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	<title>Le blog des collectionsTroisième République - Le blog des collections</title>
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		<title>Acquisition de photographies anciennes</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Jun 2017 08:25:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le musée de l&rsquo;Armée a fait l&rsquo;acquisition lors d&rsquo;une vente à l&rsquo;Hôtel Drouot en 2015 d&rsquo;une série de photographies issues de la collection de Pierre-Marc Richard, spécialiste de photographies anciennes. La photographie étudiée ici, faisait probablement partie d’un album photographique et fut décollée par la suite. Peu d’informations sont disponibles quant au contexte de création de [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le musée de l&rsquo;Armée a fait l&rsquo;acquisition lors d&rsquo;une vente à l&rsquo;Hôtel Drouot en 2015 d&rsquo;une série de photographies issues de la collection de Pierre-Marc Richard, spécialiste de photographies anciennes. La photographie étudiée ici, faisait probablement partie d’un album photographique et fut décollée par la suite. Peu d’informations sont disponibles quant au contexte de création de cette image. L’auteur demeure anonyme. Il est cependant possible d’émettre un certain nombre de suppositions à l’observation du cliché, afin d’en reconstituer le contexte.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/05/2015.10.11-1.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3017"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3017 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/05/2015.10.11-1-300x219.jpg" alt="2015.10.11-1" width="300" height="219" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/05/2015.10.11-1-300x219.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/05/2015.10.11-1-164x120.jpg 164w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/05/2015.10.11-1-768x562.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/05/2015.10.11-1.jpg 1024w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une photographie présentant un homme occidental posant devant un établissement dont l&rsquo;enseigne stipule « <em>Maison publique réservée aux troupes françaises </em>». Devant lui deux femmes chinoises vêtues de costumes traditionnels sont assises. Au regard du contexte de la prise de vue, ce sont vraisemblablement des prostituées travaillant dans l’établissement. Le jeu comique auquel l’homme se livre s’oppose à l’attitude des deux jeunes femmes, aux positions et mines plus crispées. Elles ne partagent pas l’hilarité de ce dernier. La photographie vient immortaliser une rencontre, celle faite entre un européen et deux femmes asiatiques, et celle entre le concept même d’exotisme et la réalité. Cette photographie venait probablement agrémenter les pages d’un album de voyage. Elle servait donc deux usages, la construction d’une représentation de soi et sa transmission, par l’intermédiaire de l’album.</p>
<p>La présence d’un occidental, peut-être un français en Chine est le fruit d’une lente ouverture du pays. Auparavant peu encline à l’incursion étrangère, la Première Guerre de l’Opium (1839-1842) et la Seconde (1856-1860) imposent à la Chine l’ouverture au commerce avec l’Angleterre, suivie en 1844 par les Etats-Unis et la France. Les pays étrangers obtiennent des concessions, c&rsquo;est-à-dire des zones territoriales sur lesquelles ils établissent leurs propres lois, la Chine n’exerçant plus sa compétence à l’égard des étrangers. L’image saisie ici à Tientsin, actuelle Tianjin, est probablement un témoignage de ce phénomène. La concession française y est établie en 1860. Ainsi, la maison publique réservée aux troupes françaises fut probablement installée au sein de la concession, comme ce fut également le cas à Shanghai [1]. Les activités de prostitution dans les concessions françaises comme internationales  étaient assez courantes comme le montre Christian Henriot dans son ouvrage <em>Belles de Shanghai </em>[2]. Un tel lieu, réservé aux troupes françaises, s’inscrit dans le courant hygiéniste qui s’empare de la question de la prostitution [3]. En contrôler l’accès permettait de soumettre les prostituées à des contrôles sanitaires et d’enrayer ainsi la propagation des maladies vénériennes.</p>
<p>La prostitution en Chine, au contact avec les occidentaux, connaît la même transformation que la société elle-même. D’abord considérée comme un « lieu de distraction et de convivialité, les maisons de prostitution font maintenant partie d&rsquo;une véritable industrie du sexe » [4]. L’activité était d’ailleurs très rentable pour la Concession française de Shanghai qui « reçoit une part très substantielle de ses activités liées au « vice » : plus de 42 % sont imputables à la prostitution » [5] de 1862 à 1911. Les deux femmes, suivant une tradition chinoise ont les pieds bandés, et ce, à la fois pour des raisons esthétiques mais aussi érotiques. Assises sur un banc au premier plan, elles regardent l’objectif l’air revêche. L’une d’entre elle a la main levée, dans un geste arrêté et énigmatique. Deux pots de fleur, contenant des chrysanthèmes [6], agissent tels des symboles. La fleur étant souvent associée à la prostitution, appelée parfois « monde des fleurs ». L’homme tient l’un des pots de fleur dans ses bras, exprimant peut-être sa supériorité par rapport aux femmes. D’ailleurs, l’étagement des plans, la distinction dans les positions (assises et debout) marque un clivage, une domination. L’identité de l’homme reste insaisissable, s’agit-il d’un simple visiteur ou encore du tenancier ? Le mystère demeure. Les femmes sont installées de part et de d’autres de l’entrée de la maison publique et l’homme en barre le passage. L’enseigne de l’établissement sert de titre à l’image. De larges murs entravent la découverte du lieu et le photographe reste en dehors de l’enceinte. L’intérieur et la réalité devaient probablement demeurer un mystère.</p>
<p>Aline Muller, département Iconographie</p>
<p>[1] Voir à ce propos l’ouvrage de Henriot Christian, <em>Belles de Shanghai : prostitution et sexualité en Chine au XIX-XXe siècles</em>, CNRS éd., Paris, 1997.<br />
[2] <em>Ibid.<br />
</em>[3] En France, citons par exemple l’ouvrage de Parent-Duchâtelet Alexandre-Jean-Baptiste et Leuret François, <em>De la prostitution dans la ville de Paris : considérée sous le rapport de l&rsquo;hygiène publique, de la morale et de l&rsquo;administration</em>, J.-B. Ballière, Paris, 1837.<br />
[4] Coulette Pascale, <em>Dire la prostitution en Chine : terminologie et discours d&rsquo;hier à aujourd&rsquo;hui</em>, L’Harmattan, Paris, Budapest, Torino, 2003, p. 35.<br />
[5] Henriot Christian, <em>op. cit.</em>, p. 313.<br />
[6] Cela n’est pas sans rappeler le roman éponyme de Pierre Loti, <em>Madame Chrysanthème</em>, Calmann Lévy, Paris, 1888.</p>
<p>Anonyme, <em>Maison publique réservée aux troupes françaises</em>, Tien-Tsin, Chine, tirage argentique, <em>circa</em> 1900, 82 x 112 mm. Paris, musée de l’Armée, inv. 2015.10.11 © Paris, musée de l’Armée</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/acquisition-de-photographies-anciennes/">Acquisition de photographies anciennes</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Acquisition : Projet d’aménagement de l’esplanade et de l’Hôtel des Invalides par Alphonse Crépinet</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2017 14:07:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le musée de l’Armée vient d’acquérir auprès de la librairie Cambon quatre dessins relatifs à l’Hôtel des Invalides montrant plusieurs aspects de l’histoire du bâtiment au XIXe siècle [1]. Trois œuvres concernent l’église du Dôme et représentent une vue générale de l’intérieur de l’église vers 1842-1844 par Louis-Tullius Visconti (1791-1853), un projet de verrière pour [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le musée de l’Armée vient d’acquérir auprès de la librairie Cambon quatre dessins relatifs à l’Hôtel des Invalides montrant plusieurs aspects de l’histoire du bâtiment au XIXe siècle [1]. Trois œuvres concernent l’église du Dôme et représentent une vue générale de l’intérieur de l’église vers 1842-1844 par Louis-Tullius Visconti (1791-1853), un projet de verrière pour la croisée au-dessus de la porte d’entrée ainsi qu’une vue de la chapelle Saint-Augustin avec le tombeau de Joseph Napoléon Bonaparte, attribués à Alphonse-Nicolas Crépinet (1826-1892). La quatrième œuvre, signée Crépinet, est un plan général d’aménagement de l’esplanade et de l’Hôtel des Invalides réalisé en 1878.</strong></p>
<p>Crépinet se forme à l’école des Beaux-Arts puis auprès des architectes Louis-Tullius Visconti et Joseph Uchard (1809-1891). Il débute sa carrière au service des Bâtiments civils et, en 1852, il devient inspecteur des travaux de la réunion du Louvre et des Tuileries. Nommé architecte du tombeau de Napoléon Ier en 1859, puis des Invalides à partir de 1862, c’est sous sa direction qu’a lieu la restauration du dôme entre 1865 et 1869. Il reste l’architecte de l’église, du Dôme et du tombeau de l’empereur jusqu’en 1891.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/01/16-520537.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2955 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/01/16-520537-216x300.jpg" alt="16-520537" width="216" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/01/16-520537-216x300.jpg 216w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/01/16-520537-86x120.jpg 86w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/01/16-520537.jpg 468w" sizes="(max-width: 216px) 100vw, 216px" /></a></p>
<p>Crépinet s’est intéressé à trois reprises à l’aménagement des abords de l’hôtel des Invalides. En 1864, il propose un plan d’ensemble dans le cadre d’une commission d’étude sur les emplacements de Paris disponibles à la vente. À cette époque, l’architecte s’est employé à chiffrer la vente de parcelles sur l’esplanade et autour de la place Vauban. En 1870, il présente au Salon, sous le n°4978, quatre dessins constituant un « Projet de transformation de l’hôtel des Invalides et de ses abords » [2]. Enfin, en 1878, il étudie la possibilité de regrouper plusieurs administrations sur l’esplanade. La question de la concentration des services des différents ministères est en effet étudiée à l’époque par une commission au sein des Bâtiments civils et des palais nationaux. À cette occasion, son directeur prend renseignements sur le projet britannique de réunion de divers services publics en un même lieu sur les bords de la Tamise, près de Westminster et qui avait donné lieu à un concours international en 1857 dont le premier prix avait été attribué à un architecte français : Alphonse Crépinet.</p>
<p>Ce projet de 1878, acquis par le musée de l’Armée, montre plusieurs bâtiments administratifs entourés de douves (six bâtiments symétriques, disposés face à face par groupes de trois, séparés par deux rues et reliés entre eux par des passerelles au-dessus des rues) sur l’esplanade des Invalides, envisagée comme une place monumentale ornée de statues où pourraient se dérouler les manifestations militaires [3]. Les éléments projetés, figurés à l’encre rouge sur le plan, sont clairement identifiables : percement de deux nouvelles artères côté est, dont un boulevard reliant directement les Invalides au pont de la Concorde entraînant la destruction de l’actuel Palais Bourbon. L’architecte a prévu de reconstruire un hémicycle contre la façade nord de l’Hôtel des Invalides. Ce projet prévoit aussi l’installation des ministères de la Guerre et de la Marine dans l’Hôtel des Invalides. Les constructions du XVIIIe siècle érigées du côté sud sont supprimées à la faveur de jardins publics [4].</p>
<p>Le rapporteur de la commission, le député Eugène Spuller (1835-1896), présente ses conclusions à la Chambre des députés lors de la séance du 19 mai 1879 mais le projet de Crépinet est refusé en raison du coût de l’opération, de l’espace concédé aux ministères jugé trop restreint, d’autres terrains et locaux étant privilégiés pour leur installation.</p>
<p>Laëtitia Desserrières, assistante au Cabinet des dessins, des estampes et de la Photographie</p>
<p>[1] Nous remercions M. Alexandre Gady, qui nous a signalé ces dessins. Paris, musée de l’Armée, inv. 2016.8.1 à 2016.8.4.<br />
[2] Si les plans ne nous sont pas connus, nous en avons le descriptif dans un rapport que Crépinet rédige le 10 mars 1870, conservé à Pierrefitte-sur-Seine, aux archives nationales de France (AnF), F/21/6001.<br />
[3] La description des constructions prévues sur l’esplanade est précisée dans un rapport que l’inspecteur des Bâtiments civils et des palais nationaux soumet au ministre des Travaux publics le 27 janvier 1879. AnF, F/21/922.<br />
[4] Ces suppressions avaient déjà été envisagées par l’architecte dans son projet de 1864 comme l’atteste un plan conservé à Charenton-le-Pont, à la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, inv. 04R03642.</p>
<p>Photo © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais/Emilie Cambier</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/acquisition-projet-damenagement-de-lesplanade-et-de-lhotel-des-invalides-par-alphonse-crepinet/">Acquisition : Projet d’aménagement de l’esplanade et de l’Hôtel des Invalides par Alphonse Crépinet</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Le sabre du lieutenant-colonel Klobb</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Aug 2015 09:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2183" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/07/15-531335.jpg" target="_blank"><img aria-describedby="caption-attachment-2183" loading="lazy" class="wp-image-2183 size-medium" title="Sabre d'officier de cavalerie légère modèle 1822 ayant appartenu au lieutenant-colonel Klobb © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/07/15-531335-300x225.jpg" alt="Sabre d'officier de cavalerie légère modèle 1822 ayant appartenu au lieutenant-colonel Klobb" width="300" height="225" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/07/15-531335-300x225.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/07/15-531335-159x120.jpg 159w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/07/15-531335.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><p id="caption-attachment-2183" class="wp-caption-text">Sabre d&rsquo;officier de cavalerie légère modèle 1822 ayant appartenu au lieutenant-colonel Klobb</p></div>
<p style="text-align: justify">Le récolement de la collection d’armes blanches suit son cours et révèle, au détour des 2600 pièces récolées à ce jour, des objets intéressants à plus d&rsquo;un titre. C’est le cas de ce sabre modèle 1822 qui a appartenu à l’acteur malheureux d’un des épisodes les plus sombres de la colonisation africaine.</p>
<p style="text-align: justify">En juillet 1898, le ministre des colonies André Lebon (1859-1938) décide d’une mission d’exploration intitulée « mission Afrique centrale-Tchad » qui, en partant du Sénégal, doit se diriger vers le fleuve Niger puis le lac Tchad où elle a pour but de rejoindre la mission Fourreau-Lamy, partie d’Algérie, et la mission Gentil, partie du Moyen-Congo, avec pour objectif de parachever la conquête du Tchad.</p>
<p style="text-align: justify">La mission débute en janvier 1899, sous le commandement des capitaines Paul Voulet et Julien Chanoine. Dans les premiers temps, la mission se déroule normalement mais sa mauvaise préparation va rapidement provoquer de nombreuses exactions. La colonne est composée de huit cadres français, six cents soldats indigènes, huit cents porteurs, deux cents femmes et cent convoyeurs. Elle doit rapidement « vivre sur le pays » et les villages qui refusent de fournir des vivres sont pillés et rasés.<br />
Les deux capitaines font régner une discipline inhumaine dans la troupe mais ils laissent leurs hommes se livrer à toutes sortes de débordements et ordonnent eux-même de nombreuses exactions<br />
Le lieutenant Peteau, un des cadres de la mission renvoyé par Voulet, décrit les atrocités auxquelles il a assisté dans une lettre qu’il envoie à sa fiancée, lettre qui arrive finalement entre les mains du nouveau ministre des colonies. Après l’épisode de Fachoda, alors que l’affaire Dreyfus fait rage, la mission Voulet-Chanoine est arrêtée, afin d’éviter un nouveau scandale impliquant l’armée.<br />
Le lieutenant-colonel Klobb, commandant la garnison de Tombouctou, est donc chargé de rejoindre la colonne et d’en mettre les officiers aux arrêts. Après une poursuite de deux mille kilomètres, jonchée de cadavres et de villages détruits, Klobb et sa petite troupe rejoignent la mission. Le 14 juillet, le lieutenant-colonel Klobb, arrivé au village de Dankori va procéder à l’arrestation de Voulet. Celui-ci se porte à sa rencontre avec un détachement. Après sommations de part et d’autre, Voulet fait ouvrir le feu et Klobb est tué.<br />
Ayant franchi le Rubicon, Voulet aurait déclaré à ses subordonnés« Maintenant, je suis hors-la-loi, je renie ma famille, mon pays, je ne suis plus français, je suis un chef noir… » Quelques jours plus tard, Voulet et Chanoine sont tués par leurs soldats.</p>
<p style="text-align: justify">Ce sabre, témoin de l’histoire de la colonisation de l’Afrique, éclaire aussi un aspect particulier des collections du musée de l’Armée. La veuve du colonel Klobb a en effet donné au musée ce sabre, ainsi qu’une photo de son défunt mari, en 1909. L’arme blanche est encore pourvue à l’époque d’un fort pouvoir symbolique et évoque à elle seule la fonction et le statut de l’officier. Un certain nombre d’armes ont ainsi été données au musée par les familles d’officiers morts en service, les faisant en quelque sorte entrer dans le panthéon militaire des Invalides.</p>
<p> Dominique Prévôt, C.E.D., département Moderne</p>
<pre>Crédits photos :</pre>
<pre>© Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier</pre><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-sabre-du-lcl-klobb/">Le sabre du lieutenant-colonel Klobb</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Edouard Detaille : « le souci de la vérité, la précision du métier, la conscience documentaire »</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Dec 2013 08:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<category><![CDATA[guerre de 1870-1871]]></category>
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		<description><![CDATA[Le musée de l’Armée conserve dans ses collections le fonds d’atelier du peintre militaire Jean-Baptiste Edouard Detaille (1848-1912), légué à l’Etat à sa mort. Des premiers carnets de dessins de jeunesse aux compositions monumentales, cette collection permet de saisir dans son ensemble l’art du peintre mais également de comprendre la conception, la technique et l’esthétique [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b>Le musée de l’Armée conserve dans ses collections</b><strong> le fonds d’atelier du peintre militaire Jean-Baptiste Edouard Detaille (1848-1912), légué à l’Etat à sa mort. Des premiers carnets de dessins de jeunesse aux compositions monumentales, cette collection permet de saisir dans son ensemble l’art du peintre mais également de comprendre la conception, la technique et l’esthétique des œuvres de l’artiste qui a été un des plus célèbres représentants de l’école française de son époque.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/06-525631.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-medium wp-image-977" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/06-525631-147x300.jpg" alt="Portrait photographique Edouard Detaille" width="147" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/06-525631-147x300.jpg 147w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/06-525631-59x120.jpg 59w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/06-525631.jpg 320w" sizes="(max-width: 147px) 100vw, 147px" /></a></p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/12-570577.jpg"><img loading="lazy" class="alignright size-thumbnail wp-image-978" style="float: right;margin-left: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/12-570577-151x120.jpg" alt="12-570577" width="151" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/12-570577-151x120.jpg 151w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/12-570577-300x237.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/12-570577.jpg 758w" sizes="(max-width: 151px) 100vw, 151px" /></a>Edouard Detaille entre dans l’atelier du peintre Ernest Meissonier (1815-1891) en 1865 ; il s’oriente alors vers le genre historique et relate les événements dont il est le témoin. Le conflit de 1870-1871 lui fournit nombre de sujets pour ses compositions et l’occasion de réaliser deux panoramas sur les thèmes des batailles de Rezonville et Champigny et en collaboration avec Alphonse de Neuville (1836-1885) [1]. Pour ces réalisations gigantesques, les deux artistes dessinent sur place et travaillent à partir de photographies. Au cours des années 1890, le peintre se concentre sur des sujets liés à l’épopée napoléonienne et à l’armée française contemporaine pour laquelle il réalise un projet de nouveaux uniformes en 1912. Ses dernières commandes sont des œuvres monumentales dont une pour la Salle du Budget de l’Hôtel de Ville de Paris. Il choisit de représenter un sujet en lien avec les armées de la Révolution et de l’Empire dont <i>Le retour de la Garde impériale le 27 novembre 1807 </i>[2]. Edouard Detaille a mené une carrière officielle riche en récompenses : médaillé aux Salons de 1869, 1870, 1872, 1888 ; Grand Prix aux Expositions Universelles de 1889 et 1900 ; membre de l’Institut depuis 1892 et grand officier de la Légion d’Honneur.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/inv.050.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-thumbnail wp-image-980" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/inv.050-216x120.jpg" alt="inv.050" width="216" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/inv.050-216x120.jpg 216w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/inv.050-300x166.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/inv.050.jpg 758w" sizes="(max-width: 216px) 100vw, 216px" /></a></p>
<p>Membre actif de la Société de l’histoire du costume, il s’est constitué une collection d’uniformes, équipement et harnachement dont il s’inspire pour ses compositions picturales. C’est à cette société qu’il lègue, dans son testament en date du 24 mars 1912, son hôtel particulier et tout ce qu’il contient sous condition d’en faire un lieu d’exposition. Toutefois, après quelques péripéties, la collection entre finalement au musée de l’Armée en 1915. On trouve notamment, outre des œuvres maîtresses de l’artiste, des esquisses et dessins, des armes et des uniformes ainsi que des photographies reproduisant les œuvres du peintre qu’il faisait réaliser de manière quasi systématique.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/inv.01151.1.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-thumbnail wp-image-981" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/inv.01151.1-233x120.jpg" alt="inv.01151.1" width="233" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/inv.01151.1-233x120.jpg 233w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/inv.01151.1-300x153.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/inv.01151.1.jpg 758w" sizes="(max-width: 233px) 100vw, 233px" /></a></p>
<p>Il faut rappeler qu’Edouard Detaille entretient des rapports étroits avec le musée de l’Armée depuis la création du musée historique de l’Armée, en 1896, par La Sabretache, société dont il est le président [3]. L’ensemble de la collection est exposé dans une salle qui lui est entièrement dédiée, au rez-de-chaussée de l’aile Orient, inaugurée le 15 avril 1916 et rebaptisée « Salle Detaille ». Celle-ci « est une des plus importantes du musée de l’Armée. Elle conserve avec piété et reconnaissance le souvenir du grand artiste dans la personnalité duquel s’est en quelque sorte synthétisée l’histoire moderne de l’Armée française » [4].</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/2005.3.239.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-thumbnail wp-image-979" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/2005.3.239-149x120.jpg" alt="2005.3.239" width="149" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/2005.3.239-149x120.jpg 149w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/2005.3.239-300x240.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/2005.3.239.jpg 758w" sizes="(max-width: 149px) 100vw, 149px" /></a></p>
<p>L’œuvre d’Edouard Detaille révèle une technique méticuleuse, un sens du dessin et un souci d’exactitude documentaire. Cette précision du pinceau et cette volonté de rester fidèle à la réalité ont constitué la grande qualité de l’art de Detaille, mais aussi la principale source de critique de son art, à une époque où les recherches picturales s’orientaient vers des voies nouvelles en rupture avec l’académisme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Laëtitia Desserrières, département Iconographie</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[1] Commandées par la Société du panorama national, les deux œuvres sont réalisées en 1881 et 1882. Le<i> Panorama de la Bataille de Champigny </i>est présenté au public parisien en 1882, tandis que le <i>Panorama de la bataille</i> <i>de Rezonville</i> ne l’est qu’à partir de 1887, après un séjour à Vienne. Ils sont ensuite découpés en morceaux et vendus aux enchères en 1892 et 1896.</p>
<p>[2] Paris, musée de l’Armée, inv. 050 ; Eb 20D. Encre, fusain et gouache sur papier collé sur toile, 1898-1901. Les œuvres définitives sont mises en place à l’Hôtel de Ville en 1902. Voir Robichon François, « A propos de trois esquisses d’Edouard Detaille <i>Bulletin de la Société des Amis du Musée de l’Armée, </i>n°85, 1981-1, p. 89-101.</p>
<p>[3] Le musée de l’Armée est issu de la fusion du musée d’artillerie et du musée historique de l’Armée en 1905.</p>
<p>[4] Musée de l’Armée, « Collections Detaille », <i>Bulletin des Amis du Musée de l’Armée</i>, s.d.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/edouard-detaille-le-souci-de-la-verite-la-precision-du-metier-la-conscience-documentaire/">Edouard Detaille : « le souci de la vérité, la précision du métier, la conscience documentaire »</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Un canon de 95 mm Lahitolle entre dans les collections du musée de l’Armée</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Dec 2013 09:18:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le musée de l’Armée s’est récemment enrichi d’une pièce d’artillerie qui lui faisait défaut jusqu’à présent : un canon de position de 95 mm mle 1875 sur affût mle 1877. Grâce à une cession du ministère de la Défense, un exemplaire de cette pièce d’artillerie entre donc dans les collections du musée. Il était important pour [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le musée de l’Armée s’est récemment enrichi d’une pièce d’artillerie qui lui faisait défaut jusqu’à présent : un canon de position de 95 mm m<sup>le</sup> 1875 sur affût m<strong><sup>le</sup></strong> 1877. Grâce à une cession du ministère de la Défense, un exemplaire de cette pièce d’artillerie entre donc dans les collections du musée.</strong></p>
<p style="text-align: center"><b><b><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/95.jpg"><img loading="lazy" class="size-medium wp-image-949 aligncenter" title="Canon de 95 mm Lahitolle" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/95-300x193.jpg" alt="Canon de 95 mm Lahitolle" width="300" height="193" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/95-300x193.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/95-186x120.jpg 186w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/95.jpg 988w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></b></b></p>
<p>Il était important pour le musée de l’Armée d’acquérir un canon de 95 mm. En effet, ce matériel fabriqué dans un laps de temps très court (de 1875 à 1885 environ) témoigne de la politique de réarmement de la France au lendemain de la défaite de 1871. Cette pièce est aussi l’un des derniers exemplaires connus de cette arme adoptée dans l’urgence, en prévision d’une guerre que l’on a cru certaine et imminente en son temps.</p>
<p>Au lendemain de la guerre de 1870-1871, une fois la démobilisation effectuée, l’armée entame la réforme de ses matériels et de sa doctrine. L’artillerie est l’arme la plus concernée par la réorganisation et le réarmement : l’artillerie de campagne du système de la Hitte est obsolète et doit être immédiatement remplacée par des pièces à chargement par la culasse, afin d’améliorer la portée et la précision des tirs.</p>
<p>Le comité d’artillerie va donc lancer deux programmes parallèles :</p>
<p>&#8211; l’un permettant à court terme de doter l’armée française de pièces d’artillerie modernes, qui aboutit à l’adoption des pièces de 5 et de 7 de Reffye (1873-1874) ;</p>
<p>&#8211; l’autre permettant à long terme de disposer d’un nouveau système d’artillerie, incluant toutes les nouvelles avancées technologiques connues.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify">En 1875, alors que des essais pour l’adoption d’une pièce d&rsquo;artillerie d’un <a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/10-522393.jpg"><img loading="lazy" class="alignright size-thumbnail wp-image-948" style="float: right;margin-left: 10px" title="Canon de 95 mm sur affût de campagne" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/10-522393-161x120.jpg" alt="Canon de 95 mm sur affût de campagne" width="161" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/10-522393-161x120.jpg 161w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/10-522393-300x223.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/10-522393.jpg 758w" sizes="(max-width: 161px) 100vw, 161px" /></a>calibre de 95 mm pour les batteries dites « de grande réserve » sont en cours, une crise diplomatique avec l’Allemagne [1] pousse le comité d’artillerie à adopter rapidement le canon de 95 mm du commandant Périer de Lahitolle pour renforcer l’artillerie de campagne. Cette pièce entièrement en acier, à âme rayée et à chargement par la culasse est le premier canon de ce type à être adopté par l’armée de Terre française.</p>
<p>A partir de 1880, les canons de 95 mm sont <a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/10-522382.jpg"><img loading="lazy" class="alignleft wp-image-947" style="float: left;margin-right: 10px" title="Canon de 95 mm sur affût de siège et de place modèle 1880" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/12/10-522382-159x120.jpg" alt="Canon de 95 mm sur affût de siège et de place modèle 1880" width="143" height="108" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/10-522382-159x120.jpg 159w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/10-522382-300x226.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/12/10-522382.jpg 758w" sizes="(max-width: 143px) 100vw, 143px" /></a>placés sur un nouvel affût, dit « de siège et de place », afin de pouvoir répondre à une nouvelle mission : la défense des frontières, en étant placés dans les forts du système Séré de Rivières. Dès 1890, la majorité des affûts de campagne m<sup>le</sup> 1877 sont réformés, puis détruits.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Christophe Pommier, département Artillerie</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p>[1] : La crise « Krieg-in-Sicht » (guerre en vue). En 1875, Bismarck se sert de la presse pour sonder l’attitude des chancelleries européennes s’il lance une guerre préventive contre la France, dont le réarmement rapide est jugé problématique. Devant les réactions de soutien à la France, notamment de l’Angleterre et de la Russie, il abandonne l’idée de la guerre au profit d’alliances diplomatiques pour renforcer la place de l’Allemagne en Europe.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/un-canon-de-95-mm-lahitolle-entre-dans-les-collections-du-musee-de-larmee/">Un canon de 95 mm Lahitolle entre dans les collections du musée de l’Armée</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Legs de la famille Signorino dans les collections du musée de l’Armée</title>
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		<pubDate>Thu, 02 May 2013 10:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[Acquisitions]]></category>
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		<category><![CDATA[Infanterie]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Second Empire]]></category>
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		<description><![CDATA[Recevoir un legs ou un don est toujours une expérience enrichissante car au-delà de la valeur intrinsèque de l’œuvre perçue, c’est pour le musée l’opportunité de relier une œuvre à la mémoire d’une personne ou d’une famille. L’objet donné devient le véhicule de cette mémoire, véhicule d’autant plus précieux que le donateur transmet une œuvre [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Recevoir un legs ou un don est toujours une expérience enrichissante car au-delà de la valeur intrinsèque de l’œuvre perçue, c’est pour le musée l’opportunité de relier une œuvre à la mémoire d’une personne ou d’une famille. L’objet donné devient le véhicule de cette mémoire, véhicule d’autant plus précieux que le donateur transmet une œuvre qui a pour lui une valeur affective, afin qu’il soit vu, étudié et apprécié par le plus grand nombre. Ces dons contribuent ainsi au passage de la mémoire à l’histoire et à la diffusion de cette dernière.</p>
<p>Madame Signorino a récemment légué au musée de l’Armée un tableau de François-Gabriel Lépaulle (1804-1886), élève de Jean-Baptiste Regnault (1754-1829) et d’Horace Vernet (1783-1863), né à Versailles en 1804. Artiste prolifique, il expose régulièrement au Salon à partir de 1824 et obtient une médaille de seconde classe au Salon de 1831. Il est notamment l’auteur de nombreuses scènes de batailles ainsi que de tableaux religieux.</p>
<p>Le tableau légué au musée date de 1857 et représente le lieutenant-colonel Louis-Julien Signorino portant la tenue d’officier d’infanterie. Il est représenté de face, tenant son shako sous le bras droit.</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/2012.28.1.jpg"><img loading="lazy" class="alignright wp-image-463" style="float: right;margin-left: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/2012.28.1.jpg" alt="Le colonel Louis-Julien Signorino" width="154" height="187" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/2012.28.1.jpg 535w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/2012.28.1-98x120.jpg 98w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/2012.28.1-246x300.jpg 246w" sizes="(max-width: 154px) 100vw, 154px" /></a>Né à Saverne, dans le Bas-Rhin, en 1813, Louis-Julien Signorino débute sa carrière militaire en 1831, comme engagé volontaire au 26<sup>e</sup> régiment d’Infanterie, il passe une partie de sa carrière en Algérie et gravit les échelons pour atteindre le grade de général de brigade en 1869. Il décède en 1870. En 1857, il s’est déjà illustré au cours de plusieurs batailles, notamment lors de la campagne d’Algérie où il se distingue lors du combat du 4 juillet 1843 à Zamora (Oran). Il participe également à la campagne de Crimée (1853-1856) au cours de laquelle il est blessé à la cuisse, le 7 juin 1855, à Sébastopol. Il reçoit la médaille de Crimée, visible sur le tableau, à côté de celle d’officier de la Légion d’Honneur. Deux ans après l’exécution de ce tableau, le colonel Signorino va jouer un rôle au moment de la campagne d’Italie, en 1859, lorsqu’il succède au colonel de Chabrières (1807-1859) comme chef de corps du 2<sup>e</sup> régiment d’Infanterie étranger et se distingue pendant la bataille de Solferino, le 24 juin 1859.</p>
<p><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/2012.28.2.jpg"><img loading="lazy" class="size-thumbnail wp-image-464 alignleft" style="float: left;margin-right: 10px" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2013/05/2012.28.2-84x120.jpg" alt="Le capitaine Marie-André-Maurice Signorini" width="84" height="120" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/2012.28.2-84x120.jpg 84w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/2012.28.2-210x300.jpg 210w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2013/05/2012.28.2.jpg 457w" sizes="(max-width: 84px) 100vw, 84px" /></a>Madame Signorino a également donné au musée un dessin au fusain, daté entre 1900 et 1912, représentant le fils de Louis-Julien, le capitaine Marie-André-Maurice Signorino. Ce dernier né en 1865 à Tours, débute sa carrière militaire en 1885. Il est nommé sous-lieutenant en 1888 et passe toute sa carrière dans différents régiments d’Infanterie et accède au grade de chef de bataillon (territorial) d’Infanterie, major de la Garnison de Cherbourg en 1916. Le capitaine Signorino participe à la Première Guerre mondiale et obtient la croix de guerre.</p>
<p>Ces deux œuvres, tant par leur sujet que par leur date de création, s’intègrent parfaitement aux collections du musée de l’Armée. Le tableau représentant Louis-Julien Signorino fait ainsi écho à l’exposition <i>Napoléon III et l’Italie, La naissance d’une Nation</i> <i>1848-1870</i>, qui s’est déroulée au musée de l’Armée du 19 octobre 2011 au 15 janvier 2012.</p>
<p>Hélène Reuzé, assistante de conservation<br />
Crédits photos : ©Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-GP / image musée de l&rsquo;Armée</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/legs-de-la-famille-signorino-dans-les-collections-du-musee-de-larmee/">Legs de la famille Signorino dans les collections du musée de l’Armée</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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