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	<title>Le blog des collectionsRépublique - Le blog des collections</title>
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		<title>Le décor des plaques de giberne de la Garde Nationale à la Révolution</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Sep 2016 09:47:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Parmi les différents ornements de laiton qui composent la tenue et l’équipement du militaire, la plaque de giberne est un élément important permettant d’identifier l’arme du soldat. Celle-ci se fixe sur la giberne, qui est la sacoche en cuir contenant les cartouches et le nécessaire d’entretien pour l’armement. La Garde Nationale, milice citoyenne française créée [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Parmi les différents ornements de laiton qui composent la tenue et l’équipement du militaire, la plaque de giberne est un élément important permettant d’identifier l’arme du soldat. Celle-ci se fixe sur la giberne, qui est la sacoche en cuir contenant les cartouches et le nécessaire d’entretien pour l’armement. La Garde Nationale, milice citoyenne française créée en 1789 pour le maintien de l’ordre et de la sécurité intérieure, se distingue ainsi de l’armée grâce au décor spécifique de cette plaque épinglée sur la pattelette, le rabat utilisé pour fermer la giberne.</strong></p>
<p style="text-align: justify">Une iconographie nouvelle apparaît progressivement à partir de la Révolution française sur les plaques de cuivre jaune, notamment sur celles de ceinturons, de bonnets et de gibernes. De 1789 à 1792, de la période révolutionnaire à la proclamation de la République, en passant par la Monarchie constitutionnelle, les marques de la royauté encore présentes sur ces ornements laissent peu à peu la place à une symbolique révolutionnaire. Les fleurs de lys et les couronnes royales sont supplantées par des symboles de liberté, d’union et de civisme comme le bonnet phrygien, le faisceau de licteur ou encore la couronne civique.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/08/Plaque-giberne-1_16-539741.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="wp-image-2803 size-medium" title="Plaque de giberne de la Garde Nationale de Paris" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/08/Plaque-giberne-1_16-539741-300x300.jpg" alt="Plaque de giberne de la Garde Nationale de Paris" width="300" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/08/Plaque-giberne-1_16-539741-300x300.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/08/Plaque-giberne-1_16-539741-120x120.jpg 120w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/08/Plaque-giberne-1_16-539741.jpg 650w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">La plaque de giberne de la Garde Nationale parisienne est un exemple de ces productions réalisées entre 1789 et 1792. Sur cette plaque aux armoiries de la capitale, une nef surmontée de fleurs de lys, la devise « la nation, le roy, la loy », adoptée officiellement en janvier 1791, apparaît dans le phylactère en partie supérieure. Cependant la dégradation, portée volontairement sur le mot « roy » [<span style="color: #999999"><a style="color: #999999" href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/08/Plaque-giberne-1_16-539741.jpg" target="_blank">cliquer sur la photo pour voir le détail</a></span>] afin de faire disparaître cette mention, exprime très clairement une atteinte au pouvoir royal. Cet acte de vandalisme nous indique alors que cette plaque est sûrement toujours utilisée après la proclamation de la République et que les symboles royaux sont effacés délibérément. En effet, cette formule disparaît après 1792 pour être remplacée par : « La nation, la loi, liberté ».</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/08/Plaque-giberne-2_16-539742.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="wp-image-2804 size-medium aligncenter" title="Plaque de giberne de la Garde Nationale, 1792" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/08/Plaque-giberne-2_16-539742-300x300.jpg" alt="Plaque de giberne de la Garde Nationale, 1792" width="300" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/08/Plaque-giberne-2_16-539742-300x300.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/08/Plaque-giberne-2_16-539742-120x120.jpg 120w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/08/Plaque-giberne-2_16-539742.jpg 650w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">La nouvelle devise est visible dans cette seconde plaque de giberne de la Garde Nationale, typique de la fin de l’année 1792, illustrant ainsi ce changement progressif de décor. La plaque est ainsi partagée entre, d’une part,  les attributs royaux sur la gauche, fleurs de lys et couronne royale, et d’autre part, les symboles révolutionnaires sur la droite, le faisceau de licteur et la couronne civique avec l’inscription « la nation fait notre force ». Ce renouvellement de l’iconographie s’opère jusqu’au Consulat puis ces exaltations révolutionnaires disparaîtront. Ces deux plaques sont donc représentatives d’une période transitoire : celle de la chute de la royauté vers la proclamation de la République.</p>
<p style="text-align: justify">Magali Fontan<br />
Département Experts et Inventaire</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-decor-des-plaques-de-giberne-de-la-garde-nationale-a-la-revolution/">Le décor des plaques de giberne de la Garde Nationale à la Révolution</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Angélique, femme-soldat</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Aug 2016 09:29:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[collections]]></category>
		<category><![CDATA[pièce insolite]]></category>
		<category><![CDATA[cantinière]]></category>
		<category><![CDATA[Infanterie]]></category>
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		<description><![CDATA[En uniforme et légèrement de trois-quarts, un vétéran des guerres révolutionnaires arbore sur sa poitrine la médaille de Sainte-Hélène et la croix de la Légion d’honneur. Il s’agit d’un portrait d’officier subalterne, de petites dimensions et peint sur un fond uni, comme tant d’autres au XIXe siècle. Rien d’exceptionnel si ce n’est que ce vieux [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>En uniforme et légèrement de trois-quarts, un vétéran des guerres révolutionnaires arbore sur sa poitrine la médaille de Sainte-Hélène et la croix de la Légion d’honneur. Il s’agit d’un portrait d’officier subalterne, de petites dimensions et peint sur un fond uni, comme tant d’autres au XIXe siècle. Rien d’exceptionnel si ce n’est que ce vieux sous-lieutenant est… une femme !</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/07/Angelique-Duchemin-Portrait-reduit.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="wp-image-2761 size-medium aligncenter" title="Angélique Duchemin, femme-soldat" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/07/Angelique-Duchemin-Portrait-reduit-221x300.jpg" alt="Angélique Duchemin, femme-soldat" width="221" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/07/Angelique-Duchemin-Portrait-reduit-221x300.jpg 221w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/07/Angelique-Duchemin-Portrait-reduit-88x120.jpg 88w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/07/Angelique-Duchemin-Portrait-reduit.jpg 755w" sizes="(max-width: 221px) 100vw, 221px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Angélique Marie Josèphe Duchemin, veuve Brulon (1772-1859), nous fait face [1]. Première femme nommée Chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur le 15 août 1851, elle nous toise d’un œil sévère.</p>
<p style="text-align: justify">Née en 1772 à Dinan, petite-fille, fille, sœur puis épouse de militaire, elle est cantinière dans le 42e régiment d’infanterie avant de prendre les armes à la mort de son mari en 1792. Les guerres révolutionnaires font rage. La jeune République doit affronter les troupes de la Première Coalition [2] décidées à entraver ses ambitions expansionnistes. En ces temps agités, Angélique Duchemin se distingue en Corse contre les Anglais, notamment lors de la défense du fort de Gesco puis au cours du siège de Calvi en 1794. Gravement blessée, elle demande à se retirer aux Invalides, privilège qui lui est accordé en 1802. Elle est d’ailleurs la première femme à y être acceptée. Elle y meurt en 1859 à l’âge de 88 ans.</p>
<p style="text-align: justify">Si les femmes appartiennent pleinement à la société militaire sous l’Ancien Régime, les rôles sont clairement répartis : l’homme est au front, la femme au camp. Les bouleversements sociaux et politiques impliqués par la Révolution française facilitent toutefois des comportements transgressifs [3] : quelques femmes se travestissent et prennent les armes [4]. La République endigue le phénomène par décret dès le 30 avril 1793 : « Toutes les femmes inutiles au service des armées » doivent quitter les camps et cantonnements (Art.I). En d’autres termes, les blanchisseuses, les cantinières et les vivandières peuvent rester (Art.II) mais les combattantes sont congédiées (Art.XI). Retour à l’ordre oblige, toute confusion des genres est proscrite. Cas rare, Angélique Duchemin n’est pas inquiétée. Citée par ses supérieurs pour sa bravoure au combat, elle ne quitte le service actif qu’un an après la promulgation du décret.</p>
<p style="text-align: justify">Sa valeur n’est pourtant reconnue par les plus hautes autorités que bien plus tard. Elle est nommée sous-lieutenant invalide en 1822 sous le règne restauré des Bourbons, puis Chevalier de la Légion d’honneur en 1851 sous la présidence de Louis-Napoléon, futur Napoléon III. La médaille de Sainte Hélène, destinée aux vétérans des guerres de la République et de l’Empire, lui est remise l’année même de sa création, en 1857. C’est donc en tant qu’officier subalterne, et reconnue comme tel par l’armée, qu’elle est représentée. Ce portrait, vraisemblablement posthume et idéalisé [5], fait d’Angélique Duchemin une figure digne de rejoindre la galerie des héros de temps glorieux. Le tableautin a d’ailleurs été un temps accroché à la vue de tous dans le réfectoire des Invalides, parmi d’autres images guerrières.</p>
<p style="text-align: justify">Comme dans le décret  de sa nomination au grade de Chevalier publié dans <em>Le Moniteur</em>, tout inclinerait à croire que le sous-lieutenant Brulon est un homme [6], si ce n’est l’inscription en lettres rouges capitales qui lève toute ambiguïté sur son sexe. Le peintre craignait-il que cela nous échappe ? Il s’agit, après tout, d’une femme peu commune qui s’est affranchie des codes établis. Elle a manié des armes, usé de la violence et certainement ôté la vie, des prérogatives pourtant « naturellement » masculines [7] ou considérées comme telles en son temps. Sa condition de femme est finalement transcendée par son statut de héros. Ce portrait-souvenir lui rend hommage.</p>
<p>Clémence Laurent<br />
Département Experts et Inventaire</p>
<p style="text-align: justify">[1] Verlynde, <em>Angélique Duchemin, veuve Brulon</em>, 2e moitié du XIXe siècle, huile sur bois, 0,326 x 0,240 m (Inv.9167).<br />
[2] Les royaumes de Grande-Bretagne, d’Espagne, de Prusse, de Bohême et de Hongrie, du Portugal, de Sardaigne, des Deux-Siciles, les Provinces Unies et le Saint-Empire.<br />
[3] Dominique Godineau, « De la guerrière à la citoyenne. Porter les armes pendant l’Ancien Régime et la Révolution française »,<em> Clio. Histoire‚ femmes et sociétés</em>, 20 | 2004.<br />
[4] <em>L’inventaire des femmes soldats de la Révolution et de l&rsquo;Empire</em>, réalisé par l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (disponible en ligne <span style="color: #0000ff"><a style="color: #0000ff" href="https://ihrf.univ-paris1.fr/enseignement/outils-et-materiaux-pedagogiques/textes-et-sources-sur-la-revolution-francaise/jean-clement-martin-femmes-soldats-de-la-revolution-et-de-lempire/" target="_blank">ici</a></span>) en recense 74 au minimum.<br />
[5] Son âge (plus de 80 ans, tout de même !) ne transparaît aucunement, ce qui n’est pas le cas d’un portrait lithographié de 1832 par Alfred-François Lemoine, certainement « d’après nature » et qui a pu inspirer Verlynde.<br />
[6] « Brulon (Angélique-Marie-Joseph [sic]), sous-lieutenant invalide : compte 7 années de service effectif, 7 campagnes et 3 blessures. S’est distingué [sic] plusieurs fois notamment en Corse en défendant un poste contre les Anglais, le 5 prairial an II [juin 1794] », <em>Le Moniteur</em>, 19 août 1851. L’erreur est corrigée deux jours plus tard.<br />
[7] « Gardons-nous d’intervertir l’ordre de la nature ; elle n’a point destiné les femmes à donner la mort ; leurs mains délicates ne furent point faites pour manier le fer, ni pour agiter des piques homicides. », propos du député Dehaussy-Robecourt devant l’Assemblée législative le 6 mars 1792.</p>
<p style="text-align: justify">© Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais image musée de l&rsquo;Armée</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/angelique-femme-soldat/">Angélique, femme-soldat</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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