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	<title>Le blog des collectionsLouis XIII - Le blog des collections</title>
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		<title>Les portraits princiers de Rubens, au Musée du Luxembourg mais aussi au musée de l’Armée ?</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Jan 2018 10:42:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’exposition présentée jusqu’au 14 janvier au Musée du Luxembourg sur l’art du peintre Pierre-Paul Rubens comme portraitiste des têtes couronnées de son temps a laissé de côté une œuvre qui aurait pu figurer sans déchoir parmi la belle série d’effigies princières ou royales réunies à l’occasion de cet événement. Le musée de l’Armée abrite en [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’exposition présentée jusqu’au 14 janvier au Musée du Luxembourg sur l’art du peintre Pierre-Paul Rubens comme portraitiste des têtes couronnées de son temps a laissé de côté une œuvre qui aurait pu figurer sans déchoir parmi la belle série d’effigies princières ou royales réunies à l’occasion de cet événement.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/01/MA_Collections_Portrait-Louis-XIII.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3256"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3256 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/01/MA_Collections_Portrait-Louis-XIII-261x300.jpg" alt="MA_Collections_Portrait-Louis-XIII" width="261" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/01/MA_Collections_Portrait-Louis-XIII-261x300.jpg 261w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/01/MA_Collections_Portrait-Louis-XIII-104x120.jpg 104w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/01/MA_Collections_Portrait-Louis-XIII-768x884.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/01/MA_Collections_Portrait-Louis-XIII.jpg 869w" sizes="(max-width: 261px) 100vw, 261px" /></a></p>
<p>Le musée de l’Armée abrite en effet depuis 2014 un beau portrait du jeune <strong><em>Louis XIII couronné par la Victoire</em></strong>, déposé par les <em>Royal Armouries</em>, notre confrère britannique. Attribué à l’atelier de Rubens, ce tableau monumental est certes inégal &#8211; l’effigie du jeune roi, traitée avec une certaine raideur, contraste avec la générosité picturale de l’allégorie de la Victoire qui le couronne – mais cette hétérogénéité se retrouve dans beaucoup des réalisations du grand maître anversois, qui laissait en effet une grande partie de l’exécution des commandes qui lui étaient faites aux artistes plus ou moins talentueux qui œuvraient au sein de son atelier. La mise en scène de ce portrait royal, en revanche, offre un écho saisissant aux grandes compositions exécutées par Rubens entre 1622 et 1625 pour la galerie de Marie de Médicis en son palais du Luxembourg, aujourd’hui au musée du Louvre : représenté trônant, revêtu d’une armure dorée, dominant un trophée d’armes évoquant sa passion constante pour l’arquebuserie et la matière militaire, Louis XIII semble à la fois narguer sa mère, Marie de Médicis, dont il a vaincu les troupes à la bataille des Ponts-de-Cé en 1620 et se moquer de l’ambitieux cycle pictural que cette dernière a souhaité laisser à la postérité pour célébrer son œuvre de reine de France et de régente. Le visage juvénile du jeune roi fait de plus écho à l’unique portrait du souverain exécuté de la main de Rubens, réalisé en 1622, lors de son premier séjour à Paris (Melbourne, National Gallery of Victoria).</p>
<p>Pour en savoir plus sur cette œuvre et sur les intrigantes activités d’espion de Rubens en France, voir le catalogue de l’exposition <em>Mousquetaires !</em>, organisée par le musée de l’Armée en 2014, ouvrage publié par les éditions Gallimard.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/les-portraits-princiers-de-rubens-au-musee-du-luxembourg-mais-aussi-au-musee-de-larmee/">Les portraits princiers de Rubens, au Musée du Luxembourg mais aussi au musée de l’Armée ?</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>« La Défaite des Anglais en l’Île de Ré par l’armée française le 8 novembre 1627 » de L. de La Hyre</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Apr 2014 13:50:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accrochages et présentation]]></category>
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		<category><![CDATA[exposition]]></category>
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		<category><![CDATA[Louis XIII]]></category>
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		<category><![CDATA[peinture]]></category>
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		<description><![CDATA[Après une importante restauration, le tableau de Laurent de La Hyre (1606-1656), est exposé pour la première fois au musée de l’Armée. Cette œuvre de jeunesse de l’artiste représentant un épisode qui lui est contemporain, la reconquête de l’Île de Ré par le pouvoir royal en 1627, est montrée au public dans l’exposition Mousquetaires ! [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><b>Après une importante restauration,</b><b> le tableau de Laurent de La Hyre (1606-1656),</b><b> est exposé pour la première fois au musée de l’Armée. Cette œuvre de jeunesse de l’artiste représentant un épisode qui lui est contemporain, la reconquête de l’Île de Ré par le pouvoir royal en 1627, est montrée au public dans l’exposition <i>Mousquetaires !</i> </b></span></p>
<p><span style="color: #000000;"> <a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/04/12-551260.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-medium wp-image-1152" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/04/12-551260-300x164.jpg" alt="12-551260" width="300" height="164" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/04/12-551260-300x164.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/04/12-551260-218x120.jpg 218w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/04/12-551260.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></span></p>
<p><b><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Une acquisition exceptionnelle</span></span></b></p>
<p><span style="color: #000000;">Le musée a acquis en vente publique le tableau de Laurent de La Hyre représentant <i>La Défaite des Anglais en l’Île de Ré par l’armée française le 8 novembre 1627 </i>[1]. Cette œuvre, inédite jusqu’à son acquisition [2], constitue l’une des premières représentations crédibles connues d’un épisode des guerres de religion : la reconquête de l’Île de Ré sous la conduite du maréchal Schomberg (1575-1632). Cette bataille est considérée comme un prélude à la prise de la Rochelle par les armées de Richelieu. L’œuvre marque d’un nouveau jalon l’art de représenter la guerre dans la première moitié du règne personnel de Louis XIII. Evocation d’un paysage maritime, avec en arrière-plan, la silhouette des bateaux anglais, et fait<br />
d’arme, l’affrontement des cavaliers et des fantassins se déroule au premier plan, le tableau de La Hyre montre la maîtrise du jeune artiste. </span></p>
<p><b><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Une scène de bataille très réaliste</span></span></b></p>
<p><span style="color: #000000;">En 1627, pendant le siège que les armées de Louis XIII font subir aux huguenots rochelais, cinq mille soldats et cent cavaliers anglais, menés par Georges Villiers (1592-1628), duc de Buckingham, envahissent l’île de Ré et assiègent Saint-Martin. Le comte de Toiras (1585-1636), gouverneur de l’île, résiste jusqu’à l’arrivée des renforts. Le 8 novembre, les troupes françaises opèrent alors leur jonction. Pris en étau, douze régiments anglais évacuent le bourg de Saint-Martin, en bon ordre, couverts par leur cavalerie. Obligés de réduire leur front avant de s’engager dans les marais, ils sont attaqués puis défaits. Les rescapés trouvent un abri dans l’île de Loix, où attendent les vaisseaux. Benjamin de Rohan (1583-1642), seigneur de Soubise, et frère cadet d’Henri II de Rohan, s’enfuit avec les Anglais. </span></p>
<p><span style="color: #000000;"><i>La Défaite des Anglais en l’Île de Ré </i>diffère des représentations fantaisistes ou allégoriques de sujets militaires contemporains. Dans cette vue panoramique et topographique, laissant un large espace au ciel, aucun groupe de dignitaires ne se détache, l’artiste montre l’affrontement des cavaliers et des fantassins sans distinction. Il inverse sa composition en montrant l’accessoire au premier plan et l’essentiel, la fuite de Rohan et de ses alliés, au loin.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"> <a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/04/12-551253.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-medium wp-image-1150" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/04/12-551253-300x224.jpg" alt="12-551253" width="300" height="224" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/04/12-551253-300x224.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/04/12-551253-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/04/12-551253.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Probablement réalisée entre le mois de décembre 1627 et le début de 1628, cette œuvre témoigne du style de jeunesse de l’artiste, caractérisé par un sentiment direct du paysage, une science de la perspective, et un art du raccourci, perceptible notamment dans les chocs de cavalerie du premier plan. La perspective cavalière adoptée par La Hyre offre une vue d’ensemble ; la côte et les troupes sont rendues avec fidélité. Laurent de La Hyre s’est-il rendu sur les lieux de la bataille ? S’agit-il d’une réalisation d’un jeune artiste visant à obtenir la protection de quelque grand personnage ? De nombreuses questions sur les intentions ayant conduit le peintre à réaliser cette œuvre restent en suspens. </span></p>
<p><b><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Une intervention fondamentale </span></span></b></p>
<p><span style="color: #000000;">Afin de mettre en valeur les qualités picturales de cette œuvre, une restauration fondamentale a été menée sur le tableau, après l’élaboration d’un dossier d’imagerie scientifique complet [3]. Les interventions sur la couche picturales ont été réalisées préalablement à celles du support : décrassage, enlèvement du vernis récent et des repeints. L’ancien rentoilage du tableau n’adhérant plus à la toile originale, il a été décidé de le démonter et d’appliquer une nouvelle protection au verso de l’œuvre. Après l’intervention sur le support, les lacunes ont été mastiquées et réintégrées et une nouvelle couche de vernis appliquée. </span></p>
<p><span style="color: #000000;"> <a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/04/12-551257.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-medium wp-image-1151" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/04/12-551257-300x224.jpg" alt="12-551257" width="300" height="224" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/04/12-551257-300x224.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/04/12-551257-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/04/12-551257.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Les visiteurs de l’exposition <i>Mousquetaires !,</i> qui se tient au musée de l’armée du 2 avril au 14 juillet 2014, pourront découvrir cette œuvre aussi moderne que raffinée, aux côtés des armes, armures et uniformes des mousquetaires de Louis XIII.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Sylvie Le Ray-Burimi, conservateur en chef, département Iconographie</span></p>
<p><span style="color: #000000;">[1] Achat à Paris, chez Sotheby’s, le 24 juin 2009, n° 44. Huile sur toile, h. 1,12 ; l. 2,10 m, Paris, musée de l’Armée, inv. 2009.27.1. Voir Sylvie Le Ray-Burimi, « Un tableau inédit de Laurent de La Hyre »,<i> Revue des musées de France – Revue du Louvre, </i>n° 5, décembre 2009, p. 17-18.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">[2] Seule une estampe dessinée et gravée par l’artiste représentant la même scène était connue. Voir Pierre Rosenberg et Jacques Thuillier, <i>Laurent de La Hyre (1606-1656). L’œuvre et l’homme</i>, Genève, 1988, cat. 56, p. 146-147.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">[3] Restauration menée sous l’égide du C2RMF ; l’intervention de conservation-restauration de la couche picturale a été réalisée par Christine Mouterde-Le Seigneur, celle du support par Jean-Pascal Viala. Le tableau a ensuite été mis sous verre par Patrick Mandron.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">© Paris &#8211; musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier</span></p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/la-defaite-des-anglais-en-lile-de-re-par-larmee-francaise-le-8-novembre-1627-de-laurent-de-la-hyre/">« La Défaite des Anglais en l’Île de Ré par l’armée française le 8 novembre 1627 » de L. de La Hyre</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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