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	<title>Le blog des collectionsSainte Barbe - Le blog des collections</title>
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		<title>Une armure, trois saintes</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Dec 2018 13:42:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le musée de l’Armée conserve dans ses collections une très belle armure issue des ateliers milanais de l’une des plus grandes dynasties d’armuriers de la Renaissance, les Missaglia. En ce jour de la sainte Barbe, présentation d’une armure aux décors aussi précieux qu’énigmatiques. Vue en pied © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le musée de l’Armée conserve dans ses collections une très belle armure issue des ateliers milanais de l’une des plus grandes dynasties d’armuriers de la Renaissance, les Missaglia. En ce jour de la sainte Barbe, présentation d’une armure aux décors aussi précieux qu’énigmatiques.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/12/MA_Collections_armure-sainte-barbe.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3388"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3388 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/12/MA_Collections_armure-sainte-barbe-225x300.jpg" alt="MA_Collections_armure-sainte-barbe" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/12/MA_Collections_armure-sainte-barbe-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/12/MA_Collections_armure-sainte-barbe-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/12/MA_Collections_armure-sainte-barbe.jpg 487w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><br />
Vue en pied © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier</p>
<p>Réalisée entre 1510 et 1515, cette armure en acier n’était pas destinée à la guerre mais aux joutes. La joute est une des épreuves à laquelle les chevaliers pouvaient participer lors des tournois occidentaux. On distingue la joute à cheval et la joute à pied. La joute « à la barrière » est un type de joute à pied où les combattants s’affrontaient chacun de part et d’autre d’une barrière arrivant à la taille, à la hache ou à la masse d’armes. Cet affrontement suivait généralement la joute à cheval.</p>
<p>Une même armure pouvait être adaptée pour chacune des épreuves avec différents type de pièces, tel un puzzle avec plusieurs combinaisons possibles. Telle qu’elle est présentée aujourd’hui, cette armure devait servir pour la joute à pied. En effet, l’ensemble d’éléments articulés protégeant les bras et les tassettes descendant sur la moitié des jambes suggèrent des défenses conçues pour une plus grande liberté de mouvement et pour le combat rapproché. D’autre part, les trois trous sur le haut du côté droit de la cuirasse sont les points de fixation de l’arrêt de cuirasse, sorte de crochet servant à maintenir la lance à l’horizontale lors de la joute à cheval, monté et démonté en fonction des besoins du chevalier.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/12/MA_Collections_armure-sainte-barbe2.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3389"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3389 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/12/MA_Collections_armure-sainte-barbe2-300x225.jpg" alt="MA_Collections_armure-sainte-barbe2" width="300" height="225" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/12/MA_Collections_armure-sainte-barbe2-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/12/MA_Collections_armure-sainte-barbe2-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/12/MA_Collections_armure-sainte-barbe2.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Plastron © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier</p>
<p>Ce harnois dite <em>alla tedesca</em> est une armure « de style allemand ». En effet, bien qu’il soit réalisé dans un atelier italien et par des armuriers milanais, les caractéristiques stylistiques de cette pièce font penser à un travail d’inspiration germanique. Effet de mode ou volonté du commanditaire, cet objet présente sur le plastron et la dossière des nervures rayonnantes depuis la taille, mais également sur le casque à soufflet, dont une crête très prononcée sur le haut du crâne, et sur les défenses de bras. Quant aux défenses de jambes, elles sont facettées longitudinalement, avec une alternance entre des bandes plates et des bandes gravées et ciselées sur un fond doré. Ces motifs ornent l’intégralité de l’armure, jusque sur la défense de tête. Il s’agit de motifs végétaux à base de rinceaux et de fleurs auxquels se mêlent des trophées musicaux (tambours, instruments à vent…) et guerriers (casques, carquois…).</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/12/MA_Collections_armure-sainte-barbe3.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3390"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3390 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/12/MA_Collections_armure-sainte-barbe3-300x225.jpg" alt="MA_Collections_armure-sainte-barbe3" width="300" height="225" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/12/MA_Collections_armure-sainte-barbe3-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/12/MA_Collections_armure-sainte-barbe3-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/12/MA_Collections_armure-sainte-barbe3.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Dossière © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier</p>
<p>Sur le haut de la dossière dans des médaillons circulaires, trois profils à l’antique sont gravés. Deux guerriers portent des casques rappelant ceux des dessins de Leonard de Vinci [1]. Le profil féminin renvoie aux nombreux portraits de profils de la Renaissance tels que le <em>Portrait de Simonetta Vespucci</em> par Piero di Cosimo ou <em>Le Duc et la Duchesse d’Urbino</em> par Piero della Francesca. Sur le haut du plastron, une inscription en lettres capitales entrecoupée de motifs végétaux est gravée : « O MATER DEI MEMENTO MEI » [2]. Cette prière est surmontée par un ensemble de trois panneaux contenant chacun une sainte gravée. Au centre, une Sainte Vierge à l’Enfant. Elle tient un livre ou un reliquaire tandis que Jésus tient un orbe crucifère. A sa droite, sainte Barbe se tient debout à côté d’une tour, un ciboire avec une hostie marquée d’une croix dans les mains [3]. A sa gauche, sainte Marthe tient un bâton formant une croix, avec à ses pieds un dragon, la Tarasque qu’elle a vaincue à Tarascon.</p>
<p>La qualité du travail du métal et des gravures, la richesse iconographique ainsi que la dorure suggèrent une commande pour une personnalité importante. Le choix des saintes sur le haut plastron a peut-être un lien avec les saintes patronnes de la famille du commanditaire ou alors avec les saintes dont le commanditaire recherchait la protection. Dans tous les cas, sainte Marthe semblait tenir une place importante pour celui-ci puisque nous la retrouvons gravée sur chaque cubitière. Selon la tradition provençale, après la mort du Christ, Marthe se serait établie en Provence où une collégiale royale fut élevée sur sa tombe à Tarascon. En dépit de ces quelques indices, il n’a pas été possible jusqu’à ce jour d’attribuer cette pièce à un personnage en particulier.</p>
<p>Cyrielle Daehn, département artillerie</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p><strong><span style="color: #b02c21"><a style="color: #b02c21" href="https://basedescollections.musee-armee.fr/ark:/66008/20180574.locale=fr" target="_blank">Retrouvez la notice de cette armure sur la base de données des collections du Musée</a></span></strong></p>
<p>[1] : Dessin de Léonard de Vinci, <em>Buste de guerrier</em>, v. 1475-1480, conservé au British Museum.<br />
[2] : « Oh Mère de Dieu souviens-toi de moi ». Il s’agit d’une prière qui était adressée à la Vierge Marie, notamment pour s’assurer de la victoire contre des ennemis. Une formule qui trouve tout son sens sur le plastron de cette armure.<br />
[3] : Cette iconographie n’est pas la plus courante. En effet, sainte Barbe est plus souvent représentée avec un livre ou une palme de martyre qu’avec un ciboire dans les mains comme dans une œuvre de Lucas Cranach l’Ancien de 1506, sur un panneau du <em>Tryptique de Sainte-Catherine, avec saintes Ursule et Marguerite</em>.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/une-armure-trois-saintes/">Une armure, trois saintes</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>L’obusier de 105 mm HM2 : un best-seller américain au musée de l’Armée</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Mar 2018 15:27:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En 2000, le musée de l’Armée dévoilait ses nouvelles salles dédiées à la Seconde Guerre Mondiale où le public peut voir présentées différentes pièces d’artillerie de la période, dont un obusier de 105 mm HM2, déposé par le musée de l’Artillerie de Draguignan. Matériel emblématique de l’artillerie américaine de la Seconde Guerre mondiale aux années [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En 2000, le musée de l’Armée dévoilait ses nouvelles salles dédiées à la Seconde Guerre Mondiale où le public peut voir présentées différentes pièces d’artillerie de la période, dont un obusier de 105 mm HM2, déposé par le musée de l’Artillerie de Draguignan. Matériel emblématique de l’artillerie américaine de la Seconde Guerre mondiale aux années 1970, l’obusier de 105 mm HM2 s’est exporté aux quatre coins du monde. Facile à produire et à mettre en œuvre, il a été utilisé jusque dans les années 1990, malgré des défauts qui ont mis un terme à sa production dès 1953.</strong></p>
<h2>Doter l’armée américaine d’une pièce d’artillerie performante</h2>
<p>Lors de la Première Guerre mondiale, faute de pièces d’artillerie performantes, les Américains utilisent des canons français et anglais, notamment des canons de campagne de 75 mm modèle 1897. A la fin de la guerre, en 1918, les Etats-Unis créent le <em>Calibre Board</em>, aussi appelée <em>Westervelt Board</em>, une commission chargée de tirer les enseignements du conflit en ce qui concerne l’artillerie. Cette commission procède également à des évaluations tactiques et techniques afin de formuler des recommandations permettant le développement et l’amélioration des futurs matériels d’artillerie de l’armée américaine.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/03/17-635114.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3264"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3264 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/03/17-635114-300x262.jpg" alt="17-635114" width="300" height="262" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/17-635114-300x262.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/17-635114-138x120.jpg 138w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/17-635114.jpg 745w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Parmi ces conclusions, le <em>Calibre Board</em> préconise la mise en service de nouveaux obusiers, dont un de 105 mm destiné au soutien de l’infanterie et à la destruction d’ouvrages légers de campagne. Si les plans de l’obusier sont prêts dès 1928, il faut attendre 1939 pour qu’il soit mis en production dans les ateliers du <em>Rock Island Arsenal</em>. Le nouvel obusier, appelé 105 mm HM2 (pour 105 mm Howitzer<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> model 2), est mis en service en 1940. Maniable et facile à mettre en œuvre, cette arme est utilisée sur tous les fronts de l’armée américaine : guerre du Pacifique (1941-1945), opérations en Europe (1941-1945), guerre de Corée (1950-1953) et guerre du Viêt Nam (1955-1975). En 1948, il est utilisé par près de 60 pays, dont la France. En effet, les troupes françaises partent en Indochine (1946-1954) équipées d’armes américaines, dont des 105 HM2. Elles alignent 24 obusiers de ce type lors de la bataille de Dien Bien Phu (13 mars-7 mai 1954), qui ne suffisent cependant pas à repousser l’ennemi.</p>
<h2>Un arrêt de la production qui ne remet pas en cause l’utilisation de l’obusier</h2>
<p>Après avoir été fabriqué à plus de 10 000 exemplaires, la production de l’obusier 105 mm HM2 est arrêtée en 1953. En effet, malgré sa maniabilité et sa simplicité d’utilisation, cet obusier présente trois défauts majeurs :</p>
<ul>
<li>son poids de plus de deux tonnes le rend difficilement aéroportable,</li>
<li>son tube court limite sa portée à 11 km au maximum,</li>
<li>et son amplitude de tir réduite ne lui permet pas de rivaliser avec ses équivalents adverses.</li>
</ul>
<p>Un nouveau cahier des charges, mis au point en 1955, permet la conception d’un obusier moins lourd, car fabriqué en aluminium, et surtout capable de tirer à 360° : l’obusier de 105 mm HM102 (ou Howitzer M102). En outre, son calibre similaire lui permet d’utiliser les mêmes munitions que le 105 HM2. Il entre en service en 1966.</p>
<p>Du fait de son importante production entre 1939 et 1953, l’obusier de 105 mm HM2 continue d’être utilisé jusque dans les années 1990. Dans l’armée américaine, il est utilisé parallèlement à l’obusier de 105 mm HM102 lors de la guerre du Viêt Nam.</p>
<p>En France, au-delà des champs de bataille, s’il a servi à tirer les traditionnels 21 coups de canons sur l’esplanade des Invalides lors l’investiture présidentielle française de François Mitterrand en 1981, l’obusier de 105 mm HM2 est également utilisé pour l’entraînement des futurs artilleurs jusqu’au début des années 2000.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3266"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3266 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017-300x200.jpg" alt="MA_Blog_Sainte-Barbe2017" width="300" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017-300x200.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017-768x512.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/03/MA_Blog_Sainte-Barbe2017.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Ce matériel d’origine américaine a tout naturellement trouvé sa place dans les démonstrations de tirs réalisés à l’occasion de la Sainte Barbe les 16 et 17 décembre 2017, qui avait pour thème cette année les relations franco-américaines.</p>
<p>Cyrielle Daehn<br />
Assistante de conservation, département Artillerie</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Terme anglo-saxon pour désigner un obusier.</p>
<p>Photo 1 : l’obusier de 105 mm HM2 dans le département consacré aux deux guerres mondiales © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Fuzeau<br />
Photo 2 : démonstrations lors de la Sainte Barbe 2017.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/lobusier-de-105-mm-hm2-un-best-seller-americain-au-musee-de-larmee/">L’obusier de 105 mm HM2 : un best-seller américain au musée de l’Armée</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Sainte Barbe, l&#8217;histoire d&#8217;un coup de foudre</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/sainte-barbe-lhistoire-dun-coup-de-foudre/</link>
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		<pubDate>Wed, 13 Dec 2017 16:31:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tous les ans depuis 2004, le musée de l’Armée fête la Sainte Barbe avec le concours des artilleurs des Ecoles Militaires de Draguignan et des régiments d’artillerie, ainsi que des associations spécialisées dans la reconstitution historique. Le musée organise une présentation dynamique de matériels d’artillerie, mis en batterie par des servants en costumes d’époque. Une [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tous les ans depuis 2004, le musée de l’Armée fête la Sainte Barbe avec le concours des artilleurs des Ecoles Militaires de Draguignan et des régiments d’artillerie, ainsi que des associations spécialisées dans la reconstitution historique. Le musée organise une présentation dynamique de matériels d’artillerie, mis en batterie par des servants en costumes d’époque. Une manifestation qui prend place dans le cadre des cérémonies traditionnelles militaires autour du 4 décembre, date de la Sainte Barbe.</strong></p>
<h2><strong>Une sainte populaire</strong></h2>
<p>Plusieurs légendes existent au sujet de Barbe, ou Barbara, jeune femme ayant vécu entre la fin du IIIe et le début du IVe siècle ap. J.-C., en Asie Mineure. Son culte est attesté dès le Ve siècle ap. J.-C. en Orient. Le récit de sa vie et de son martyre dans la <em>Légende dorée</em>, publiée au XIIIe siècle par Jacques de Voragine, contribue grandement à la diffusion de son culte, qui prend une nouvelle ampleur à la fin du Moyen Âge. La légende de sainte Barbe est alors très populaire, elle inspire de nombreux artistes et devient un thème récurrent pour les Mystères[1].</p>
<p>Barbe est la fille unique de Dioscore, un riche notable[2] païen de Nicomédie[3]. Secrètement habitée par la foi, elle repousse les demandes en mariage qui lui sont adressées. Son père, en raison de sa grande beauté, décide alors de l’enfermer dans une tour. Lors de son absence, Barbe embrasse pleinement la foi catholique. Une conversion qui l’amène à faire percer une troisième fenêtre à la tour, qui n’en compte que deux, en l’honneur de la Trinité. Fou de rage en apprenant cela à son retour, son père la livre au juge qui la condamne à mort. Barbe subit de nombreux supplices avant d’être décapitée par son propre père, qui meurt foudroyé juste après l’avoir exécutée.</p>
<p>Cette référence à la foudre, et par extension au feu et aux explosions, a fait d’elle la sainte patronne des artilleurs mais également des sapeurs, des mineurs, des armuriers, des artificiers, des pompiers et plus généralement de tous ceux qui courent le risque d’une mort subite.</p>
<h2><strong>Sainte Barbe au musée</strong></h2>
<p>Sainte Barbe peut être représentée avec différents attributs : une couronne, une tour à trois fenêtres, une palme, un ciboire et parfois des plumes de paon[4]. On peut également retrouver près d’elle un petit chien blanc, symbole de la fidélité à sa foi.</p>
<p>Le musée de l’Armée conserve une très belle représentation de la sainte au sein de ses collections. En effet, le plastron d’une armure milanaise datant du XVIe siècle[5], exposée dans les salles <em>Armes et armures anciennes</em>, porte un décor gravé et doré présentant trois saintes : sainte Marguerite, la Sainte Vierge et sainte Barbe. Cette dernière, tout à fait à droite, se tient debout, devant une tour, un ciboire surmonté d’une hostie dans les mains. Deux hypothèses peuvent être avancées : soit le commanditaire a une dévotion particulière pour ces saintes, soit il s’agit des saintes patronnes de la famille de celui-ci.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/12/08-517176.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3217"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3217 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/12/08-517176-300x100.jpg" alt="08-517176" width="300" height="100" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/12/08-517176-300x100.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/12/08-517176-361x120.jpg 361w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/12/08-517176-768x255.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/12/08-517176.jpg 1000w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<h2><strong>Une tradition militaire</strong></h2>
<p>Dès le Moyen Âge, les corporations de métiers et les confréries se placent sous la protection d’un saint patron ou d’une sainte patronne, qu’ils célèbrent par le biais de fêtes et de messes à une date anniversaire annuelle.</p>
<p>Ainsi, tous les 4 décembre, les artilleurs fêtent la Sainte Barbe. Une cérémonie militaire est organisée dans chaque détachement autonome quelle soit son importance. Au programme des festivités, la célébration d’une messe, une montée des couleurs et/ou une prise d’armes, des challenges de sports collectifs et un repas de cohésion.</p>
<p>Le tout ponctué par le fameux cri des artilleurs :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><strong>« Et par Sainte-Barbe&#8230; Vive la bombarde ! »</strong></p>
</blockquote>
<p>Cyrielle Daehn<br />
Assistante de conservation, département Artillerie</p>
<p>[1] Genre théâtral très populaire, apparu au XVe siècle, dont les sujets étaient empruntés à l&rsquo;Ancien Testament et au Nouveau Testament, ou à la vie des Saints.<br />
[2] Selon certaines sources, il s’agit en fait du roi de Nicomédie.<br />
[3] Actuelle ville d’Izmit en Turquie.<br />
[4] Cet attribut fait référence à l’un de ses supplices. Alors qu’elle devait être fouettée, le fouet se transforma en plumes de paon.<br />
[5] Armure G8 au catalogue Robert.</p>
<p>Photo © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/sainte-barbe-lhistoire-dun-coup-de-foudre/">Sainte Barbe, l’histoire d’un coup de foudre</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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