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	<title>Le blog des collectionspresse - Le blog des collections</title>
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		<title>Focus sur les collections de photographies : la guerre de Crimée (1854-1856)</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jul 2018 09:36:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le musée de l’Armée conserve un ensemble de de 88 photographies relatives à la guerre de Crimée (1854-1856), issues de différentes collections originelles. Par la diversité de leurs auteurs, de leurs sujets mais également de leurs anciens propriétaires, elles permettent non seulement de dresser un panorama de la représentation photographique de ce conflit mais aussi, [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Le musée de l’Armée conserve un ensemble de de 88 photographies relatives à la guerre de Crimée (1854-1856), issues de différentes collections originelles. Par la diversité de leurs auteurs, de leurs sujets mais également de leurs anciens propriétaires, elles permettent non seulement de dresser un panorama de la représentation photographique de ce conflit mais aussi, et c’est ce qui nous intéresse ici, d’appréhender la circulation des photographies de la guerre de Crimée en France et en Angleterre à la fin du conflit.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/05/06-514032.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3287"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3287 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/05/06-514032-300x234.jpg" alt="Roger Fenton, groupe de chasseurs d'Afrique, 1855" width="300" height="234" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/06-514032-300x234.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/06-514032-154x120.jpg 154w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/06-514032.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Opposant d’abord la Turquie à la Russie en une lutte contre les ambitions ottomanes russes, la France et l’Angleterre entrent dans la guerre de Crimée le 28 mars 1854 et décident de frapper un point stratégique en mer Noire : le port de Sébastopol. Après une première bataille aux environs de la rivière de l’Alma, les russes se retranchent dans la ville de Sébastopol : les troupes alliés tiendront un siège de dix mois qui se soldera par la chute de Sébastopol le 8 septembre 1855 mettant fin à la campagne de Crimée.</p>
<p style="text-align: justify">En dépit des conditions exécrables et des mises en œuvre techniques laborieuses, plusieurs photographes partent pour la Crimée dans l’objectif de réaliser des épreuves photographiques et documenter le conflit.  S’ils répondent aux mêmes défis, ils ne sont néanmoins pas animés par les mêmes motivations : politiques, artistiques ou commerciales, ces dernières sont déterminantes pour leur diffusion et font appel à des enjeux photographiques différents mais tous insérés dans les problématiques de la société du milieu du XXe siècle. La collection du musée de l’armée permet d’embrasser différents systèmes de diffusion et les enjeux qui leur sont liés.</p>
<h2>Les photographies de Crimée dans les cercles du pouvoir : la reine Victoria et Napoléon III.</h2>
<p style="text-align: justify">Conflit éloigné se déroulant dans des conditions douloureuses pour les troupes, les critiques à l’encontre du bon déroulement de la campagne ne tardent pas à émerger dans la presse britannique, notamment sous la plume du journaliste William Russel. La reine Victoria confie alors à Roger Fenton un reportage photographique destiné à convaincre l’opinion publique du bien-fondé du conflit. Débarqué en Crimée en mars 1855 muni de son <em>« photographic van »</em> et accompagné de deux assistants, Fenton revient en juin 1855, épuisé, mais avec 360 clichés. Ces derniers sont accueillis de manière très enthousiaste par le pouvoir anglais et sont exposés au <em>Pall Mall</em> de Londres dès octobre 1855 où ils ne manquent d’être remarqués.</p>
<p style="text-align: justify">Napoléon III demanda alors à rencontrer Roger Fenton et son éditeur William Agnew, qui finança très certainement son reportage, et les reçus dans son palais de Saint Cloud en septembre 1855. L’Empereur, qui avait déjà manifesté un intérêt certain pour la photographie, observa avec la plus grande attention la collection présentée par le britannique. C’est très certainement à l’issue de cette audience qu’il décida d’envoyer des photographes français en Crimée. Lorsque ces derniers furent de retour en France, ils ne manquèrent pas d’adresser à l’Empereur un des albums de leur production photographique. Ainsi Léon-Eugène Méhédin, assistant du peintre Jean-Charles Langlois dans la réalisation de prises de vues préparatoires à la réalisation d’un panorama peint, soumet-il à Napoléon III &#8211; en son nom propre – un album de photographies intitulé <em>Galerie historique du règne de Napoléon III</em>.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/05/12-553819.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3288"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3288 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/05/12-553819-300x224.jpg" alt="Jean-Charles Langlois, cimetière de Sébastopol, 1855" width="300" height="224" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/12-553819-300x224.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/12-553819-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/05/12-553819.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Au-delà d’une vertu documentaire, les souverains britanniques et français prennent conscience du potentiel de la photographie comme outil de communication et de propagande. S’ils sont à l’origine des commandes et que les photographes ne manquent pas de leur rendre hommage, c’est la presse qui assure la diffusion des photographies rapportées de Crimée.</p>
<h2>La presse : un terrain de diffusion officielle</h2>
<p style="text-align: justify">Reproduites par la gravure dans la presse illustrée, les photographies de Crimée paraissent dès septembre 1854 avec des photographies de James Robertson représentant les troupes anglaises en partance pour la Crimée stationnées dans un quartier de Constantinople. Ses clichés paraîtront tout au long de l’année 1855, répondant ainsi à la forte demande de la part du public. Déjà la presse avait très favorablement accueilli l’annonce du reportage de Roger Fenton à son départ, créant ainsi une attente de l’opinion publique. Avec la Crimée, la guerre investit les foyers à travers les représentations visuelles, récits et chroniques hebdomadaires des correspondants de presse. En se concentrant sur la représentation des paysages de guerre, sur le quotidien des armées sur le terrain et les portraits, la photographie délaisse la bataille, laissant l’épopée et l’héroïsme à la peinture d’histoire des Salons et rotondes de panoramas.</p>
<p>Marie Lamassa<br />
Assistante d’exposition<br />
Cabinet des dessins, estampes et photographies</p>
<p>Image 1 : Roger Fenton (1819-1869), Groupe de chasseurs d&rsquo;Afrique en Crimée, épreuve sur papier albuminé, 1855, H. 18,6 ; L. 24 cm, Inv. 993.121.67, ancienne collection Vanson. Photo © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Christian Moutarde.<br />
Image 2 : Jean-Charles Langlois et Léon Méhédin, Cimetière du Génie, épreuve sur papier salé, vers 1855-1856, H. 23,8 ; L. 32 cm, Inv. 2011.16.3, achat. Photo © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Christophe Chavan.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/focus-sur-les-collections-de-photographies-la-guerre-de-crimee-1854-1856/">Focus sur les collections de photographies : la guerre de Crimée (1854-1856)</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>« Camp-Cans » : journal du stalag VA</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Oct 2015 08:30:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La Bibliothèque vient d’acquérir un ensemble de 22 numéros du journal Camp-Cans , édité en français et écrit par les prisonniers de guerre (P.G.) français de la Seconde Guerre mondiale, publié du 15 avril 1941 au 31 octobre 1942. Cette collection, témoignage de la vie intellectuelle et culturelle des camps, appartenait à André Baudet, prisonnier [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Bibliothèque vient d’acquérir un ensemble de 22 numéros du journal<em> Camp-Cans</em> , édité en français et écrit par les prisonniers de guerre (P.G.) français de la Seconde Guerre mondiale, publié du 15 avril 1941 au 31 octobre 1942. Cette collection, témoignage de la vie intellectuelle et culturelle des camps, appartenait à André Baudet, prisonnier dans le Stalag VA (Ludwigsburg), et a été donnée au musée de l’Armée par ses filles en février 2015.</strong></p>
<p>Lors de la défaite de la France en juin 1940, 1 600 000 soldats et officiers français, parmi les plus de 1 800 000 P.G., sont répartis dans des camps en Allemagne nazie. Ces derniers, protégés par leur statut de P.G. et autorisés à exercer des activités intellectuelles et sportives [1], ont édité et diffusé des journaux, modestes ou éphémères (tirage limité), allant d’une simple feuille à un véritable journal, malgré les difficultés liées à la disponibilité de papier et moyens d&rsquo;impression, la censure stricte, et le risque d’une influence exercée par l’agent de propagande de la <em>Wehrmacht (Betreuer)</em> en faveur de la politique allemande [2].</p>
<p>Le journal Camp-Cans apparu comme bimensuel, dactylographié, devient mensuel à partir du numéro XII (21 x 29 cm) et allant de 10 à 18 pages. D&rsquo;après l&rsquo;éditorial du premier numéro, les prisonniers auraient disposé de bons moyens techniques : « Les autorités allemandes en ont vivement encouragé le principe et fournissent tous les éléments matériels nécessaires à sa naissance ». Le but affiché est le besoin d’information et de communication, de distractions intellectuelles et d’expression ; mais le quatrième numéro donne le ton : « Le Maréchal Pétain a la bonne volonté de vouloir collaborer à la reconstruction de l’Europe. Ceci doit être la ligne de conduite pour tous les prisonniers français […]. » [3]</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/Page0002-Copie.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2283 size-medium" title="Camp-cans, n°2, 1er mai 1941" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/Page0002-Copie-211x300.jpg" alt="Page0002 - Copie" width="211" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/Page0002-Copie-211x300.jpg 211w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/Page0002-Copie-84x120.jpg 84w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/Page0002-Copie.jpg 565w" sizes="(max-width: 211px) 100vw, 211px" /></a></p>
<p>L’ « incontestable sollicitude » de Vichy envers les P.G. a facilité la conduite de son action idéologique, dans le cadre de la mission Scapini [4] auprès de ces Français captifs. Dès 1941, il se forme dans chaque camp un groupe d’animateurs afin d’entretenir ou d’obtenir l’adhésion des P.G. au maréchal Pétain, de faire connaître et approuver son œuvre. Ils diffusent la documentation, transmise par les services de l’Etat français, par le biais des « cercles d’études de la Révolution nationale », tiennent des conférences, écrivent des articles dans les journaux de camps, et en 1942 les « cercles Pétain » existaient dans tous les camps [5]. Le journal <em>Camp-Cans</em>, sous l’emprise d&rsquo;une double propagande, celle de Vichy et celle des Allemands, devient donc la vitrine de celui du Stalag VA.</p>
<p>Le journal aux rubriques variées nous livre aussi les différents aspects de la vie quotidienne, les difficultés, les sentiments des prisonniers français : « La vie au Camp » présente des comptes rendus des cycles de conférences, des représentations théâtrales et des petites annonces (payantes) ; la rubrique littéraire publie des nouvelles, contes, et des essais et la page de divertissement offre un « Coin des chercheurs et des curieux » ou des « Mots croisés ». Chaque texte est souvent accompagné d’un dessin.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/Page0003-Copie.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2284 size-medium" title="Camp-Cans, n°2, 1er mai 1941, p. 14 « Distractions »" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/Page0003-Copie-207x300.jpg" alt="Page0003 - Copie" width="207" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/Page0003-Copie-207x300.jpg 207w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/Page0003-Copie-82x120.jpg 82w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/Page0003-Copie.jpg 553w" sizes="(max-width: 207px) 100vw, 207px" /></a></p>
<p>L’étude de cette « presse des barbelés », une démarche à la fois mémorielle et historique, contribue à la compréhension de la réalité de la captivité des prisonniers de guerre français, instrumentalisés par l’Etat français [6] et otages de la collaboration franco-allemande du régime de Vichy. Cette acquisition, dont l&rsquo;intérêt réside aussi dans sa rareté [7], enrichit notre fonds documentaire, consacré à cette période, et en particulier aux prisonniers de guerre français.<br />
Chanda Barua, bibliothécaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[1] « Les belligérants encourageront le plus possible les distractions intellectuelles et sportives organisées par les prisonniers de guerre » (Art. 17, chap. IV, section II de la Convention de Genève (27 juillet 1929).<br />
[2] Yves Durand, <em>Prisonniers de guerre dans les Stalags, les Oflags et les Kommandos, 1939-1945</em>, Paris, Hachette, 1987 (La Vie Quotidienne : Civilisations et Sociétés).<br />
[3] Frhr. Von Gültlingen (Colonel et commandant, Stalag VA) dans <em>Camp-Cans</em>, n° IV, p. 11.<br />
[4] Ancien combattant, Georges Scapini (1893-1976), chef du service diplomatique de prisonniers de guerre, veillait sur l’application de la convention de Genève.<br />
[5] Jean Védrine,<em> Les Prisonniers de guerre, Vichy et la Résistance : 1940-1945</em>, Paris, Fayard, 2013.<br />
[6] Voir à ce sujet : Claude Bellanger, Roger Debouzy, <em>La presse des barbelés</em>, Rabat, Editions Internationales du Document, 1951 et Evelyne Gayme, Les<em> prisonniers de guerre français : enjeux militaires et stratégiques, 1914-1918 et 1940-1945</em>, Paris, Économica, 2010.<br />
[7] La Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC) et la Bibliothèque Nationale de France possèdent des exemplaires de ce journal, mais avec des lacunes.<br />
Crédits Photos : © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/camp-cans-journal-du-stalag-va/">« Camp-Cans » : journal du stalag VA</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Don d’ouvrages : le fonds Guerre de Sécession de l’historien de la bande dessinée Pierre Couperie</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/don-douvrages-le-fonds-guerre-de-secession/</link>
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		<pubDate>Tue, 08 Sep 2015 23:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En octobre 2011 la bibliothèque du musée de l’Armée s’est vue proposer un ensemble d’ouvrages émanant de la bibliothèque personnelle de Pierre Couperie, chercheur à l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales), disparu un peu plus tôt en décembre 2009. Déjà donateur d’un colt (acquisition 2003.54) plusieurs années auparavant, Couperie avait émis le souhait [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En octobre 2011 la bibliothèque du musée de l’Armée s’est vue proposer un ensemble d’ouvrages émanant de la bibliothèque personnelle de Pierre Couperie, chercheur à l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales), disparu un peu plus tôt en décembre 2009. Déjà donateur d’un colt (acquisition 2003.54) plusieurs années auparavant, Couperie avait émis le souhait de voir une partie de sa bibliothèque, notamment un fonds « Guerre de Sécession » ainsi qu’un fonds dit «Armes et histoire militaire», intégrer les collections du musée.</strong></p>
<p>Né à Montauban en 1930, Pierre Couperie passe l’essentiel de sa carrière à l’EHESS, au Centre de recherches historiques, où il anime des séminaires, notamment sur les « paralittératures ». Passionné de bandes dessinées, notamment américaines, il préface de nombreuses éditions ou rééditions et entame la publication, en 1974, en collaboration avec Henri Filippini et Claude Moliterni, d’une <em>Encyclopédie de la bande dessinée</em> [1]. Véritable historien du genre, il est également le maître d’œuvre de l’exposition <em>Bande dessinée et figuration narrative</em> présentée au Musée des arts décoratifs en 1967, l’une des toutes premières sur le sujet en France.<br />
Pierre Couperie avait rassemblé tout au long de sa vie une impressionnante documentation qui occupait une bonne part de son labyrinthique domicile du 5e arrondissement de Paris. Cette collection a été répartie entre différentes institutions. L’ensemble des archives a ainsi rejoint les fonds de la bibliothèque de la Cité internationale de la bande dessinée à Angoulême, une grande partie du fonds d’ouvrages « science-fiction » a été reversée à la Bibliothèque nationale de France.</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/P1050553_2.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-medium wp-image-2219" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/P1050553_2-300x226.jpg" alt="P1050553_2" width="300" height="226" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/P1050553_2-300x226.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/P1050553_2-159x120.jpg 159w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/P1050553_2.jpg 1018w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
La bibliothèque du musée de l’Armée a pour sa part recueilli un fonds « Armes et histoire militaire », soit un peu moins de 120 volumes, en rapport avec la Seconde Guerre mondiale notamment, mais aussi des lots de périodiques (<em>AFV/weapons profile</em>, <em>Armour in profile</em>, <em>Profile Warship</em>, <em>Ensign</em>…). Enfin, un fonds « Guerre de Sécession » regroupant près de 130 volumes, essentiellement récents (XXe siècle), à quoi s’ajoutent des périodiques (<em>Blue &amp; Gray</em>, <em>Civil War History</em>, quelques numéros en fac-similé de <em>Harper’s Weekly</em>), majoritairement en langue anglaise (américain). Couperie passait commande directement aux États-Unis, certains de ces ouvrages constituent donc des raretés, du moins en France.</p>
<p>Pierre Couperie partageait avec les dessinateurs qu’il étudiait (ceux de sa génération, comme Hugo Pratt, à qui elle servait de point de départ pour leur création) le goût pour la documentation historique, notamment militaire, ainsi qu’en témoigne la dessinatrice Nicole Lambert : « C’est le premier universitaire sérieux qui a vraiment donné ses lettres de noblesse à la BD. Il était aussi bien spécialiste de la bande dessinée qu’un historien médiéviste de premier plan. Il était fasciné par la Guerre de Sécession qu’il connaissait dans les moindres détails. Il pouvait dire : « Vous savez, dans la musette du fantassin, il y avait trois cartouches de moins que chez les autres » [2].</p>
<p>L’un des tous premiers parmi les conflits « modernes », abondamment documenté par les récits personnels des belligérants, mais aussi par la photographie (Matthew Brady), comme le sera la guerre franco-allemande de 1870-71 qu’elle précède de quelques années, la Guerre de Sécession ou <em>American Civil War</em> (1861-1865) était jusqu’à présent assez peu représentée dans les collections de la bibliothèque. Le don Couperie nous permet d’enrichir l’étude des conflits de la seconde moitié du XIXe siècle, et sera proposé à la consultation dès la réouverture du centre documentaire, prévue pour 2016.</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/P1020846_1.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-medium wp-image-2218" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/P1020846_1-300x257.jpg" alt="P1020846_1" width="300" height="257" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/P1020846_1-300x257.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/P1020846_1-139x120.jpg 139w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/P1020846_1.jpg 968w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jean-François Charcot, bibliothécaire.</p>
<p>[1] Pierre Couperie, Henri Filippini, Claude Moliterni, <em>Encyclopédie de la bande dessinée</em>, Ivry, éditions SERG, 1974-1975.<br />
[2] Citée sur Actua BD – le site de référence pour la bande dessinée francophone : http://www.actuabd.com/ (consulté le 13 août 2015).</p>
<p>Crédits photos : (c) Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/don-douvrages-le-fonds-guerre-de-secession/">Don d’ouvrages : le fonds Guerre de Sécession de l’historien de la bande dessinée Pierre Couperie</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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