albert</em> au mois d’août 1916, lors de l’offensive britannique sur la Somme. Si l’artiste montre au premier plan une scène du quotidien avec les deux soldats portant un baquet et le brancard posé à terre – évocation de l’activité militaire à Albert pendant la bataille de la Somme en 1916, où s’installent hôpitaux, cantonnements et dépôts – l’attention se focalise au second plan sur la basilique en ruines et la statue de la Vierge suspendue dans le ciel, évocation des dégâts matériels causés par l’artillerie.</p>
<p>L’œuvre de François Flameng a été publiée dans le journal <em>L’Illustration </em>le 31 mars 1917 (n° 3865). Les images de la vierge penchée d’Albert ont été largement diffusées dans les journaux pendant toute la durée du conflit et popularisées par la carte postale, faisant de la statue d’Albert Roze, une des « icônes populaires de la guerre » [3]. La statue s’effondre en avril 1918, donnant presque raison au dicton qui s’est répandu pendant le conflit : « quand la Vierge tombera, la guerre finira » [4].</p>
<p>Laëtitia Desserrières<br />
Assistante au Cabinet des dessins, des estampes et de la Photographie</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[1] Du 11 mars au 4 juillet 2016.</p>
<p>[2] Notamment les articles 27 et 56 : Art. 27. « Dans les sièges et bombardements, toutes les mesures nécessaires doivent être prises pour épargner, autant que possible, les édifices consacrés aux cultes, aux arts, aux sciences et à la bienfaisance, les hôpitaux et les lieux de rassemblement de malades et de blessés, à condition qu&rsquo;ils ne soient pas employés en même temps à un but militaire. Le devoir des assiégés est de désigner ces édifices ou lieux de rassemblement par des signes visibles spéciaux qui seront notifiés d&rsquo;avance à l&rsquo;assiégeant. » Art. 56. « Les biens des communes, ceux des établissements consacrés aux cultes, à la charité et à l&rsquo;instruction, aux arts et aux sciences, même appartenant à l&rsquo;Etat, seront traités comme la propriété privée.</p>
<p>Toute saisie, destruction ou dégradation intentionnelle de semblables établissements, de monuments historiques, d&rsquo;œuvres d&rsquo;art et de science, est interdite et doit être poursuivie. »</p>
<p>[3] Claire Maingon, « Imaginaire et esthétique du patrimoine en guerre. L’exposition d’œuvres d’art mutilées ou provenant des régions dévastées par l’ennemi, Paris, 1916 », <em>1914-1918. Le Patrimoine s’en va-t-en guerre,</em> cat. exp. sous la dir. de Jean-Marc Hofman, Paris, Citée de l’Architecture &amp; du Patrimoine / Nora éditions, 2016, p. 50.</p>
<p>[4] L’église d’Albert est reconstruite à l’identique entre 1927 et 1931 par Louis Duthoit, fils d’Edmond, surmontée d’une réplique de la Vierge dorée.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/la-vierge-doree-dalbert-une-icone-populaire-de-la-guerre/">La Vierge dorée d’Albert : une « icône populaire de la guerre »</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Gravures d’Hartrick prêtées à Antony, pour l’expo « Guerre 14-18. Le travail des femmes »</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Nov 2015 15:38:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Parmi les commémorations du centenaire de la Grande Guerre, aucune exposition n’avait spécifiquement traité la question du travail des femmes pendant le conflit. C’est aujourd’hui chose faite grâce à l’exposition Guerre 14-18. Le travail des femmes, organisée par la Maison des Arts d’Antony du 12 novembre 2015 au 3 janvier 2016. Ce projet s’articule autour [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Parmi les commémorations du centenaire de la Grande Guerre, aucune exposition n’avait spécifiquement traité la question du travail des femmes pendant le conflit. C’est aujourd’hui chose faite grâce à l’exposition Guerre 14-18. Le travail des femmes, organisée par la Maison des Arts d’Antony du 12 novembre 2015 au 3 janvier 2016.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/11/2014.0.23.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2406 size-medium" title="Paris, les Halles. Le carreau, janvier 1916 © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/11/2014.0.23-300x224.jpg" alt="2014.0.23" width="300" height="224" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/11/2014.0.23-300x224.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/11/2014.0.23-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/11/2014.0.23.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Ce projet s’articule autour d’œuvres de la collection de photographies Roger-Viollet, illustrant le quotidien des femmes à l’arrière. Le Musée de l’Armée participe activement à cet évènement par le prêt de deux clichés issus d’un album de l’Identité Judiciaire témoignant de l’importance primordiale du rôle des infirmières soignant les blessés et d’un cliché de la Section photographique des armées montrant la vie quotidienne des parisiennes pendant la guerre [1]. Le Musée prête également une série de six estampes de l’illustrateur anglais Archibald Standish Hartrick (1864-1950). Tirées d’un album de propagande produit par le gouvernement anglais en 1917, intitulé <em>The Great War: Britain’s Efforts and Ideals</em> [2], elles illustrent comment les femmes exercent allègrement des métiers traditionnellement dévolus aux hommes (conductrice de bus, ouvrière dans une usine de munitions…) pendant le conflit.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/11/15-606001.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2405 size-medium" title="Dans les gares, nettoyeuses de machines et de voitures, litographie de Hartrick Archibald Standish (1864-1950) © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/11/15-606001-228x300.jpg" alt="15-606001" width="228" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/11/15-606001-228x300.jpg 228w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/11/15-606001-91x120.jpg 91w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/11/15-606001.jpg 495w" sizes="(max-width: 228px) 100vw, 228px" /></a></p>
<p>La présentation conjointe de photographies et d’estampes permet de s’interroger sur le rôle de ces dernières pendant la Première Guerre mondiale. En effet, elles ne doivent plus être un témoignage le plus véridique possible d’une réalité – la photographie a pris le relais – mais l’expression de la vision d’un artiste ou dans le cas présent d’un organisme officiel. Ici, Hartrick a été invité à concevoir l’image d’une femme forte qui affronte les épreuves et remplace les hommes. Cette vision conforte l’idée générale selon laquelle la guerre a permis l’émancipation de la femme, qui, en remplaçant les hommes absents, s’est intégrée dans l’espace public auparavant fermé. Cependant cette idée un peu simpliste doit nécessairement être nuancée, ce que permettra la présentation aux côtés des estampes de photographies témoignant de la brutalité d’un quotidien difficile pour tous mais particulièrement pour les femmes, seules chargées de faire vivre leur famille. Ce motif des femmes au travail a connu une certaine diffusion pendant la guerre et a peut-être préparé l’opinion publique à l’octroi, dès 1918 en Grande-Bretagne, du droit de vote aux femmes de plus de trente ans.<br />
Entre vision rêvée et réalité, la diversité des points de vue adoptés dans l’exposition permettra au spectateur de découvrir le plus largement possible ce sujet encore mal connu.</p>
<p>Hélène Boudou-Reuzé, assistante de conservation au Cabinet des dessins, des estampes et de la photographie</p>
<p>[1] Inv. 30888-266, 30888-267 et 2014.0.23.<br />
[2] Inv. 544-9 C1</p>
<pre>Crédits photos :
Photo 1 : © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-GP / Anne-Sylvaine Marre-Noël
Photo 2 : © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-GP / Pascal Segrette – Droits réservés</pre>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/des-gravures-dhartrick-pretees-a-antony-pour-lexposition-guerre-14-18-le-travail-des-femmes/">Gravures d’Hartrick prêtées à Antony, pour l’expo « Guerre 14-18. Le travail des femmes »</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Nouvelle acquisition au musée de l’Armée : une réglette de correction d’artilleur de la Grande Guerre</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/nouvelle-acquisition-au-musee-de-larmee-une-reglette-de-correction-dartilleur-de-la-grande-guerre/</link>
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		<pubDate>Wed, 04 Nov 2015 09:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[Acquisitions]]></category>
		<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[artillerie]]></category>
		<category><![CDATA[instrument de mesure]]></category>
		<category><![CDATA[premiere guerre mondiale]]></category>
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		<description><![CDATA[Les collections du musée de l’Armée se sont récemment enrichies d’une réglette destinée à corriger les écarts en portée et en direction des tirs d’artillerie. Grâce à ce don d’un collectionneur privé, c’est un instrument d’artillerie peu banal qui entre dans les collections du musée. Pour régler un tir d’artillerie, le chef de pièce utilise [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les collections du musée de l’Armée se sont récemment enrichies d’une réglette destinée à corriger les écarts en portée et en direction des tirs d’artillerie. Grâce à ce don d’un collectionneur privé, c’est un instrument d’artillerie peu banal qui entre dans les collections du musée.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/14-528632.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2231 size-medium" title="Réglette de correction des écarts en portée et en direction (recto) © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/14-528632-300x220.jpg" alt="Réglette de correction (recto)" width="300" height="220" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/14-528632-300x220.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/14-528632-163x120.jpg 163w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/14-528632.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Pour régler un tir d’artillerie, le chef de pièce utilise les tables de tirs fournies par le ministère de la Guerre, calculées à partir d’un climat tempéré et sec, un vent nul et un obus de charge moyenne. Or, l’artillerie est amenée à tirer lorsqu’il pleut, qu’il vente et/ou que les températures sont très basses ou, au contraire, très élevées ; et la précision du tir peut être altérée par ces conditions météorologiques particulières.</p>
<p>Au début de la Première Guerre mondiale, les services de l’artillerie sont peu équipés en instruments d’observation et de mesure des données météorologiques. C’est pourquoi, à partir de février 1915, les artilleurs, mais également les militaires servants dans l’aviation, la marine et le génie (alors en charge de l’emploi des bombonnes de gaz asphyxiants), réclament la création d’un service météorologique capable de leur fournir soit des données soit des instruments permettant d’optimiser leurs actions.</p>
<p>Cette demande aboutit en octobre 1915 à la création du bureau météorologique militaire, rattaché au Service géographique de l’armée. Ce bureau se voit confier plusieurs missions, parmi lesquelles la mise en place d’un réseau d’observation météorologique sur l’ensemble du front, la conception et la fourniture d’instruments de mesures adaptés, la formation de météorologistes et, surtout, l’amélioration des techniques de prévision du temps.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/14-528633.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2232 size-medium" title="Réglette de correction des écarts en portée et en direction (verso) © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/14-528633-300x235.jpg" alt="Réglette de correction (verso)" width="300" height="235" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/14-528633-300x235.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/14-528633-152x120.jpg 152w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/14-528633.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Ce bureau va alors concevoir des outils permettant aux artilleurs de modifier les réglages de tir en fonction des données météorologiques recueillies. Cette réglette permet ainsi de corriger les écarts de trajectoire des projectiles en fonction des paramètres suivants :</p>
<p>&#8211;          La pression atmosphérique, qui agit sur la portée en faisant varier la densité de l’air ;</p>
<p>&#8211;          La température, dont les variations modifient la densité de l’air et la vitesse initiale du tir ;</p>
<p>&#8211;          Le vent, dont la vitesse et la direction peuvent influer sur la portée et la direction prises par l’obus ;</p>
<p>&#8211;          Le poids de l’obus, car deux obus du même modèle n&rsquo;ont pas toujours exactement le même poids, notamment lorsqu’ils sont fabriqués par des manufactures différentes. Un système de marquage (cinq types allant de L, pour très léger, à ++++, pour très lourd) permet de prendre en compte le poids de chaque obus dans le calcul des trajectoires.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/14-528634.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2233 size-medium" title="Réglette de correction des écarts en portée et en direction (recto) © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/14-528634-300x220.jpg" alt="Réglette de correction (recto)" width="300" height="220" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/14-528634-300x220.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/14-528634-163x120.jpg 163w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/14-528634.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette réglette n’est pas une production du bureau météorologique militaire : les réglettes officielles sont fabriquées en carton contrecollé imprimé et portent la mention « Service géographique de l’armée – Bureau météorologique ». Il s’agit vraisemblablement d’une réalisation artisanale, fabriquée par un artilleur à partir d’une réglette officielle.</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<pre>Crédits photos : © <span style="color: #545454">Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël</span></pre><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/nouvelle-acquisition-au-musee-de-larmee-une-reglette-de-correction-dartilleur-de-la-grande-guerre/">Nouvelle acquisition au musée de l’Armée : une réglette de correction d’artilleur de la Grande Guerre</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Destin et photographies d’une fratrie pendant la Première Guerre mondiale</title>
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		<pubDate>Wed, 27 May 2015 08:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[Acquisitions]]></category>
		<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[premiere guerre mondiale]]></category>
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		<description><![CDATA[En 1914, René, Maurice et Pierre Charoy ont entre 20 et 25 ans lorsqu’ils sont mobilisés. Aucun de ces trois frères ne reviendra de la guerre et ne regagnera leur famille où une mère, une sœur et des amis les attendent. Le sort tristement commun de cette famille de la Meuse est sorti de l’oubli [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En 1914, René, Maurice et Pierre Charoy ont entre 20 et 25 ans lorsqu’ils sont mobilisés. Aucun de ces trois frères ne reviendra de la guerre et ne regagnera leur famille où une mère, une sœur et des amis les attendent. Le sort tristement commun de cette famille de la Meuse est sorti de l’oubli il y a quelques mois grâce à la générosité de leurs descendants qui ont fait don au musée de l’Armée d’un ensemble comprenant des pièces d’uniformes, plaques d’identités, documents et photographies relatifs à l’histoire de ces trois frères et leur famille pendant la Première Guerre mondiale. </strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/05/ill-3.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2100 size-thumbnail" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/05/ill-3-151x120.jpg" alt="ill 3" width="151" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/05/ill-3-151x120.jpg 151w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/05/ill-3-300x237.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/05/ill-3.jpg 766w" sizes="(max-width: 151px) 100vw, 151px" /></a></p>
<p>En rejoignant les collections du musée, ce don vient enrichir la connaissance de ce conflit selon une perspective intime : il raconte une histoire de la guerre vue par un prisme familial, conférant aux objets une valeur sensible et mémorielle. Transmis comme un ensemble cohérent, les différentes composantes de ce fonds permettent une lecture croisée de l’histoire de cette famille. Les nombreuses photographies qui composent le fonds s’inscrivent au sein de la production amateur due aux soldats et officiers [1], « photographes de circonstance [2] » si nombreux pendant la Grande Guerre.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/05/ill-2.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2099 size-thumbnail" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/05/ill-2-174x120.jpg" alt="ill 2" width="174" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/05/ill-2-174x120.jpg 174w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/05/ill-2-300x206.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/05/ill-2.jpg 1024w" sizes="(max-width: 174px) 100vw, 174px" /></a></p>
<p>Décédé dès septembre 1914, Maurice Charoy n’a pas laissé de photographies. En revanche, à compter de 1915, René et Pierre se saisissent de leurs appareils et enregistrent leur quotidien sur les premières lignes, au cantonnement et, plus ponctuellement, auprès de leur famille durant leurs rares permissions. Disparu sur le front champenois en juin 1915, René n’a laissé qu’une cinquantaine de clichés relatant son expérience d’aspirant au 19e bataillon de chasseurs à pieds. Pierre Charoy, son aîné &#8211; mobilisé en tant que maréchal des Logis au 4e régiment des Hussards puis comme agent de liaison au 151e régiment d’infanterie &#8211; est l’auteur d’un ensemble plus important de clichés. Les sujets représentés attestent d’une pratique de la photographie envisagée comme une distraction prenant part à la vie quotidienne et aux moments de détente. Ses photographies procèdent également d’un possible besoin de témoigner de l’expérience des tranchées : ce que l’on voit, ce que l’on vit et, parfois, ce qui résulte de la guerre – la mort.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/05/ill-1.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2098 size-thumbnail" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/05/ill-1-180x120.jpg" alt="ill 1" width="180" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/05/ill-1-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/05/ill-1-300x199.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/05/ill-1.jpg 1024w" sizes="(max-width: 180px) 100vw, 180px" /></a></p>
<p>Au-delà de ses qualités documentaires et de son apport à la connaissance de la photographie amateur de la Grande Guerre, c’est l’intégrité du fonds qui constitue sa véritable richesse : aux tirages et négatifs viennent en effet s’ajouter des albums photographiques, vraisemblablement constitués par leur sœur, et des documents relatifs à la vie de la famille et aux frères disparus. D’un point de vue mémoriel, l’objet le plus marquant est sans aucun doute le portefeuille de Pierre Charoy, « en l’état » depuis sa mort des suites de la chute de l’avion qu’il pilotait en juillet 1917 [3]. Parmi ses notes personnelles, noms et adresses de camarades, fleurs séchées et photographies, Pierre conservait les lettres d’adieu de ses deux frères ainsi que ses propres volontés en cas de mort. La dimension émotionnelle d’un tel contenu confère à ce fonds une valeur mémorielle extrêmement forte. La cohérence de l’ensemble et les liens entre ses composantes permettent une transmission de la mémoire familiale respectant les fondements de sa mise en place.<br />
Ce don contribue à l’écriture d’histoires sensibles et personnelles de la Grande Guerre, accordant une place à la mémoire individuelle au sein de la grande histoire [4].</p>
<p>Marie Lamassa, Cabinet des estampes, dessins et photographies<br />
[1] On peut lire à ce sujet : FIESCHI Caroline, JOSCHKE Christian, PETITEAU Anthony, « Photographier la guerre en amateur. », dans <em>Vu du front, représenter la Grande Guerre</em>, Catalogue d’exposition, Musée de l’Armée, 15 octobre 2014 – 25 janvier 2015, Paris, Somogy éditions d’art, 2014. p. 79-88.<br />
[2] LACAILLE Frédéric et PETITEAU Anthony, P<em>hotographies de poilus, soldats photographes au cœur de la Grande Guerre</em>, Paris, Somogy éditions d’art, 2004, p.9.<br />
[3] Pierre Charoy est breveté pilote aviateur par la Fédération Aéronautique Internationale le 29 mai 1917 puis fut pilote à l’escadrille N85.<br />
[4] On peut lire à ce sujet l’ouvrage de GASPIN Jordan, <em>Souvenirs et destins de Poilus</em>, Collections du musée de l’Armée, Rennes, Editions Ouest-France, 2008.</p>
<p>Crédits photos : ©Paris – Musée de l’Armée</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/destin-et-photographies-dune-fratrie-pendant-la-premiere-guerre-mondiale/">Destin et photographies d’une fratrie pendant la Première Guerre mondiale</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Sur les traces d’un as de la Grande Guerre, le récolement au musée de l’Air et de l’Espace</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/sur-les-traces-dun-as-de-la-premiere-guerre-mondiale-le-recolement-au-musee-de-lair-et-de-lespace/</link>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2015 08:30:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[pièce insolite]]></category>
		<category><![CDATA[aviation]]></category>
		<category><![CDATA[Guynemer]]></category>
		<category><![CDATA[premiere guerre mondiale]]></category>
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		<description><![CDATA[Le récolement décennal des collections permet de se confronter dans certaines occasions à des objets que l’on ne s’attend pas à trouver dans une institution comme le musée de l’Armée, qui conserve pour l’essentiel des pièces liées à l’histoire de l’armée de Terre française. En octobre dernier, une équipe du musée de l’Armée a ainsi [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le récolement décennal des collections permet de se confronter dans certaines occasions à des objets que l’on ne s’attend pas à trouver dans une institution comme le musée de l’Armée, qui conserve pour l’essentiel des pièces liées à l’histoire de l’armée de Terre française. En octobre dernier, une équipe du musée de l’Armée a ainsi récolé un avion datant de la Première Guerre mondiale.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/04/Spad-VII_10-511827-bandeau-allegee.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2032 size-medium" title="Le Vieux Charles de Guynemer - ©Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/04/Spad-VII_10-511827-bandeau-allegee-300x236.jpg" alt="Le Vieux Charles de Guynmer - Spad VII" width="300" height="236" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/04/Spad-VII_10-511827-bandeau-allegee-300x236.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/04/Spad-VII_10-511827-bandeau-allegee-152x120.jpg 152w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/04/Spad-VII_10-511827-bandeau-allegee.jpg 974w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Il s’agit d’un appareil de type Spad VII, baptisé <em>Le Vieux Charles</em> et qui fut piloté par le capitaine Georges Guynemer (1894-1917). Figure marquante de l’histoire de l’aviation française et de la Première Guerre mondiale, as aux 53 victoires homologuées, Guynemer s’engage en 1914 et obtient son brevet de pilote en mars 1915.</p>
<p>L’appareil, aujourd’hui présenté dans les salles du <a title="Muséd de l'Air et de l'Espace" href="http://www.museeairespace.fr/" target="_blank">musée de l’Air et de l’Espace</a> au Bourget, est l’un des rares parmi ceux pilotés par Guynemer à être aujourd’hui exposé dans une institution muséale. L’avion porte l’emblème de l’escadrille n°3, dite escadrille des Cigognes, à laquelle Guynemer appartenait, ainsi que le numéro 2, qui le distinguait des autres membres de sa formation, chaque pilote ayant son numéro personnel. La plupart des pièces de cet avion appartiennent à la série S 254 et ont été produites entre 1916 et 1917 par les établissements Blériot.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/04/Spad-VII-article-allegee.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2033 size-medium" title="Le Vieux Charles de Guynemer - détail" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/04/Spad-VII-article-allegee-300x300.jpg" alt="Le Vieux Charles de Guynmer - Spad VII" width="300" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/04/Spad-VII-article-allegee-300x300.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/04/Spad-VII-article-allegee-120x120.jpg 120w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/04/Spad-VII-article-allegee.jpg 768w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Guynemer pilote ce Spad VII de février à juillet 1917 et obtient à son bord 16 victoires homologuées en l’espace de six mois, ce qui est considérable, puisque la durée de vie des appareils est à l’époque limitée de 3 et 18 mois. Guynemer ayant par ailleurs un style de pilotage plus « agressif » comparé à d’autres as de la Première Guerre mondiale, tel René Fonck (1894-1953), il a ainsi endommagé nombre d’appareils. Cet avion n’est pas le dernier qu’il a piloté : celui aux commandes duquel il a trouvé la mort en septembre 1917 dans les Flandres a en effet été détruit.</p>
<p>Après la disparition de Guynemer, cet avion est affecté aux collections du musée de l’Armée et exposé en l’Hôtel des Invalides, avant d’être déposé auprès du musée de l’Air et de l’Espace en 1967. Il a été restauré à la fin des années 1990 avec le double souci de respecter l’objet et son intégrité d’une part, d’utiliser des procédés réversibles d’autre part.</p>
<p>Dès lors, récoler une telle pièce demande une méthode adaptée : outre la difficulté de réaliser des clichés, les vérifications des inscriptions et marques figurant sur l’objet sont parfois acrobatiques, sans compter le marquage du numéro d’inventaire et de la provenance, qui doit prendre en compte la fragilité de la pièce et rester discret. Une expérience de « haute voltige » dans la vie d’un agent récoleur !</p>
<p>Mathilde Benoistel<br />
Département experts et inventaire</p>
<p>En complément, vous pouvez également consulter<a title="Le Vieux Charles dans Les Invalides dans la Grande Guerre" href="https://actualites.musee-armee.fr/vie-du-musee/les-invalides-dans-la-grande-guerre-episode-21-le-vieux-charles/" target="_blank"> l’épisode 21, Le « Vieux Charles », du feuilleton Les Invalides dans la Grande Guerre, publié sur le blog des actualités du site du musée de l’Armée</a>.</p>
<p>Crédits photos : © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/sur-les-traces-dun-as-de-la-premiere-guerre-mondiale-le-recolement-au-musee-de-lair-et-de-lespace/">Sur les traces d’un as de la Grande Guerre, le récolement au musée de l’Air et de l’Espace</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Une année à l’armée d’Orient avec le soldat Alexandre Berraud</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Apr 2015 08:30:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Présentée au musée d’histoire de Marseille jusqu’au 17 mai 2015, l’exposition Le Front d’Orient. Les soldats oubliés revient sur les événements qui se sont déroulés aux Dardanelles et dans les Balkans pendant le premier conflit mondial. A cette occasion, le musée de l’Armée a prêté plusieurs cartes postales dessinées et écrites par le soldat Alexandre [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Présentée au musée d’histoire de Marseille jusqu’au 17 mai 2015, l’exposition <em>Le Front d’Orient. Les soldats oubliés</em> revient sur les événements qui se sont déroulés aux Dardanelles et dans les Balkans pendant le premier conflit mondial. A cette occasion, le musée de l’Armée a prêté plusieurs cartes postales dessinées et écrites par le soldat Alexandre Berraud parmi un fonds de 87 œuvres, qui permettent de le suivre pendant l’année qu’il passe au front d’Orient.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/03/P3270237.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2016" title="Carte postale d'Alexandre Berraud, 3 mai 1916 © Paris – Musée de l’Armée" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/03/P3270237-185x120.jpg" alt="P3270237" width="185" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/03/P3270237-185x120.jpg 185w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/03/P3270237-300x193.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/03/P3270237.jpg 640w" sizes="(max-width: 185px) 100vw, 185px" /></a></p>
<blockquote><p><em>« 6 Mai 1916. Ismaïly. My dearling (sic). Je viens de recevoir de tes nouvelles et j’en suis bien heureux. En ce moment, je suis aux avants postes devant Doïran dans un pays merveilleux dont tu te rendras compte par toi même en regardant le dessin ci contre, c’est ce que nous voyons depuis ici. Nous apercevons les Boches et leurs camps, ils se baladent en auto sur la route qui entre à Doïran, tout à l’heure un de nos avions est venu bombarder la ville. Les canons ronflaient mais ils n&rsquo;ont pu l’attraper. Je me plais mieux ici qu’à la Division malgré qu&rsquo;on n&rsquo;y boit que de l’eau et qu’on y crève littéralement de faim. Je suis pour 48 heures tranquille car à la Cie ce n&rsquo;est pas le filon, on travaille 5h, le matin de 5 à 10 et de 1 à 5 le soir par une chaleur de 50 degrés à faire des routes derrière les avants postes, il fait si chaud que le chocolat et les bougies fondent à l&rsquo;ombre dans les tentes. Ah ! quel joli pays ! si c’était en temps de paix et que tu sois là. Quelles promenades, quel bonheur. […] La santé est parfaite mais je suis absolument éreinté, tant de fatigue que de travail. Mais ce n&rsquo;est rien va, j&rsquo;ai bon espoir que ça finisse bientôt. […] A toi mes plus doux baisers et à bientôt le plaisir de te lire. kys my cuic (sic). AB »</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/03/P3270238.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2017 size-thumbnail" title="Carte postale d'Alexandre Berraud, 6 mai 1916 © Paris – Musée de l’Armée" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/03/P3270238-185x120.jpg" alt="P3270238" width="185" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/03/P3270238-185x120.jpg 185w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/03/P3270238-300x193.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/03/P3270238.jpg 640w" sizes="(max-width: 185px) 100vw, 185px" /></a></p>
<p>Alexandre Berraud naît à Bouclans, dans le Doubs, le 27 janvier 1884. Il s’installe à Charenton en 1908 où il exerce un emploi dans une étude notariale. En 1914, il est mobilisé au 235e régiment d’infanterie [1] et prend part aux combats en Alsace en 1914-1915. Il embarque à Marseille le 18 octobre 1915, en direction de Salonique, où il arrive le 23 octobre. Il entame alors une correspondance suivie avec sa femme, sur cartes postales, qu’il illustre au recto de dessins faits de sa main. Le musée de l’Armée conserve un ensemble de 87 de ces cartes [2], dessinées entre le 23 octobre 1915 et le 25 novembre 1916, donné au musée de l’Armée par madame Berraud au sortir de la guerre, en 1921.</p>
<p>Ces dessins d’un « apprenti dessinateur », comme Berraud se qualifie lui-même, à la plume ou au crayon de couleur montrent essentiellement des paysages, des vues de villes et de villages, ainsi que des portraits ou des scènes de la vie quotidienne. Grâce aux mentions précises des localités où il se trouve, il est possible de reconstituer l’itinéraire d’Alexandre Berraud dans les Balkans, de la retraite de Serbie pendant l’hiver 1915 aux offensives menées pour la prise de Monastir en novembre 1916. Entre la Grèce, la Bulgarie et la Serbie, il évolue le long du fleuve Vardar, entre Salonique et le lac Doïran en passant par Kukus, Gevgheli et Negotin.</p>
<p>La lecture des cartes quant à elle, nous permet de comprendre le quotidien difficile des soldats de l’armée d’Orient, ainsi que l’état d’esprit de leur auteur, pour qui l’éloignement est douloureux : « Depuis ce matin, je regarde le port et j’ai un cafard formidable en voyant la grande bleue qui jette une séparation de 300 km entre nous et la France », écrit-il le 26 mars 1916. La pratique du dessin constitue alors un moyen de lutter contre l’ennui.<br />
D’une écriture fine et serrée, il raconte les nombreux obstacles auxquels il est confronté quotidiennement : la difficulté de se procurer de l’eau et de la nourriture, la maladie, les longues marches et la chaleur sont des thèmes récurrents dans ses écrits. Le manque d’information sur le déroulement de la guerre en France, mais aussi l’évocation des ennemis sont régulièrement mentionnés.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/03/1403-62-C1.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-thumbnail wp-image-2015" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/03/1403-62-C1-186x120.jpg" alt="1403-62 C1" width="186" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/03/1403-62-C1-186x120.jpg 186w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/03/1403-62-C1-300x192.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/03/1403-62-C1.jpg 640w" sizes="(max-width: 186px) 100vw, 186px" /></a></p>
<p>Le quotidien est aussi fait de moments de détente qui voient Berraud passer tout son temps dans un « hôtel de la Tortue » qu’il a lui-même aménagé en recyclant du mobilier trouvé dans le village voisin, on peut y voir une « table d’un style nouveau genre représentée par une porte d’armoire Modern’style. » (20 août 1916).</p>
<p>Ses cartes postales montrent un homme cultivé et curieux. Au fil des jours, nous partageons ses réflexions sur la guerre, sur cette partie du conflit aujourd’hui encore mal connue. La correspondance d’Alexandre Berraud cesse le 25 novembre 1916. Trois semaines plus tard, il est tué lors de combats autour de Monastir, le 17 décembre 1916.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Laëtitia Desserrières, assistante Cabinet des dessins, des estampes et de la Photographie</p>
<p>[1] Le régiment est dissout en octobre 1916 et Alexandre Berraud est alors affecté au 260e régiment d’Infanterie.<br />
[2] Inv. 1403 C1.</p>
<p>Crédits photos : © Paris – Musée de l’Armée</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/une-annee-a-larmee-dorient-avec-le-soldat-alexandre-berraud/">Une année à l’armée d’Orient avec le soldat Alexandre Berraud</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Thann, ville martyre en Alsace</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Jan 2015 10:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans le cadre des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, l’exposition présentée au musée de l’Armée, produite en partenariat avec la Bibliothèque de Documentation Internationale, montre la manière dont les artistes contemporains ont perçu le front à travers leurs œuvres. La ville de Thann, en Alsace, a été représentée par François Flameng, Charles [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans le cadre des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, l’exposition présentée au musée de l’Armée, produite en partenariat avec la Bibliothèque de Documentation Internationale, montre la manière dont les artistes contemporains ont perçu le front à travers leurs œuvres. La ville de Thann, en Alsace, a été représentée par François Flameng, Charles Duvent ou encore Georges Scott, des artistes dont certaines œuvres sont exposées dans <em>Vu du front. Représenter la Grande Guerre</em>, ouverte encore pour quelques jours.</strong></p>
<p>La commune alsacienne de Thann, devenue allemande en 1870, est restée très attachée à la France [1]. Au moment de la déclaration de guerre en 1914, toute l’Alsace est allemande. Une semaine seulement après le début la guerre, les troupes françaises entrent à Thann et occupent la ville. Malgré une contre-attaque allemande, la commune est défendue par les chasseurs alpins et, à partir du 14 août 1914, revient dans le giron de la France. Dès lors capitale de l’Alsace française, elle reçoit à ce titre plusieurs fois la visite du maréchal Joffre.<br />
En janvier 1915, les combats pour la possession de la ville s’intensifient et Thann subit plusieurs bombardements successifs. Dès le début de la guerre, la ville compte déjà beaucoup de destructions : maisons, gare, usine de produits chimiques, rues bombardées ne forment plus qu’un amas de ruines. Située à 730 mètres de la ligne ennemie, l’église Saint-Thiébault reçoit quant à elle plusieurs obus qui n’endommagent que très peu sa façade.</p>
<p>Le musée de l’Armée conserve plusieurs œuvres représentant ou évoquant cette ville martyre pendant la Grande Guerre.<br />
Dans une aquarelle datée d’octobre 1915, le peintre officiel Charles Duvent (1867-1940) réalise un <em>Portrait de sœur Basiline</em>, « l’héroïne de Thann » [2]. Pendant le premier bombardement du village, cette sœur de Saint Vincent de Paul transfère les blessés de l’hôpital de Thann pour les mettre à l’abri dans une cave. Pour son action, elle se voit décerner la croix de la Légion d’Honneur ainsi que la croix de guerre par le gouvernement français (voir portrait ci-dessous).</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/01/14-518207.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1844 size-thumbnail" title="Soeur Basiline, dessin de Charles Duvent" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/01/14-518207-84x120.jpg" alt="14-518207" width="84" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/01/14-518207-84x120.jpg 84w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/01/14-518207-211x300.jpg 211w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/01/14-518207.jpg 459w" sizes="(max-width: 84px) 100vw, 84px" /></a></p>
<p>Quelques mois plus tard, François Flameng (1856-1923) immortalise à son tour le conflit à Thann en montrant un bombardement sur la ville [3].</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/01/14-524369.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1845 size-thumbnail" title="Thann le 16 janvier 1916, dessin de François Flameng" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/01/14-524369-184x120.jpg" alt="14-524369" width="184" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/01/14-524369-184x120.jpg 184w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/01/14-524369-300x195.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/01/14-524369.jpg 758w" sizes="(max-width: 184px) 100vw, 184px" /></a></p>
<p>Georges Scott (1873-1942) de son côté représente l’<em>Eglise de Thann</em> en août 1917 [4]. Un poilu affecté sur le front de l’Argonne à cette époque témoigne : « Toujours le même train de vie plutôt agréable : on ne se croirait pas en guerre. Cependant dans la direction de Thann, on entend des éclatements de bombes. Thann charmante petite ville qui comptait bien 800 habitants avant la guerre, en a conservé à peu près la moitié. […] L’église, ancienne collégiale, vraie petite cathédrale, est intacte, très belle. Les visiteurs n’y manquent pas. » [5]</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/01/14-517908.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1843 size-thumbnail" title="L'église de Thann en août 1917, dessin de Georges Scott" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/01/14-517908-82x120.jpg" alt="14-517908" width="82" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/01/14-517908-82x120.jpg 82w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/01/14-517908-206x300.jpg 206w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/01/14-517908.jpg 447w" sizes="(max-width: 82px) 100vw, 82px" /></a></p>
<p>L’armistice du 11 novembre 1918 met fin au martyre de la première ville française en Alsace. La reconstruction est rapide et, dès 1925, les traces laissées par les bombardements ont en grande partie disparu. Le 18 août 1919 Thann reçoit la croix de guerre.</p>
<p>Fanny Lefaure, département Iconographie</p>
<p>[1] A titre d’exemple, lors des élections du conseil municipal en 1871, sur 1800 électeurs seuls 15 votants – Allemands émigrés – votèrent.<br />
[2] <em>L’Œuvre de Charles Duvent, peintre en mission du ministère des Affaires étrangères aux armées</em>, catalogue d’exposition, paris, musée des Arts Décoratifs, 1916. Paris, musée de l’Armée, inv. 09054 C1 ; Ea 467.<br />
[3] François Flameng, <em>Thann, 16 janvier 1916</em>. Inv. 1068 C1 ; Eb 1227.<br />
[4] Inv. 05439 C1 ; Eb 606.<br />
[5] <em>Carnets de route 1915-1918 d’Ernest Olivié, prêtre brancardier</em>, samedi 20 octobre 1917.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/thann-ville-martyre/">Thann, ville martyre en Alsace</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>« Quelques feuillets arrachés au carnet de guerre d’un artiste inconnu » : Georges Victor-Hugo</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Nov 2014 16:12:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Peintre et dessinateur, petit-fils de Victor Hugo, Georges Victor-Hugo (1868-1925) est aussi écrivain. Après un engagement de trois ans dans la marine, il publie ses Souvenirs d’un matelot en 1896, puis, en 1902, Mon grand-père [1]. Dessinateur, il a réalisé lors de la Première Guerre mondiale, un ensemble de dessins dont certains sont présentés actuellement [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Peintre et dessinateur, petit-fils de Victor Hugo, Georges Victor-Hugo (1868-1925) est aussi écrivain. Après un engagement de trois ans dans la marine, il publie ses <em>Souvenirs d’un matelot</em> en 1896, puis, en 1902, <em>Mon grand-père</em> [1]. Dessinateur, il a réalisé lors de la Première Guerre mondiale, un ensemble de dessins dont certains sont présentés actuellement dans l’exposition <em>Vu du front. Représenter la Grande Guerre</em>.</strong></p>
<p>La Grande Guerre de Georges Victor-Hugo débute en 1915. Affecté dans un premier temps à la censure à Paris, puis comme agent de liaison au 171e régiment d’Infanterie, on le trouve dans la région du Bois des Chevaliers dans les Hauts-de-Meuse, puis en Champagne au moment de l’offensive de septembre 1915. Il participe aux combats autour de la ferme Navarin, et obtient une citation à cette occasion mais est contraint de quitter le front pour raisons de santé en 1916.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/11/M502501_19365-13_P.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-medium wp-image-1796" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/11/M502501_19365-13_P-300x179.jpg" alt="M502501_19365-13_P" width="300" height="179" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/11/M502501_19365-13_P-300x179.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/11/M502501_19365-13_P-200x120.jpg 200w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/11/M502501_19365-13_P-1024x611.jpg 1024w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/11/M502501_19365-13_P.jpg 1600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>En 1916, l’artiste Sem publie un article sur les croquis de guerre réalisés par Georges Victor-Hugo en Champagne en 1915-1916 dans le journal<em> L’Illustration</em> [2]. Témoignant du quotidien des combattants, ces dessins sont réalisés avec les matériaux trouvés dans les tranchées. Georges Victor-Hugo raconte lui-même la fabrication d’un dessin : « je le coloriais légèrement avec ce que j’avais sous la main. Un peu de jus de tabac et une goutte de café sucré, cela fait une sépia épatante ; avec un peu de pinard on fait du sang magnifique, et, pour obtenir le terrain, le ton général du paysage, ce ton blanchâtre de la Champagne, je délayais un peu de la craie attachée à ma capote… et voilà ![3] »<br />
Le musée de l’Armée conserve dans ses collections vingt-sept de ces croquis de guerre qui, d’un trait rapide, saisissent le tumulte au moment des assauts comme dans la<em> Sortie de tranchée pour l’attaque</em> [4].</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/11/14-526570.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1795 size-medium" title="Sortie de tranchée pour l'attaque" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/11/14-526570-300x197.jpg" alt="14-526570" width="300" height="197" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/11/14-526570-300x197.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/11/14-526570-181x120.jpg 181w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/11/14-526570.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Les soldats représentés dans leurs activités quotidiennes, sont l’objet de plusieurs représentations à l’instar du <em>Guetteur dans une tranchée</em> [5].</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/11/M502501_19365-14_P.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1797 size-medium" title="Guetteur dans une tranchée" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/11/M502501_19365-14_P-179x300.jpg" alt="M502501_19365-14_P" width="179" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/11/M502501_19365-14_P-179x300.jpg 179w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/11/M502501_19365-14_P-71x120.jpg 71w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/11/M502501_19365-14_P-613x1024.jpg 613w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/11/M502501_19365-14_P.jpg 958w" sizes="(max-width: 179px) 100vw, 179px" /></a></p>
<p>Le retour de Georges Victor-Hugo à la vie civile est décrit pas son fils Jean : « Nommé sous-lieutenant honoraire, il se fit faire un képi remarquable, à ample fond de drap garance, le képi du colonel Ramollot, mais à un seul galon. En tenue bleu horizon, sa croix de guerre sur la poitrine et appuyé sur son bâton d’épine du bois des Chevaliers qu’il avait orné d’insignes allemands ramassés après les combats de septembre, il revint, d’assez mauvaise humeur, s’asseoir à la terrasse du café des Gaufres, aux Champs-Elysées. [6] »<br />
L’artiste s’emploie alors à faire connaître ses dessins de guerre qui sont exposés en 1917 au musée des Arts décoratifs à Paris. Un album de fac-similés en couleurs est publié à cette occasion, sous le titre <em>100 croquis de guerre. Front de Champagne 1915-1916</em>. L’Etat se porte acquéreur de neuf dessins de l’artiste à l’issue de l’exposition [7].<br />
Georges Victor-Hugo retourne une dernière fois sur le front à Noyon en mai 1917, reconnu comme artiste, chargé d’une mission artistique aux armées confiée par le sous-secrétariat d’Etat des Beaux-Arts.</p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=capUt-GgZNk&amp;index=5&amp;list=PLTweqM7G7FbSa3mWA-OFTkrB294U6WzrQ" target="_blank">Découvrez d’autres œuvres de Georges Victor-Hug sur la playlist You Tube consacrée à l&rsquo;exposition « Vu du front. Représenter la Grande Guerre »</a></p>
<p>Laëtitia Desserrières, assistante au département Iconographie</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[1] Cette même année, un décret lui accorde le droit de porter le nom de « Victor-Hugo » : bibliothèque de la Maison de Victor Hugo, Décret daté de 1902 : « Le Sieur Hugo (Georges, Charles, Victor, Léopold), […] est autorisé à faire précéder son nom patronymique de celui de « Victor » et à s’appeler légalement à l’avenir « Victor-Hugo » au lieu de « Hugo ».<br />
[2] Sem, « Un artiste inconnu », <em>L’Illustration</em>, numéro de Noël (3850), 16 décembre 1916.<br />
[3] <em>Ibid</em>.<br />
[4] Paris, musée de l’Armée. Inv. 19365/26 ; Eb 999.<br />
[5] Paris, musée de l’Armée. Inv. 19365/1 ; Eb 981.<br />
[6] Jean Hugo (1894-1984), <em>Le Regard de la mémoire</em>, Le Paradou, Acte Sud, 1983, p. 170. Pendant la guerre, Jean Hugo combat au 36e régiment d’Infanterie avant d’occuper une place d’interprète auprès de l’armée américaine à partir de 1917.<br />
[7] Ces dessins sont aujourd’hui conservés à la Bibliothèque de Documentation Internationale contemporaine (BDIC) – Musée d’Histoire contemporaine.</p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/quelques-feuillets-arraches-au-carnet-de-guerre-dun-artiste-inconnu-les-croquis-de-georges-victor-hugo/">« Quelques feuillets arrachés au carnet de guerre d’un artiste inconnu » : Georges Victor-Hugo</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Le képi-polo du capitaine Louis Frélaut : une coiffe caractéristique des officiers en août 1914</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Oct 2014 08:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au début de la Première Guerre mondiale, en août 1914, le 140e régiment d’infanterie est envoyé dans les Vosges. Régiment semi-alpin basé à Grenoble, il se compose de quatre bataillons comptant de nombreux montagnards spécialisés dans la reconnaissance en haute-montagne. Dès le 8 août 1914, le régiment se concentre au col des Bas-Genelles, tandis que [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Au début de la Première Guerre mondiale, en août 1914, le 140e régiment d’infanterie est envoyé dans les Vosges. Régiment semi-alpin basé à Grenoble, il se compose de quatre bataillons comptant de nombreux montagnards spécialisés dans la reconnaissance en haute-montagne.</strong></p>
<p style="text-align: center"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1748" title="Képi &quot;polo&quot; de capitaine du 140 régiment d'infanterie Porté par le capitaine Louis Frélaut lorsqu'il a été blessé par un éclat d'obus le 15 août 1914 à Sainte-Marie-aux Mines ©Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais/Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/10/14-552139-300x225.jpg" alt="Képi &quot;polo&quot; de capitaine du 140 régiment d'infanterie Porté par le capitaine Louis Frélaut lorsqu'il a été blessé par un éclat d'obus le 15 août 1914 à Sainte-Marie-aux Mines ©Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais/Emilie Cambier" width="200" height="150" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/14-552139-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/14-552139-159x120.jpg 159w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/14-552139.jpg 758w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></p>
<p style="text-align: justify">Dès le 8 août 1914, le régiment se concentre au col des Bas-Genelles, tandis que le 1er bataillon se positionne, dès le 13 août, au col de Sainte-Marie-aux-Mines, à la frontière franco-allemande. Le capitaine Louis Frélaut, affecté à ce bataillon, est atteint d’un éclat d’obus le 15 août et décède le lendemain à l’âge de 42 ans. Il est le premier officier du 140e régiment d’infanterie mort pour la France.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/10/14-553480.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1749 size-medium" title="Détail du képi &quot;polo&quot; de capitaine du 140 régiment d'infanterie. Porté par le capitaine Louis Frélaut lorsqu'il a été blessé par un éclat d'obus le 15 août 1914 à Sainte-Marie-aux Mines détail © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais/Pierre-Luc Baron-Moreau" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/10/14-553480-225x300.jpg" alt="Détail du képi &quot;polo&quot; de capitaine du 140 régiment d'infanterie. Porté par le capitaine Louis Frélaut lorsqu'il a été blessé par un éclat d'obus le 15 août 1914 à Sainte-Marie-aux Mines détail © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais/Pierre-Luc Baron-Moreau" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/14-553480-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/14-553480-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/10/14-553480.jpg 488w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Son képi, dit képi-polo, conservé dans les réserves du musée de l’Armée, est caractéristique de la coiffe des officiers en août 1914. Le terme « polo » désigne, au début du XXe siècle, les chapeaux des joueurs de polo ainsi qu’ une coiffe de femme qui ne comporte pas de bords. Ce terme a vraisemblablement été repris pour le képi dit « polo », contemporain de ces coiffures et présentant les mêmes caractéristiques. Son emploi apparaît dans l’armée au milieu du XIXe siècle. Considéré comme pratique et léger, ce modèle se généralise à partir de 1880 et, à la déclaration de la guerre en 1914, fait partie de l’uniforme de l’infanterie de ligne.</p>
<p style="text-align: justify">Malgré les tentatives, restées infructueuses, d’adopter des couleurs moins voyantes, le képi d’officier d’infanterie se compose de deux bandeaux de draps : l’un bleu marine renvoyant à la couleur de la veste, l’autre de ton garance en référence au pantalon. Le corps d’officier est symbolisé par le nœud hongrois apposé sur le calot et les galons dorés marquent le grade, ici trois pour le capitaine Frélaut. Le numéro du régiment, réalisé en cannetille, est brodé sur le devant.</p>
<p style="text-align: justify">Cette coiffe se distingue du képi-foulard, utilisé entre 1885 et 1910, dont le calot était plus ample que celui du képi-polo, lequel présente une forme plus cylindrique et rigide. Le trou provoqué par l’éclat d’obus qui a coûté la vie au capitaine Frélaut, est bien visible et symbolise la violence des premiers mois du conflit, qui sont parmi les plus meurtriers. Cela conduit à adapter l’équipement militaire en général, la défense de tête en particulier. Ainsi, dès 1915, le képi n’est plus utilisé pour le combat au profit du casque en métal Adrian qui assure une meilleure protection.<br />
Clotilde Forest<br />
Documentaliste<br />
Département expert et inventaire</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-kepi-polo-du-capitaine-louis-frelaut-une-coiffe-caracteristique-des-officiers-en-aout-1914/">Le képi-polo du capitaine Louis Frélaut : une coiffe caractéristique des officiers en août 1914</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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