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	<title>Le blog des collectionsrecolement - Le blog des collections</title>
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		<title>Vareuse et casquette du général d&#8217;armée aérienne Martial Valin</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Aug 2018 10:05:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Suite à la création du ministère de l&rsquo;Armée de l&rsquo;Air en 1928, une circulaire institue dès l&rsquo;année suivante la réglementation de nouvelles tenues et coiffes dans l&rsquo;aéronautique militaire et coloniale pour l&rsquo;ensemble des cadres navigants. Ayant appartenu au général de l&rsquo;armée de l&rsquo;Air Martial Valin (1898-1980) [1], cet ensemble vestimentaire [2] s&rsquo;inscrit dans cette nouvelle [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Suite à la création du ministère de l&rsquo;Armée de l&rsquo;Air en 1928, une circulaire institue dès l&rsquo;année suivante la réglementation de nouvelles tenues et coiffes dans l&rsquo;aéronautique militaire et coloniale pour l&rsquo;ensemble des cadres navigants. Ayant appartenu au général de l&rsquo;armée de l&rsquo;Air Martial Valin (1898-1980) [1], cet ensemble vestimentaire [2] s&rsquo;inscrit dans cette nouvelle organisation.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/07/18-512394.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3373"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3379 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/07/18-512394-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-512394-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-512394-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-512394.jpg 601w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p style="text-align: center;font-size: 10px"><b>Photo © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël</b></p>
<p style="text-align: justify">Né à Limoges en 1898, Martial Valin rejoint les rangs de la cavalerie française durant la Grande Guerre. Admis peu de temps après à l&rsquo;école militaire de Saint-Cyr, il décide en définitive d&rsquo;intégrer l&rsquo;aviation où il est affecté à la 33e Escadre aérienne. Il se retrouve alors à la tête du premier groupe de Grande Reconnaissance de l&rsquo;Armée de l&rsquo;Air. Nommé par la suite à l&rsquo;Etat-major de l&rsquo;Armée aérienne, il travaille tout d&rsquo;abord en étroite collaboration avec la Royale Air Force, puis est affecté en 1940, à la mission militaire française auprès du Gouvernement brésilien, à Rio de Janeiro. A la fin de l&rsquo;année, il rallie la France Libre du général De Gaulle, puis se rend à Londres pour former et commander les Forces Aériennes Françaises Libres [3]. Dans le même temps, il réorganise l&rsquo;aviation de transport française, forme les unités de parachutistes de la France Libre et constitue le groupe de chasse « Normandie » envoyé sur le front de l&rsquo;Est. Totalisant à son actif plus de 5 000 heures de vol, dont 1 000 de nuit, il n&rsquo;hésite pas à participer à plusieurs reprises à des opérations de bombardements, et ce malgré toutes les responsabilités que lui imputent sa fonction. A la Libération, il est promu au grade de général de corps aérien et devient alors le seul officier général de l&rsquo;armée de l&rsquo;Air à être maintenu sans limite d&rsquo;âge dans la carrière militaire.</p>
<p style="text-align: justify">Conforme au modèle prescrit par la circulaire, ce veston en drap bleu-Louise, doublé en toile de coton, a notamment été porté par le général d&rsquo;armée, Martial Valin. Caractérisé par un col ouvert, qui se ferme à l&rsquo;aide d&rsquo;une série de quatre boutons semi-bombés en laiton dorés, il dispose de part et d&rsquo;autre de la boutonnière, de quatre poches à rabat simple sur lequel repose un bouton, estampé du symbole de l&rsquo;armée de l&rsquo;air : une étoile illuminant des ailes déployées [4]. Cousu au-dessus de la poche droite, l&rsquo;insigne de pilote breveté, qui est décerné aux aviateurs militaires, est pourvu d&rsquo;une broderie avec ce même attribut. Les passants d&rsquo;épaules quant à eux s&rsquo;ornent de cannetille et paillettes sur fond de drap bleu foncé tandis que les parements d&#8217;emmanchures en botte, ornementées de cinq étoiles en laiton doré, rappellent le grade de général d&rsquo;armée aérienne, attribué au propriétaire de la vareuse.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/07/18-512563.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3373"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3380 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/07/18-512563-300x228.jpg" alt="" width="300" height="228" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-512563-300x228.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-512563-158x120.jpg 158w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-512563-768x585.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-512563.jpg 900w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: center;font-size: 10px"><b>Photo © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël</b></p>
<p style="text-align: justify">Avec ce veston, les généraux portent un pantalon bleu nuit, une paire de gant noir ou blanc, une chemise blanche, une cravate noire ainsi qu&rsquo;une casquette à coiffe blanche, avec un bandeau brodé en cannetille d&rsquo;or. Portée en service ou comme tenue de ville durant la semaine, cette dernière se compose d&rsquo;une visière en cuir et d&rsquo;une jugulaire en cannetille torsadée, maintenue par deux boutons en métal doré. Confectionnée à Châteauroux par le maître Chapelier « Marc », elle est ornée d&rsquo;un écusson représentant deux ailes déployées en cannetille d&rsquo;or, et de cinq étoiles dorées, qui précise le grade de général d&rsquo;armée aérienne. La doublure en soie se caractérise ici par la présence des initiales de Martial Valin, le « M » et le « V » sont gravés sur deux petits supports métalliques.</p>
<p style="text-align: justify">Éva WALLE, Département Experts et Inventaire</p>
<p style="text-align: justify">[1] ALEXANDRA Alain, GALLIEN Pascal, CHABLAT-BEYLOT Agnès et le Service historique de l&rsquo;armée de l&rsquo;air française, <em>Le général d&rsquo;armée aérienne Martial Valin 1898-1980 : Répertoire numérique détaillé, département de l&rsquo;armée de l&rsquo;air</em>, sous-série 10 Z, Archives de la Défense, 2006.<br />
[2] <em>Vareuse et casquette de général d&rsquo;armée aérienne, porté par Martial Valin</em>, France, vers 1940-1944, musée de l&rsquo;Armée, n° inv. 999.1235 et 999.1236.<br />
[3] Créées le 1er juillet 1940, les FAFL regroupent à ses débuts une centaine d&rsquo;hommes. Il s&rsquo;agit essentiellement de jeunes hommes, déçus par le manque de formation dispensé dans les écoles de l&rsquo;armée de l&rsquo;Air.<br />
[4] CHAPELLE Bruno, <em>Les ailes françaises sous l&rsquo;uniforme 1912-1945</em>, Histoire et Documents, 2004.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/vareuse-et-casquette-du-general-darmee-aerienne-martial-valin/">Vareuse et casquette du général d’armée aérienne Martial Valin</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Uniforme de grande tenue de service de brigadier fourrier du 1er régiment de spahis algériens</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jul 2018 12:19:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La mission de récolement des hauts d’uniformes contemporains a permis de recenser de nombreux objets appartenant aux régiments de cavalerie de l’armée d’Afrique, les spahis. Ces ensembles permettent de présenter des uniformes complets et variés quel que soit le grade, le contexte ou l’époque. L’uniforme de grande tenue de ce brigadier fourrier du 1er régiment [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>La mission de récolement des hauts d’uniformes contemporains a permis de recenser de nombreux objets appartenant aux régiments de cavalerie de l’armée d’Afrique, les spahis. Ces ensembles permettent de présenter des uniformes complets et variés quel que soit le grade, le contexte ou l’époque. L’uniforme de grande tenue de ce brigadier fourrier du 1er régiment de spahis algériens nous montre l’aspect traditionnel de ce régiment de cavalerie, fixé dans le règlement de 1858, et qui resta inchangé jusqu&rsquo;au début de la Grande Guerre[1].</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/07/11-564082.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3373"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3373" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/07/11-564082-225x300.jpg" alt="11-564082" width="180" height="240" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/11-564082-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/11-564082-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/11-564082.jpg 599w" sizes="(max-width: 180px) 100vw, 180px" /></a></p>
<p style="text-align: center;font-size: 10px"><b>Photo © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN &#8211; Grand Palais / Christophe Chavan</b></p>
<p style="text-align: justify">Les spahis sont liés à l’histoire de l’armée d’Afrique[2]. Le 7 février 1830, le gouvernement de Charles X décide d’une expédition militaire à Alger afin d’endiguer la piraterie qui sévit en Méditerranée. L’armée d’Afrique, créée par ordonnance le 6 juin 1830, est le corps expéditionnaire de 37 000 hommes, essentiellement issus de la Métropole, désigné pour débarquer sur les côtes algériennes le 14 juin. L’expédition est un succès militaire : Alger et ses forts environnants sont rapidement conquis. Mais les troubles politiques internes à la France en 1830, qui instaurèrent la Monarchie de Juillet, contraignent le rapatriement d’une partie du corps. Restent ainsi 11 000 hommes sur place pour préserver les conquêtes et lutter contre les pressions des trois beys[3] voisins. Afin de combler ce vide, le général de Bourmont[4] et son successeur le général Clauzel[5], entament des recrutements d’unités indigènes issues des ethnies locales. En dix ans, l’armée d’Afrique s’agrandit en formant des bataillons de zouaves, de chasseurs, de légionnaires, de tirailleurs et bien entendu de spahis[6] incorporant au passage des Français issus de la Métropole. Plusieurs régiments de spahis sont ainsi créés : un régiment algérien en 1832, un régiment tunisien en 1886 puis un régiment marocain en 1912. Ce corps d’armée fut présent sur tous les théâtres d’opération sur lesquels l’armée française combattit. Les spahis firent leurs armes durant la conquête de l’Algérie, participèrent aux guerres coloniales et aux missions de pacification dans l’Empire et assurèrent la défense de la Métropole par trois fois (durant la guerre de 1870, la Première et la Seconde Guerre mondiale). Leurs derniers faits d’armes furent les guerres en Indochine et en Algérie. Après l’indépendance de l’Algérie en 1962, les régiments de spahis ont tous été dissous. Ne subsiste qu’un seul régiment, encore en activité, basé à Valence.</p>
<p style="text-align: justify">Le règlement de 1858 nous donne une description précise de la composition de l’uniforme et celui du brigadier présent ici en respecte la composition. La veste (bedaïa), de forme arabe, est en drap garance, avec sur le devant, et délimitant les rebords du col et de l’habit, des tresses plates noires à soutaches à fleurons[7]. La tresse entoure le tombô qui correspond à la pièce de velours garance de forme ovale présente sur le devant et qui stipule le numéro de régiment du spahi[8]. Placés en pointe sur les manches, les galons en laine jonquille façon cul de dé indiquent le grade de brigadier[9], tandis que les galons en or, ou dits à lézardes, placés sur le haut des manches renseignent sa fonction, celle de fourrier[10]. Un parement bleu de ciel aux emmanchures ainsi qu’une fente fermant par neuf boutons en cuivre viennent compléter la décoration des manches. On remarque surtout l’abondance de riches décorations avec les tresses noires, les soutaches à fleurons et les motifs dans le dos. Ceci est une fantaisie du propriétaire voulant paraître tel un sous-officier et cherchant à coller au mieux au goût oriental[11]. Une médaille coloniale avec la mention « Maroc » est agrafée sur la veste. Elle marque la participation de ce spahi à des opérations militaires dans les colonies et en particulier au Maroc. Sous la veste, le spahi porte un gilet en drap bleu de ciel avec une tresse et des soutaches noires sur le devant.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/07/18-516184.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3164"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3371" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/07/18-516184-225x300.jpg" alt="" width="180" height="240" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-516184-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-516184-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-516184.jpg 601w" sizes="(max-width: 180px) 100vw, 180px" /></a></td>
<td><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/07/18-516185.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3163"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3372" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/07/18-516185-225x300.jpg" alt="" width="180" height="240" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-516185-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-516185-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-516185.jpg 601w" sizes="(max-width: 180px) 100vw, 180px" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: center;font-size: 10px"><b>Photos © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN &#8211; Grand Palais / Emilie Cambier</b></p>
<p style="text-align: justify">Une ceinture en laine cramoisie maintient le gilet et le pantalon. Ce dernier (séroual), dit « à l’orientale », en drap bleu de ciel présente une forme très large due aux trente-deux plis au niveau de la ceinture permettant le maintien de l’habit sur les hanches[12]. Il comporte aussi de riches décorations en tresse noire au niveau des poches. Les burnous sont les grandes capes en drap de laine composées d’un corps et d’une large capuche. Sur le burnous garance[13], une pièce de couleur se trouvant au niveau de la poitrine mentionne le régiment. Il est complété d’une tresse noire sur le rebord. Au-dessous, un burnous en drap de laine blanc forme la doublure[14]. Le règlement stipule aussi le port de la chéchia en laine feutrée garance. La chéchia sans gland ni houppette est pour les indigènes tandis que celle présentée, avec un gland en soie bleue, est destinée aux Français. On trouve aussi d’autres distinctions entre métropolitains engagés et indigènes, ces derniers adoptent avec affection la coiffe appelé guennour[15]. L’uniforme des officiers est aussi différent. La veste est remplacée par une tunique garance, un pantalon large et un képi.</p>
<p style="text-align: justify">Jusqu’en 1914, l’uniforme change très peu ; seules quelques modifications au niveau des équipements en cuir et la suppression du haick, une longue bande d’étoffe blanche dont le milieu recouvre le guenhour ou la chéchia, sont à noter. Au début de la Première Guerre mondiale, l’uniforme montre ses limites dans cette nouvelle guerre moderne. Rapidement, l’uniforme chatoyant est laissé au profit de la vareuse, d’un pantalon et de la gandourah[16] kaki afin de mieux s’adapter aux conditions de la guerre de tranchée. Seul le burnous persiste en tant qu’habit d’hiver ou lors de cérémonies en grande tenue. La tenue à l’orientale des spahis est rétablie de manière éphémère en 1919-1921 puis de façon définitive le 15 novembre 1927 comme tenue de sortie, mais uniquement pour les militaires de carrière, avant d’être étendue à l’ensemble des effectifs français et indigènes en juin 1939.</p>
<p style="text-align: justify">Quentin POULET, Département Experts et Inventaire</p>
<p style="text-align: justify">[1] Uniforme de brigadier fourrier européen du 1er régiment de spahis algériens, grande tenue de service, 1910, musée de l’Armée, n° inv. Ga 322<br />
[2] Collectif, catalogue d’exposition. <em>Les spahis. Cavaliers de l’armée d’Afrique.</em> Paris, Musée de l’Armée, 1997<br />
[3] Titre turc qui signifie « seigneur » porté par les souverains vassaux du sultan.<br />
[4] Louis Auguste Victor de Ghaisne de Bourmont (1773 – 1846), général en chef du corps expéditionnaire en Algérie en 1830.<br />
[5] Bertrand Clauzel (1772 – 1842), général en chef des troupes en Algérie (1830 – 1831)<br />
[6] Le mot spahi a plusieurs significations suivant les langues. Il peut signifier un « soldat » en indo-persan, une « armée » en persan ou un « soldat monté » en turc.<br />
[7] Veste (boléro) et gilet de brigadier fourrier du 1er régiment de spahis algériens – Modèle 1858, musée de l’Armée, n° inv. 21150 ; 21150.1<br />
[8] Le tombô garance correspond au 1er régiment de spahis. Le blanc au second, la jonquille au troisième et le bleu de ciel au quatrième. Ces attributions de couleurs deviennent officielles en 1885.<br />
[9] Les galons pour les sous-officiers et officiers sont en or, façon dite à lézardes.<br />
[10] Le fourrier est le responsable de l’intendance.<br />
[11] MIROUZE Laurent, DEKERLE Stéphane. <em>L’Armée française dans la Première Guerre Mondiale</em>, Tome 1. Verlag Militaria, Edition Stefan Rest, 2007. Vienne Autriche. p.395<br />
[12] Ibid p. 402 – 403<br />
[13] Le burnous des spahis marocains est bleu.<br />
[14] MIROUZE Laurent, DEKERLE Stéphane. <em>L’Armée française dans la Première Guerre Mondiale</em>, Tome 1. Verlag Militaria, Edition Stefan Rest, 2007. Vienne Autriche. p.399-401<br />
[15] Coiffure traditionnelle algérienne en forme de dôme recouvert d’un chèche et maintenu par une corde en laine de chameau.<br />
[16] Survêtement de toile de coton, sorte de longue chemise de couleur sable qui descend jusqu’à mi-mollet.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/uniforme-de-grande-tenue-de-service-de-brigadier-fourrier-du-1er-regiment-de-spahis-algeriens/">Uniforme de grande tenue de service de brigadier fourrier du 1er régiment de spahis algériens</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le récolement chez le Gouverneur militaire de Metz</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/le-recolement-chez-le-gouverneur-militaire-de-metz/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Jul 2017 10:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Du musée à un Palais, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas pour les collections : depuis 1949, une centaine d&rsquo;objets sont déposés auprès du Gouverneur militaire de Metz et ornent son palais, situé en plein cœur de la capitale de la Moselle. Construit en pierre de Jaumont au début du XXe siècle lors de l&rsquo;annexion prussienne par [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Du musée à un Palais, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas pour les collections : depuis 1949, une centaine d&rsquo;objets sont déposés auprès du Gouverneur militaire de Metz et ornent son palais, situé en plein cœur de la capitale de la Moselle.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/1BD.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3088"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3088 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/1BD-300x201.jpg" alt="1BD" width="300" height="201" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/1BD-300x201.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/1BD-179x120.jpg 179w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/1BD-768x515.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/1BD.jpg 1024w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Construit en pierre de Jaumont au début du XXe siècle lors de l&rsquo;annexion prussienne par l&rsquo;Empereur Guillaume II, cet édifice accueille d&rsquo;abord le commandement du XVIe Corps allemand. Suite à la Première Guerre mondiale et à l&rsquo;annexion de la Moselle par la France, il devient le Palais du Gouverneur de la ville en 1919. Fonction qu&rsquo;il perd lors de la ré-annexion de la Moselle par l&rsquo;Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, puis qu&rsquo;il retrouve à la sortie du conflit, en 1946 en redevenant le siège de la VIe région militaire.</p>
<p style="text-align: justify">Les objets de collection déposés par le musée de l&rsquo;Armée sont des objets et œuvres des XVIIIe et XIXe siècles. Un premier dépôt de cent onze objets est effectué en 1949 : outre deux huiles sur toile représentant respectivement Napoléon Ier en costume de sacre par Casanova et un épisode de la Commune par Delahaye, la majorité des objets déposés sont des armes à feu, des armes blanches ou encore des cuirasses. En 1994, le musée de l&rsquo;Armée procède à un second dépôt de deux canons de 4 intitulés <em>Le Canrobert</em> et <em>Le Drouhot</em>, fondus respectivement à Strasbourg en 1858 et à Douai en 1859.</p>
<p style="text-align: justify">Quatre collaborateurs du musée de l&rsquo;Armée ont mené une mission de récolement au Palais du Gouverneur de Metz afin d&rsquo;étudier ses objets et de relever leurs spécificités : vérification du numéro d&rsquo;inventaire sur chaque objet, prise de mesures et de photographies, détails des marques et inscriptions, marquage des biens, localisation précise et réalisation d&rsquo;un constat d&rsquo;état. Toutes ces informations sont ensuite enregistrées dans la base de données du musée de l&rsquo;Armée puis un procès-verbal de récolement est rédigé, signé par les deux parties, et adressé à la tutelle du musée de l&rsquo;Armée, la Direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA), ainsi qu&rsquo;à la Commission de récolement des dépôts d’œuvres d&rsquo;arts (CRDOA).</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/2BD.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3089"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3089 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/2BD-207x300.jpg" alt="2BD" width="207" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/2BD-207x300.jpg 207w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/2BD-83x120.jpg 83w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/2BD.jpg 706w" sizes="(max-width: 207px) 100vw, 207px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Cette campagne de récolement a permis la redécouverte de ces objets dont un grand nombre forme des panoplies : fixés à un support, ils créent un ensemble ornemental. Deux panoplies sont véritablement des objets d&rsquo;apparats. Exposées dans le bureau du Gouverneur, elles se composent d&rsquo;armes blanches (esponton, porte-mèche, marteau d&rsquo;armes) placées de manière symétrique et rayonnante autour d&rsquo;un élément d&rsquo;armure. Tous les éléments datent du XIXe siècle mais sont des reproductions fidèles d&rsquo;objets du XIVe et XVe siècles.</p>
<p style="text-align: justify">Clotilde FOREST, documentaliste, Département Experts et Inventaire</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-recolement-chez-le-gouverneur-militaire-de-metz/">Le récolement chez le Gouverneur militaire de Metz</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>La collection de sculptures du Musée de l’armée. Le chantier de récolement</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/la-collection-de-sculptures-du-musee-de-larmee-le-chantier-de-recolement/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2016 13:44:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<category><![CDATA[recolement]]></category>
		<category><![CDATA[sculpture]]></category>
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		<description><![CDATA[Il est rare que les publics du musée de l’Armée, en déambulant dans ses salles, soient confrontés à des sculptures. Hormis peut-être quelques bustes et médaillons de figures militaires illustres. Si elles constituent en effet, avec près de 950 objets, une part infime des collections du musée (un peu plus de 0,15 %), le chantier [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il est rare que les publics du musée de l’Armée, en déambulant dans ses salles, soient confrontés à des sculptures. Hormis peut-être quelques bustes et médaillons de figures militaires illustres. Si e</strong><strong>lles constituent en effet, avec près de 950 objets, une part infime des collections du musée (un peu plus de 0,15 %), le chantier de récolement des sculptures, engagé en 2016, a permis de mettre en lumière cet ensemble atypique, aux accents composites. </strong></p>
<p>Le récolement est une obligation décennale inscrite dans la loi du 4 janvier 2002, « relative aux Musées de France ». Cette opération permet de vérifier que les objets présents au sein d’un musée sont conformes à ses registres d’inventaire. L’agent récoleur identifie et localise les objets, vérifie qu’ils sont bien inscrits dans les inventaires et collecte des informations les concernant afin d’alimenter leur fiche documentaire (prise de mesures, d’inscriptions, de photographies). Il constate également leur état aux côtés du restaurateur, afin d’entreprendre la veille sanitaire de la collection. L’ensemble de ces informations est ensuite saisi dans un logiciel de gestion documentaire informatique, facilitant leur approche et leur lisibilité.</p>
<p style="text-align: center"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2909 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/11/PHOTO_1-300x199.jpg" alt="PHOTO_1" width="300" height="199" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/11/PHOTO_1-300x199.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/11/PHOTO_1-181x120.jpg 181w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/11/PHOTO_1.jpg 640w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Issues d’acquisitions aux contours variés, les sculptures du musée de l’Armée ont été conservées dans divers bâtiments successifs avant de rejoindre les réserves externalisées. Leur récolement, entrepris par le département de l’Iconographie (DICO) en étroite collaboration avec le département Experts et Inventaire (DEXI), a été couplé depuis avril 2016 à un chantier des collections mené par le département de la Régie des Collections (DREGCOLL) : les sculptures sont dépoussiérées, reconditionnées et relocalisées, les rendant plus accessibles aux équipes du musée et améliorant leurs conditions de conservation.</p>
<p style="text-align: center"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2911 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/11/PHOTO_3_10310-C1-300x200.jpg" alt="PHOTO_3_10310 C1" width="300" height="200" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/11/PHOTO_3_10310-C1-300x200.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/11/PHOTO_3_10310-C1-180x120.jpg 180w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/11/PHOTO_3_10310-C1.jpg 640w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Cette opération a ainsi permis d’engager une réelle redécouverte de la collection existante. Les nombreux matériaux présents (bronze, plâtre, marbre, bois, cire, terre cuite, et même papier mâché…), ainsi que des dimensions variées (de 12cm à près de 2m de hauteur), en démontrent la diversité. Les recherches documentaires, couplées à l’observation minutieuse des objets, redéfinissent et actualisent les données concernant la composition de la collection. Ces recherches ont par exemple permis d’agrémenter les dossiers d’œuvres d’artistes comme Jean-Antoine Houdon ou Jean-Léon Gérôme, autour d’une chronologie allant du début du XIX<sup>e</sup> siècle aux époques contemporaines. Si elle est constituée d’objets aux typologies variées &#8211; comme des statuettes, des bustes ou des médaillons – cette collection fait également place à des œuvres plus insolites, comme des masques et des mains mortuaires, ou des dioramas de la Première Guerre mondiale.</p>
<p style="text-align: center"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2910 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/11/PHOTO_2_9466-e1480600072575-200x300.jpg" alt="PHOTO_2_9466" width="200" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/11/PHOTO_2_9466-e1480600072575-200x300.jpg 200w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/11/PHOTO_2_9466-e1480600072575-80x120.jpg 80w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/11/PHOTO_2_9466-e1480600072575.jpg 427w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></p>
<p>En faisant date, et en délivrant une meilleure connaissance des sculptures du musée, ce chantier de récolement a su préparer leur devenir en facilitant leur visibilité et leur accessibilité aux équipes du musée, comme à ses publics. La réorganisation des réserves, facilitant l’accès à ces œuvres, en est un premier jalon. La numérisation des données documentaires en est un second, proposant un panel de sujets, d’auteurs et de typologies d’objets mis à la disposition d’expositions, de publications ou de prêts nationaux et internationaux à venir. Une campagne de photographie menée très prochainement saura maintenir ce devoir de diffusion auprès des publics, en mettant en lumière certaines de ces œuvres au sein d’une base de données accessible à tous, en ligne, valorisant ainsi le travail de l’ombre accompli au musée de l’Armée.</p>
<p>Enora Gault, chargée de récolement au département Iconographie</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Fig. 1. Ensemble de bustes<br />
Fig. 2. Henri Pernot, <em>Mains du général Grossetti, </em>moulage en plâtre, inv. 10310 C1<br />
Fig. 3. A. Thomas, <em>Le barbier Maës rasant pendant le bombardement de Lille en 1792</em>, terre cuite modelée, inv. 9466, Dd 6.</p>
<p>© Photos &#8211; Paris, musée de l’Armée</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/la-collection-de-sculptures-du-musee-de-larmee-le-chantier-de-recolement/">La collection de sculptures du Musée de l’armée. Le chantier de récolement</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Récolement aux musées militaires de Saumur</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Dec 2015 09:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Saumur]]></category>
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		<description><![CDATA[L’histoire militaire de la France est riche de plusieurs siècles de tradition mais aussi d’évolution des techniques et des savoir-faire. Cet exceptionnel patrimoine est présenté en l’Hôtel National des Invalides par le musée de l’Armée qui partage avec l’ensemble des formations de l’Armée de Terre la volonté de le mettre en valeur. C’est ainsi que, [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>L’histoire militaire de la France est riche de plusieurs siècles de tradition mais aussi d’évolution des techniques et des savoir-faire. Cet exceptionnel patrimoine est présenté en l’Hôtel National des Invalides par le musée de l’Armée qui partage avec l’ensemble des formations de l’Armée de Terre la volonté de le mettre en valeur. C’est ainsi que, à l’instar des autres armes composant les forces armées terrestres françaises et sous l’égide de la Délégation au Patrimoine de l’Armée de Terre du ministère de la Défense (DELPAT), l’arme blindée cavalerie s’expose, à travers deux musées distincts, dans son berceau de Saumur, dans le Maine-et-Loire.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/12/Musée-de-la-Cavalerie-1.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="alignleft wp-image-2468 size-medium" title="Vitrine du musée de la Cavalerie de Saumur" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/12/Musée-de-la-Cavalerie-1-200x300.jpg" alt="Musée de la Cavalerie 1" width="200" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/12/Musée-de-la-Cavalerie-1-200x300.jpg 200w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/12/Musée-de-la-Cavalerie-1-80x120.jpg 80w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/12/Musée-de-la-Cavalerie-1-685x1024.jpg 685w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/12/Musée-de-la-Cavalerie-1.jpg 1296w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a> <a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/12/2015_12-Saumur-Musee-Cavalerie-2.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="alignnone wp-image-2429 size-medium" title="Vitrine du musée de la Cavalerie de Saumur" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/12/2015_12-Saumur-Musee-Cavalerie-2-200x300.jpg" alt="Vitrine du musée de la Cavalerie de Saumur" width="200" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/12/2015_12-Saumur-Musee-Cavalerie-2-200x300.jpg 200w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/12/2015_12-Saumur-Musee-Cavalerie-2-80x120.jpg 80w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/12/2015_12-Saumur-Musee-Cavalerie-2.jpg 685w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Installé dans les écuries du manège de Saumur, <span style="color: #0000ff"><a title="Le musée de la Cavalerie de Saumur" href="http://www.musee-cavalerie.fr/" target="_blank"><span style="color: #0000ff">le musée de la Cavalerie</span></a></span> présente l’histoire de cette arme depuis 1445 jusqu’à nos jours, incarnée par les collections nombreuses et diverses qu’il conserve. Pour enrichir et compléter le parcours proposé aux visiteurs, le musée de l’Armée a procédé, au fil des années, au dépôt de plus de 170 objets, peintures, pièces d’équipement ou encore armement, provenant de ses collections.</p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #0000ff"><a title="Le musée des Blindés de Saumur" href="http://www.museedesblindes.fr/" target="_blank"><span style="color: #0000ff">Le musée des Blindés</span></a></span> présente quant à lui l’histoire bientôt centenaire de l’arme blindée, fer de lance des armées contemporaines. Ce musée, dont l’une des nombreuses compétences et la spécificité majeure, est la conservation de matériel lourd présente aux visiteurs et met en valeur 12 objets déposés par le musée de l’Armée, de la voiturette légère Simca 5 au char de combat moyen russe T34-85 en passant par le GMC caravane du général Leclerc de Hautecloque, commandant la 2e Division Blindée de sa création, le 25 mai 1943 jusqu’au 21 juin 1945.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/12/2015_12-Saumur-Char-moyen-T34-85.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="wp-image-2427" title="Char-moyen-T34-85 du musée des Blindés de Saumur" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/12/2015_12-Saumur-Char-moyen-T34-85.jpg" alt="Char-moyen-T34-85 du musée des Blindés de Saumur" width="430" height="288" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/12/2015_12-Saumur-Char-moyen-T34-85.jpg 1024w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/12/2015_12-Saumur-Char-moyen-T34-85-179x120.jpg 179w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/12/2015_12-Saumur-Char-moyen-T34-85-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 430px) 100vw, 430px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Les dépôts du musée de l’Armée auprès de ces institutions, qui dépendent l’une et l’autre des Ecoles Militaires de Saumur, ont fait l’objet d’une campagne de récolement au cours de l’année 2015. Après une visite préalable, destinée à déterminer l’organisation la plus rationnelle et efficace possible du chantier, une équipe s’est rendue à Saumur pendant plusieurs jours, afin de traiter chacune des pièces déposées, d’en établir la présence, la conformité à l’inventaire du musée de l’Armée, la localisation, ou encore d’en constater l’état de conservation et d’en réaliser une couverture photographique documentaire.</p>
<p style="text-align: justify">Outre le récolement en lui-même, qui répond à une obligation inscrite dans la loi relative aux musées de France et dans le Code du Patrimoine, cette mission a permis de renforcer les liens étroits, tant professionnels que personnels, qui unissent le musée de l’Armée aux musées des Blindés et de la Cavalerie et plus généralement aux musées représentant, à travers tout le territoire, les nombreuses formations de l’Armée de Terre.</p>
<p style="text-align: justify">Ronan Trucas Documentaliste, Département Experts et Inventaire</p>
<p>Liens Internet :</p>
<ul>
<li>Musée de la Cavalerie : <span style="color: #0000ff"><a title="Le musée de la Cavalerie de Saumur" href="http://www.musee-cavalerie.fr/" target="_blank"><span style="color: #0000ff">http://www.musee-cavalerie.fr/</span></a></span></li>
<li>Musée des Blindés : <span style="color: #0000ff"><a title="Le musée des Blindés de Saumur" href="http://www.museedesblindes.fr/" target="_blank"><span style="color: #0000ff">http://www.museedesblindes.fr/</span></a></span></li>
</ul>
<pre>Crédits photos :
Musée de la Cavalerie : 2 vues de vitrine : © Saumur
Musées militaires de Saumur
Musée des Blindés : Char moyen soviétique T34-85 : © Saumur
Musées militaires de Saumur / José Duquesne</pre><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/recolement-aux-musees-militaires-de-saumur/">Récolement aux musées militaires de Saumur</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le récolement de la salle des coiffes dans les réserves externalisées</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/le-recolement-de-la-salle-des-coiffes-dans-les-reserves-externalisees/</link>
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		<pubDate>Wed, 28 Oct 2015 09:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<category><![CDATA[coiffes]]></category>
		<category><![CDATA[recolement]]></category>
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		<description><![CDATA[Le récolement décennal est l’une des principales activités qui se déroulent, jour après jour, au sein des réserves externalisées. Ces dernières sont constituées de plusieurs bâtiments où sont conservées les collections selon leurs typologies. La salle dite « des coiffes » regroupe toutes les coiffures des époques moderne et contemporaine non exposées dans les salles [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Le récolement décennal est l’une des principales activités qui se déroulent, jour après jour, au sein des réserves externalisées. Ces dernières sont constituées de plusieurs bâtiments où sont conservées les collections selon leurs typologies. La salle dite « des coiffes » regroupe toutes les coiffures des époques moderne et contemporaine non exposées dans les salles du musée. Elles sont rangées par département et par nature sur quinze rayonnages.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/2015_10-Coiffe_Photo-1_allegee.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2307 size-medium" title="Salle des coiffes" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/2015_10-Coiffe_Photo-1_allegee-231x300.jpg" alt="Salle-des-coiffes" width="231" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/2015_10-Coiffe_Photo-1_allegee-231x300.jpg 231w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/2015_10-Coiffe_Photo-1_allegee-92x120.jpg 92w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/2015_10-Coiffe_Photo-1_allegee.jpg 768w" sizes="(max-width: 231px) 100vw, 231px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">En 2012, le département Experts et Inventaire (DEXI) débute le récolement de cette salle par les coiffes du département moderne comprenant des bicornes, des talpacks (coiffes des chasseurs à cheval français sous le Second Empire), des bonnets à poil ou encore des chapskas. L’agent récoleur vérifie pour chacun de ses objets : son numéro d’inventaire, sa conformité à l’inventaire et sa localisation. Il relève les mesures et les inscriptions, puis réalise des photographies ainsi qu’un constat d’état sommaire de l’objet. Toutes ces informations sont ensuite saisies dans la base de données du musée puis vérifiées et validées par les départements moderne et contemporain.</p>
<p style="text-align: justify">Au fil des années et des déménagements, plusieurs coiffes ont perdu leur numéro d’inventaire. Commence alors la tâche la plus ardue mais indispensable de l’agent récoleur. Afin de retrouver son numéro d’inventaire et de retracer l’histoire de l’objet, il mène des recherches dans les registres inventaire, la base de données et dans les ressources documentaires tout en étant soutenu par les départements. La numérisation des inventaires et la consultation de la base de données, au sein même des réserves, ont considérablement facilité ce travail.</p>
<p style="text-align: justify">Six collaborateurs se sont succédé sur ce chantier pendant trois années, jusqu’à son achèvement en juin 2015 par les coiffes du département contemporain. Au terme de cette campagne de 40 mois de travail, le nombre final de coiffes récolées s’élève à 4 370. Ce travail de grande ampleur a permis d’examiner des pièces inattendues comme des casques d’entraînement pour parachutiste ou encore des masques d’escrime. En outre, 916 képis de toutes nationalités sont comptabilisés dans les réserves, illustrant la diversité de la collection aussi bien française qu’étrangère !</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/2015_10-Coiffe_Photo-2-allegee.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2323 size-medium" title="Rayonnages de la salle des coiffes" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/2015_10-Coiffe_Photo-2-allegee-300x193.jpg" alt="Rayonnages-salle-des-coiffes" width="300" height="193" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/2015_10-Coiffe_Photo-2-allegee-300x193.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/2015_10-Coiffe_Photo-2-allegee-186x120.jpg 186w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/2015_10-Coiffe_Photo-2-allegee.jpg 1024w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Grâce à ce récolement, le musée de l’Armée dispose désormais d’une meilleure connaissance de ces objets, ce qui permettra aux équipes de les valoriser lors des prochaines expositions et d’en compléter la collection par des acquisitions futures.</p>
<p style="text-align: justify">Clotilde Forest<br />
Documentaliste, Département Experts et Inventaire.</p>
<p style="text-align: justify">Crédits photos : © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée / Émilie Cambier</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/le-recolement-de-la-salle-des-coiffes-dans-les-reserves-externalisees/">Le récolement de la salle des coiffes dans les réserves externalisées</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Un sabre provenant de la bataille de Navarin</title>
		<link>https://collections.musee-armee.fr/un-sabre-provenant-de-la-bataille-de-navarin/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Oct 2015 13:14:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<category><![CDATA[pièce insolite]]></category>
		<category><![CDATA[bataille]]></category>
		<category><![CDATA[Marine]]></category>
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		<category><![CDATA[sabre]]></category>
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		<description><![CDATA[“Mais autour de nous, quelle scène de dévastation ! une mer chargée de débris et de cadavres, des navires désemparés, criblés de boulets, à moitié brûlés, des embarcations chargées de blessés et de mourants qui imploraient du secours&#8230;” C&rsquo;est en ces termes qu&rsquo;Eugène Sue décrit la baie de Navarin, au lendemain de la bataille du [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>“Mais autour de nous, quelle scène de dévastation ! une mer chargée de débris et de cadavres, des navires désemparés, criblés de boulets, à moitié brûlés, des embarcations chargées de blessés et de mourants qui imploraient du secours&#8230;”</strong></p>
<p><strong>C&rsquo;est en ces termes qu&rsquo;Eugène Sue décrit la baie de Navarin, au lendemain de la bataille du 20 octobre 1827.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-531333.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="alignnone wp-image-2299 size-medium" title="Sabre d'officier (Turquie) ayant appartenu à Eugène Sue © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-531333-300x211.jpg" alt="Sabre ayant appartenu à Eugène Sue" width="300" height="211" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531333-300x211.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531333-170x120.jpg 170w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531333.jpg 758w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Émues par le sort des grecs qui luttent pour leur indépendance depuis 1821, la France, la Grande-Bretagne et la Russie dépêchent une flotte en Grèce pour faire pression sur l&rsquo;Empire Ottoman et imposer un cessez-le-feu. Cette flotte, constituée de 28 navires modernes manœuvrés par des équipages bien entraînés, rejoint l&rsquo;armada turco-égyptienne dans la baie de Navarin, à l&rsquo;ouest du Péloponnèse, au matin du 20. Celle-ci est constituée d&rsquo;environ 80 navires de combat, de transports armés et de brûlots, des bateaux chargés d&rsquo;explosifs que l&rsquo;on lançait sur l&rsquo;ennemi.<br />
La flotte coalisée se déploie pour se livrer à des manœuvres d&rsquo;intimidation. Mais, à la suite de plusieurs méprises, le combat s&rsquo;engage en début d&rsquo;après-midi alors que les navires russes n&rsquo;ont pas pris complètement position. A la nuit tombée, selon l&rsquo;amiral Codrington, commandant la marine anglaise, les ottomans ont perdu une soixantaine de navires et 6000 hommes, les coalisés environ 200 marins.<br />
Cette bataille, premier exemple d&rsquo;ingérence humanitaire de puissances européennes, puis l&rsquo;expédition française de Morée poussent le sultan Mahmoud II à reconnaître l&rsquo;indépendance grecque par le traité d&rsquo;Andrinople, le 14 septembre 1829.<br />
Ce sabre aurait été donné à Marie-Joseph Sue (1804-1857), dit Eugène Sue, par un officier de la marine ottomane au lendemain de cette journée. L&rsquo;auteur bien connu des romans feuilletons <em>Les Mystères de Paris</em> (1842-1843) et <em>Le Juif errant</em> (1844-1845) a commencé sa carrière comme médecin militaire. En effet, élève peu assidu, il abandonne ses études en 1821. Son père, médecin-chef de la maison militaire du roi, l&rsquo;y fait admettre en qualité de médecin stagiaire. En 1823, il participe à la prise du Trocadéro. De retour à Paris en 1825, il reprend contact avec la vie parisienne et mène grand train avec son cousin Ferdinand Langlé. Accablé de dettes, Eugène se rengage comme l&rsquo;y incite son père . Il choisit alors la marine et assiste donc à la bataille de Navarin.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-531334.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2300 size-medium" title="Détail de la garde du sabre d'officier (Turquie) ayant appartenu à Eugène Sue © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/10/15-531334-300x300.jpg" alt="Détail de la garde" width="300" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531334-300x300.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531334-120x120.jpg 120w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/10/15-531334.jpg 650w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Cette arme est constituée d&rsquo;une lame ancienne, de type Kilidj, datant peut-être de la fin du XVIIIe siècle et d&rsquo;une garde dite « à la Blücher » qui équipe le plus souvent  les cavaleries germanique ou anglaise. Ce type de panachage témoigne de la période de réforme que traverse l&rsquo;armée ottomane sous le règne de Mahmoud II qui essaie de créer une nouvelle armée.<br />
Ce sabre, donné au musée de l&rsquo;Armée par un descendant de Ferdinand Langlé devait compléter le costume de velours brodé qu&rsquo;Eugène Sue aurait ramené comme « dépouilles opimes », suivant le portrait que dresse de lui Alexandre Dumas.</p>
<p>Dominique Prévôt, C.E.D, département Moderne</p>
<pre>Crédits photos : © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier</pre><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/un-sabre-provenant-de-la-bataille-de-navarin/">Un sabre provenant de la bataille de Navarin</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Dépôt d&#8217;armes du musée de l&#8217;Armée au musée de Saint-Étienne</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Sep 2015 23:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le dépôt d’armes du musée de l’Armée au musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne a une origine particulière, intimement liée à l’histoire industrielle de la ville. En effet, la manufacture de Saint-Étienne, qui fut l’une des plus importantes manufactures d’armes de l’État, disposait à sa fermeture d’une grande quantité d’armes. Celles-ci ont été affectées par [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le dépôt d’armes du musée de l’Armée au <span style="color: #0000ff"><a title="Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Étienne" href="http://www.musee-art-industrie.saint-etienne.fr/" target="_blank"><span style="color: #0000ff">musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne</span></a></span> a une origine particulière, intimement liée à l’histoire industrielle de la ville. En effet, la manufacture de Saint-Étienne, qui fut l’une des plus importantes manufactures d’armes de l’État, disposait à sa fermeture d’une grande quantité d’armes. Celles-ci ont été affectées par l’État au musée de l’Armée, musée national référent en matière de <em>militaria</em> et plus généralement d’histoire militaire.</strong> <a title="Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Étienne" href="http://www.musee-art-industrie.saint-etienne.fr/" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2242" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2015/08/2015_08-St-Etienne_Photo-1_allegee.jpg" alt="Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Étienne" width="450" height="338" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/2015_08-St-Etienne_Photo-1_allegee.jpg 1024w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/2015_08-St-Etienne_Photo-1_allegee-160x120.jpg 160w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2015/08/2015_08-St-Etienne_Photo-1_allegee-300x225.jpg 300w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></a> La ville de Saint-Étienne, forte de son lien avec la manufacture, a souhaité pouvoir présenter aux habitants une partie significative et représentative de cette collection afin de retracer l’histoire de la manufacture et de sa production. Le musée de l’Armée, ayant inscrit les pièces sur ses registres d’inventaire, a mis en dépôt 2 374 pièces, soigneusement sélectionnées à cette fin. Ce dépôt permet de replacer, dans le contexte de leur fabrication et des savoir-faire qui y sont liés, des armes présentées aux Invalides en relation avec l’histoire de l’armement et plus encore celle des conflits au cours desquelles elles ont été utilisées. Les méthodes employées pour cette campagne de récolement, qui concerne un important volume d’objets, ont dû être ajustées en conséquence. Dans un premier temps, le musée de l’Armée a vérifié la concordance entre les listes de dépôts et les registres d’inventaire. Puis, le musée d’Art et d’Industrie a fait parvenir au musée de l’Armée les fiches d’inventaire de certaines armes, afin de permettre un contrôle détaillé. Ces vérifications effectuées et validées, une première mission-test a été conduite en avril 2015. Afin de déterminer les délais nécessaires à la réalisation de ce récolement, une équipe du Département Experts et Inventaire, composée des deux experts en armement et de deux documentalistes, s’est rendue à Saint-Étienne. Sur place ils ont procédé à la vérification de la concordance entre les objets physiques, les inscriptions sur les registres d’inventaire et la base de gestion des collections. Ceci a permis la mise à jour et le partage des informations dont les deux musées disposaient. Lors de cette mission, un premier ensemble de 445 armes a d’ores et déjà pu être récolé, soit la totalité des 182 armes exposées au public dans les salles du musée et 263 armes stockées dans les réserves. Suite à cette première mission, le musée de l’Armée a mis en place un protocole spécifique de récolement pour ce dépôt. En accord avec le musée de Saint-Étienne, de nouvelles missions de récolement sont prévues à l’automne 2015.</p>
<p><a title="Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Étienne" href="http://www.musee-art-industrie.saint-etienne.fr/" target="_blank">Musée d&rsquo;Art et d&rsquo;Industrie de Saint-Étienne</a> : <span style="color: #0000ff"><a title="Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Étienne" href="http://www.musee-art-industrie.saint-etienne.fr/" target="_blank"><span style="color: #0000ff">http://www.musee-art-industrie.saint-etienne.fr/</span></a></span></p>
<p>Les experts en armement Jean-Marie VAN HOVE / Adjudant Olivier LAURENT</p>
<pre>Crédits photos : © Paris – Musée de l’Armée / Antoine Leriche</pre><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/depot-armes-musee-de-saint-etienne/">Dépôt d’armes du musée de l’Armée au musée de Saint-Étienne</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Premier récolement décennal</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Dec 2014 14:15:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<category><![CDATA[recolement]]></category>
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		<description><![CDATA[Le 13 juin dernier, le premier récolement décennal des musées de France s’est achevé. Ce mot, issu du verbe latin recolere, signifie « passer en revue ». L’opération désigne la vérification sur pièce et sur place de la présence et de l’état de tous les objets inscrits sur les registres d’inventaire d’un musée. Depuis la [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 13 juin dernier, le premier récolement décennal des musées de France s’est achevé. Ce mot, issu du verbe latin recolere, signifie « passer en revue ». L’opération désigne la vérification sur pièce et sur place de la présence et de l’état de tous les objets inscrits sur les registres d’inventaire d’un musée.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/12/MA_BC_recolement_travéé.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1828" title="Premier récolement décennal : une travée de la réserve d'armes blanches" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/12/MA_BC_recolement_travéé-200x300.jpg" alt="Premier récolement décennal : une travée de la réserve d'armes blanches" width="100" height="149" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/12/MA_BC_recolement_travéé-200x300.jpg 200w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/12/MA_BC_recolement_travéé-80x120.jpg 80w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/12/MA_BC_recolement_travéé-685x1024.jpg 685w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/12/MA_BC_recolement_travéé.jpg 1296w" sizes="(max-width: 100px) 100vw, 100px" /></a></p>
<p>Depuis la promulgation de la loi 2002-5 du 4 janvier 2002 relative aux musées de France, cette mission est une obligation décennale. Son achèvement se conclut par la rédaction d’un procès-verbal signé par l’agent « récoleur », le responsable scientifique des collections et la direction de l’établissement. Le premier récolement décennal des musées de France a débuté le 12 juin 2004. Pour mener cette mission au musée de l’Armée, le département expert et inventaire, a été créé en 2010. Il est chargé de piloter le récolement des collections exposées dans les salles et stockées dans les réserves, et de conduire celui des objets déposés dans d’autres établissements en France et à l’étranger.</p>
<p><span style="color: #808080"><strong>Des découvertes mises en ligne en 2015</strong></span></p>
<p>Depuis 2009, plus de 160 000 objets ont été traités, soit plus d’un tiers des près de 500 000 objets composant le fonds du musée. Ce travail de l’ombre est aujourd’hui en grande partie invisible du public même si les découvertes faites donnent lieu à la publication d’articles dans l’Écho du Dôme ou sur le blog des collections. Début 2015, leur mise en ligne permettra ainsi aux internautes de voir des objets conservés dans les réserves.</p>
<p><strong><span style="color: #808080">La revue des armes blanches</span></strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/12/MA_BC_recolement_tiroir-sabre.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-1827" title="Premier récolement décennal : tiroir contenant des sabres briquet" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2014/12/MA_BC_recolement_tiroir-sabre-300x200.jpg" alt="Premier récolement décennal : tiroir contenant des sabres briquet" width="200" height="134" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/12/MA_BC_recolement_tiroir-sabre-300x200.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/12/MA_BC_recolement_tiroir-sabre-179x120.jpg 179w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/12/MA_BC_recolement_tiroir-sabre-1024x685.jpg 1024w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2014/12/MA_BC_recolement_tiroir-sabre.jpg 1936w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a></p>
<p>Parallèlement au récolement des collections, un chantier transversal de récolement des armes blanches a démarré en 2011. Découpée en cinq campagnes, l’opération a permis, à ce jour, le traitement de 1 970 objets. À l’issue des cinq campagnes suivantes, il devrait concerner environ 4 000 pièces. L’approche documentaire associée a en outre ouvert des perspectives de valorisation éditoriale et muséale pour ce travail de fond.</p>
<p><strong><span style="color: #808080">Un musée tourné vers le dépôt</span></strong></p>
<p>Depuis sa création en 1905, le musée de l’Armée a prêté à long terme près de 25 000 objets issus de ses collections. Les objets ont été déposés principalement auprès de musées et d’institutions patrimoniales, non seulement en France, mais aussi à l’étranger, du Mexique au Japon, de la Suède à l’Afrique du Sud et l’Australie, témoignant du spectaculaire rayonnement de l’institution sur les cinq continents.</p>
<p>Isabelle Limousin<br />
Conservateur responsable du département expert et Inventaire</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/premier-recolement-decennal/">Premier récolement décennal</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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