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	<title>Le blog des collectionsuniforme - Le blog des collections</title>
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		<title>Vareuse et casquette du général d&#8217;armée aérienne Martial Valin</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Aug 2018 10:05:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Suite à la création du ministère de l&rsquo;Armée de l&rsquo;Air en 1928, une circulaire institue dès l&rsquo;année suivante la réglementation de nouvelles tenues et coiffes dans l&rsquo;aéronautique militaire et coloniale pour l&rsquo;ensemble des cadres navigants. Ayant appartenu au général de l&rsquo;armée de l&rsquo;Air Martial Valin (1898-1980) [1], cet ensemble vestimentaire [2] s&rsquo;inscrit dans cette nouvelle [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Suite à la création du ministère de l&rsquo;Armée de l&rsquo;Air en 1928, une circulaire institue dès l&rsquo;année suivante la réglementation de nouvelles tenues et coiffes dans l&rsquo;aéronautique militaire et coloniale pour l&rsquo;ensemble des cadres navigants. Ayant appartenu au général de l&rsquo;armée de l&rsquo;Air Martial Valin (1898-1980) [1], cet ensemble vestimentaire [2] s&rsquo;inscrit dans cette nouvelle organisation.</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/07/18-512394.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3373"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3379 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/07/18-512394-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-512394-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-512394-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-512394.jpg 601w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p style="text-align: center;font-size: 10px"><b>Photo © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël</b></p>
<p style="text-align: justify">Né à Limoges en 1898, Martial Valin rejoint les rangs de la cavalerie française durant la Grande Guerre. Admis peu de temps après à l&rsquo;école militaire de Saint-Cyr, il décide en définitive d&rsquo;intégrer l&rsquo;aviation où il est affecté à la 33e Escadre aérienne. Il se retrouve alors à la tête du premier groupe de Grande Reconnaissance de l&rsquo;Armée de l&rsquo;Air. Nommé par la suite à l&rsquo;Etat-major de l&rsquo;Armée aérienne, il travaille tout d&rsquo;abord en étroite collaboration avec la Royale Air Force, puis est affecté en 1940, à la mission militaire française auprès du Gouvernement brésilien, à Rio de Janeiro. A la fin de l&rsquo;année, il rallie la France Libre du général De Gaulle, puis se rend à Londres pour former et commander les Forces Aériennes Françaises Libres [3]. Dans le même temps, il réorganise l&rsquo;aviation de transport française, forme les unités de parachutistes de la France Libre et constitue le groupe de chasse « Normandie » envoyé sur le front de l&rsquo;Est. Totalisant à son actif plus de 5 000 heures de vol, dont 1 000 de nuit, il n&rsquo;hésite pas à participer à plusieurs reprises à des opérations de bombardements, et ce malgré toutes les responsabilités que lui imputent sa fonction. A la Libération, il est promu au grade de général de corps aérien et devient alors le seul officier général de l&rsquo;armée de l&rsquo;Air à être maintenu sans limite d&rsquo;âge dans la carrière militaire.</p>
<p style="text-align: justify">Conforme au modèle prescrit par la circulaire, ce veston en drap bleu-Louise, doublé en toile de coton, a notamment été porté par le général d&rsquo;armée, Martial Valin. Caractérisé par un col ouvert, qui se ferme à l&rsquo;aide d&rsquo;une série de quatre boutons semi-bombés en laiton dorés, il dispose de part et d&rsquo;autre de la boutonnière, de quatre poches à rabat simple sur lequel repose un bouton, estampé du symbole de l&rsquo;armée de l&rsquo;air : une étoile illuminant des ailes déployées [4]. Cousu au-dessus de la poche droite, l&rsquo;insigne de pilote breveté, qui est décerné aux aviateurs militaires, est pourvu d&rsquo;une broderie avec ce même attribut. Les passants d&rsquo;épaules quant à eux s&rsquo;ornent de cannetille et paillettes sur fond de drap bleu foncé tandis que les parements d&#8217;emmanchures en botte, ornementées de cinq étoiles en laiton doré, rappellent le grade de général d&rsquo;armée aérienne, attribué au propriétaire de la vareuse.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/07/18-512563.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3373"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3380 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/07/18-512563-300x228.jpg" alt="" width="300" height="228" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-512563-300x228.jpg 300w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-512563-158x120.jpg 158w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-512563-768x585.jpg 768w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-512563.jpg 900w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p style="text-align: center;font-size: 10px"><b>Photo © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Anne-Sylvaine Marre-Noël</b></p>
<p style="text-align: justify">Avec ce veston, les généraux portent un pantalon bleu nuit, une paire de gant noir ou blanc, une chemise blanche, une cravate noire ainsi qu&rsquo;une casquette à coiffe blanche, avec un bandeau brodé en cannetille d&rsquo;or. Portée en service ou comme tenue de ville durant la semaine, cette dernière se compose d&rsquo;une visière en cuir et d&rsquo;une jugulaire en cannetille torsadée, maintenue par deux boutons en métal doré. Confectionnée à Châteauroux par le maître Chapelier « Marc », elle est ornée d&rsquo;un écusson représentant deux ailes déployées en cannetille d&rsquo;or, et de cinq étoiles dorées, qui précise le grade de général d&rsquo;armée aérienne. La doublure en soie se caractérise ici par la présence des initiales de Martial Valin, le « M » et le « V » sont gravés sur deux petits supports métalliques.</p>
<p style="text-align: justify">Éva WALLE, Département Experts et Inventaire</p>
<p style="text-align: justify">[1] ALEXANDRA Alain, GALLIEN Pascal, CHABLAT-BEYLOT Agnès et le Service historique de l&rsquo;armée de l&rsquo;air française, <em>Le général d&rsquo;armée aérienne Martial Valin 1898-1980 : Répertoire numérique détaillé, département de l&rsquo;armée de l&rsquo;air</em>, sous-série 10 Z, Archives de la Défense, 2006.<br />
[2] <em>Vareuse et casquette de général d&rsquo;armée aérienne, porté par Martial Valin</em>, France, vers 1940-1944, musée de l&rsquo;Armée, n° inv. 999.1235 et 999.1236.<br />
[3] Créées le 1er juillet 1940, les FAFL regroupent à ses débuts une centaine d&rsquo;hommes. Il s&rsquo;agit essentiellement de jeunes hommes, déçus par le manque de formation dispensé dans les écoles de l&rsquo;armée de l&rsquo;Air.<br />
[4] CHAPELLE Bruno, <em>Les ailes françaises sous l&rsquo;uniforme 1912-1945</em>, Histoire et Documents, 2004.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/vareuse-et-casquette-du-general-darmee-aerienne-martial-valin/">Vareuse et casquette du général d’armée aérienne Martial Valin</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Uniforme de grande tenue de service de brigadier fourrier du 1er régiment de spahis algériens</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jul 2018 12:19:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La mission de récolement des hauts d’uniformes contemporains a permis de recenser de nombreux objets appartenant aux régiments de cavalerie de l’armée d’Afrique, les spahis. Ces ensembles permettent de présenter des uniformes complets et variés quel que soit le grade, le contexte ou l’époque. L’uniforme de grande tenue de ce brigadier fourrier du 1er régiment [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>La mission de récolement des hauts d’uniformes contemporains a permis de recenser de nombreux objets appartenant aux régiments de cavalerie de l’armée d’Afrique, les spahis. Ces ensembles permettent de présenter des uniformes complets et variés quel que soit le grade, le contexte ou l’époque. L’uniforme de grande tenue de ce brigadier fourrier du 1er régiment de spahis algériens nous montre l’aspect traditionnel de ce régiment de cavalerie, fixé dans le règlement de 1858, et qui resta inchangé jusqu&rsquo;au début de la Grande Guerre[1].</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/07/11-564082.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3373"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3373" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/07/11-564082-225x300.jpg" alt="11-564082" width="180" height="240" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/11-564082-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/11-564082-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/11-564082.jpg 599w" sizes="(max-width: 180px) 100vw, 180px" /></a></p>
<p style="text-align: center;font-size: 10px"><b>Photo © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN &#8211; Grand Palais / Christophe Chavan</b></p>
<p style="text-align: justify">Les spahis sont liés à l’histoire de l’armée d’Afrique[2]. Le 7 février 1830, le gouvernement de Charles X décide d’une expédition militaire à Alger afin d’endiguer la piraterie qui sévit en Méditerranée. L’armée d’Afrique, créée par ordonnance le 6 juin 1830, est le corps expéditionnaire de 37 000 hommes, essentiellement issus de la Métropole, désigné pour débarquer sur les côtes algériennes le 14 juin. L’expédition est un succès militaire : Alger et ses forts environnants sont rapidement conquis. Mais les troubles politiques internes à la France en 1830, qui instaurèrent la Monarchie de Juillet, contraignent le rapatriement d’une partie du corps. Restent ainsi 11 000 hommes sur place pour préserver les conquêtes et lutter contre les pressions des trois beys[3] voisins. Afin de combler ce vide, le général de Bourmont[4] et son successeur le général Clauzel[5], entament des recrutements d’unités indigènes issues des ethnies locales. En dix ans, l’armée d’Afrique s’agrandit en formant des bataillons de zouaves, de chasseurs, de légionnaires, de tirailleurs et bien entendu de spahis[6] incorporant au passage des Français issus de la Métropole. Plusieurs régiments de spahis sont ainsi créés : un régiment algérien en 1832, un régiment tunisien en 1886 puis un régiment marocain en 1912. Ce corps d’armée fut présent sur tous les théâtres d’opération sur lesquels l’armée française combattit. Les spahis firent leurs armes durant la conquête de l’Algérie, participèrent aux guerres coloniales et aux missions de pacification dans l’Empire et assurèrent la défense de la Métropole par trois fois (durant la guerre de 1870, la Première et la Seconde Guerre mondiale). Leurs derniers faits d’armes furent les guerres en Indochine et en Algérie. Après l’indépendance de l’Algérie en 1962, les régiments de spahis ont tous été dissous. Ne subsiste qu’un seul régiment, encore en activité, basé à Valence.</p>
<p style="text-align: justify">Le règlement de 1858 nous donne une description précise de la composition de l’uniforme et celui du brigadier présent ici en respecte la composition. La veste (bedaïa), de forme arabe, est en drap garance, avec sur le devant, et délimitant les rebords du col et de l’habit, des tresses plates noires à soutaches à fleurons[7]. La tresse entoure le tombô qui correspond à la pièce de velours garance de forme ovale présente sur le devant et qui stipule le numéro de régiment du spahi[8]. Placés en pointe sur les manches, les galons en laine jonquille façon cul de dé indiquent le grade de brigadier[9], tandis que les galons en or, ou dits à lézardes, placés sur le haut des manches renseignent sa fonction, celle de fourrier[10]. Un parement bleu de ciel aux emmanchures ainsi qu’une fente fermant par neuf boutons en cuivre viennent compléter la décoration des manches. On remarque surtout l’abondance de riches décorations avec les tresses noires, les soutaches à fleurons et les motifs dans le dos. Ceci est une fantaisie du propriétaire voulant paraître tel un sous-officier et cherchant à coller au mieux au goût oriental[11]. Une médaille coloniale avec la mention « Maroc » est agrafée sur la veste. Elle marque la participation de ce spahi à des opérations militaires dans les colonies et en particulier au Maroc. Sous la veste, le spahi porte un gilet en drap bleu de ciel avec une tresse et des soutaches noires sur le devant.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/07/18-516184.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3164"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3371" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/07/18-516184-225x300.jpg" alt="" width="180" height="240" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-516184-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-516184-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-516184.jpg 601w" sizes="(max-width: 180px) 100vw, 180px" /></a></td>
<td><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/07/18-516185.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3163"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3372" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2018/07/18-516185-225x300.jpg" alt="" width="180" height="240" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-516185-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-516185-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2018/07/18-516185.jpg 601w" sizes="(max-width: 180px) 100vw, 180px" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: center;font-size: 10px"><b>Photos © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN &#8211; Grand Palais / Emilie Cambier</b></p>
<p style="text-align: justify">Une ceinture en laine cramoisie maintient le gilet et le pantalon. Ce dernier (séroual), dit « à l’orientale », en drap bleu de ciel présente une forme très large due aux trente-deux plis au niveau de la ceinture permettant le maintien de l’habit sur les hanches[12]. Il comporte aussi de riches décorations en tresse noire au niveau des poches. Les burnous sont les grandes capes en drap de laine composées d’un corps et d’une large capuche. Sur le burnous garance[13], une pièce de couleur se trouvant au niveau de la poitrine mentionne le régiment. Il est complété d’une tresse noire sur le rebord. Au-dessous, un burnous en drap de laine blanc forme la doublure[14]. Le règlement stipule aussi le port de la chéchia en laine feutrée garance. La chéchia sans gland ni houppette est pour les indigènes tandis que celle présentée, avec un gland en soie bleue, est destinée aux Français. On trouve aussi d’autres distinctions entre métropolitains engagés et indigènes, ces derniers adoptent avec affection la coiffe appelé guennour[15]. L’uniforme des officiers est aussi différent. La veste est remplacée par une tunique garance, un pantalon large et un képi.</p>
<p style="text-align: justify">Jusqu’en 1914, l’uniforme change très peu ; seules quelques modifications au niveau des équipements en cuir et la suppression du haick, une longue bande d’étoffe blanche dont le milieu recouvre le guenhour ou la chéchia, sont à noter. Au début de la Première Guerre mondiale, l’uniforme montre ses limites dans cette nouvelle guerre moderne. Rapidement, l’uniforme chatoyant est laissé au profit de la vareuse, d’un pantalon et de la gandourah[16] kaki afin de mieux s’adapter aux conditions de la guerre de tranchée. Seul le burnous persiste en tant qu’habit d’hiver ou lors de cérémonies en grande tenue. La tenue à l’orientale des spahis est rétablie de manière éphémère en 1919-1921 puis de façon définitive le 15 novembre 1927 comme tenue de sortie, mais uniquement pour les militaires de carrière, avant d’être étendue à l’ensemble des effectifs français et indigènes en juin 1939.</p>
<p style="text-align: justify">Quentin POULET, Département Experts et Inventaire</p>
<p style="text-align: justify">[1] Uniforme de brigadier fourrier européen du 1er régiment de spahis algériens, grande tenue de service, 1910, musée de l’Armée, n° inv. Ga 322<br />
[2] Collectif, catalogue d’exposition. <em>Les spahis. Cavaliers de l’armée d’Afrique.</em> Paris, Musée de l’Armée, 1997<br />
[3] Titre turc qui signifie « seigneur » porté par les souverains vassaux du sultan.<br />
[4] Louis Auguste Victor de Ghaisne de Bourmont (1773 – 1846), général en chef du corps expéditionnaire en Algérie en 1830.<br />
[5] Bertrand Clauzel (1772 – 1842), général en chef des troupes en Algérie (1830 – 1831)<br />
[6] Le mot spahi a plusieurs significations suivant les langues. Il peut signifier un « soldat » en indo-persan, une « armée » en persan ou un « soldat monté » en turc.<br />
[7] Veste (boléro) et gilet de brigadier fourrier du 1er régiment de spahis algériens – Modèle 1858, musée de l’Armée, n° inv. 21150 ; 21150.1<br />
[8] Le tombô garance correspond au 1er régiment de spahis. Le blanc au second, la jonquille au troisième et le bleu de ciel au quatrième. Ces attributions de couleurs deviennent officielles en 1885.<br />
[9] Les galons pour les sous-officiers et officiers sont en or, façon dite à lézardes.<br />
[10] Le fourrier est le responsable de l’intendance.<br />
[11] MIROUZE Laurent, DEKERLE Stéphane. <em>L’Armée française dans la Première Guerre Mondiale</em>, Tome 1. Verlag Militaria, Edition Stefan Rest, 2007. Vienne Autriche. p.395<br />
[12] Ibid p. 402 – 403<br />
[13] Le burnous des spahis marocains est bleu.<br />
[14] MIROUZE Laurent, DEKERLE Stéphane. <em>L’Armée française dans la Première Guerre Mondiale</em>, Tome 1. Verlag Militaria, Edition Stefan Rest, 2007. Vienne Autriche. p.399-401<br />
[15] Coiffure traditionnelle algérienne en forme de dôme recouvert d’un chèche et maintenu par une corde en laine de chameau.<br />
[16] Survêtement de toile de coton, sorte de longue chemise de couleur sable qui descend jusqu’à mi-mollet.</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/uniforme-de-grande-tenue-de-service-de-brigadier-fourrier-du-1er-regiment-de-spahis-algeriens/">Uniforme de grande tenue de service de brigadier fourrier du 1er régiment de spahis algériens</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Habit de grand uniforme d&#8217;officier général, porté par le général de division Jacques-Zacharie Destaing</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Aug 2017 08:53:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Napoléon Bonaparte]]></category>
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		<description><![CDATA[L&rsquo;habit de grand uniforme d&rsquo;officier général, ayant appartenu au général de division J.-Z. Destaing (1764-1802) [1], est caractéristique de la tenue réglementaire adoptée par les officiers de l&rsquo;état-major de l&rsquo;armée française lors de la guerre de conquête de l&rsquo;Europe et de l&rsquo;Orient, entre 1798 et 1803. Cet uniforme modèle 1798 est vraisemblablement l&rsquo;unique exemplaire connu [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>L&rsquo;habit de grand uniforme d&rsquo;officier général, ayant appartenu au général de division J.-Z. Destaing (1764-1802) [1], est caractéristique de la tenue réglementaire adoptée par les officiers de l&rsquo;état-major de l&rsquo;armée française lors de la guerre de conquête de l&rsquo;Europe et de l&rsquo;Orient, entre 1798 et 1803. Cet uniforme modèle 1798 est vraisemblablement l&rsquo;unique exemplaire connu à ce jour qui soit identique à la tunique portée par le général Bonaparte (1769-1821) à la bataille de Marengo, le 14 juin 1800 [2]. Présenté dans les salles d&rsquo;exposition permanente consacrées à Napoléon Ier, cet ensemble authentique témoigne du faste de la tenue portée par les lieutenants généraux sous le Consulat (1799-1804).</strong></p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/14-504537BD.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3119"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3119 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/14-504537BD-225x300.jpg" alt="14-504537BD" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/14-504537BD-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/14-504537BD-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/14-504537BD.jpg 767w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Né à Aurillac (Cantal) en 1764, J.-Z. Destaing sert dans la garde nationale de sa ville natale à partir de juillet 1789 [3]. Engagé dans l&rsquo;armée des Pyrénées-Orientales de 1793 à 1795, il rejoint l&rsquo;armée d&rsquo;Italie en 1796, puis passe à l&rsquo;armée d&rsquo;Orient en mai 1798. Il s&rsquo;illustre lors de la bataille des Pyramides, où il est promu général de brigade par le Premier Consul N. Bonaparte sur le champ de bataille, le 21 juillet 1798. Nommé général de division par le général en chef J.-F. Menou (1750-1810) le 16 avril 1801, Destaing procède sur ordre à l&rsquo;arrestation du général J.-L.-E. Reynier (1771-1814) et devient chef d&rsquo;état-major de l&rsquo;armée d&rsquo;Orient en mai 1801. De retour en France, il est tué en duel par Reynier à Paris, le 5 mai 1802. Le nom du général Destaing est inscrit au côté sud, 25e colonne, de l&rsquo;Arc de Triomphe situé place de l&rsquo;Étoile, à Paris.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/14-504536BD.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3118"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3118 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/14-504536BD-225x300.jpg" alt="14-504536BD" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/14-504536BD-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/14-504536BD-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/14-504536BD.jpg 767w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Conforme au modèle prescrit par la Convention nationale pour les officiers généraux le 7 août 1798 [4], cet habit de grand uniforme de général de division est en drap de laine bleu de roi, couleur de l&rsquo;armée nationale, doublé de la même étoffe [5]. La tunique se distingue par son collet renversé monté sur un haut collet droit, ses larges revers croisés sur la poitrine, ainsi que ses longues basques à pans droits agrafés sur l&rsquo;arrière, très échancrées en courbe sur le devant, laissant apparaître la veste rouge portée en-dessous [6]. Le passepoil de drap écarlate placé sur le collet en dedans, tout comme sur les parements ronds à patte blanche des manches, signale son grade d&rsquo;officier général. L&rsquo;ensemble est orné de la traditionnelle broderie de filés d&rsquo;or passés, sans paillettes, réservée aux lieutenants généraux : le dessin de la broderie simple en pourtour du vêtement représente une rangée de feuilles de chêne, associée à une fine baguette dont les dents sont dirigées vers l&rsquo;extérieur. La même broderie, réduite, à double rang de feuilles de chêne, borde le collet écarlate, les parements de manches et les poches cousues en travers. L&rsquo;habit présente de part et d&rsquo;autre des revers sept gros boutons plats également espacés depuis la naissance du collet jusqu&rsquo;à la hauteur de la ceinture, ainsi que deux gros boutons à la taille et trois petits boutons sur les pattes blanches aux parements [7]. Ces boutons en laiton doré sont estampés de l&rsquo;insigne des généraux d&rsquo;état-major : un trophée militaire surmonté d&rsquo;un casque empanaché et traversé par le fuseau de foudre ailé de Jupiter, ainsi que par un faisceau de drapeaux.</p>
<p style="text-align: justify">D&rsquo;après le règlement de 1798, l&rsquo;habit de grand uniforme d&rsquo;officier général ne disposait pas d&rsquo;épaulettes. Outre la tunique, les généraux de division se distinguaient par le port du chapeau bicorne en feutre noir, coiffé d&rsquo;un panache de plumes rouges, orné en pourtour d&rsquo;une ganse de galon d&rsquo;or et sur le côté gauche de la cocarde nationale en tissu. Lors du service, les généraux étaient parés de la ceinture écharpe de soie nacarat, avec broderie en cannetille d&rsquo;argent doré et garnitures aux extrémités [8]. Les officiers généraux étaient également équipés, soit du très riche baudrier rouge brodé de filés d&rsquo;or passés, qui était maintenu sur l&rsquo;épaule droite, soit de la ceinture en réseau écarlate et or, soutenant l&rsquo;épée ou le sabre de commandement, ainsi qu&rsquo;on peut le voir brillamment représenté dans le célèbre tableau d&rsquo;histoire rétrospectif d&rsquo;Édouard Detaille (1848-1912), <em>Napoléon Bonaparte en Italie</em> (vers 1900) [9], conservé au musée de l&rsquo;Armée.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/06-501598BD.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-3128"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-3128 size-medium" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2017/07/06-501598BD-217x300.jpg" alt="06-501598BD" width="217" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/06-501598BD-217x300.jpg 217w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/06-501598BD-87x120.jpg 87w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2017/07/06-501598BD.jpg 740w" sizes="(max-width: 217px) 100vw, 217px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Antoine LERICHE, Département Experts et Inventaire</p>
<p style="text-align: justify">[1] <em>Habit de général de division, porté par le général J.-Z. Destaing</em>, France, vers 1798-1800 (3e du type an VII), musée de l&rsquo;Armée, N° Inv. 116 B.<br />
[2] <em>Habit de général de division, porté par N. Bonaparte à Marengo</em>, France, vers 1798-1800, musée de l&rsquo;Armée, N° Inv. 5028 I.<br />
[3] SIX, Georges, <em>Dictionnaire biographique des généraux &amp; amiraux français de la Révolution et de l&rsquo;Empire (1792-1814). Tome I. A-J</em>, Paris, Librairie historique et nobiliaire Georges Saffroy, 1934, p. 348.<br />
[4] Règlement ministériel du 20 thermidor an VI.<br />
[5] MALIBRAN, H., <em>Guide à l&rsquo;usage des artistes et des costumiers. Contenant la description des uniformes de l&rsquo;armée française de 1780 à 1848</em>, Paris, Combet &amp; Cie, 1904, p. 48-50.<br />
[6] <em>Veste écarlate, ayant appartenu au général A. Desgranges (1757-1832)</em>, France, vers 1799-1804, musée de l&rsquo;Armée, N° Inv. 119 B. D&rsquo;après le décret de 1798, la veste était de drap blanc, croisée sur le devant, et ornée en bordure de la même broderie que l&rsquo;habit. Elle présentait douze petits boutons sur le devant et trois à chaque poche.<br />
[7] L&rsquo;ordonnance de 1798 prévoyait également trois boutons aux poches et deux boutons au bas des plis.<br />
[8] Exemple très rare de <em>Ceinture-écharpe de général de division, ayant appartenu au général A. Masséna (1758-1817)</em>, France, vers 1798, musée de l&rsquo;Armée, N° Inv. 4722 DEP.<br />
[9] DETAILLE, Jean-Baptiste-Édouard, <em>Napoléon Bonaparte en Italie</em>, France, huile sur toile, vers 1900, musée de l&rsquo;Armée, N° Inv. 010. Dès le Consulat, Bonaparte abandonne le chapeau réglementaire de général de division pour un autre modèle qui se caractérise par des ailes dans l&rsquo;alignement des épaules, avec pour tout ornement la cocarde tricolore, fixée par une ganse de soie, arrêtée par un petit bouton.</p>
<p style="text-align: justify">Photos de l&rsquo;habit © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN &#8211; Grand-Palais / Émilie Cambier<br />
Photo du tableau © Paris &#8211; Musée de l&rsquo;Armée, Dist. RMN &#8211; Grand Palais</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/habit-de-grand-uniforme-dofficier-general-porte-par-le-general-de-division-jacques-zacharie-destaing/">Habit de grand uniforme d’officier général, porté par le général de division Jacques-Zacharie Destaing</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Pelisse et gilet d&#8217;un colonel du 4e régiment de hussards</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Mar 2016 08:52:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ravith</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Quel hussard, un vrai hussard et un vrai gamin qui plus est ! » (Léon Tolstoï, La Guerre et la Paix) La hardiesse, l’audace et l’élégance des cavaliers « houzards » ont nourri, depuis le XIXe siècle, l’imagination et l’écriture romanesque. Ces cavaliers intrépides étaient originaires de Hongrie. Puis, diverses armées européennes, dont la [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>« Quel hussard, un vrai hussard et un vrai gamin qui plus est ! » </strong><strong>(Léon Tolstoï, La Guerre et la Paix)</strong><br />
<strong>La hardiesse, l’audace et l’élégance des cavaliers « houzards » ont nourri, depuis le XIXe siècle, l’imagination et l’écriture romanesque.</strong><br />
<strong>Ces cavaliers intrépides étaient originaires de Hongrie. Puis, diverses armées européennes, dont la France, se sont dotées de leur propre corps de hussards.</strong></p>
<p style="text-align: justify"> Les caractéristiques de l’uniforme hongrois sont la pelisse à brandebourgs (manteau des hussards doublé de fourrure, dérivé de la peau de loup portée sur l’épaule gauche) [1], le dolman (veste garnie de brandebourgs), le gilet (dolman sans manche), le bonnet et la sabretache. La pelisse et le gilet [2] exposés au musée de l’Armée sont représentatifs de l’uniforme réglementaire des officiers hussards du Premier Empire. Le 4e régiment est ainsi dénommé parce qu’à partir de 1791 les régiments de l’Armée française ne portent plus le nom de leur colonel-propriétaire et sont désignés par un numéro qui indique leur ancienneté. Il a participé notamment à la bataille d’Austerlitz en 1805, puis aux campagnes de Prusse et de Pologne et en particulier à la bataille de Friedland en 1807.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/Pelisse-gilet_Photo-allegee.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-2573 size-medium" title="Pelisse et gilet d'un colonel du 4e hussards" src="https://collections.musee-armee.fr/files/2016/03/Pelisse-gilet_Photo-allegee-225x300.jpg" alt="Pelisse et gilet d'un colonel du 4e hussards" width="225" height="300" srcset="https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/Pelisse-gilet_Photo-allegee-225x300.jpg 225w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/Pelisse-gilet_Photo-allegee-90x120.jpg 90w, https://collections.musee-armee.fr/wp/files/2016/03/Pelisse-gilet_Photo-allegee.jpg 752w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p style="text-align: justify">L’uniforme de cette unité de hussards garde les mêmes couleurs pendant tout le Premier Empire : drap de laine écarlate et tresses jaunes pour la pelisse et le gilet qui sont des composantes de la tenue d’hiver [3]. La pelisse dite d’apparat est portée sur l’épaule gauche par-dessus le dolman; elle est dite d’usage lorsqu’elle est endossée intégralement sur le gilet.<br />
De très belle facture, ces habits sont brodés de nœuds hongrois en soutache, galonnés de fils métalliques dorés et de soie, et agrémentés de boutons en métal doré. La pelisse est bordée d’une fourrure naturelle en renard roux qui était destinée aux officiers supérieurs. Mais cette fourrure, comme la doublure de la pelisse ne sont pas d’origine.</p>
<p style="text-align: justify">Les noms des quatre colonels qui se sont succédé durant le Premier Empire nous sont bien connus mais nous ne possédons pas d’informations explicites sur l’identité de celui qui a porté ces effets.</p>
<p style="text-align: justify">Nous savons en revanche que la pelisse et le gilet ont été légués en 1915 au musée de l’Armée par le peintre militaire Édouard Detaille (1848 – 1912) qui était, aussi, un éminent collectionneur et qui s’est très probablement inspiré de ces pièces pour faire le portrait du colonel André Burthe (1805-1811) mais rien ne nous permet d’affirmer que ces habits aient réellement appartenu à son modèle. Le tableau intitulé « Vive l’Empereur » daté de 1891, est actuellement conservé à la <span style="color: #0000ff"><a title="Art Gallery of New South Wales, Sydney" href="http://www.artgallery.nsw.gov.au/collection/works/4560/" target="_blank"><span style="color: #0000ff">Art Gallery of New South Wales</span></a></span> à Sydney, dont il est une des œuvres phares [4]. On y voit le colonel André Burthe, vêtu de la pelisse écarlate du 4e régiment des hussards, donner la charge lors de la bataille de Friedland, le 14 juin 1807. Le souci du détail est manifeste dans le traitement pictural de l’habit : on y retrouve notamment, soigneusement représentées, la fourrure de renard roux et les ganses métalliques dorées de notre pelisse. Le musée de l’Armée possède une photogravure de cette peinture, réalisée à partir d’une photographie ancienne prise dans l’atelier d’É. Detaille [5].</p>
<p style="text-align: justify">Priscilla Osseni<br />
Département Experts et Inventaire</p>
<p style="text-align: justify">[1] André Corvisier, Les hussards et la France, Bruxelles, 1993, p.157<br />
[2] Pelisse : inv. 0427. H. 0,900 m (avec manches) ; L. 0,450 m. Gilet : inv. 0427-1.<br />
[3] Rigo « Le Plumet », « Les hussards », Gazette des uniformes, Paris, 1975-1976, p. 9<br />
[4] Inv. 4560. Huile sur toile. 445,0 x 512,5 x 14,0 cm avec cadre. Le tableau a été acheté par la Art Gallery New South of Wales en 1893 à Paris.<br />
[5] Inv. 0116. H. 0,550 (sans cadre) ; L. 0,650 (sans cadre). Paul Willing, Napoléon et ses soldats. L’apogée de la gloire, 1804-1809, p. 117</p>
<p style="text-align: justify">Crédits photos : ©Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais</p><p>The post <a href="https://collections.musee-armee.fr/pelisse-et-gilet-dun-colonel-du-4e-hussards/">Pelisse et gilet d’un colonel du 4e régiment de hussards</a> first appeared on <a href="https://collections.musee-armee.fr">Le blog des collections</a>.</p>]]></content:encoded>
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