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	<title>Le blog des collectionsSomme - Le blog des collections</title>
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		<title>Harceler l&#8217;ennemi pendant la Première Guerre mondiale</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Oct 2016 10:15:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après l’échec de la guerre de mouvement fin 1914, le front occidental connaît une période durable de guerre de position. L’armement du fantassin n’est pas ou guère adapté à ce type de guerre – qu’on n’imaginait pas à une telle échelle avant 1914. La guerre de position pose un autre problème : en dehors des grands [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Après l’échec de la guerre de mouvement fin 1914, le front occidental connaît une période durable de guerre de position. L’armement du fantassin n’est pas ou guère adapté à ce type de guerre – qu’on n’imaginait pas à une telle échelle avant 1914.<br />
</strong><strong>La guerre de position pose un autre problème : en dehors des grands affrontements comme Verdun ou la Somme, comment maintenir un esprit combatif en économisant relativement les armes et les munitions ? Sur un front figé, en effet, les états-majors craignent qu’avec la durée et le manque d’activité les soldats perdent leur motivation.</strong></p>
<p><strong>L’initiative allemande</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Mauser_08-520191.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2824" title="Fusil Mauser Gewehr 1898, dit &quot;G 98&quot;" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Mauser_08-520191-300x225.jpg" alt="Fusil Mauser Gewehr 1898, dit &quot;G 98&quot;" width="400" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Mauser_08-520191-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Mauser_08-520191-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Mauser_08-520191.jpg 758w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Une réponse à cette préoccupation est fournie par les Allemands, grands chasseurs. Certains reviennent de permission avec leur fusil de chasse équipé d’une lunette. La distance entre les tranchées variant le plus souvent entre une dizaine et une centaine de mètres, elle correspond approximativement à la distance de tir pour le gros gibier. Dans le dernier trimestre 1915, l’état-major allemand choisit donc de promouvoir l’utilisation du fusil à lunette et réquisitionne à cette fin les armes des chasseurs et des gardes forestiers.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Mauser-lunette_08-520190.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2825" title="Fusil Mauser dit &quot;G 98&quot;, lunette" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Mauser-lunette_08-520190-300x225.jpg" alt="Fusil Mauser dit &quot;G 98&quot;, lunette" width="400" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Mauser-lunette_08-520190-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Mauser-lunette_08-520190-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Mauser-lunette_08-520190.jpg 758w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">À partir de 1916, certains fusils Mauser Gew. 98 sont équipés d’une lunette de fabrication civile (Goerz, Zeiss, Hensoldt ou Voigtländer) d’un grossissement de 3 à 4. Dans le deuxième semestre 1916, la firme Carl Zeiss de Iena propose une lunette de grossissement 2.5, destinée au tir dans les conditions de basse luminosité. L’arme est affectée à un tireur et elle est réglée pour lui ; la dotation étant généralement de deux à trois armes par compagnie de combat, cette arme sera affectée au meilleur tireur : un « tireur d’élite » généralement un chasseur (<em>Jäger</em>). L’utilisation de cette arme ne répond pas aux nécessités d’un assaut en masse mais à celles du harcèlement. Le soldat, muni de son fusil à lunette, peut observer, renseigner, choisir sa cible et surtout neutraliser les officiers, les tireurs d’élite adverses ou s’attaquer aux meurtrières des abris de mitrailleuses. Protégé au maximum, il est aidé par des camarades observateurs, munis d’une paire de jumelles ou d’un épiscope de tranchée, et est libre de progresser dans la tranchée de sa compagnie. Il peut demander aux sentinelles en faction des renseignements pour trouver de nouvelles cibles – utilisant même, pour repérer les tireurs d’élite ennemis, de fausses têtes faites de papier mâché et casquées. Les souvenirs et récits en témoignent, comme dans <em>À l’Ouest rien de nouveau</em> d’Erich Maria Remarque : « Contre les parapets se dressent quelques tireurs d’élite. Ils ont des fusils avec des longues vues pour mieux viser, et ils examinent le secteur ennemi. De temps en temps un coup de feu claque. Maintenant nous entendons des exclamations ‘‘Mouche !  » &#8211; « As-tu vu quel saut il a fait ?’’ ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La réponse française</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Lebel_08-520193.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2822" title="Fusil 1886/93, dit &quot;Lebel&quot;" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Lebel_08-520193-300x225.jpg" alt="Fusil 1886/93, dit &quot;Lebel&quot;" width="400" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Lebel_08-520193-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Lebel_08-520193-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Lebel_08-520193.jpg 758w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">L’état-major français, fin 1915, demande à l’atelier de Puteaux de travailler à la mise en place d’une lunette de tir sur le fusil Lebel modèle 1886-93. Dans la précipitation est d’abord produit un premier modèle de lunette, l’APX 1915 (grossissement x 4) puis l’APX 1916, qui peut aussi être installé sur le fusil Berthier 07-15. Contrairement à l’usage dans l’armée allemande, l’arme n’est pas affectée à un tireur, elle est d’abord distribuée à raison d’une arme par compagnie puis une par section, et passe de main en main à chaque relève de section. Il revient au chef de section de désigner le tireur d’élite. Aussi le réglage de la lunette n’est-il pas personnalisé et l’arme souffre parfois d’un manque d’entretien. Pourtant, si elle est bien utilisée, ses performances sont redoutables : un bon tireur muni d’un fusil Lebel à lunette, chambré avec la cartouche balle « D » 1898, reste efficace à des distances pouvant aller jusqu’à 800 m. En 1916 à Verdun la France forme ponctuellement des unités de tireurs pour faire face à la menace des lance-flammes contre les fortifications.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Lebel-lunette_08-520192.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2823" title="Lebel, lunette" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/09/Lebel-lunette_08-520192-300x225.jpg" alt="Lebel, lunette" width="400" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Lebel-lunette_08-520192-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Lebel-lunette_08-520192-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/09/Lebel-lunette_08-520192.jpg 758w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les pays du Commonwealth</strong></p>
<p style="text-align: justify">En Grande-Bretagne et dans la plupart des pays du Commonwealth, après avoir d’abord utilisé des armes réquisitionnées auprès des chasseurs, on adapte sur le fusil Lee-Enfield N°1 MK III une lentille grossissante, sans tube de protection, installée au niveau de l’œilleton. Compte tenu du retard des Britanniques dans l’industrie de la fabrication d’optique de guerre, la société Periscopie Prism C° London est sollicitée pour fournir des lunettes de visée et effectuer des commandes aux États-Unis afin d’équiper les fusils des troupes du Commonwealth de la lunette Winchester A 5. Les Canadiens se distinguent en munissant leur fusil Ross MK III d’une lunette Warner &amp; Swasey modèle 1913, de fabrication américaine.</p>
<p style="text-align: justify">Il a fallu un certain temps avant que les Britanniques mettent en place un programme de formation officiel pour le personnel. Ce sont donc des tireurs sportifs, des officiers chasseurs de gros gibier et d’anciens « <em>ghillies</em> » écossais qui ont été les premiers tireurs d’élite britanniques. En revanche, ces derniers disposaient d’une grande avance en termes de camouflage et d’observation de l’ennemi, dissimulant les hommes dans des troncs d’arbre, ou les dotant de tenues de camouflage.</p>
<p>Ainsi, de la fin de l’année 1915 à l’année 1916, la mise au point d’un armement en quelque sorte sans précédent, adopté d’abord à l’initiative des combattants eux-mêmes, introduit-elle une nouvelle forme de combat parfaitement adaptée à la guerre des tranchées, que les états-majors vont s’employer à organiser pour lui donner toute sa place dans la conduite des opérations.</p>
<p>Jean-Marie Van Hove<br />
Expert en armement</p>
<p>Crédits photos : © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/harceler-lennemi-pendant-la-premiere-guerre-mondiale/">Harceler l’ennemi pendant la Première Guerre mondiale</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>La Vierge dorée d’Albert : une « icône populaire de la guerre »</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Jun 2016 12:20:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les destructions patrimoniales pendant la Première Guerre mondiale ont été nombreuses, particulièrement en ce qui concerne les monuments proches des zones de combats. Ces destructions sont rapidement instrumentalisées par la propagande contre l’ennemi. L’exposition qui se tient à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine à Paris, « 1914-1918. Le Patrimoine s’en va-t-en guerre » [1] revient [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les destructions patrimoniales pendant la Première Guerre mondiale ont été nombreuses, particulièrement en ce qui concerne les monuments proches des zones de combats. Ces destructions sont rapidement instrumentalisées par la propagande contre l’ennemi. L’exposition qui se tient à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine à Paris, « 1914-1918. Le Patrimoine s’en va-t-en guerre » [1] revient sur cet aspect particulier du premier conflit mondial. Le musée de l’Armée contribue à cette manifestation par le prêt d’un dessin de François Flameng (1856-1923) : <em>Albert, 5 août 1916 </em>(inv. 1007 C1 ; Eb 1400).</strong></p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/05/1007-C1.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2696 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/05/1007-C1-195x300.jpg" alt="1007 C1" width="195" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/1007-C1-195x300.jpg 195w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/1007-C1-78x120.jpg 78w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/1007-C1.jpg 422w" sizes="(max-width: 195px) 100vw, 195px" /></a></p>
<p>Dès le début de la guerre, les destructions des villes du nord (Louvain, Reims, Arras, Senlis, Soissons, Ypres) sont largement rapportées par la presse. L’opinion publique est marquée par une intense campagne de propagande montrant les exactions de l’ennemi s’attaquant au patrimoine national en dépit des dispositions édictées par la seconde Conférence de la Haye (18 octobre 1907) [2].</p>
<p>Située dans la Somme, la ville d’Albert est un centre d’activité métallurgique qui s’est développé à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle. Sa basilique Notre-Dame de Brebières, de style néo-byzantin, érigée par Edmond Duthoit entre 1885 et 1897, est surmontée d’une statue de la Vierge à l’enfant en cuivre martelé, due au sculpteur Albert Roze (1861-1952). Occupée en 1914 par les Allemands, la ville est évacuée après la bataille de la Marne, mais subit par la suite de très nombreux bombardements. Un obus atteint le clocher de la « Lourdes du nord » le 15 janvier 1915. La statue qui le surmontait s’est inclinée et reste suspendue, la tête en bas.</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/05/M502505_13249-12_0020_P.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2697 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/05/M502505_13249-12_0020_P-300x224.jpg" alt="M502505_13249-12_0020_P" width="300" height="224" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/M502505_13249-12_0020_P-300x224.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/M502505_13249-12_0020_P-161x120.jpg 161w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/M502505_13249-12_0020_P-768x572.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/M502505_13249-12_0020_P-1024x763.jpg 1024w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/05/M502505_13249-12_0020_P.jpg 1600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Artiste mondain, portraitiste et peintre de grands décors avant la guerre, François Flameng s’est rendu sur le front à l’occasion de missions au cours desquelles il réalise de nombreux dessins. Il réalise ce dessin intitulé <em>Albert</em> au mois d’août 1916, lors de l’offensive britannique sur la Somme. Si l’artiste montre au premier plan une scène du quotidien avec les deux soldats portant un baquet et le brancard posé à terre – évocation de l’activité militaire à Albert pendant la bataille de la Somme en 1916, où s’installent hôpitaux, cantonnements et dépôts – l’attention se focalise au second plan sur la basilique en ruines et la statue de la Vierge suspendue dans le ciel, évocation des dégâts matériels causés par l’artillerie.</p>
<p>L’œuvre de François Flameng a été publiée dans le journal <em>L’Illustration </em>le 31 mars 1917 (n° 3865). Les images de la vierge penchée d’Albert ont été largement diffusées dans les journaux pendant toute la durée du conflit et popularisées par la carte postale, faisant de la statue d’Albert Roze, une des « icônes populaires de la guerre » [3]. La statue s’effondre en avril 1918, donnant presque raison au dicton qui s’est répandu pendant le conflit : « quand la Vierge tombera, la guerre finira » [4].</p>
<p>Laëtitia Desserrières<br />
Assistante au Cabinet des dessins, des estampes et de la Photographie</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[1] Du 11 mars au 4 juillet 2016.</p>
<p>[2] Notamment les articles 27 et 56 : Art. 27. « Dans les sièges et bombardements, toutes les mesures nécessaires doivent être prises pour épargner, autant que possible, les édifices consacrés aux cultes, aux arts, aux sciences et à la bienfaisance, les hôpitaux et les lieux de rassemblement de malades et de blessés, à condition qu&rsquo;ils ne soient pas employés en même temps à un but militaire. Le devoir des assiégés est de désigner ces édifices ou lieux de rassemblement par des signes visibles spéciaux qui seront notifiés d&rsquo;avance à l&rsquo;assiégeant. » Art. 56. « Les biens des communes, ceux des établissements consacrés aux cultes, à la charité et à l&rsquo;instruction, aux arts et aux sciences, même appartenant à l&rsquo;Etat, seront traités comme la propriété privée.</p>
<p>Toute saisie, destruction ou dégradation intentionnelle de semblables établissements, de monuments historiques, d&rsquo;œuvres d&rsquo;art et de science, est interdite et doit être poursuivie. »</p>
<p>[3] Claire Maingon, « Imaginaire et esthétique du patrimoine en guerre. L’exposition d’œuvres d’art mutilées ou provenant des régions dévastées par l’ennemi, Paris, 1916 », <em>1914-1918. Le Patrimoine s’en va-t-en guerre,</em> cat. exp. sous la dir. de Jean-Marc Hofman, Paris, Citée de l’Architecture &amp; du Patrimoine / Nora éditions, 2016, p. 50.</p>
<p>[4] L’église d’Albert est reconstruite à l’identique entre 1927 et 1931 par Louis Duthoit, fils d’Edmond, surmontée d’une réplique de la Vierge dorée.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/la-vierge-doree-dalbert-une-icone-populaire-de-la-guerre/">La Vierge dorée d’Albert : une « icône populaire de la guerre »</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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